CAHACTÈRES DES DISSOLUTIONS D'OR
Les différents réactifs forment les précipités suivants dans let ditfolii* tiens d'or, et particulièrement dans le perchlorure d'or, qui est la dissolution la plus employée.
PgOTOCHLOftlJUt DOi. 675
Potasse. — Il ne se forme pas de précipité quand la potasse est en grand excès.
Ammoniaque. — Précipité jaune d'or fulminant.
Carbùnatê dépotasse. — Pas de précipité.
Carbonate d'ammoniaque. — Précipité jaune d'or ftilminant, accompagné d'un dégagement d'acide carbonique.
Acide oxalique. — Coloration noire ; lorsqu'on opère à chaud la réduction du sel d'or est instantanée ; il se dégage de l'acide carbonique.
Cyanoferrure de potassium. — Coloration d'un vert émeraude.
Azotate de protoxide de mercure. — Précipité noir.
Sulfate de protoxide de fer. — D'abord coloration lorsque les dissolutions de chlorure d'or sont très étendues, et ensuite précipité d'or qui prend de l'éclat par la pression.
Protochlorure d'étain. — Précipité brun , de teinte variable.
Protochlorure d'antimoine. — Précipité jaune, brillant, d'or métallique.
lodure de potassium. — Coloration noire, et ensuite jH^ipité jauneverdàtre d'iodure d'or.
Imnin. — Précipité noir d'or métallique, devenant jaune par la chaleur.
Sulfhydrate d'ammoniaque. — Précipité noir soluble dans un excès de réactif.
Acide sulfhydrique. — Précipité noir se formant même dans les dissolutions très acides.
Acides hypophosphoreux , phosphoreux et acide sulfureux. — Réduction du sel d'or; la liqueur devient bleue lorsqu'elle ne contient qu'une faible proportion d'or, et laisse précipiter l'or quand on la porte à l'ébullitlon.
Zinc. — Précipité brun d'or métallique.
Les sels d'or sont réduits par un grand nombre de corps organiques , surtout en présence d'un excès de potasse.
Ils tachent la peau en rose. Leur réaction est toujours acide ; ils se décomposent tous sous l'influence d'une chaleur rouge, et laissent de l'or métallique.
PROTOCHLORURE D'oR. Au^Cl.
Le protochlorure d'or est d'un jaune pâle; insoluble dans l'eau. Il est ti^ peu permanent; une faible chaleur le décompose en or métalliqut et en perehlorure.
La lumière lui fait éprouver la. même décomposition. Les alcalis eo précipitent du protoxide d'or.
On prépare le protochlorure d'or en soumettant à une température 4le 200** environ le perchlorure d'or qui dans ce cas dégage du chlore et se transforme en protochlorure.
675 MRCHLORURB D'OE.
PBRGHLORURE d'OR. Au^GP.
Le perchlonire d'or est d'un rouge brun , déliquescent, difficUement cristaUisable ; il est très soluble dans l'eau et dans l'alcool , sa dissolution est d'un jaune très foncé.
Il se décompose sous l'influence de la lumière en chlore et en protochlorure : la chaleur le dédouble en chlore et en protochlorure , ou m chlore et or métallique , lorsque la température est élevée.
Quand on agite sa dissolution avec de l'éther , il se forme deux couches bien tranchées : l'une, supérieure, fortement colorée en jaune, est de l'éther tenant en dissolution le sel d'or , tandis que celle qui est en des* sous est incolore et ne contient que de l'eau chargée d'acide chlorhydrique.
La dissolution du chlorure d'or dans l'éther était autrefois enq>loyée en médecine ; on lui donnait le nom d*orpatable et elle servait quelque* fois à dorer l'acier. Cette liqueur se décompose spontanément et laisse déposer à la longue de l'or métallique.
Les acides acétique, citrique, tartrique, ne réduisent pas le chlorure d'or; l'acide oxalique opère au contraire sa réduction; les oxalates alcalins le réduisent aussi facilement. Cette propriété a été mise à profit dans l'analyse pour séparer l'or de quelques métaux.
Le chlorure d'or se combine à l'acide chlorhydrique pour former un chlorhydrate de chlorure d'or. Ce corps est très soluble dans l'eau , il cristallise en prismes allongés d'un jaune d'or, et se décompose par la chaleur, selon la température à laquelle il a été soumis , en laissant pour résidu du percUorure, du protochlorure d'or, ou de l'or métalUque.
