TERRAINS IGNÉS
Les rodies ignées sont, comme nous l'avons dit, généralanent cri^ tallines, et composées de divers minéraux soumis à certaines lois d'association; ces minéraux, qui sont en petit nombre, sont le quartz, les
fiZm NOTIONS fiÉLflONAIRES.
kiûsçÊ^, iê pyiiftèM, l'ÀmpUbole, 1# mica, le talô, la sorpentinê , le péridot, \ê krcftiàsaié^ etc... Cesdiii^rs miaéraux sont soumis, dans leurs anoelatbtts, k i^ affinités et à de^ antipathies qui tantôt paraissait kihéMiites à laitf nature , taiitét s^sibleqt résulter de Fétat particulier du globe à eartatnes «époques, (jomme exemple de ce dernier fait , nous oiterons le quarts qui , étairt abondant dans les granités , Test beaucèup moins dans les porphyres , est très rare dans les trachytes , et marique complètement dans les l^yes mo4ejnie$« Coipiif^e exemples d'affinités et d'antipathies minéralogiques , nous citerons l'affinité du fer oxydulé et de la gérpffiàthie) du péridet et du pyrosène dans les basaltes , la répulsion oonilfnte du Md$palh et du pMdot, de l'amphibole et dti py^ rbxène, de Famphigène et du feldspath. Ces lois d'association font comprendre comment il se fait que le nombre des roches ignées soit si peu emsiilévable, ii0iatiTa»eHt au nombre de celles dont on pourrait suppoMi^ Fexislenee.
' Les roMies ignées affeetent ordinairmnMil des formes massives, %on stoaliAéis; souvent elles c(Mis(ituent seules les gi^oupes eu chaînes de nelitâgnes, mais pktt soudant encore eltes fi'en ferment qu'une partie, soit qu'elles en couronnent les crêtes , soit qu'elles apparaiss^sit à leur pied. Les masses ignées isolément scq^iei^^oséts àla surface du sol figurent, tê9t6t Aen 4^in98 Arrûn4is, , imM dès ^ur^le^ d^ptel^eii ef cp^^fiel^s. l^ UiTm^ ptot^ et ^^y^^ , ^f&ct^nt h iovm Û^ çpplâes plu$ <h| qk4q# ^tepdpes ^ co]arfip#]i| 4^ mfmV^ d'upe wtn^ 94ta^ , mii égjpj^^^t tr^ fie^Kp^ntm^ lomf^ ^ rm^m m^ se sont e^gag^ (ians des terrains sédimentaires préexistants, elles se présan(ei|t or4îfîi4^ rement sous fonne de filons on riiiini ^ coupent la stratification , et
taines de mètres; leurs ^fâe^rement^ , queiqy^fois 4if%ite 4 suivr§, se prolongent d'autres fois sous forme de hautes murailles ^ sur plusieurs lieues de longueur ; enfin , on li^ reticeittfe quelquefois en masses inter- G9)«fis44t^ te mm ite 1§ ^tf^ift^tioiv, taot^t wec m^ td\^ fégïAm^, qu'on s^iiU tipité4« Um mfii>wt¥mme^^^ààim^^iwe, mu^^mfè
des renflements , des étranglements et des ramifications qui annoncent leur intercalation postérieure.
En résumé, les terrains ignés sont beaucoup plus remarquables par la fbnne €!t la hauteur de leurs masses que par leur étendue superficielle ; il en résulte qu'ils présentent rarement des exemples de superposition «atre eux, qui permettent de déterminer leur âge relatif; et comine d'ailleurs les diverses parties d'^ f9è^^ Wf^ M sont pas en général contemporames, l'époque de leur éipission ne peut être déterminée que relativement aijx dépôts sédimentaires.
