COMBINAISONS
DES Métalloïdes avec l'oxigéne.
tOMBINJLlSONS DE t'AZOTE AVBC L'OlIGÈNE.
L*azote, en se combinait avec Toxigène, forme une série complète de combinaisons, dans lesquelles la loi de Dalton sur les pr(^rtions mul* tiples, et celle de H* 6a.y-^Lu8sac sur les volumes, ont trouvé ufie conârmatioQ rc^marquable.
En prenant une quantité d^azote invariable, scHt 175 p., ou up équi-valent, on trouve que les proportions pondérales d'oxigène qui se combinent à 175 d*azote, sont représentées par les nombres 100, 200, 300, ftOO et 500. De là les formules suivantes :
Azote. Oxigène.
Protoxide d*azote AzO = 175 + 100
JM-oxide d^azote. ...... AzO* -= 175 + 200
Acide azoteux AzO* « 175 + 300
Acide hypo-azotique AzO^ « 176 + &00
Acide azotique AzO^ = 475 + 500
En comparant les volumes d*azote et d'oxigène qui s'unissent, pour former les composés précédents, avec le volume de la combinaison produite, on reoMinaît que ces volumes sont entre eux dans des rapporté très simples.
En effet, le protoxide d'azote est formé de i volumes d'azote et de i volume d'oxigène condensés en 2 volumes. Le bi-oxide d'azote contient des volumes égaux d'azote et d'oxigène, réunis sans condensation, et lacide hypo-azotique est représenté par 2 volumes d'azote combinés à U volumes d'oxigène, fcMrmant 4 volumes d'acide.
On a ainsi :
2 voL d'azote 4- 1 vol. dV>xigèiie = 2 voL de protoxide d'azote;
2 — -|-,2 — =4 vol. de bi-oxide;
2 ^ +4 — . t= /^ vol. d'acide hypo-azotIque,
M. Gay-^Lussac a constaté que l'acide azoteux est formé de 2 volumes d'azote et de 3 volumes d'oxigène; le mode de ccmdensation de ce gaz A'est pas «Dcore connu. Quant à l'acide azotique , il n'a pas été obtenu jusqu'à pressai à l'état anhydre, et la condensation de se» éléments est par conséquei^t inconnue.
ACIDE AZOTIQUE AzOSHO.
On drane souvent à Tacide azotique le nom A*actdt nitrique^ ou celui d'tfow forte.
i22 ACIDB AZOTIQUE.
Cet acide, découvert en 1225 par Raymond Lulle, a été étudié par Cavaidish, Davy, Gay-Lu8pac, etc#
Pronriéléf.
On ne connaît pas l'acide azotique anhydre; cet acide, aussi concentré que possibley^ retient 14,5 p. 100 d'eau ; da»^ cet^t^it de^xmo^ntration, il a pour formule Az05,H0.
L*acide azotique est Kquide, blanc, fumant à Tair, très corrosif ; on le considère comme un violent poison.
11 agit sur tous les corps organiques et lés détruit rapidement
Une petite quantité appliquée sur la peau la désorganise etla teint en jaune. L'acide azotiqtie produit une coloration semblable lorsqu'il agit Sûr la plupart des matières organiques. Cette propriété est souvent Htillséë dans Vindustrie pour teindre en jaune les pliftnes, la àoîe, etc. Elle sert à reconnaître dans l'analyse de petites quantités d'aîcide azotique.
L'acide azotique agit sur la teinture de tournesol comme un acide àiergique et la rpugit fortement; il détruit toutes les matières colorantes, mêmerindigo. On se sert ordinairement de la dissolution d'indigo dans l'acide sulfurique, pour reconnaître la présepce de l'acide azotique dans une liqueur.
L'indigo, qui résiste à l'action de tous les acides, même à celle de l'acide sulfurique concentré, est immédiatement détruit et coloré en jaunOi sous l'influence d'une faible proportion d'acide azotique.
La densité de l'acide azotique a été déterminée par M. Gay-Lussac : à 18% elle a été trouvée de 1,510. L'acide azotique bout à 86», et se solidifie en une masse butyreuse à — 50°.
L'acide azotique peut se décomposer, dans un grand nombre de cas, en eau, en azote et en.oxigène, ou bien en oxigène et en un composé moins oxigéné que l'acide azotique. On le considère comme un des oxidants les plus énergiques.
Des vapeurs d'acide azotique que l'on fait passer dans un tube de porcelaine rouge se décomposent de la màhière suivante :
AzOMJO*=HO + AzO< + 0. ;
Sous l'influence d'une température blanche, l'aeide asotiqtte se trahsforme, d'après M. Mitschwlich, en oxigène et en axote.
La lumi^ peut, ainsi que la chaleur, déteirminer la décomposition de l'adde asotique; mais Faction s'arrête à un certain m(»nent, parce qu'à mesure que l'acide se décompose, il s'affaiblit^ et Facide aio|iqiie faible n'est plus décomposé par la lumière.
L'hydrogène, sous l'influence de la chaleur, agit sur l'acide azotique, ^ le décompose même avec détonation ; il se produit dms ce cm de l'eau et de l'azote: AzO«,HO + H5 = 6HO + Az.
ACIDi AZOTlOtîË. Mî
Le charbon peut aus^i décomposer très fi^iileiQeDt l'acide azotique : il se forme de Tacide carbopique et du deutoxide d'azote ou de Tacide hypo-azotique.
Le phosphore, le soufré et l'iode dëcomposertt, sous l'influence de la chaleur, l'acide azotique , s'oxîdent et se transforment en acides phosphorique, sulftjrique et iodique; mais le chlore, le brome et l'azote n'exercent aucune action sur l'acide azotique.
On décompose, l'acide azotique lorsqu'on lui enlèye son équivalent d'eau : ainsi i uûe partie d'acide azotique distillé avec 5 parties d'acWe sulfurique concentré dont l'affinité pour l'eau est très grande, produit de l'acide bypo-azotique et de l'oxigène.
Toutefois cette décomposition est lente. Une partie considérable de l'acide passe à la distillation sans avoir subi d'alt^ation» On emploie même quelquefois l'acide sulfurique pour concentrer l'acide azotique.
L'acide azotique hydraté, AzO^,HO, parait avoir une certaine affinité pour Teau; lorsqu'on le mêle avec ce liquide, on observe une élévation; de température que l'on suppose être produite par me combinwon entreTeau et l'acide.
L'acide azotique très, concentré entre en ébuUition à la température de 86 degrés; si l'on continue à le faire bouillir pendant quelque temps, il se décçmpose en acide hypo-azotique et en o^igène, et deviept pkis aqueux.
