AFFINAGE DE LA FONTE. S
AAMce à te IMnUll€ par le procMé ••gteln.
L'emploi du coke dans les hauts-fourneaux a dû faire penser à tirer parti de ce combustible ou même de la houille, dans Taffinsge de la fonte. Mais cette opération ne pouvait se faire dans les fours ordinaires d'affinage, parce que le métal en contact avec du coke, se sulfure rapidement» et devient cassant.
On a remplacé alors les fours d'affinage» par des fours dans lesquels la fonte est chaufiEte par la flamme seule du combustible.
Dans ce procédé, l'affinage comprend trois opérations. La première se fait dans des fineries^ qui ressemblent beaucoup aux fours d'affinage : la seconde dans un four à réverbère qui porte le nom de four àpuddiér^ la troisième dans un autre four à reverb^e que l'on nomme four à ré' chauffer.
Les fineries se composent d'un creuset revêtu intérieurement de plaques de fonte recouvertes d'argile, et portant un trou par lequel on fait couler les scories et la fonte (pi. 27, fig. 3 et /i).
Le creuset est surmonté d'une cheminée. Deux tuykes placées en face l'une de l'autre , amènent le vent à la surface du bain.
On introduit du coke dans le creuset sur lequel on pose 1,000 à 1,200 kil. de foute, et l'on porte le creuset aune température assez élevée pour que la fonte devienne très liquide.
Au bout de deux heures, on la coule diems une fosse , et on la refroidit avec de l'eau pour qu'elle devienne cassante. On obtient ainsi le fine métal.
Dans cette première opération , la fonte s'est débarrassée en grande partie de son soufre et de son phosph(»re, et même d'une partie du carbone , du manganèse et du silicium qu'elle contenait.
Pour décarburer complètement la fonte, on la chauffe ensuite daqs le four kpuddler en la brassant continuellement avec des scories riches en fer et des battitures ; cette opération a pour but de faire réagir l'oxide de fer sur la fonte afin debrûlercomplétement son carbone (pi. 27, fig.let2).
La sole du four à puddler est légèrement inclinée ; elle est faite en briques très réfractaires; on la recouvre ordinairement de scories et de sable piles*
A mesure que l'opération avance , on voit la fonte prendre une consistance de plus en plus pâteuse; elle dégage de l'oxide de carbone; lorsque la décarburation est opérée, on porte le fourneau au blanc soudant ; on forme avec le fer une balle ou loupe que l'on porte d'abord sous le marteau à cingler (pi. 28, fig. 2) et ensuite sous les cylindrée dégrossis^ seurs (pi. 28, fig. 1).
Les cylindres sont cannelés et présentent des rainures dont la section aiminue successivement.
On introduit le fer cinq ou six fois entre les cannelures, en suivant
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leur ordre de décroissement ; on réduit ainsi le fer en barres ordinairement plates.
Dans cette opération, la pression est si grande qoe les scories jiiiHssent avea, force, et que le fer se laisse comprimer en qiielque sorte comme une éportge.
Pour terminer Tépuration du fer, on le coupe lorsqu'il est eocote rouge ; on en forme des paquets que l'on porte au blanc soudant dans te four à réehmffer (pt 26, fig. S et 4) , et que Ton soumet de nouveau à Faction des cylindre , dont les cannelures vont en diminuant progressivement , ^t varient de forme suivant celle des échantillons que Ton veut obtenir. ' Cette opération porte le nom de corroyage ; on fait souvent subir au for jpuddlé tme second et même quelquefois un troisième corroyage.