BRONZE
Ces alliages ressemblent d'autant plus à Tor qu'ils contiennent moins de zinc. Le tombac ou cuivre blanc se compose de 97 de cuivre, 2 de zinc et 1 d'arsenic ; il sert pour fabriquer les instruments de physique , les boutons , etc.
laiton des iUUu€$ â§$ frèra Keller.
Cuivre. 91»22
Zinc ...... 5,57
Etain ...... 1,78
Viomb. • • • . . 1^3
BRONZB.
Le bronze ou airain est presque toujours un alliage de cuivre et d'étain. Mais souvent on y introduit une petite quantité de fer, de zinc et de plomb , et l'on obtient ainai des alliages qui se ccmfondent avec le laiton ordinaire.
Le bronze était employé par les anciens pour la confection des instruments aratoires, des armes , etc. , avant qu'ils ne connussent le fer et l'acier.
Cet alliage sert aujourd'hui pour faire des canons, des cloches, des statues, des objets moulés, des timbres d'horlogerie, des miroirs de télescopes , etc.
Le bronze est plus dur et plus fusible que le cuivre. Il s'oxide moins facilement à l'air que ce métal. Sa densité est plus grande que la densité moyenne des métaux dont il est formé : elle est comprise entre les nombres 8,76 et 8,87.
Lorsqu'on maintient le bronze fondu au contact de l'air, l'étaîn s'oxide beaucoup plus rapidement que le cuivre , et ce dernier /nétal finit par rester pur. On peut encore séparer le cuivre du bronze , en le mêlant à une certaine quantité du même alliage préalablement oxidé.
Les alliages de cuivre et d'étain ont une grande tendance à se décomposer par liquation. Ils se séparent même pendant la fusion en deux autres alliages : l'un avec excès d'étain qui surnage et qui est très fusible ; l'autre plus lourd et qui est très riche en cuivre. La liquation qui a lieii pendant je refroidissement des alliages de cuivre et d'étain , prouve qu'il est impossible d'obtenir de grandes pièces de bronze homogènes. Cet inconvénient est très grave dans la fonte des canons de bronze ; car la pièce étant formée d'alliages de fusibilités différentes , après une certain nombre de coups, il s'y établit des loijements ou siffleCs qui nuisent à la solidité de la pièce et à la justesse du tir.
M. d'Arcet a reconnu que le bronze présentait la propriété curieuse d'acquérir par la trempe assez de malléabilité pour pouvoir être travaillé