X mesure que Vacîde se décop9|)os^, son poipt d'ébulUtion s'élève,- et se fixe au bout d'un certain temps à 123 degrés.
L'acide qui entre en ébuUitianà jl 23° a pour composition Az05,4HO; il est considéré conmie l'hydrate le plus stable : lorsqu'on distille de l'acide azotique très aqueux, contenant plus de quatre équivalents d'eau, l'excès d'eau se dégage, et bientôt l'acide est ramené à l'état de ÂzO*,^HO distillant à 123\
On voit donc que .l'adde très concentré s'étend par la distillation* et que l'acide très étendu se concentre ^ar l'action de la chaleur.
La densité de l'acide azotique diminue à mesure qu'on l'étend d*eau ; ce fait est indiqué dans la table sjiivante, que Ton doit à M. T^enard :
Densité. Acide réel pour tOO p.
1,A22 Qi,^
1,37^ Hfi
19^ AGIIME AZOTiOUB^
âeitoii àe Pa^Me aiott^me sur les Hydraelies. Bm régale.
On peut dire d*une manière générale que Tacide azotique, ep réagissant sur les hydracides , tend toujours à former de Teau, à isoler le radical de rhydracide et à se changer lui-même en acide hypo-azotique.
Le mélange d'acide azotique et diacide chlorhydrique nommé eau régate, qui sert à dissoudre les métaux et principalement For et le platine^ a été Tobjet de nombreuses recheirclijes.
L^eau régale s'obtient en mélangeant une partie d'acide azotique avec farois ou quatre parties d'acide chlorhydrique. Ces ^deu:^ acides» par leur réaction réciproque, dégagent du chlore : .
Az05 + HCl === AzO* + HO + a
L'eau régale peut donc produire tous les phénomène!^ d'oxidàtion ou de chloruration qui sont dus au chlore.
Elle dissout les métaux inattaquables par les acides simples, comme Tor et le platine.
On doit à M. Baudrimont des recherches intéressantes sur là composition de Feau régale. D'après ce chimiste, l'acide azotique, en réagissant sur l'acide Chlorhydrique, forme un acide particulier qu'il nomme acide e/UoroHizotique, et dont la forinule est AzO^CP. ^
Cet acide, en se décomposant en présence des métaux , donne naissance aux phénomènes généralement attribués à iWu régale.
La formation de l'acide chloro^azotique s'explique par la réaction suivante:
Az05 + ma = Azcm» + R^o».
Cet acide est g^eux, jaune-rougeâtre,; il se condense par le froid et donne un liquide jaune entrant en ébullition à — 7°, et présentant toutes les propriétés de l'eau régale.
Il dissout l'or et le platine et décolore l'indigo.
Nous savons que M. Gay-Lussac est occupé depuis plusieurs mois de l'étude de l'eau régale. Il a obtenu deux combinaisons dç chlore avec le bi-oxide d'azote pouvant être représentées par AzO^Cl* et AzO^l. Ses importantes recherches seront publiées prochainement. AcUon «e rackie aiottfiM sur les métaox.
L'acide azotique dissout presque tous les métaux , les oxide et les transforme en azotates.
Tous les azotates étant solubles, on comprend que l'acide azotique soit g&iéralement employé pour attaquer les métaux-
Nous représenterons par des formules l'action de l'acide azotique sur les principaux métaux.
ûAzO^HO + 3Cu = 3CuO,AzO* + AzO^ + AHO* kAzO^MO + 3Ag = 3AgO,Az05 + AzO» + ftHO.
ACM ASSOTIQCE. 125
' Les formuler précédentes démontrent que le cuivre et l'argent sont transfcMmés par l'acide azotique en azotates, et qu'il se dégage dans cette réaction du deutoxide d'azote. Toutefois le deutoxide d'azotequi se produit n'est pur que si Taeide azotique a été préalablement étendu d'eau. En ^et, lorsqu'on emploie de l'acide concentré, le deutoxide d'azote est toujours accompagné de vapeurs rutilantes.
La réaction de l'acide azotique sur l'étain né produit pas d'azotate métallique comme dans les exemples précédents, mais un corps blanc, insoluble dans l'acide azotique qui est l'acide métaslannique.
2AzO*HO + SB == Sn02 + 2A20* + 2H0.
On observe en outre, dans l'action de l'acide azotique sur l'étain, la production d'une certaine quantité d'ammoniaque, qui rçste unie à l'acide azotique.
D^ns ce cas, Teau elle-même concourt à l'oxidation de l'étain, et son hydrogène se combine à l'état naissant avec l'azote de l'acide azotique pour former de l'ammoniaque.
AzO«,3HO + 4Sn == ùSnO» + AzH'.
L'eau ex^ce dans la réaction de l'acide azotique sur les métaux une influence qui est l'inverse du résultat qu'on aurait pu supposer.
On a vu que l'acide azotique monohydraté AzO^,IJO se décompose par la distillation , et se transforme en AzOs,4HO. Ce dernier acide parait donoétâ^ plus stable que l'acide monohydraté.
On pourrait croire que l'acide.azotique monohydraté AzO^HO céderait plusfacilementl'oxigène aux métaux que l'acide AzO*,4HO ; cependant le contraire a lieu.
Tandis que le fer, le cuivre^ l'étain sont attaqués rapidement par l'acide AzOS^HO, ces métaux se conservent sans altération dans l'ackte monohydraté; le fer, par^exemple, peut rester indéfiniment dans de l'a** dde azotique monohydraté sans présenter de traces d'oxidation.
La température peut exercer aussi de l'influence sur l'oxidation des métaux par l'acide azotique. On a reconnu en effet qu'un acide azotique refroidi à — 16® n'attaque le cuivre dans aucun cas.
L'acide azotique tient souvent ^i dissolution de l'acide azoteux AzQ^ ou de l'adde hypo-azotique AzO^ ; ces acides, étant moins stables que l'acide azotique, augmentent par leur présence les propriétés oxidantes de l'acide azotique.
M. M illon a examiné récemment l'influence que l'adde iaoteux exatse sur les propriétés de l'acide azotique. >
D'après ce chimiste , l'acide azotique , pour peu qu'il contienne des traces d'adde azoteux , acquiert la propriété de précipiter l'iodé de^ iodures , le soufre des sulfures; il colore en brun les sels de fer au minir
mumi et an vert le eyanaferrure de polawinn; VmdQ asotique pur ne produit aucun de ces phénomènes d'oxidation.
