PLANCHE V
Fig. 1 . — Préparation de V oxygène par la calcination du peroxyde de manganèse,
A, cornue de grès contenant le peroxyde de manganèse. B, fourneau. G, laboratoire du fourneau. D, réverbère du fourneau. E, tube de sûreté. F, cloche remplie d'eau, dans laquelle vient se rendre Toxygène. G, cuve à eau.
La cornue de grès doit être de la capacité d'un litre environ ; on la remplit k moitié de peroxyde de manganèse réduit en poudre. On adapte ù son col un boiH chon de liège dans lequel on perce un trou qui laisse pénétrer le tube de dégagement E. On introduit dans le tube de sûreté de il en [ une certaine quantité d*çau.
Pour remplir d'eau les éprouvettes destinées ù recevoir Toxygène, il suffît de les plonger dans la cuve ci eau-, et de renverser vers le bas de la cuve leur extrémité fermée ; Fair qu'elles contiennent ae dégage et se trouve remplacé par de l'eau.
L'appareil se trouvant disposé comme le représente la figure 1, on chauffe la cornue de terre avec quelques charbons préalablement allumés, et q\n ne doivent pas toucher d'abord les parois de la cornue; on tes approche ensuite lentement, et Ton Unit par entourer la cornue de charbons incandescents : sans ces précautions, la cornue, chauffée trop brusquement, pourrait se briser.
La cornue doit être portée au ronge vif; 11 faut avoir le soin d'éloigner autant que possible les charbons du col de la cornue, pour éviter que le bouchon ne se trouve à une température qui déterntinerait sa combustion ; car alors le liège brû-
7 ' vaeucàxws de» pijuicas.
lant dan* roxyséoe détenniiierait la foskn da tobe de fcrre, le col de la oonae ferait «bftnié, ei roxfgèoe, ie pnpdiiitaiit en qoaotilé cravidérable dao^ ra||»aiea fermé, ne tarderait pa» à déterminer one violente explcMîoo.
Fig, 2. — Préparatitm du raxygèae au moyen du peroxyde de mamyanhe et de t acide tulfurique.
A, comoe de rerre de la capadté d'où litre, contenant on mâange de 100 grammes d^adde salfnrlqne concentré et de 100 grammes de peraxfde de nianf;anè8e. B, petit foomean. C, tnbe à dégagement communiquant avec le col de la comne an moyen d'im bouchon. D, iéi percé qui porte une ouvertnre centrale, par laquelle le gai pendre à Tépronvette F, et une ouverture latérale qui laisse passer le tobe de dégagemeuL E, terrine remplie d^ean.
La terrine n^élant pas assez profonde pour qn^on poisse renverser réjMt^ovette F, on la remplit Josqn*an bord au moyen d^one carafe; on applique la main sur Pouvertnre, on la porte dans la terrine pleine d*eau, et Ton ôte alors la rn^ûn. L^éproavette reste pleine, en raison de la pression atmosphérique qui s^exerce à la surlace de Teau contenue dans la terrine. On place alors Tépronvette sur la partie plane d*nn tét percé D. Quelques charbons snifisent pour déterminer la réaction de Tadde sulfuriqoe sur le peroxyde de manganèse.
Fig. 3. — Briquet à hydrogène.
A, vase de cristal, contenant- de Tacide sulfurique étendu d^eau, dans la proportion de 100 grammes d'acide et de 1000 grammes d'eau. D, cloche de verre dans laquelle doit se rendre Thydrogène. B, boule de xinc supportée par la tige de laiton V. E, robinet communiquant avec la doche D, laissant dégager, lorsqu'il est ouvert, Thydrogène par le tube capillaire F. G, support mét#lllqi|e contenant la mousse de platine destinée à enflampner le jet d'hydrogène qui se dégage par le tube F lorsque le robinet E est ouvert. {^ support G peut être recouvert par un couvercle métallique H.
Pour mettre Tappareil en activité, on remplit aux deux tiers le vase A d'eau acidulée ; on accroche dans la cloche D la tige de laiton qui supporte la boule de zinc ; on place l'appareil comme le représente là figure 3. Pour laisser dégager l'air contenu dans la cloche D, il suffit d'ouvrir le robinet E, ou mieux de dévisser ie tube capillaire P. En recouvrant le support métallique de son couvercle, l'eau acidulée pénètre alors dans la cloche, réagit sur le zinc, dégage de Tbydrogène qui remplit bientôt la cloche et chasse le liquide acide qui s^y trouvait : la cloche se trouve donc ainsi pleine d'hydrogène, et le zinc est préservé de l'action de l'acide, i^our enflammer l'hydrogène, il suffit de découvrir le support qui contient le platine, et d'ouvrir le robinet E. il se produit aussitôt une flamme qui peut alhmier <ine lampe à alcool placée à côté du tube capillaire.
Fig. U. — Décomposition de la vapeur d'eau par le fer.
AB est un tube de porcelaine contenant des fils de fer, placé sur un fourneau long H ; il communique par son extrémité A avec une petite cornue de verre, dans laquelle on a mis quelques grammes d'eau, et que l'on peut chauffer au moyen du fourneau D; Textrémilé B du tube de porcelaine porte un tube de dégagement E qui s'engage sous ime éprouvette F pUip^ d'eau et placée dans une terrine G, également remplie d'eau.