La potasse et la soude caustiques décomposent le chlorure d'or, et le transforment en auraie de potasse et en chlorure de potassium. Les acides, et principalement l'acide acétique, précipitent l'acide aurique de cette dissolution.
Les carbonates alcalins réagissent conune les alcalis sur le chlorure d'or.
L'ammoniaque produit dans sa dissolution un précipité jaune d'or fulminant.
Le perchlonire d'or traité par l'azotate d'argent forme du chlorure d'argent et de l'acide aurique qui se précipitent; la liqueur contient de l'acide azotique libre. Cette expérience démontre que l'acide aurique n'a pas d'affinité pour les acides , et qu'on doit le considérer comme un acide métallique, puisqu'il reste à l'état de liberté dans une liqueur qui contient de l'acide azotique.
L'or est précipité de sa dissolution dans l'eau régale avec des couleurs différentes par un grand nombre de corps , tels que l'hydrogène » l'oxide
lODURBS DUR. 677
(le carboue , le clmii)on , ie pbospbore , le deutoiide d'azote , presque toutes les substances végétales et animales, la plupart des métaux, les acides sulfureux , pbospboreux, les sulfites, les phospbites, les sds de protoxide de mercure , et les sels de protoxide de fer.
Le chlorure d'or est précipité en noir par Tacide sulfhydrique et les sulfbydrates solubles.
L'bydrogène pbospbore communique d'abord au cblorure d'or une teinte pourpre , précipite ensuite For à l'état métallique, et forme du pbosphure d'or lorsqu'il est employé en excès.
Le cblorure d'or jouit de la propriété de se combiner avec la plupart des cblorures alcalins , terreux et métalliques pour former des cblorosels. Ces sels doubles, dans lesquels le percblorure d'or remplit le rôle d'acide , et l'autre chlorure le rôle de base, cristallisent en général avec facilité et sont beaucoup plus stables que le percblorure d'or.
Le chlorure d'or et de potassium (chloro-aurate de potassium) a pour formule KCl,Au^P,5H0 ; il cristallise en prismes quadrangulaires allongés , ou en tables hexagonales d'une couleur jaune. Il s'effleurit à l'air et se transforme par une douce chaleur en une combinaison de cblorure de potassium et de protocblorure d'or ; pendant cette décomposition il se dégage du chlore.
Le chlorure d'or et de sodium (cbloro-aurate de sodium) a pour formule Naa,Au%l3,&H0; il est jaune et cristallise en prismes quadrangulaires allongés, inaltérables à l'air; ce sel double est employé dans le traitement des maladies vénériennes.
On connaît encore des chloro-aurates de barium, de calcium, de magnésium, de manganèse,. de cobalt, de nickel, de zinc, de cad* mium, etc.
Ou prépare le cblorure d'or en attaquant l'or par l'eau régale, et en évaporant la liqueur de manière à chasser l'excès d'acide sans décompo-r ser le chlorure.
PBRBROMURB P'OR.
Leperbrœnure d'or eorrespond au percblorure; sa formule est Au*Br». 11 est d'un gris noirâtre; il se dissout dans l'eau et cristallise assez facilement. *
lODURES d'or.
D'après M. Fordos, il existe deux iodures d'or : un proto-iodure, Au4, et un periodure, Au43. Le proto4odure seul a été isolé ; ce corps avait été obtenu unpur par Pelletier; il a été étudié avec soin par M. Fordos.
Le proto-iodure d'or n'est pas cristallisable ; on le connaît sous forme
678 PBRCYANORB D'oR.
d'une poudre d'un jaune citrou. Ghauié à 120*', il se décompose sans se volaiiluer; il est insoluble dans Teau , l'alcool ctréther; mais ces deux derniers liquides le déemnposent. Traité par les iodures solubles , il se transforme en periodure qui reste dans la liqueur ; et les 2/3 de l'or se séparent.
Pour préparer le proto-iodure d'or, on précipite le chlorure d'or par riodure de potassium. Il est important de ne pas employer un excès d'iodure alcalia, qui le décomposerait ; on lave avec de l'eau distillée le précipité qui est formé d'iode et d'iodurd d'or ; on le jette sur un filtre, et l'on étale le filtre dans Une étuve légèrement chauffôe ; l'iode se dégage et l'iodure d'or reste à l'état de pureté.