M. Gay-Lusaac a prouvé que lorsqu'on met un jaaétal, du cuivre par exwnple, en contact avec un acide azotique très étendu et tenant en di^ «olutlon de Tacide azoteux, la quantité de cuivre dissoute est propcnr» tionnelle à la quantité d'acide azoteux qui se trouve dan& la Ûqueur» Dans ce cas , Tacide azotique étendu n'exerce pas d'action sur le. métal.
Uoyen de reconpattre de petttes qnâiitltég d'aelde aiottqne.
La recherche de petites quantités d'acide azotique est souvent difficile. En effet, cet acide ne forme avec les bases aucun précipité insoluble dans ï'eau.
Toutefois , on peut reconnaître l'acide azotique au moyen des réactloni suivantes :
1° L'acide azotique, mêlé à Tacide chlorhydiîque, forme de l'eail régale qui jouit de la propriété de dissoudre l'or en se colorant en jaune;
2" L'acide azotique, chaufïe avec de la tournure de cuivre, dégage du deutoxide d'azote qui se transforme à l'air en acide hypo-azotique, reconnaissable à sa couleur orangée et à son odeur nitreuse particulière;
3° L'acide azotique décolore immédiatement la dissolution sulfurique d'indigo et colore en jaune la soie et les tuyaux déplumes ;
&• L'acide azotique produit une coloration d'un rouge brun dans le sulfete de fer môle à de l'acide sùlfurique étendu de son volume d'eau et froid ; cette coloration disparaît rapidement quand on chauffe le mélange. (Voir pour |plus de détails les Généralités sur les aeotated.)
Analyse de l'acide aiotlqne.
On peut déterminer les quantités d'azote et d'oxigène qui oonptitnent l'acide azotique, en faisant paai^, connue l'a indiqué Cavendisb « une série d'étincelles électriques dans un mélange d'oxigène et d'azote en présence de la potasse. Il se forme de l'azotate de potasse, et l'on con* State, en faisant l'analyse du résidu, que les deux gaz se sont combinés dans la proportion de 2 volumes d'azote contre 5 d'oxigène.
H. Gay-Lussac a déterminé exactement la c<»npo6ition de l'acide Wh tique en se fondant sur la compositicm du deutoxide d'asooto, et an redierchant la quantité d'oxigène qu'absorbe le deutoxide d'azote pour m transformer eu présence de l'eau en acide azotique.
L'expérience a démontré que U volumes de deutoxide d'azote absorbaient d volumes d'oxigène pour se dianger en acide azotique. Comme U volumes de deutoxide d'azote contioment 2 volumes d!Mïo^0% 3 volumead'oxigène, l'acide azotique doit nécessairement être formé 4e 2 volume» d'azote, ou 1 équivalut, et de 5 volumes d'oxigènd, ou 5 éqii^ valants.
ACmi A20T«(30I. fît
Oii peut encore aétermhier la compk)8itlon de l'acide èMltique; et apprécia la quantité d'eau qu'il contient j en le combinant à uhe base anhydre, comme l'oxidedç plomb qui se substitue à l'eau contenue dans l'hydrate, et en soumettant ensuite à l'analyse l'azotofce de plomb formé.
On pèse une quantité d'acide azotique hydraté représentée par P; on la mélange avec une proportion cpnnue d'oxide de. plomb P'; on évapore la liqueur à sec; l'oxide de plomb chasse l'eau contei;iue dans l'acide azotique pour former de l'azotate de plomb anhydre.
On pèse l'azotate de plomb que nous représenterons paj* Q : la différence qui existe entre le poids de Tazotatede plomb et la somme des poic^s de Tâcide azotique hydraté et de l'oxide de plomb , exprime la jHropdrtion d'eau contenue dans l'acide azotique hydraté; cette différence est reprér sentéeparP + P'— Q.
On trouve la qua!ntité d'azote contenue dans l'azotate de plomb eu lé chauffant avec un grand excès de cuivre métallique ; ce sel est décomposé en oxide de plomb, en oxigène qui se combine au cuivre , et en azote qui §e dégage.
«Si la décomposition est faite dans un appareil semblable à celui qui sert à déterminer la quantité d'azote contenue dans les coips organiques , il deïrteïrt facile d'apprécier le volume de l'azote qui se dégage; ce volume étant connu , on en déduit le poids de l'azote contenu dans l'azotate de plomb.
On a ainsi évalué Teatt et Tazotequi se trouvent dans une quantité comme d'acide azotique.
L'acide azotique hydraté, AzO*,HO , n'est formé que d'azote, d'eai^ et d'oxigène; comme on a déterminé directement les deux premiers corps, le trôfMème s'obtient par différence.
On trouve ainsi que l'adde azotique hydraté est représenté pal» la formule AzO»,HO.
La composition en centièmes de Tacide azotique contenu dans Tazotate de plond), et supposé anhydre , se déduit de cette analyse, et Ton trouve :
Azote. .,.•., 25^02 Oxigène. ^ • . • ^ 74,03
L'équivalent 4'aasoto , c'eslrà^^im laquantité pondérmle de ce corps qui se combine à 500 d'oxigène pour former l'acide, azotiqiiie anhydre, se déduit de la proportion suivante ;
Nous avons décrit, à l'article Équivalent^ les autres méthodes qui ont servi à déterminer l'équivalent de l'afote
f 2$ ACIDH k3ùtm%.
On reconnaît que réquivaient de Tadde azoitque est 175 + 500 » 675, En effet, cette quantité sature un équivalent de base cpntenant un équivalent d'oxigène , par exemple 589,30 de potasse. Mtodet de pnMhicltoii de l'acide aiotlitae.
L'acide azotique se trouve à Tétat libre ou à Fétat d*azotate d'ammoniaque dans Teau de presque toutes les pluies d'orage ; il est probable que dans ce cas l'oxigène et l'azote se sont combinés sous l'influence de l'électricité; l'expérience de Cavendish prouve la possibilité de cette (combinaison : il serait cependant plus conformé aux faits observés dans ces; derniers temps , d'admettre que l'acide azotique des pluies d'orage est le tésidtat de l'oxidation des principes constitutifs de ranunoniaqué, dont on a trouvé des traces dans l'air atmosphérique.
Nous rappellerons que, d'après M. Kulhmann, on peut obtenir de l'acide azotique , en faisant passer un mélange d'ammoniaque et d'oxigène ou d'air en excès sur de la mousse de platine :
AzH3 + o« = kzo^ + 3H0.
op en décomposant l'ammoniaque par un mélange 4'àcide çuUhrîque et de peroxide de manganèse.