Jia présence des roches ignées est Intimement liée aux bouleversements qu'a subis le sol terrestre ; dans le cas du soulèvement d'une chaîne de
m<N|tagQ^^ è iwieu m^ iéM plus ou moins complexe de dép^ sédi- (BiBut^res, fAU» ^P cwsjkiUnmt souvent Taxe central, qui se trouve ali^rs aussi l>xe miuér^logiqu^ de la chatpe, les terrains sédimentaires se retrouvait dan^ le m^m ordre sur chaque versant ; d'autres fois , les f)[^asfies ignées se présentent alignées au pied de la cbatne, mais dans ce cas il y a gninde pupbabilité que leur sortie n'est pas contemporaine du spul^yement, et qu'elle n'a eu lieu qu'à la suite de mouvements postélueurs. Dans l'un et l'autre c^, la direction de ces masses sera parallèle à 1^ dirf^etion de la cbatne, c'estrà-dire à celle des couches sédiment^es. Si le soul^^^ioent, W lieu d'avoir eu lieu suivant une ligne ^oite, n'a aP^t^ (p'w «eul point de l'éeorce du globe, les dépôts sédimentaires superposés auront été sôulevés^vers.ce point central, vers lequel ils convergeront; mais, dans çecaç, le§ CQijches, p'ayant point assez d'élasticité pour se prêter à l'extension qu'exige un tel bombement du sol, se sont général/sment rji^mpueç, e^ laissant au centre une cavité circulaire, à laquelle on a donné le uQm de cratère de smUèvement ; c'est en général au /ce^tre de ee qratère cpie se jbrouvent les roches ignées contenq>oraines du soulèvem^t.
Sous le rapport minéraiogique , il semblerait au premier abord que des produits d'origine ^ussi différente que les roches ignées et les roches sédimentaires dussent toujours être très distincts ; cette distinction est en effet très facile à faire toutes les fois que ces dernières roches sont restées telles que les a faites la sédimentation ; mais , lorsqu'elles ont été en contact avec des roches ignées, les effets énergiques de température et de pression auxquelles elles ont été soumises ont altéré plus ou moins leur nature première, de telle sorte qu'un centre d'émission de roches ignées est presque toujours, pour les dépôts sédimentaires, un centre d'altérations qui vont sans cesse en diininuant à mesure qu'on s'éloigne de ce point, mais qui se propagent d'autaut plus loin que l'action aura été plus vive et la roche sédimentaire plus impressionnable. Les roches ainsi altérées ont reçu le nom de roches métamorphiques.
Ces altérations sont faciles à expliquer, lorsque les principes constituants sont restés les mêmes ; ainsi des grès ont souvent été changés , par le contact des roches ignées, en quartzites, des calcaires en marbres statuaires , des grauwackes en gneiss ; mais il n'en est plus de même lorsque de nouveaux principes ont été introduits ; ainsi les calcaires ont souvent été transformés en dolomie; telles roches de composition très simple, se sont pénétrées de cristaux d'amphibole, de pyroxène, de grenats et autres minéraux d'origine ignée. Ces réactions ne se bornèrent pas d'ailleurs à des modifications de roches : les gisements métallifères, les matières qui remplissent un grand nombre de filons et de cavités
tifaSSn NOTIONS PHiLmiNAIRES.
paraissent en grande partie provenir de phénomènes de la mâme classe. Ces altérations de roches ont souvent eu lieu sur une échelle immense ; des contrées très étendues, telles que la contrée des Alpes, ont pris un faciès minéralogique évid^nment tout différent de celui qu'elles avaient primitiv^nent. Les chances d'altération ayant naturellement été d'autant p]us grandes que les dépôts étaient plus anciens, on s'explique aisément la liaison presque intime qui existe entre les premiers dépôts sédimentaires et les roches ignées les plus anciennes; cette liaison étant d'ailleurs considérablement augmentée par une grande analogie dans les roches , puisque les eaUx n'avaient pas encore eu le temps de modifier complètement l'écorce ignée à peine refroidie sur laquelle elles avaient été précipitées.
Afe reutir «t mode «*éaittftlon «es roeliês Ifiiéci.