On iBh^a^d»)Ofd le |m|)o ^^ porcelaine; lorsquil est rouge, on ^. fait passer de Ifl Y^pi^Mr d'eau ^n i^eUant quelques charboqs daps le fourneau D. ai l'ébnlIiUon df Te^u placée dans (^ cornu.e C (était trop rapide, le tube de porcelaine se casserait |pfailli()lemei|t ; r^^bulUliop étant une fois commencée, on doit la continuer cpnstan^qaeqt, pour ^vitef une fib^orplion par le tube E, qui, en introduisant de Teau froide dans le tube de porcelaine, déterminerait la rupiure de ce tube.
On évite tous ces accidents en remplaçant, dans celte expérience, le tube de porcelaine par un canon de fusIK
Fig* S* T* PripcirnHiM de l'hydrogène au moyen du atnc^ de l' acide mdfimqu$ et d$ l'eau.
A, flacon à deux tubulures, contenant du zinc grenaille et de Teau. La tubuliure B parte un (uIm à entonnoir D, qui plonge presque josqo^au fond du iacon, et qui sert à introduire Pacide salfurique. On adapte à la tubulure € un tube à dégagement E, qui vient s'engager sous une cloche P remplie d'i^ftu et placée dans upe terrine G ; le flacon A doit être rempli d*eau environ aux deux tiers avant qu'on y verse de Pacide sulfurique. Sa capficit^ est ordinairement d'un litre: on y introduit 100 grammes environ de zinc.
l^ ffinc que l'on emploie est en lames coupées en petits fragments ou bien grenaille. Le |Einc en lames se trouve dans le commerce. On prépare facilement le zinc 1 grenaille en faisant fondre daçs un creuset du zinc du commerce, et en le versant éntenàenii^ lorsqu'il est fondu, dans une grande terrine pleine d'eau : les gouttes de ziiiê se solidifient séparément et se laissent alors attaquer facilement par l'acide suifutique.
'^ tie'zinc ie plus pur n*est pas celui qui dégage le plus facilement l'hydrogène; jl 'Sfilrivë même quelquefois que du zinc très pur ne produit pas de traces d'hydrogène 'quand on le met en contact avec l'acide sulfurique étendu.
Fig. 6. — Préparation de l'azote au moyen du phosphore.
A, grande cloche remplie d'air. B, petite coupelle de plâtre contenant du phosphore et supportée par un bouchon de liège G. Cette opération a été décrite tome i, page 238.
Fig. 7. — Gazomètre de M* Mitwherlich.
Cet appareil est nommé souvent fontaine à gaz ; il peut servir à conserver les gaz et à déterminer les émissions de gaz.
4 e§( ^n vase ide cuivre cylindrique, surmonté d'une cuvette B, également de cuivre, qui est soutenue par quatre supports métalliques : deux de ces supports, E et D, sont creux et munis de robinets. Le tube D descend jusqu'au fond du réservoir A. Le tube E débouche seulement à sa partie supérieure. F est une ouverture à robinet. G est une tubulure assez large, que l'on peut fermer avec un bouchon métallique, lil est un tube de verre qui permet de reconnaître le niveau de l'eau dans le réservoir A. C est uqtube à entonnoir qui sert à introduire de l'eau dans le vase A.
Pour remplir d'eau le gazomètre, on ferme la tubulure G ainsi que le robinet F ; on ouvre les robineu E, D, et l'on verse de Teau dans la cuvette B : cette éau tombe flaps le réservoir A, en déplace l'air qui s'y trouve et qui s'échappe par le tube E ; p^and te iréservpir esf plein d'eau, on ferme les deux robinets £, D.
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f^nar temçik de |^ aae dodie aa aMifea de ce guoaiètre, il saflU de aicttre de reaa d»» b caveoe B, de pbcer aae cloche picîae d'eaa aa- dejêa* de Vonkmtmt E, et d*oarrfr les roMaefs E et D; Teaa s^iatrodait daas le rtemwr A, ea déplace da fax qui te désaxe |iar Toat ertare E et vieat se leadre daas la
H Toa ie propoie de détrrniif r aa écooleaKat de gai par b tabalaïc, oa fèmie le robteetE« etToa oene les robiaets Dct P;^eaalmbedaBsleréicrvoiretprodait aa Jeteoaiiaa de gas qai s*écbappe par b tabalare F.
Fîg, H. — Préparation de Vazote au moyen de l'air et du cuivre chauffé aurouffe.
A9 flacon plein d'air. G, flacon rempli d^eaa destiné à déplacer I*air contena dans le flacon A. B, tube en U rempli de fragments de potasse qnl doivent enleTer & Talr son homidhé et son acide carbonique. CD, tube de Terre on de porcebine plein de tonmnre de cuivre. H, grîUe de tôle qui sert à chan^ fer le tube CD. F, tube de dégagement. E, épronvette remplie d^eau, dans laquelle vient se rendre Tazote.
Piinr mettre Tappareil en activité, on commence par foire rougir le tobe CD, et Ton ouvre ensuite le robinet I qui laisse couler Teau dans le flacon A : Tazote vient se rendre alors dans Téprouvette E. Pour que ce gaz soit pur, Técoulement de Teau doit être tris lent.
Fig. 9. — Tvhe contenant du chlore liquéfié.
A représente le chlore liquide, et B de Teau saturée de chlore.
Fig. 10, — Préparation du Chlore gazeux,
M appareil a été décrit avec détail, tome I, page 316.