D'après ce chimiste, un grand nombre d'agents d'oxidation éner^ques font passer à l'état d'acide azotique la totalité de l'azote contenue daiï^ l'ammoniaque, et -réciproquement l'hydrogène naissant forme avec les composés oxigénés da l'azote , de l'eau et de l'anmioniaque.
On retire l'acide azotique des azotates de poti^sse ou de soude, en décomposant ces sels par des acides plus fixes que l'acide, azotique.
On a préparé pendant longtemps l'acide azotique e;Q chauffant UB mélange d'azotate de potasse et d'argile ; mais on perdait dans cette opération une partie considérable d'acide azotique , à cause de la tanpérature élevée qu'il fallait produire pour déterminer la réaction de l'argile sur le nitre , et ce procédé a été abandonné.
Toutefois, au point de vue théorique, c^te réaction présente de Fimportance, puisqu'elle démontre que des acides faibles en apparence comme l'acide silicique ou l'alumine , peuvent déplacer un acide aussi énergique que l'acide azotique ; cette décomposition est due , comme nous le prouverons plus tard, à la fixité de l'acide silicique et de l'alumine.
Pr€ipu«itoii de l'adde aiotmiie dtiM tei tekoratolres»
On obtient l'acide azotique dans les laboratoires ea chauffant dans une cornue de verre six parties de nitre, et quatre parties d'acide sulfiirîque du commerce :
K0,Az05 + 2S08,HO = A20«,H0 + K0>2S0»,H0.
On observe dans la décomposition de l'azotate de potasse par Tacide sulfurique plusieurs phénomènes intéressants.
▲CIDÊ ÂZOTIQDS. i29
Au oananencement de la distillation , il se dégage des vapeurs rutilantes dues à Tactiou de Tacide sulfurique qui , se trouvant alors en grand excès par rapport à Tacide azotique , le décompose :
S03,H0 + AzO5,H0 -= S03,2HO -I- + AzO*.
Bientôt les vapeurs rutilantes cessent complétem^îït de se manifester pour reparaître à la fin de l'opération, parce qu'à ce oKomatt Tadde sulfurique redevient prédonûnant, et que la température dumélanga s'élève beaucoup.
Dans la d^mposition de Tazotate de potasse par Tacide sulfurique , on doit prendre deux équival^ts d'acide sulfurique pour un équivalent d'azotate de potasse , tandis que théoriqu^œient un équivalent d'acide sul-^ furique serait suffisant ; oet excès d'acide est utile , parce que l'acide sulfurique tepd toujours à former du bisulfate de. potasse en réagissant sur: Tazotate de potasse : le prix de l'acide sulfurique est d'ailleufô beaucoup nioins élevé que celui de l'azotate de potasse , et il vaut mieux eu conséquence l'employer &à excès que de laisser l'azotate non attaqué.
Si on eût opéré sur des équivalents égaux d'acide suif urique et 4'azotate de potasse, on n'aurait déplacé que la moitié de l'acide azotique contenu dans l'azotate <, comme l'exprime l'^uation suivante :
2KO,A20« + 2S0»,H0 -= KO,2S03,HO + Az05,H0 + K^AzO^.
Pour faire réagir le bisulfate de potasse sur le second équivalent d'azotate de pota^, il faudrait employer une température élevée qui décomposerait nécessairement une partie de Tacide azotique.
Préparation ée Vmel$it aiEotttve en fnuid*
Le procédé qui sert à pr^rer en grand l'adde azotique est le^mêtoe que celui des laboratoires; seidement ou remplace souvent l'azotate dç potasse dans la préparation industrielle de l'acide azotique par de l'azotate de soude , qui est d'un prix moins élevé et donne , p^r sa décompo^ sition, une plus grande qi^antité d'acide antique, puisque l'équivalent de la soude 387 étant plus léger que celui de la potasse 589, Tazotale de soude contient sous le même poids plus d'acide azotique que l'azotate de potasse.
Cette opération s'exécute toujoura dans des cylindres en fonte, ayant une dim^ision qui leur permet de recevoir une cbarge de 100 à 150 ki^ lognunmes d'azotate de soude (pk 10, fig. 1) .
Ce sel est i^élangé de 80 p. 100 d'acide sulfiuique à. 60 ou 62'' de Tanéomètre de Beaumé.
Le cylindre communique p«r des tuyaux de^près ou de verre avec 1 2 ou 15 tOurilles|i^ tubulures, contenant un peu d'eau; les premières tourUIes sont souvent placées dans des cuves/ et refroidies par de l'eau.
V^lpi^lu^^ikMA (te Wobitew doit ét^ gr«|QQUe$ et iwmkte^ftl^ttfiél«toft ^ te fi^lmctm «fit ()h«u W^
L'acide qui se condfinâa àffw^ le9 toiinUm e^ «ikNré tu jnme^mi^ ^ et timit en dissolution un peu d'acide sulfurique entr^liié^ et de plus du chlore et de Facide hypo-aiotique.
Mndve ïmià» Motiqiie ÎRoelore el propre à être Ihnré au com* on foftit hoinlHr peÂtenl ^ptÊ^qn^iènips dans dès Vases de verre
Pendant cette ébullition, il s'échappe avec le chlore etfVicîdferhypo^zotiyi»ttBp8iidtempeii^<y^Bi cMet ai»tiqft», quefoRpen^ condenser en &isut pM90r ces Taf^eiM dan», quelque» foÂStes tztbitlée!^, mises en côqoh- HMiiaiMrtîoBWrtfedteel av^o leir^ss eft Is leoCiSestia» s*opère.
L-and»qiHdit)ra4 an eêiamerte marqua of^nalhenient SO ou 60 degués^ letsqii'il doit sentir à 1» MM*i«ati<n» ^ Faetda sulfttrique, on
IMt kilof^namM» (f)aa9tal» d» sonde produ^ent envtrM iSO kilo-' grammes à*^mià»^aQtàqfàék ^6^, el 85 kil. éesitffbte de soude. Ce dernier ait i^ irt%s44*QS la fihbneolioB^ é& ▼erfe coflunmt ott dans là préparatie»é» )» mnàè artîMelle. B eontiénfi ^s qttantiffe notables âeÙtf em-^ prunté à la matière mème^ ées cylindres : ausat ces ai^wrreïls subfssent-îls une altér^tmajssez ppom^^ sturtout d^itiis la pmrtieqoi esl exposée aux vapeurs ; on rend leur usure plus uniforme eu les çetouroant dp temsa en temps. Pour conserver les cytmdres , on emploie, ds^i^ ta déc<^i3paaitioft de Tazotate de soudé un acide sulfurique qui nç mar^ jwaaii woin* que 60* : un acide plus fàiWe lès détruirait très rapidement.