Si l'on considère une masse ignée saillante à la surface du sol, elle sera nécessairement postérieure aux roches sédimentaires sur lesquelles elle repose, à moins que la contrée n'ait été tellement bouleversée que l'on soit en droit de supposer un renversement complet de tout le système qui aurait interverti l'ordre de superposition ; mais de ce que l'on trouvera une roche ignée superposée à certaines couches de sédiment, il ne s'ensuivra pas qu'elle ne puisse être regardée comme de beaucoup postérieure. Si la roche ignée est intercalée, elle sera postérieure aux couches qu'elle traversera ; mais de ce qu'un filon , traversant un système de couches, s'arrêtera au milieu, on ne pourra pas conclure qu'il est antérieur à toutes celles qu'il ne traverse pas; de même, toutes les roches ignées, intercalées dans un terrain, sont certainement postérieures aux couches sur lesquelles elles reposent, mais elles peuvent l'être aussi à celles qui les recouvrent.
Les roches ignées les plus anciennes sont les granités qui, très abondants aux premières époques de la formation du globe, se sont prolongés jusqu'au terrain crétacé inférieur ; toutefois leur émission, considérable dans les premières périodes géologiques, a diminué très rapidement à mesure que les terrains de sédiment ont acquis de rq[)aisseur.
Viennent ensuite les porphyres quartziferesy qui ont commencé à paraître lors des dépôts des terrains de transition, principalement du terrain silurien, et se sont prolongés jusqu'à la base des terrains jurassiques.
Les serpentines et les euphotides paraissent s*être produites dès l'étage supérieur des terrains de transition, et leur épanchement s*est continué jusqu'aux terrains tertiaires supérieurs.
Les trapps, surtout très abondants vers l'époque du grès rouge, ont commencé à paraître à la base du terrain houiller proprement dit, et se sont prolongés jusqu'aux terrains tertiaires inférieurs.
«iÉOLUGIE. LXXXV
Les mélaphyï^9 ont commencé à là base du grès rouge, et se sont pro* longés jusqu'aux limites des terrains tertiaires supérieurs.
Les trachytes et les basaltes ont conunencé à paraître à la partie supérieure de$ terrains crétacés, et leur émission, surtout abondante à la fin des terrains tertiaires, se continue encore quelquefois.
Enfin les laves et autres produits des volcans appartiennent essentiel* lement à Tépoque actuelle.
Les granités et les porphyres, arrivés au jour à Tétat pâteux, n'ont point coulé, et ne sont point accompagnés de scories ; les filons qu'ils constituent n'ont en général qu'une faible. étendue, et sont ordinairement terminés en pointe ; les porphyres quartzifères forment cependant quelques filons assez étendus, quoique très minces, et ont été, par conséquent, plus fluides que les granités. Les porphyres constituent en général des montagnes et de^ dômes ; les granités affectent aussi quelquefois cette disposition, mais, le plus ordinairement, ils se présentent sous la fonne de chaînes longues et étendues, comme les Alpes et les Pyrénées : le phénomène qui les a produits est donc plus général, et s'est fait sentir sur une plus grande échelle. Enfin il existe une grande diflërence entre le mode d'émission des porphyres et des granités; ces dernières roches , en effet, ne sont jamais accompagnées de conglomérats , ce qui arrive ordinairement aux premières roches.
Les trapps et les basaltes sont ordinairement arrivés au jour par de simples fentes , et se sont étendus en nappes minc^ sur la surface du soi. Souvent aussi les basaltes se sont soulevés à l'état pâteux pour former des dômes. Ces roches scmt habituellement accompagnées d'une quantité variable de scories.
Les trachytes se présentent quelquefois sous la forme de couches longues et étendues, constituant de grandes assises presque horizontales; les Monts Doreç, et surtout le Cantal , en offrent des exemples remarquables ; dans ce cas , cette roche est évidemment arrivée fluide à la surface du sol ; dans d'autres circonstances , elle a été soulevée à l'état de masse pâteuse, et a formé des montagnes arrondies, comme le Puy-de- Dôme : elle est toujours accompagnée d'une masse considérable de conglomérats et de scories presqve toujours ponceuses.