CYANUKES d'or.
Le cyanogène forme avec l'or deux composés correspondant par leur composition au protochlorure et au perchlorure d'or. Ces cyanures ont une grande tendance à se combhier avec d'autres cyanures, et particulièrement avec les cyanures des métaux alcalins et terreux, ainsi qu'avec le cyanhydrate d'ammoniaque.
PROTOCYANURE d'oR. Au'Cy.
Lorsqu'on dissout à chaud dans le cyailure de potassium l'or fulminant préparé en précipitant le perchlorure d'or par l'ammoniaque, il se dépose par le refroidissement de longs cristaux prismatiques qui ont pour formule : (KCy),(Au*Cy). Ces cristaux mêlés à l'acide chlorhydrique s'y dissolvent, et la liqueur, évaporée à siccité au bain-marie, dég^ede l'acide cyanhydrique; le résidu, repris par l'eau, laisse une poudre jaune insoluble, qui est le protocyanure d'or (Au*Cy). Ce cyanure doit ètt^ iaté et desséché à l'abri de la lumière. Il est insipide ; on le connaît à l'état amorphe ou en petites lames jaunes hexagonales ; sous l'influence de la chaleur, il se décompose en cyanogène et en un résidu d'or métallique.
Le protocyanure d'or n'est pas altéré par les acides les plus puissants : les alcfdis l'attaquent difficilement , et le dédoublent en or et enprotocyanures doubles , ayant pour bases l'or et les métaux alcalins.
pbrcvanure i>'or. Au*Cy*,6H0.
On obiiint If peroyanure d*or en traitant par l'acide chlorhydriqu* uu léger eicèè de percyanure double d'or et d'argent. La dissolutim étapofée dans le vide est reprise par l'eau et filtrée ; on la concentre à une douce température , et elle laisse déposer le percyanure d or en cristaux Incolore;».
HTPOSULriTE d'or BT DI SOUDE. 679
On prépare encore le percyanure d'or en décomposant par l'acide hydrofluosilicique le cyanure double d'or et de potassium : (Au^y^),(KCy).
Pour produire ce dernier composé , on verse peu à peu 10 parties de perchlorure d'or, aussi neutre que possible, dans une dissolution aqueuse concentrée et chaude de 13 p. de cyanure de potassium. Les liqueurs se décolorent aussitôt , et laissent déposer en se refroidissant de grandes tables incolores que l'on purifie par une seconde cristallisation. Ces cristaux ont pour formule : (AuH^y3),(KCy). Ils sont efflorescents et très.solubles dans l'eau. A une température modérée, ils laissent dégager du cyanogène, et donnent une combinaison de cyanure de potassium et de protocyanure d'or : (KCy),(AuKly).
Le percyanure d'or s'unit au cyanure d'argent et au cyanhydrate d'ammoniaque. Ce dernier composé, (AzH3,HCy),(Au%y'),2H0, ressemble beaucoup au sel de potasse correspondant.
SULFURES d'or. Au^S — Au^S^.
Ces sulfures correspondent parleur composition au protoxide d or et à l'acide aurique.
Le protosulfure Au^S peut être obtenu en faisant arriver de l'hydrogène sulfuré dans une dissolution bouillante de perchlorure d'or. Il se produit de l'acide sulfurique, de l'acide chlorhydrique, de l'eau, et du protosulfure d'or qui se précipite en poudre d'un brun foncé.
On prépare le persulfure en faisant pass^ l'hydrogène sulfuré dau« une dissolution étendue et froide de perchlorure d'or.
Le persulfure d'or est un véritable sulfacide, 11 se combine facilement avec un grand nombre d'autres sulfures. II se dissout dans les sulfures alcalins, et chasse l'acide sulfhydrique des sulfbydrates de sulfure.
HYPOStLFlTE D'OR ET DE SOUDE.
Le protoxideM'or forme avec l'acide hyposulfureux et l'hyposulfite de soude, un sel double, dont la découverte est due à MM. Gélis et Fordos.
Ce sel a pour formule : (AuîO,Sï02),(NaO,SH>)3,/iHO.
On le prépare en mêlant des dissolutions peu étendues de chlorure d'or et d'hyposulfite de soude , et en précipitant la liqueur par l'alcool.