Wreptamnaà: et rueUte azotttne ftamant.
0» pvép»e éanft las taiMHratob6& Tacié» asotiq^ie moiMdrydMIé et fb- SMUit an scmiMttant le wtre k FadioB' êNm «soèsr «Tacllde sulfttrique et diaMUant le nélange. On opère en généit»l s^ht um kfbgrammette ntere feniA» et 950 gramnas^ di'acidtt* sulfonqùe n^mehydraté. Ces €[uantit& fetumisa^nt 630* à 63,5 gvapniiies d'^fieilde aaètu^ coniieenirè; ^
La âi8É»lIatioa sefiui 4î^as «ne cornue ei^ verre^ dont le col entre dans uii battoApldeédaiis^uAe %&mae v^nkfl^é'et^; en- évite, dansla £spDsition de cet appareil , l'emploi des bouchons, qui se trouveraient rapidermmjk déÉmita par ks^ vapéups dfmié» Bmtà^m, et poufra^t altérer la p«relèd»iracidiav ,
On prépare encore l'acide aEOl^ud^liimiiBl»e& dMlhatFaddé azotiqse dit co^mereeia¥ee3ilbw43<mvol<Hneeii^r(md^acfliie sul^ferique concentré ; on ne recueille que la moitié du volume de l'acMte- azotique employer <m te diBliileuiie seconde fiaifraprès l'avoir m^lé de n<>iivej»u à^on vohÉne dfaoide sulftinque , et on le soumet à wœ derafiè^ dtstHIatieit poiir le séparer de Vacide siilftii*i«pie qw'iJ a to«i jours' «ntwrteé.
ACIPK AmTVmr c l^t
L^adde ac^^ûpie du commef^e contient oràmsÉîran^t de Facida mU furique qui a été entraîné dans la distillation, de Facide chlorhydrique provenant de la décompoâition d«e cblorureB qui se tixmv^t dans les azotatet^ et enfin des acides azoteux et hypo-azotique <pii se prodinséùt dans les circonstaiïces indiquées précédemôMnt.
On enlève Facidé sulAirique en le précipitant an moyen de Faiiotate de barite ou wÈkàe en dîâtiUant tlmt^lenient Facide azotique. ^ ^
L'addet^fox&ydilqiie e«t prédpitéo»^
Selon M. Barreswil , on obtient un acide azotique complètement éHbêr* rassé d'acide cblorliydrique, en distillant Facide azotique du commerce , et mettant de côté le premier quart qui passe à la distillation , et entraîne tout Facide chlorbydrique; les autres parties <]e Facile (UstiUé. ne contiennent pas de traces d'acide chjorhydrique. L'aciiie azotique naêJi^ d'acide cblôrhydrique. qui a passé en premier lieu à la distilj^ion, ei^t employé dans les laboratoires pour faire dç l'eau régalé.
il existe difTéreiites méthode pour enlçver Fapide a?oteu;s^. oimtem^ dans Facide azotique.
Il suffit Souvent de porter Facid» aaotique à une température voisine de son point d'ébuUitioD , et d'y faire j)fisser un courant d'acide carbonique.
M. Mîllpn a proposé , pour enlever Facide azoteux contenu dans Fapide azotique , de distiller cet acide avec une petite quapitité d'urée ou d'azotate d'urée qui détruit rapidement Facide azoteux.
On peut enfin purifier Facide azotique nitreux en le distillant, avec une petite quantité de bichromate de potassé : on emploie dans ce cas 8 ou iO grammes de bichromate par kilo^amme d'acide azotique du commerce .
Les composés nitreux contenus dans l'acide azotique du commerça pe nuisent pas dans la plupart des cas où l'on emploie Facide azotique ; aussi sebomé-t-on en général à purifier cet acid^ ei^ le précipitant par un l^ej* excès d'azotate d'argent, et le soumettant ensuite à là distillatioi;i. On doit s'assurer qu'il ne contient ni acide sulfurique, ni acide chlorhydrique , en Fétendant de plusieurs fois son volume d'eau distillée, et l'essayant 1* avec Fazot^ d'argwft, 3" ^v^ Facide ciil<WPhydriqii<e, iJ° jiv^ un sel jde barite. Il est por ,, s'il ne se troubla av^ aucun de ces réaetife,
UMLffes de racMe axotltne.
L'acidé azotique, étant un oxidant éijergique, est un^des /^ddes le pli^ souvent employés dans l'industrie ou da^s les laboratoires^
Il sert dans la fabrication de Facide sulfurique pour transformer Facide sulfureux en aeide sulfurique ; mélangé à Facide chterydrique , il produit l'eau régale qui peut dissoudre For ,. Je platine, etc
Il est employé pour convertir Famidon et le sucré en acide oxali(pie; on s'en sert dans là teinture , dans la gravure sur cuivre et sur acier
iSÎ ACIDK HYPO-AZOtlQOB.
dans les essais des monnsiies, le décapage des métaux et des alliages: 11 s'unit aux matières ligneuses qu'il transforme en pyrox^liae ( poudre^ coUhi).
L'acide azotique est un réactif précieux : tous les ^Is qu'il forme aree les bases étaiit solubles, il sert dans les analyses àidissoudte presque tous les métaux et la plupart des otides > les carbonates^, etc.
04. l'emploie dans les recherches chimiques pour pi^uire des phénomènes d'oxidi^ioQ : c'est aitisi qu'il transforme l'buUe d'amandes amères en acide bensoïque, le o^iqsglbse en adde camphorique^ l'inifiga^i adde inâig0tique,etc. ^
ACIDE HYPO-AZOTIOUB. AzO*.
Cet acide a été découvert à la même époque que l'acide azotique ; mais , sa véritable nature et ses propriétés ne sotit bien connues que depuis les recherchés de Dulong et de M. Gay-Lussac sur cet acide.
On donne quelquefms le nom d'acide hyponitrique , de vapeurs nitreuses , ou de vapeurs rutilantes , à l'acide hypo-azo tique.