3» CHALEUR GENTRALB. — SOtJLÈVEIIENTS.
L'expérience, faite dans les mines et les trous de sonde, a démontré que, jusqu'à la plus grande profondeur où l'on soit parvenu , la température croissait constamment avec la profondeur au-dessous du sol d'une manière sensiblement uniforme, environ d'un degré par 30 mètres. Si cette loi se continue, ou arriverait à moins d'un myriamètre de profondeur à une température jde plus de 3000% laquelle dépasse les tempéra-
LXXXn NOTIONS milillIlNÀUUSS.
tures les phis élevées que nous puissions produire dans nos fourneaui , et à laquelle toutes les roches que nous connaissons entreraient en fusion. On doit donc admettre que le globe terrestre a primitivement été en fusion complète, et que maintenant encore il se compose d'une croûte solidifiée de peu d'épaisseur dont l'intérieur est rempli de matières fondues^ C'est sur la première couche solidifiée^ et suffisamment refroidie pour que les eaux pussent s'y condenser, que se sont successivement formés les dépôts sédimentaires , taudis que, par suite du refroidissement progressif du globe, de nouvelles couches de matières fondues se solidifiaient au-dessous de la croûte primitive. L'efiet de tout refroidissement étant une contractbn , et cet effet se faisant néeessair^nait sentir plus fortement sur la croûte extérieure que sur la masse inférieure, l'écorce solidifiée doit de temps à autre se fissura et donner passage au trop plein de la masse centrale fluide. Ces fissures sont accompagnées de soulèvem^ts d'une partie du sol et d'afifeissements d'autres parties , qui <mt pour conséquences des perturbations dans le régime des eaux, et par suite la destruction partielle ou totale des espèces organiqfues alors existantes. Ces sou- , lèv^nents constituent donc la limite des diverses formations géologiques. En négligeant les influences locales dues au plus ou moins de résistance dés terrains soulevés, l'ensemble des fissures produites à la même époque géologique forme une série d'arcs de grands cycles passant par les mêmes pôles. En réalité, comme ces fissures sont assez rapprochées, on peut les regarder comme une série de lignes droites parallèles, dont la direction représente celle des chaînes de montagnes produites par le soulèvement , et celles des tarains de sédiment qui ont été soulevés. L'étude de ces soulèvements offre le plus grand intérêt au géologue, et lui permet de retracer la carte géographique et physique du globe aux diverses époques géologiques; nous ne pouvons entrer ici dans ces détails, et nous nous bornerons à rappeler que, d'après M. Elie de Beaumont^ on peut considérer le sol de l'Europe comme ayant été successivement modifié par douze soulèvements principaux, qui sont :
1* Système du Westmoreland et du Hundsruck, — Ce soulèvement, dont la direction est E. 25"* S., est intermédiaire entre le terrain de transition inférieur et le terrain de transition moyen ;
2° Système des Ballons ( Vosges) et des collines du Bocage (Vendée). — Ce soulèvement, dont lé direction est E. 15*" S., est immédiatement antérieur au dépôt du terrain houiller ;
3' Système du nord de r Angleterre, -^ Ce soulèvement , dont la dif^ction est S. 5* E., est immédiatement postérieur au dépôt du terraih houiller ;
/i* Système des Pays-Bas et du pays de Galles, — Ce soulèvement, dont la direction est E. 5» S., est intermédiah^ entre les fonnations du techsteiii et du grès des Vosges;
GÉOLOGIE. LXXXVll