Ce sel est purifié par des dissolutions dans l'eau et des précipitations successives par l'alcool.
Lorsqu'il est pur, il est blanc et cristallise en aiguilles fines. L'alcool n'en dissout qu'une faible proportion ; il est , au contraire , excessivement soluble dans l'eau ; sa saveur est sucrée.
Il est décomposé par la chaleur, et laisse pour résidu de l'or métallique ot du sulfate de soude.
680 ALLIAGES DUR ET DE CUlVftE.
Lorsqu'on le traite par l'acide azotique , il est également déccmposc : la réaction est très vive , et il se dépose de l'or.
L'hydrogène sulfuré et les sulfures forment dans sa dissolution un précipité noirâtre.
Il absorbe l'iode comme les hyposulfites ordinaires.
Le sulfate de fer, le chlorure d'étain et l'acide oxalique ne peuvent indiquer dans ce sel la présence de l'or. Non seulement les propriétés de ce métal sont masquées , mais quelques uns des caractères de l'acide hyposulfureux se trouvent également dissimulés. Ainsi , l'acide chlœrhydrique , l'acide sulfurique et les acides végétaux , peuvent être ajoutés à sa dissolution sans déterminer de dépôt de soufre et de dégagem^t d'acide sulfureux. Lorsqu'on traite sa dissolution par le chlorure de barium, il se forme un précipité gélatineux correspondant au sel de soude, et dans lequel Téquivalent d'oxide d'or a été conservé, tandis que les 3 équivalents de soude se trouvent remplacés par des quantités équivalentes de barite.
En traitant ce sel de barite par l'acide sulfurique , on élimine toute la barite , et l'on obtient Thyposulfite d'or hydraté qui est incristallisable , très acide et peu altérable à la température ordinaire.
Les dissolutions des métaux des dernières sections décomposait l'hyposulfite d'or et de soude. Le chlorure d'or employé en excès transforme tout le soufre en acide sulfurique, et il se précipite de l'or métallique.
La dissolution de ce sel sert maintenant pour fixer les images daguerriennes; on fait dissoudre 1 gramme de sel de MM. Fordos et Gélis dans 1000 grammes ou 1 litre d'eau distillée. C'est M. Fizeauqui a proposé le premier d'employer le mélange de chlorure d'or et d'hyposulfite de soude pour fixer les images daguerriennes.
Les sulfites alcalins forment en réagissant sur l'aurate de potasse , un cœps cristallin qui parait avoir une certaine analogie avec le sel de MM. Fordos et Gélis ; dans ce composé, les propriétés génériques des sulfites et des sels d'or se trouvent complètement masquées (Frmy).
ALLIAGES d'or.
L'or se combine à presque tous les métaux.
Il s'unit directement avec le manganèse, le fer, le zinc, le cobalt , le nickel, l'étain, l'antimoine, le bismuth, etc.
ALLIAGES d'or ET DB CUIVRE.
L'or s'allie en toutes proportions avec le cuivre. Le cuivre rehausse la couleur de l'or, augmente sa dureté, le rend plus fusible, mais diminue sa malléabilité et sa ductilité.
ALLIAGES D*OR ET DE CUIVRE. 68i
La pesanteur spécifique des alliages d'or et de cuivre est moindre que celles des métaux qui les composent.
La prés^ce d'une quantité infiniment petite de plomb dans les alliages de cuivre et d'or, et principalement dans les alliaj^ mcmétaires, les raid très cassants.
Les alliages de cuiyre et d'or étant beaucoup plus fusibles que l'or, et leur fusibilité augmentant avec la proportion du cuivre , sont employés pour souder l'or.
La soudure connue sous le nom d'or rouge est formée de 5 parties d'or et d'une partie de cuivre. Quelquefois on ajoute une certaine quantité d'argot aux alliages de cuivre et d'or destinés à la soudure. L'or à 750 millièmes est soudé en gén^l avec un alliage composé de & p. d'or^ 1 p« de cuivre et 1 p. d'argent.
L'or étant un métal peu dur ne peut être employé à l'^t de pureté pour fabriquer les monnaies , les n^dailles ou les bijoux. Des monnaies en or pur se déformeraient rapidement , et leur empreinte serait peu durable. On durcit l'or en y ajoutant du cuivre.