Cet acide est jaune, liquide à la température ordinaire; il cristallise à — 9* en pristnes transparents» et entre en ébuUition, d'après M. Péligot, à 22" ; sa densité est de 1 ,h5\ . Il ré)[xand à l'air des vapeurs rutilantes. Sa tension est considérable. La densité de sa vapeur est représentée par le nombre 1,70. Il rougit le tournesol , tache la peau en jaune et la désorganise. ,
L'acide hypo-azotique doit être considéré comme un oxidant énergique ; il détermine rapidement l'oxidation du soufre et du phosphcM^,
Il n'exerce pas d'action sur les acides chlorbydrique, brombydrique, et ne forme pas avec ces acides d'eau r^ale. Il agit sur l'acide suïfbyr drique en donnant de l'eau , du deutoxide d'azote et un dépôt d^ souflre,
2HS + A2O* -= Az02 -f MO + 2&
L'acide iodhydrique est aussi décomposé par l'acide hypo»^azotique- L'acide hypo-azotique se combine avec Facide sulfuriquè^ et donne naissance à un composé cristallin (acide iizpto-sulfûrique).
L'acide azotique peut dissoudre l'acide hypo-azotique, et prendre des teintes ipii varient avec sa densité. Cette dissolution contient d'autant plus d'acide hypo-azotique que l'acide azotique est plus concentré.
Acide azotique d'uoe densité ^e l^iO aç colore en bran ;
— . 1^10 se colpce en jaune;
— 1,320 se colore en Tert-Weuâtre;
— 1,150 efrt incolore.
En versant peu à peu de très petites quantités d'eftu dans l'acide aïotique à 1,516 de densité coloré en brun par Facide hypo-azotique, on i^nd la liqueur successivement jaune, verte ou incolore; et réciproquement, en' ajoutant à une liqueur Verte de Taéide sulftmque qui la con^ centre, on la rend jeune ou brulie.
L'eau décompose Taeide hypo-azotiquè ; lorsqu'elle est en excès, elle produit' du dentoxide d'azote qui se dégage, et de Tacide azotique :
Si Feau n'est mêlée à Tacîde hypo^zotique qu'en faible proporticm, il dé fonne encore du deutoxide d'azote et de Facide azotique; mais ce dernier acide, Be trouvant à l'état concentré , peut dissoudre l'acide hypo* azotique et produire les teintes brune, jaune, verte, que Ton obtient directement, en faisant passer l'acide hypo-azotique dans l'acide azotique.
L'acide hypo-atotique dans son contact avec les bases n'agit pas comme les acides ordinaires; il se dédouble, et donne naissance h un mâânged'àzptiteetd*azotate: '
2{MO,AaO<) *= M0,Azp8 + MO,AzO\
Aussi c(m»dère-t-on l'acide hypo-azôtiqae comme un acide doubki, {damé par la oombinaison dé Tacide azotique et de l'adde azoteux :
' 2AzO* = AzO» + AéO«.
On détmnine la composition de l'adde hyporazotique M faiswt pasaer cet acide sur du cuivre chaufiTé au rouge; il se fonne de l'oxide de cuivre que l'on peut peser , et de Tazote dont on détermine facilement le volmne ; on trouve ainsi pour la composition ea centièmes de l'acide bypoazotique :
Azote . p\ . . ZQM
Oxigèae . . • • 60»56
ioo,oa
La composition de l'acide hypo-azotique peut être donnée par le calcul. Eneffi^t:
1,1057 «R densité de rox^èoe^, 0,&860 = la demi-densité de Tazote ;
1,^917 ^ densité calculée de^racide liyjM>razotifU€«
On voit qu'tm volume d'acide hypo-azotique contient un volume d'oxigène et un demi'Volumed*B2ùte.
En représentant l'équivalent de Facide hypo-azotique par 4 volumes, cet acide est formé de h volumes d'oxigèue, et de 2 volumes d'azote condensés &ï U volumes : sa formule est AzO^. '
414 AÙDt fiTFCHâZOTIQOl.
IMyanitloii*
Qii prépare ordintdrement dàps les l£d)oratoires Tacide hypo-^zotuivia en chauffant jusqu'au rouge l'azotate de plomb qui se décompose en ou* gène, en oxide de plomb, et en acide hypo-azotique ;
H)0, AzO*« AasCM +PbO-f a
On (commence par dessécher complètement Tâzotatede plomb, qui i^ tient toujours de Feau interposée tratre ses erijBtftux. \ Op introduit ce sel dans une corn.ue d^ grès ou de verre lutéf , qui coBiJQi^Qiqaa avec \m récipient en verr^ entouré d'un jnélangar^rigé? rant : c'est dans le risoipient que l'acide se condense isous la forme d'un liquide jaune^,.
Mai$4 çijuyani les observations de M. Péligot, quelque soin qu'on pr^nO) il est presque impossible, de dessécher complètement l'azotate de plooîb; au^i^'acide liypo-azûtique obtenu par jc^tte mé^ode re§te-t41 toujours liquidé, et ne peut-il jamais cristalliser à une tempériature de -— Ô* comme l'acide anhydre .
Pour obtenir l'acide hypo-azotique entièrement pur, M. Péligot proposé dé ftdm r^dre dan^ un rédpient lOtitouré d'un ftiélahge réfrig^int de l'oiigèlie et du deuioxide d'acote, desséchés (XHOpiétement te lâoyen de tubes contenant des fragments de potasse j^ de l'acide phosphorique anhydre.
On voit alors se déposer dans le fêôlpteflt des prismes transparents d'a- Ckùê h^pi^'^AOtique, mais^tti dispamisseUI Aussitôt qu'il anivetles traees d'humidtté dans lôs appareils. . .
Cet acide existe en combinaison, avec les bases; s& compositicm a été établie nettement par M. tiay-Lussac; mils jtisqu'à présent l'acide azo^ teux n'a pas été obtenu pur arrêtât de liberté. On ne le connaît que mélangé avec d'autres composés nitreux.
Propriétés. ^
Lorsqu'onfait passer, d'aprèsM.Péri^z , uticourant dé bl-oxide d'azote dans de l'acide hypo-azotlque refroidi à plusieurs degrésliu-dessous de zéro, on obti«ftiuû liquidé bleu distillant à — 2?, qui paraît être de l'a-
L'acide azoteux est très peu stable, et se déçooipose sous Tuiflu^ce de Fean ^4icide azotique e^t ei^ deutpxide d'azote : âAzO^ =* AzO^ + 2AzO*. ) Cet acida est «bwrbé intégralement par les bases, et donne des azotites qui dégagent, sous l'influence 4«5 acides, des vapeurs rutilantes.
de sds que Ton a nommés se/« sulfazotés (Fremy).
Oomposltloii.
Lprsqui'on xa/^ en présence, d'une <ite9eltttia^ «IcaUiie ^ volumes dft deutoxide d'azote et 1 volume d'oxig!tod^rab»Qi]ptt<»i d« ù» gai est complète^ et il^s^ forme un éootite aleaUn.
