‹ Traité de chimie, générale, analytique, industrielle et agricoleChapitre 269 sur 322 · ANALTSI DIS ALLIAGES D*OR PAR LA GOUPBLLATION · texte numérisé non relu

ANALTSI DIS ALLIAGES D*OR PAR LA GOUPBLLATION

très métaaxqui raccompagnent, placés dans les niémes circonstances, s*oxident au contraire avec facilité.

Noas supposerons d'abord qu'il s'agisse d'analyser un alliage binaire d'or et de cuivre.

Il est assez difficile d'analyser exactement les alliages d'or et de cuivre en les passant à la coupelle ïtvec du plbmb, et en déterminant le poids du bouton de retour ; ce bouton retient toujours du cuivre et même du plomb ; et de plus, si l'alliage contenait de l'argent, ce métal reste uni à l'or. Cependant, dans des essais qui ne nécessitent pas un très haut degré de précision, la coupellation suffit pour l'analyse des alliages d'or et de cuivre : on peut môme dire qu'elle fournit quelquefois des résultats plus précis que la coupellation de l'argent, parce que l'or est moins volatil que ce dernier métal, et pénètre plus difficilement dans la coupelle.

Des expériences faites sur des monnaies, des médailles d'or, et sur des alliages d'or et de cuivre, qu'on a coupelles avec du plomb, aune température d'un rouge vif^ ont indiqué quelquefois très exactement le titre de l'or, mais elles ont aussi donné des surcharges ou des pertes de 1, 2 et 3 millièmes. La principale difficulté que présente la coupellation directe d'un alliage d'or Bt de cuivre paraît consister surtout dans l'absorption de l'or par la coupelle, lorsque la température est très élevée, et dans l'impossibilité de séparer complètement le cuivre et le plomb, lorsqu'au contraire la température est trop basse.

Pour analyser exactement un alliage d'or et de cuivre , on le coupelle à une température modérée avec une certaine quantité d'argent, et l'on traite le bouton par un excès d'acide azotique qui dissout les métaux étrangers et laisse l'or à l'état de pureté. Cette opération porte le nom de départ.

Pour que l'analyse donne des résultats exacts, on doit observer un cer* tain rapport entre les proportions de l'or et celles de l'argent qu'on ajoute «^ l'alliage.

Si on en4>loyait une trop faible quantité d'argent , l'or empêcherait l'acide azotique de dissoudre entièrement le cuivre et l'argent. Si l'argent était en grand excès, l'or, après l'action de l'acide azotique, serait très divisé, et par conséquent plus difficile à ras8end)Ier et à lava*.

Une longue expérience ^ montré que l'opération du dépfurt, c'est-à-dire la séparation de l'argent au moyen de l'acide azotique, s'exécutait d'une manière complète lorsque , dans le bouton, l'or était à l'argent dans le rapport del partie d'or contre 3 parties, d'argent; aussi donne-t-on le nom d*inquartatt(m à l'opération qui a pour but d'ajouter à l'alliage une quantité d'argent telle, que l'or soit à l'argent dans le rapport de 1:3*

Quant au plomb nécessaire pour passer l'alliage h la coupelle, sa proportion doit augmenter avec celle du cuivre.

6M ANALYSI M» ALUÀGI8 D'Ot PAR LA COUPBLLATION.

Voici le meilleur dosage éubli expérimentalement au laboratoire de la Monnaie de Paris.

Titres de l'or allié Qoantilët de plomb nécessaires pour enlever

au cuivre. le cuivre par la oowftUatioii*

1000 milUëmes, i piirtie.

900 , , , iO ^

600 Hli

Ainsi une monnaie dont le titre moyen est de ^^ exige, pour être passée k la coupelle, 10 fois son poids de plomb. En opérant sur 08«*,500, comme on le fait ordinairement, il faudra coupeller l'alliage avec 1«',550 d'argent et 5 gr. de plomb.

La coupellation de l'or n'exige pas les mêmes soins minutieux que la (îoupellation de l'argent, parce que le rocJtaye est moina à craindre, et surtout parce que l'or n'est pas volatil, et que la coupelle l'absorbe difficilement.

Cependant, l'alliage ne doit être laissé dans la moufle que le temps nécessaire à sa coupellation. Si l'or était abandonné pendant quelques minutes dans la coupelle à une température d'un rouge vif, et au milieu du courant d'air qui s'établit toujours dans la moufle, il pourrait éprouver une perte de 2 à 3 millièmes de son poids.

Avant de procéder à l'analyse exacte d'un alliage d'or, il faut connaître approximativement son titre, afin de l'inquarter; on Vcpproxime au moyen de la pierre de touche, ou en passant à la coupelle 0*^,100 d'alliage avec 0,300 d'argent et 1 gi\ de plomb. Le bouton aplati et mis en ébuUition pendant quelques minutes avec 5 à 6 gr. d'acide azotique, donne un résidu d'or dont le poids indique le titre approximatif de l'alliage.

On pèse ensuite avec exactitude 0«',500 d'alliage, on l'introduit dans un petit morceau de papier avec la quantité voulue d'argent.

On pèse également le plomb nécessaire à la coupellation , et on le porte dans une coupelle bien rouge; lorsque le plomb esidéeouvert, c'està-dire que sa surface est nette et brillante, on y ajoute l'alliage ainsi que l'argent. Les phénomènes indiqués dans la coupellation de l'argent se représentent avec quelques légères différences dans celle de l'or.

Lorsque le bouton s'est fixé, on l'enlève, on l'aplatit sur un tas d'acier, on le recuit, ou le lamine, et on le recuit une seconde fois. La lame mince ainsi obtenue, roulée sur elle-même en spirale, constitue le cornet qu'il faut soumettre au départ, c'est-à-dire à l'action de l'aride azotique.

Page 1