5* Système des bords du Rhin, — Ce soulèvement, dont la direction est N. 21» E., est immédiatement antérieur au dépôt du terrain dé trias }
6* Système du Thuringerwald y du Bœhrrierwaldgebirge et du Utorvàn. -^ Ce système, dont la direction est 0. 40' N., est immédiatement antérieur au dépôt des terrains jurassiques;
, T Système du mont Pilas, de la C6te^'(h\ des Cévennes et de VErzgebirge. — Ce soulèvement, doiit la direction est E. 40" N., est immédiate^ inent ^stérieur au dépôt des terrains jurassiques;
%" Système dû mJont Viso, — Ce soulèvement, dontla direction estN.-N.-O., est intermédiaire entré la formation crétacée inférieure et k formation crétacée supérieure ;
9* Système des Pyrénées et des Apennins, — Ce Soulèvement, dont la direction est E. 18** S., est immédiatement postérieur au dépôt dé§ terrains crétacés ;
10* Système des îles de Corse et de Sardaigrie. — Ce soulèvement, dont la direction est N.^., est postérieur au dépôt des terrains tertiaires ihfét-ieurs et antérieurs à celui des terrains tertiaires Ôioyens ;
!!• Système des Alpes occidentales. — ^^Ce soulèvement, dont là direction est N. 26' E., est immédiatement postérieur au dépôt de Tétàt ifiôyéft des terrains tertiaires ;
12" Système de la chaîne principale des Alpes. — Ce sdulèvenleiit, dôiit la direction est E. 16* N., est postérieur au dépôt de^ tetrainS teftiâit^ é* îmmédiatemetit antérieur à l'apparition de Thoiômé siir là surfiiCé dû globe.
MODE DE GISEMENT DBS MIlfléRàrai
Les minéraux qui forment les roches constitutives de l'écoroe du glèbe sont en petit nmnbre ; les autres, et surtout les minarais métalUques^ s'y trouvent accidaiïtdlement en couches, filons, veines^ amas ,• ete. ; les min^ais métalliques sont ordinairement associés « dans ces gisranents, aveb des matines étrangères ou stériles qui partent le nom de gangues.
Les couches sont des lits ou assises d'ui^ grande régularité, parais lèles aux plans de stratification des terrains daûs lesqu^ elles ae trouvent ; on donne le nom de bancs aux coudies fisses de pienes de taille, d'ardoises ou autres nMUàriaux employés dans les eonstnictionë. On distingue dans une couche sa direction , c'est-à-dire celle d'une ligne horizontale qui serait tracée dans cette couche^ dnrecticm dét^minée par l'angle que cette ligne forme avec le plan mmdi^ du lieu, et son inclinaison sur Vhorizcm. On iq[)pelle puissance d'une couche son ^isseiir mesurée par la plus courte distanoe entre les faces supérieure et inférieure ou entre le toit et le mur decette coiucbe ; son affteuremeniesilà ligne suivant laquelle elle est mi^e à nu à la surface du sol.
LXXXVUI NOTlUiNS PRÉLIMIKAIHES
- Les fUoru a'offi*e9t pas la régularité des couches , et en différent en ce qulls coupent généralement les plans de stratification des terrains qu'ils traversent, et en ce que leur composition, loin d'offrir un ensemble assez bon^ogène, présente un mélange de matières très diva*ses , souvent disposées symétriquement par zones de part et d'autre, d'un plan parallèle aux deux parois encaissantes. Qudquefois cependant les filons sont parallèles aux plans de stratification ; ils prennent alors le nom de fitomcouches ou de veines. On distingue dans .un filon, comme dans une couche, la direction, l'inclinaison, la puissance, le toit, le muret l'affleurement; le toit et le mur sont aussi dits les épont^s du filon ; très fréquemment les filons sont séparés de leurs épontes par des lits d'ar* gile ou de schistes, désignés sous le nom de salbandes^ et qui en facilitent l'exploitation.
