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722 ALUAGES DE PLATINE.
8ELS DE PLATINE FORMÉS PAR LA COMBINAISON DU PROTOXIDE ET DU Bl-OXIDE DE PLATINE AVEC LES OXACIDES.
Le protoxide de platine forme des sels incristallisables avec les acides azotique et sulfurique.
L*azolate de bi-oxide de platine est incristallisable, (fun brun foncé. On lé produit par Funion directe du bi-oxide de platine avec Tacide azotique, ou en décomposant le sulfate de platine par Fazotate de barite. La dissolution étendue de ce sel est d'un jaune pur.
L'azotate de bi-oxide de platine prend encore naissance quand on attaque par l'acide azotique des alliages de platine aurifères contenant une grande quantité d'argent. II forme des sels doubles avec les azotates de potasse et de soude.
On obtient le sulfate de bi-oxide de platine en chauffant légèrement Tacide azotique fumant avec le sulfure de platine, et en évaporant fe mélange à siccité pour chasser l'excès d'acide azotique. On peut aussi le préparer en décomposant le bichlorure de platine par l'acide sulfurique. Ce sel est noir, amorphe et très soluble. H se combine avec les sulfates alcanns.
Les oxides de platine s'unissent aussi avec l'acide sulfureux et Facide borique ; ces sels sont peu connus.
ALLIAGES M MATfNË.
Le ptetîneae eamlme avec un grand wxAfe i& roélawx.
On obtient l'alliage de platine el de potMÂmn en ehavfFafH «nsemMe ces deirx métaux ; il est décomposé par Feam, et domw nmsmtee a des IMûUettés Boires que Fon considère en général comnae im bydritfe àe platim:-
Le fer se combine au platine en toute» pn»poilSo«M, et forme des sIFmges qui se laissent apiatir sons k raarteaiw, et peotenC prenàpe m» txmi
Le cuitre elle platine s'unisseiit très faetiement. Ces alliages pewfeiit recevoir un très beau poli, et sont employés fnel^eibis poor fiÈrire ifes HÉroîrs de télescope.
Le plomb s'unit au platine; aussi fie deit-nm jaawîB fondre le ftiomt dans un creuset de platina-
On connaît des alliages de platine avec FéiMir, le zi*ev ^ biMKrtk^ FaetiaMine, For, etc.
Le pMne^KHigieax s'unit 9m nefeiire^ maà» ce métià est «me Bstim sur le platine lorgp. v
IXTRACriOtl MI PLATINE. 723
L*aiiitlgoiii6 de platine, traité par i'acide axotique, donne uiie disso<lutioa qui coatieut de Tseotate de biK)xide de platine (H. Lerol).
Le platiim et l'acgent se conQl>inent aussi en toutes proportions; lors- <|ue l*argent se trouve dans cet alliage en quantité suffisante , il rend h plattne complètement soluble dans l'acide azotique.
Une très petite quantité de platine durcit l'argejit.
La présence du platine dans les alliages d'argent empêche qu'on ne puisse en déterminer le titre exact par la coupellation. Le platine produit une surcharge considérable dans les bontons d'essai. Cette surciiarge, qui peut être dtt iO à 12 millièmes dans les alliages d'argent contenant un cinquième de platine , augoiente encore avec la proportion de plattne*
Ces alliages sont sujets à lu liquation.
EXTRACTION DU l'LATINE ET SÉPAKATION DEÔ UÊTAUX QU! L^ACCOMPAGNÊÎST. .
Le f^nemi de platine se IfMve dans les dépAts sableux qui contieiinent de l'or et du diamant.
Les principales mine» exploitées sont celles du Choco h la Nouvelle- Ciienade, du Brésil, et des monts Ourals.
Le minerai de platine est ^sentiellement formé de platine, d'iridium, d'osmium, de palladium, de fer, de cuivre et d'osmiure d'iridium.
11 contient en outre du fer chiwné, du fer Utané, de petites paillettes d'or allié à l'argent, de petites hyacinthes, un peu de niercure et du saWt>.
Nous donnnerons, d'après M. Beraéiius, les analyses de quelques minenats de platine.
Platine. . . ,
Iridium • . .
Riiodiuin. . •
Oamium* • •
Palladium . .
Fer
Caivra. % . .
Osnàait d'iridium et matières étran gères
MOBIII-TAGILBI ,
•cmth
en Sibérie.