Quatre yolumes de deutoxide d'aiote ooateniûit 2 vt^wneB d'amtê et t volumes d'o&igèoa, il résulte delàqueraeide aiotauK ^niktwé^t ^o- Iuhms d'agioté ef de S Yolumes d'oxigène.
1»reiiairâtlètt et yrodnctloii.
L'acide azc^ux se fwtfke lonsquW fait passer du detltotfafo d!aiolé d^us (le l'acide hjporaao^ique refroidi au-dessous de aéro*
Il se produit eucore dauft la déooaipoëtkm dô l'adkleb^rpd'aaotkpti m présejice des blases ; dans la caleinaiioii de ^erlakis atotatoé, qui dégagent deux équivaleQts:d'4)Kigène en sib changeanlên asotites; dans l'ao*" tion du plomb sur l'azotate de plomb : <» métal s.'empare alcos d'uQt psirtie de l'o^pj^ne de l'acide axotiq^ei
L'acide azotique,, chauffé ai^c l'auvdon, donne naissanoe à un gaa <H*aQgé, qu'on a considéré cMnma de l'acidd asoteux^ taaii ^ui parail être un mélan^ de cet aci<^ etd'acid^ hypo^aiotk[ue.
D'après M. Barreswil , le; liquide bleu indigo qu'on obtient «i OQiûdmif sant par le froid un mélange humide d'acide hypo^azotique et de bioxide d'azotOi est un composé défini ayant pour l(»tnule JjktHy et oiHTe»^ pondant au> acides permanganique et percbromique. Ce liquide, ail lie» de s'unir directement à 1 Wkle sulfurique monohydralé > cpmiDe l'acide aizoteux pur, $e déçompo^ instantanément en. acide hypo^asotique et en acide azoteux, qui forment avec l'acide sulfuriquô des oriataux d'aioida azotO'Sulfurique, Ce dédouanement a lievi d'après l'équation suivante : Az«0'=^Az04+AzO^
Eti résumé,* toute* les observations faîtes jusqu'à ce jour tendent à démontireir que Tacide ^teux n'a pas encôi« été obtenu à f état'de pureté, ce qui fleiitsatis dotite à sa grande altérabilité.
BEUTOXIDE d'azote OU BÏ-OXIDE D'AZOTB. Az(P.
Le deutôtîdê d'azoté est gazeux, incolore, peu soïuble dans l*eau, qui n'en dissout qm lé vingtième de son volume à la température de 1 5o .
&)umis par M. Faraday à une température très basse, et k une près-* ^ob de près de 85 atmosphères, le deutoxide d'azote ne s*est pas Uquéité.
Sa déùsitéèst de 1,059.
Où ittè connaît ni son odeuif, ii sa saveur ; en effet, lorsqu'on veut le
119 i^irroxiDB o-Azon.
sentir ou le goûter, il agit hiimédlatement sur l'air ffo le tnmafoniie en acide hypo-azotique.
Le deutoxide d'azote exposé à Tair devient rutilmt^ c*est-à^ire jaun^ orangé, absorbe, la moitié de son volume d'oxigène, et se transforme en acide hypo-azotique; cette propriété permet de distinguer sur-le-champ le<leutoxiâe d'azote de tous les autres gaz.
Eu présence de la potasse, le bi-oxide d'azote n'absorbe que le quart de SUD volume d'oxigène et forme de l'azotite de potasse.
Le deutoxide d'azote se transformant à l'air ^9 acide hypo-azotiqué, qui est corrosif, exerce une action très vive sur réeonomîé animale. 11 est impropre à la respiration et à la combustion ; cependant quelques corps tr^ avides d'oxigène, comme le phosphore, peuvent brûler dans le deiJÉtoxide d'azote. Un morceau de soufre enflammé que l'on plonge dans un flacon rempli de ce gaz s'y éteint complétaient. Un charbon alkuné s'éteint aussi dans le deutoxide d*azote.
Lorsqu'on iiait passer du deutoxide d'azote sur du charbon chauffé au rettge, il ae forme de l'azote, de l'acide carbonique et de l'oxide de carbone^
Le deutoxkie d'azote est absorbé par les ^Is de fer au minimum et les oolore en brun ; cette propriété est mise à profit dans l'analyse pour séparer le deutoxide d'azote des autres gaz. M. Péiigot s'e^t assuré que la quantité de deutoxide d^azote t4)sorbée est égale à la moitié de Toxigèné eontehu dans le protoxide de fer.
Lorsqu'on fait arriver (ki deutoxide d'azote dans une série de flacons contenant de l'acide azotique, on obtient des liqueurs présentant les diffi^entes tantes (jue^nous avons indiquées en parlant dé la solubilité de l'iKÙde hypo^-azotique dans l'acide azotique. Ce phén^nène s'explicpie faottement , car le deutoxide d'azote est transformé en acide hypo-azotique dans son contact avec l'acide azotique :
AzO»-f 2Az05 = 3AzO*/ ^
tin mélange de 1x voliimeis de bi-oude d*azote et de 2 volumes, d'aoide sulfureux conservé dans l'eau 3e change peu |i peu^n acide sulfurique et en protoxide d'azote. Ce mélange est aJ^sorbé par les alcalis stvec lesquels il forme des nitro-sulfates (Pelouze).
COOUMMIIOM.
Pour déterminer la composition^ du deutoxide d'azote, il suffit de diauffer ce gaz avec un corps avide d'oxigène, connue le §ulfure de barium ou le potassium : l'oxigène est. absorbé et l'on obtient un résidu d'azote dont on détermine facilement le volume. ;
L'expérience démontra qu'un volume de deutoxide d'azote çhauffî avec du potassium , donne en se décomposant un demf^yolunjéd'îoote.
D'un autre côté, si on ajoute à la demi-densité de l'azote 0,4860 la
P&OTOXIDl^ H'AZOn. 137
âfflûi-idei^té de Foxigë^e 0,5523, la acname de ces denx noBobros 1,0398 feprés^lleexaclenieiit la densité du deutoxide d'azote ircmyée par Tel-* périence.
Le deuto»de d'aasote est donc formé de volumes ég^ux d'oxigëne et d'azote unis sans.Qoiidensatioa. Sa formule â^eO^ représente 4 volunœs de cegaz« -
Pr^aratlovu
On prépare le deutoxide d'azote en dissolvant à froid le cuivre dans ie l'aeide asoti^e étendu, marquant l?"" à l'aréomètrede Beamaaé;
4Az05,h6 + SCltt =« 3CilQ^z05 4- AzO» + kHO.