Les filons font ordinairement éprouver aux couches qu'ils traversent un rejet, qui a généralement lieu connue s'il provenait du glissement en masse de la région du toit sur la région du mur du filon. Ils sont sujets comme les couches, et même davantage, à des inflexions, des étranglements et même des brouillages; très souvent ces amincissements et c^ brouillages correspondent, ainsi que la richesse en minerais, aveo le passage du filon d'un banc de roche dans un autre. Les filons sont égâlem^t susceptibles d'être coupés et r^etés par d'autres filons plus modernes, qui se continuent alors sans interruption, et qui portent le nom de filons-croiseurs: ces derniers prennent le nom de failles ou de dykes quand ils sont remplis de matières stériles. Le rejet a lieu, le plus souvent, suivant la loi précitée, c'est-à-dire, comme s'il était le résultat du glissement en masse de la région db tcrit sur la région du mur du filon croiseur.
Il est rare qu'il n'existe qu'un seul filon métallifère dans un même pays; onUnairement on y rencontre plusieurs autres filons contenant des minorais de même nature et , dans ce cas, les directions et même les inclinaiscms de tous ces filons sont à peu près parallèles, de sorte que l'on est conduite les regarder comme formant un ensemble au système de filons. Certaines contrées sont aussi sillonnées par deux ou plusieurs systèmes de filons; l'on remarque alors que les filons des divers systèmes qui se distinguent par leurs directions, diflfèrent aussi généralement par la nature des substances qu'ils renferment; enfin, tous lesfilcms d'un même système sont contemporains , et croisentou rejettent tous les filons d'un autre système , ou sont croisés par eux.
Les amas sont des masses de formes irrégulières que l'on rencontre, soit dans lés terrains sédimentaires, soit dans les terrains non stratifiés; on les distingue en: Amas entrelacés ou Stockwerks, qui consistent en masses de roches, pénétrées d'un grand nombre de veinules de minerais métalliques se croisant dans tous les sens; amas couchés , ou masses in-
NOTATION CHïMIOCE. LXXXÎX
tercalées dans les tairains stratifiés , et qui ne différent des couches que par un développement superficiel beaucoup moindre; et ornas droits^ qui paraissent être des filons très épais , ou des renflements de filons , et qui se présentent généralement à la séparation de deux terrains, dont Fun est stratifié et dont Vautre ne l'est pas.
Enfin , les mines en sac sont des amas de minerais remplissant des cavités superfidelles ou des crevasses qui se rencontrent principalement dans les terrains calcaires.
NOTATION CmMIQUE,
M. Berzélius a eu le premier Tidée dindîquer par des formules le nombre des équivalents qui entrent dans les composés chimiques.
Dans les formules, chaque corps simple est représenté par son symbole; ainsi Toxigène est représenté par , le carbwiepar C , le chlore par Cl , le plomb par Pb , etc.
Lorsqu'un composé est formé par l'union de deux corps simples, et qu'il ne contient qu'un équivalent de chacun d'eux , sa formule se compose des deux symboles des corps simples qui le constituent: le protoxide de fer, par exemple, aura pour formule FeO, l'eau sera représentée par HO.
Si le composé contient un équivalent d'un corps et plusieurs équivalents d'un autre corps , les chiffres placés à la droite et en haut du symbole à la manière des exposants algébriques , multiplient l'équivalent à côté duquel ils se trouvent : ainsi la formule de l'acide sulfurique SO^ indique que cet acide est formé d'un équivalent de soufre et de trois équivalents d'oxigène : la formule Fe* W indique que le sesquioxide de fer est formé de 2 équivalents de fer et de 3 équivalents d'oxigène. Un chiffre placé à gauche multiplie tous les équivalents placés à sa droite jusqu'au signe +. Ainsi 2 SO* représente deux équivalents d'acide sulfurique: 2 S0'+ KO indique deux équivalents d'acide sulfurique, et un seul équivalait de potasse.
Quand il s'agit de représenter la combinaison de deux corps binaires, d'un acide avec une base, par exemple; on sépare l'acide de la base par une virgule ; ainsi le sulfate de potasse qui résulte de la combinaison de l'acide sulfurique S0\ avec la potasse KO aura pour formule KO,SO' ;
le bisulfate de ï>otasse siéra rqpi^nté par KOjSSCP. I4 formule SO^, HO mdique la combinaison de Tacide sulfurique ayee un équivalent d*eau.