Les monnaies d'or, en France , sont au titre de 900 millièmes. La loi accorde une tolérance de 2 millièmes, soit au-dessus, soit au-dessous de ce titre moyen. Ainsi, les monnaies comprises entre 898 et 902 millièmes, ont un titre légal.
Les médailles sont plus riches en or que les monnaies ; elles contiennent 916 millièmes d'or ; la tolérance est de 2 millièmes au-dessous et de 2 millièmes au-dessus de ce titre.
Les alliages des bijoux d'or sont à des titres également déterminés par une loi.
Ces titres sont au nombre de trois. Le titre le plus employé est celui de 750 millièmes; la tolérance est de 3 millièmes au-dessous : ainsi, un bijou à 7&7 millièmes est encore au titre légal. La tolérance est sans limites pour un titre qui serait supérieur à 750 millièmes.
Les deux autres titres pour les bijoux d'or sont ceux de 8&0 et de 920 millièmes; mais ces alliages sont peu employés.
Les alliages d'or et de cuivre se ternissent d'autant plus vite à l'air que leur titre est plus bas. On peut les rendre brillants en les passant dans de l'ammoniaque caustique, et en les lavant ensuite à grande eau.
Pour donner de l'éclat aux alliages d'or, on les soumet à une opération qu'on appelle mise en couleur. Cette opération consiste à déposer à la surface de l'alliage une couche mince de cuivre métallique, ou à dis-* soudre une partie du cuivre et de l'argent contenus dans l'alliage , afin de laisser de l'or presque pur à la surface.
Oi2 ALLIAGK8 D OR . DAi^KNT BT Dg PLATINE.
AMALGAME d'OR«
L'orse oombine très facilement au mercure, mémek fa température ordinaire. Il suffit d'eiposer une lame d'or k la plus faible émanation mer-« curielle pour la blanchir. Cette propriété sert même quelquefois à recon* naître des traces de mercure. Une pièce d'or frottée avec du mercui*e deyient très fragile et peut se briser facilement entre les doigts.
Le mercure dissout une grande quantité d'or sans cesser d'être liquide. L'amalgame est d'un blanc d'argent ; lorsqu'il est saturé d'or, il devient légteement jaunâtre, et prend alors la consistance de la cire.
L'amalgame liquide étant passé dans une peau de chamois^ laisse filtrer du mercure contenant une très faible proportion d'or ; il mie dans la peau un amalgame blanc, de consistance pâteuse, formé d'enriron 3 p. d'or et de 1 p. de mercure.
L'or en écailles^ nommé soutent /Mnidr^ ifV, et qu'on emploie dans la peinture, s'obtient en alliant 1 p. d'or à 8 p. de mercure, et en séparant ensuite ce dernier métal par la distillation*
Tous les amalgames d'or laissent un résidu d'or pur lonqu'(Hi les chauffe an rouge vif.
ALLIAGBS d'or ET D'ARGENT.
L'or et l'argent peuvent s'unir en toutes proportions. Les alliages d'or et d'argent abandonnés à un i^efroidissement très lent , éprouvent une sorte de liquation.
La densité de ces alliages est à peu près la même que la moyenne des densités des métaux qui les constituent.
Les alliages d'or et d'argent sont plus fusibles que l'or. Un alliage qui contient 25 p. 100 d'or fond à 1120- .
Ils sont plus durs et plus élastiques que l'or et l'argent.
Ces alliages sont très employés par les orfèvres, et portent le nom d'or jaune y à! or pâle ^ d'or vert^d'électrum.
L'or vert, qui est l'alliage le plus employé, est formé d'environ 70 parties d'or et 30 p. d'argent.
Uélectrum se compose de U parties d'or et de 1 partie d'argent.
Le vermeil est de l'argent doré.
Il existe des alliages naturels d'or et d'argent qui présentent les compositions les plus diverses.
Ces composés ont été surtout analysés par HM. Boussingault etG. Rose.
ALLUGES d'or, d' ARGENT ET DE PLATINE.
Ces trois métaux peuvent se combiner en toutes proportions.
On reconnaît facilement la présence du platine dans ces alliages en
ANALYSE DUS ALLiAGBS DOH. 68^
les faisant bouillir avec deTacide azotique qui, à la faveur de Targent, disaout le platine eu se colorant en jaune. Une très faible proportion de platine suffit pour blanchir Tor.