BiMSQDàT,
Non
en
magnétique.
lliguétique.
Sibérie.
bM
l,'iO
imiQUI DU SUD.
Lorsque le minerai de platine a été débarrassé mécaniquement de la
12U UTRACTIOM DO PLlTlHK.
plus grande partie des matières étrangères avec lcs(|uelle6 il était mêlé, on le soumet à plusieurs reprises à l'action d'un mélange d'acide chlorhydrique en excès et d'acide azotique qui opère la dissolution du platine. On étend cette eau régale d'une petite quantité d'eau , afin qu'elle dissolve le moins possible d'iridium qui rend le platine cassant. L'action de l'eau régale sur le minerai de platine doit être continuée jusqu'à ce que les liqueurs cessent de se colorer en jaune ; elle donne lieu à un dégagement abondant de vapeur nitreuse et d'acide osmique qui sont entraînés dans une cheminée dont le tirage est très actif.
Le minerai, après avoir été épuisé par l'eau régale, laisse un résida qui contient des paillettes d'osmiure d'iridium, de l'iridium métallique en poudre noire > et quelquefois des hyacinthes, du fer chromé ou titane et du quartz. Une très petite quantité de platine peut aussi échapper à Faction de l'eau régale.
La dissolution de platine, après avoir été éclaircie par le repos, est décantée et évaporée presque à siccité. On la précipite ensuite à fîtHd par une dissolution concBitrée de sel anomoniac. Elle laisse déposer du chloroplatinate d'ammoniaque.
L'eau*mère retient encore un peu de platine en dissolution et des métaux étrangers : on y plonge des lames de fer : il se forme un dépôt métallique riche en platine : ce précipité est lavé et traité par l'eau ré^e faible qui dissout facilement le platine divisé.
Cette nouvelle liqueur, précipitée conune la première par le sel ammoniac, donne un dépôt de chloroplatinate d'ammoniaque qu'cm peut calciner à part, ou mêler au premier précipité.
Le chloroplatinate d'ammoniaque , apr^ avoir été lavé avec de l'eau froide pure ou légërcrarnt alcoolisée, est séché et calciné à la température du rouge sombre ; il laisse le platine sous forme spongieuse.
Pour convertir la mousse de platine en platine malléable, et en faire des lames, des barres, des fils, etc., on la réduit en poussière dans la main , on la mêle avec de l'eau , et on la fait passer à travers un tamis. Les parties qui restent sur le tamis sont pilées dans un mortier de bois.
On doit éviter l'emploi de corps durs qui bruniraient certaines parties du platine, et l'empêcheraient ensuite de prendre de la cohésion.
La boue de platine ainsi préparée est introduite dans un cylindre de laiton de forme légèrement conique, et qui est fermé dans le bas par un bouchon d'acier; on comprime aloi*s lentement la poussière métallique au moyen d'un piston de bois qui est remplacé ensuite par un disque métallique ; l'eau se sépare du platine qui prend de plus en plus de cohésion ; on le comprime ensuite avec une forte presse.
Quand la pression a été poussée aussi loin que possible, on ête le bouchon, 00 enlève la masse de platine qui a acquis beaucoup de d^isîté. On la chaufl'd peu à peu jusqu'au rouge blanc dans un creuset de terre.
PBOTOClLOaUll M fLkXim AMMONIiCU. IK
et on la porte sur une oodume où on la frappe légèrement avec un mai^ teau. On la fait rougir de nouveau et on la foi^e ensuite.
Tous les détails relatifs à la transformation de Téponge de platine en platine malléable ont été donnés par Wollaston ; mais avant cet illustre chimiste, Knight avait reconnu la propriété curieuse que présente le platine spongieux de se forger après avoir été fortement comprimé et calciné, et il avait produit ainsi du platine malléable.
Avant qu'on connût le procédé actuel de fabrication du platine, un orfèvre de Paris , nommé Janetti , était parvenu à retirer ce métal du minerai de platine, et à en faire des instruments pour les usages des arts et les recherches de laboratoires. 11 fondait 5 parties de minerai de platine avec 6 parties d'acide arsénieux et 2 parties de potasse. Il obtenait ainsi un alliage d'arsenic et de platine dont il chassait Tarsenic par le grillage, et qu'il transformait en platine malléable en le forgeant à une température rouge.