Pour reprjésenter deux ou pli^ieurs équivalents d'un sel, on enferme quelquefois la formule du sel entre deux parenthèses, et un chiffre placé à la gaiiche de la parenthèse, ou jisa droite, comipe m expo^nt algébrique, multiplie la formule du sel. Ainsi 2(KûrS0^) pu (ip),$0^)2 représentent deux équivalents de sulfate neutre de potasse : 2(KO,2S03) ou (KûjSÇO?)* représentent deux équivalents de bi-sulfate dépotasse.
Lorsqu'on veut indiquer par une formule que des corps sont mis en présence, ou qu'ils résultent d'une réaction, on sépare ces corps par le signe +•
Les formules suivantes : Cu + S; ... Sœ + KO; ... K0,S03 + A1H)*,3S0'; ... Zn + SO^,HO, indiquent que Ton a mis en présence : !• un équivalent de cuivre et un équivalent de soufre ; 2° un équivalent d'acide sulfurique et un écptivalent de potasse; 3" un équivalent de sulfate de potasse et un équivalent de sulfate d'alumine ; 4** un équivalent de zinc et un équivalent d'acide sulfurique hydraté.
L^ produits d'une réaction sont séparé? p^r le signe = d^ corps que l'on a mis 1^ présez^ , et l'on forme ainsi ub# équation chimique. &ii6pples;
L^^oufre^ ^ se çQfî^inantavpp te cuivre, donq^ du suif urç (}e cuivre ; Cu + S = CuS.
I^'^^e 3iUf^iiqu#, §fi ^ combinant ^voc U, fgi^m > domie du splfete d^ potasse ; S(^ + KO =^ KO,SO^
Le sulfate de potasse , en se combinant avec le sulfate d'al^min^ , forme de Talim : !ï:0,SO^ + Al'03,3S03 == (8:0,^05) ,(A1203,3S03).
Le zmc Zn , en présence de l'acide sulfurique hydraté SO^,BO, dcmne de l'hydrogène Q et du ;^lf^te de ^inc ZnO,SO^; on représentera cette réacU(^ p^ l'éqiwitiop chimique si^ivante : 2n + S03,H0 « H + ZnO,SO».
Pour dél^rnûner les quantil^s d^s corps représenta dans les formules chimiques^ ou celles qpi iptervienpent dans les réactions, il n'est pas ahsoluipent mçG§^^^ àe connaître la théorie des équivalents ; il suffit de r&sojjij^mt 1^ symbole^ d^ chaque corps ^ifapl^ par les nombre^ qui Leur correçpondenjb dans le tableau des éc^uivale^ts : quand on représente la dé(»H)c^pN98i|^OQ de l'pxjde d^ mercure par la chal/sur au moyen de l'équation sw^^te : H^ F= Hg -f 0, on indlfii^ 4ue 13.$0 p. d'oxide de mineure donnent en se décomposant 1250 p. de mercure et 100 p. d'oxigène : ea ^^ Q^ ^uve dans h table des équivalents que: Hg== p$0 et
L4 ^rmule : KO,QÛ^ «==: 0^ -f KCl, r^résentant la décomposition du ehloiipite da potasse par la chaleur, indique que: 1533,50 p. de chlorate
NOTATION CHiailQUB. XCl
de potasse, donnent en se décomposant 600 p. d'oxigène, et 952,60 p. de chlorure de potassium. En se reportant à la table des équivalents, on trouve en effet que :
Iâ89,30 = K; 100,00 - O; M3,20 ==CI; 500,00 = 0«.
Et que :
0« = 600 et KCJ = [ ^^^'^^ "■ f ?
/i89,30 < A43,20 =- CL
Fm DBS NOTIONS PRÉLIlIINÂlRIS.