Si Tacide azotique était trop concentré, le deutoxide d'azote serait mêlé d'azote, de protoxide d'azote et de Vapeurs nitreuses.
Le mercure et l'argent traités par l'acide azotique f^iible produisent du deutoxide d'azote très pur*
Pour préparer le deutoxide d'azote^ on introduit de la toun^ure dç cuivre dans un flacon à deux tubulures ; on ajustera l'une de ces tubuk^es ua tube à dégagement, et à l'autre un tube à entonnoir : on remplît aux deux tiers 1^ flacon d'eau (»*diBaiçe^ et l'on y verse quelques grammes aacide azotique au moyen du tube en entonnoir. La réactiw conimence presque aussitôt ; il se dégage des bulles de deutoxide d'azote, qui se changent en acide hypo-azotique dès qu'elles se trouvent en contact avec l'air laissé dans leflacoa; on ne recueille définitivement le gaz que lorsque tout l'air du flacon â été chassé.
On peut obtenir encore le bi-oxide d'asçote en dissolvant trois parties de fer daiis un excès 4'açide cblorhydricpie, et faisant bouillir la dissolutic^ avec une partie d'azotate de potasse :
6Fea + Azp5 + 3IÏC1 «5 aao -f 3(F^2q3j ^ Aio> ( Pelouze). FROTOXJDE d'AZOTB. Aj&O*
Ce gaz a été découvert en 1776 par Priestley.
Propriétés.
Le pFûtoxide d'azote ^t gazeux à la temp^f^re ordinaire, mais il nW pa^ permanmt, ^ le soumettant à la double influence d'^on iîroid très vif et d'une pression considérable , M. Faraday a pu Bon seulement le liquéfier, m&is encore le solidifier. Le protoxide d'azote liquéfié produit en s'évaporant un froid plus considérable que celui qui résulte de l'éva^ pomtton de l'acide carbonique liquide.
Le protoxide d'azote est incolore, inodore, d'une saveur légèrement sueiée. Sadt^sité est de 1 ,5269. ïl est propre à la combustion ; une allumette presque éti^te que l'on plonge dans ce |;az se^ràUlmie, mdis ateo moins d'énergie que dans foxigène.
lis PftOTOXiDft D'AZOTI*
ijè pToMàà» d'haute ^timprûpfe^k la respiraliQn. Intreduil éuis taft ocgsnfit râspiraloires, H.pnkltiit une sorte d'ivrestfe qaà lui aflût doDâer te
nom de gaz hilarimt.
Le fHrotoxide.d'azole soumis à l*acdon de là ehaktir se dé(xm)p09e en isoteal e0 acide hypoHÊiiotique : 4ÂiO^AzOi+3Az-
Un mélange de protoxide d'azote et d'hydrogène détone mfù& TilH fluence de la chaleur ou de rélèctrîcîté, en donnant naissance à de Teau elàdeTaxôte. ' .
On rocoadnAtt que daint cette rèacâon 2 l^luiMft de ^rotokide d'àÈOte absorbent 2 vohunes d'hydrogène, et qu^il re^ 2 vpl^mei d'azote.
AzO + H « HO + 4*.
Deux Ytrfuîïies de protoxide d'azoté contiennent donc 1 volume d'oxigène et deux volumes d'azote.
Le protoiide d'azote entretient la combustion du charbon , du soufre, du phosphore , etè. ; mais ces cômbustiotis sont nàoins énergique^ quiô dans Fôxigène pur.
L'eau dissout la moitié de son voliime de protoxide d'azote ; T^Icool en dissout une fois et demie Isori volume.
8i Ton chauffe xm volume de protoxide d^azote avec Au potassiutù, l'oxigène est absorbé, et il reste un volume d'azote. '
Si^ Ton retranche de la densité du pfotoxide d'azote la densité de Vazote, on trouve pour ifeste trti nombre qui se rapproche beaucoup de U demi-densité de l'oxigène :
' " 1,5269 *= densité da protôxîdè d*azote ; 0,9720 = densité de l'azote.
0,55/i9 =? demi-densité de Toxigène.
Un volume de protoxide d'azote est donc formé d'un volume d'azote et d'un demi d'oxigène. * ^
. La formule du protoîûde d'azote, AzO, qui Tepréstote Téquitatoit du gaz, corre8p<»idi deux volumes. On tit«dB&d<mÂéès{Mré(Mëlli^lâoOâ[i* positidu^n mntièmes du protoxide d'aaote :
Az = 63,6a ^ ^ O =^ 36,36
AzO = 100,00
Le protoxide d'àsote, étant le premier degré de ccmibinaisob de l'aiote et de l'^igàae« .peut servir à fix«ri'éqiHvaleal â« l'âiot» par lu proportion suivante : . ^
COIffiINAlSONS ïtà tSBLmA ÀVIC L'olfIGÈNE. 139
§6,3j5 : 63,64 :: IQO : x.
Cet éqniVàleM a ^éjà été déduit précédemment de là oônipoèitiôii de
Tacide antique. ^
,„■'■■ Fr<9u»tloii.
On obtient le j^otoxide d'azote en çoumettant à Faction d'une chîH leur graduée Fazotate d'ammoniaque ; ce sel se dédouble alors de la maaière la plus nette èù protoxide d'arote et en eau :
AzHS,HO,Az6^ = 4HO + 2AzÔ. ^
. L'expériQpce ne fait dans^un« p^ite comae en^ verrô, dftna laqudle oa introduit quelques i^ammes^ d*azotate d'ammoniaque » le f[as est recueilli sur l'eau, ou mieux sur une dissolution saturée de sel marin/ qui en dis^ sont moins que Feau pure.
Si la décomposition était coiiduite trop rapidement^ le protoxide d'aaote serait mêlé d'azote, debi-oxide d'azofe, ou de vapeurs rutilantes, et le (dégagement de f az se ferait avec uue rapidité qui pourrait déterminer une détonation.
MM. Millonet Reisetont reconnu que l'azotate q'ammoniaqiie chauffé avec du platine divise ne se décompose plus en eau et en protoxide d'azote, et qu'il se change entièrement^ vers lôO*», en eau, en acide axQtiqu^ et en azote ;
6(A2&^HO, Azps) = 2Az05 f 8Àz + SOIJO.
L'azotate d'ammoniaque, chauffé avec un grand excè$ d'acide sulfurique concentré, peut se décomposer comme par la chaleur en eau et en protoxide d'azote. Toutefois cette réaction ne fournit Jamais un gaz pur (Pelouze).