FOURNBAU POUR LE RAFFINAGE DU SOUFRE
A, cylindre de distillation, de fonte. B, tube en S également de fonte ; sa forme permet aux vapeurs de soufre de se rendre dans la chambre de condensation sans que le soufre liquide puisse s*y déverser. G, chambre de condensation* D, porte de fonte par laquelle on retire la fleur de soufre, ou qui sert k nettoyer la chambre. £, soupape de sûreté qui laisse échapper les gaz lorsque la pression intérieure de la chambre devient trop considérable. F, contrepoids feisant équilibre à la soupape. G, ouverture qui permet de retirer lé soufre liquide lorsqu'on veut le mouler. I, petite chaudière de fonte qui sert à maintenir le soufre fondu pendant le moulage. J, baquet de bois rempli d'eau, divisé par des cloisons verticales en huit compartiments ; Il est mobile sur son axe et sert à recevofar les munies de bois de buis à mesure qu^ils sont pleins de soufre. K est le détail du moule de bois. L est un registre de tôle qui sert à intercepter la communication entre le cylindre de fonte et la chambre de condensation, lorsqu'on veut nettoyer le cylindre. M, poulies sur lesquelles " ' passe la chaîne qui supporte le contre-poids du registre. N, foyer du cylindre de distillation. O, tube faisant communiquer à volonté la chaudière P avec le cylindre de distillation. P, chaudière de fonte qui sert à fondre le soufre avant qu'il soit Introduit dans le cylindre de distillation. Q, cheminée.
PLANCHE Vm.
Fig. 1,2. — Procédé de carbonisation des forêts.
Ce procédé a été déait tome I, page 522.
Fig. 3. — Meule représentant une carbonisation iitûornplète.
Cette figure a fyé expliquée tome I, page 526.
Fig. 4. — Appareil de Lavoisier pour l'analyse de l'air.
Nous reproduisons ici textuellement la description que Lavoisier a donnée lul« même de son appareil :
« J'ai pris un matrasde 36 pouces cubiques environ de capacité, dont le col était très long et avait 6 ou 7 lignes de grosseur Intérieurement. Je l'ai courbé, comme On le voit dans la figure /k, de manière qu'il pût être placé dans un fourneau MN, tandis que l'extrémité O de son col Irait s'engager sous la cloche PQ» placée daîM un bain de mercure RS. J'ai introduit dans ce matrasA onces de mercure urèslM'^ puis, en suçant avec un siphon que j'ai introduit sous la cloche PQ» j'«i élw€ te
• EXPLICATION DBS PLANCHAS.
lâerciife jusqu'à LL ; f ai marqué soîgneasement cette bantéar avec une tàùiè êi jteplér collé, et j'ai observé exactement le baromètre et lé Ihèl-mdmètrè.
» Les choses -ainsi liréparées, j'ai allumé dtl feu dans le foui-neaii MN, ëi je l^àl* étftretëîiu presque entièrement pendant douze jotiM, dé jnâtiîère qtk të liier<ftire fét'êcïïaulïé au degré nécessaire pour le faire bouillir.
» 11 ne s'est rien passé de remarquable pendaiit toutleprehiief jouh ;fe ttiéHti^ê,* quoique un peu bouillant, était dan& un ^tat d'évaporation eontlnuelle^ il taftiêiait rinté rieur des vaisseaux de gouttelettes, d'abord très fines^ qui allaient ensuite en augmentant, et qui, lorsqu'elles avaient acquis un certain volume, retombaient d'elles-mêmes au fond du vase, et se rétitllsSfliéitt au reste du mercure. Le second jour, l'ai commencé à voir nager sur la surface du mercure de petites parcelles rouges qui, pendant quatre ou cinq, jours, ont augiilënië en nombre et en volume» après quoi elles ont cessé de grossir et sont restées absolument daas le même état. Au bout de douze jours, voyant que la calcination du mercure .(oo^iaUon du fnercure) ne faisait plus aucun progrès, j'ai éteint le feu et j'ai laissé refroidir lés vaisseaux. Le volume de l'air, contenu tant dans le matras que dans son col et sous la partie vide de la cloche, réduit à une prçssion de 28 pouces et à i%^ du thermomètre, élait^ avant l'opéralion, de 50 pouces cubiques environ. Lorsque l'opération a été faite, ce même volume, à pression et à température égales^ ne s'est plus trouvé que de Zi2 à l\S pouces. Il y avait eu, par conséquent, une diminution de volume d'un sixième environ. D'un autre côté, ayant rassemblé soigneusement les parcelles rouges qui s'étaient formées, et les ayant séparées, autant gu'ii était possible, du mercure coulant dont elles étaient baignées, leur poids s'est trouvé de llb grains.
» L'air qui restait après cette opération, et qui avait été réduit aux cinq sixièmes de son volume par la calcination du mercure, n'était plus propre à la respiration ni à la combustion; car les animaux qu'on y introduisait y périssaient en peu d'instants, et les lumières s'y éteignaient sur-le-champ comme si on les eftt plongées dans de l'eau.
» D'un autre côté, j'ai pris les l^b grains de matière rouge qui s'était formée pendant l'opération, je les ai introduits dans une très petite cornue de verre à laquelle était adapté un appareil propre à recevoir les produits liquides et aériformes qui pourraient se séparer ; ayant alumé du feu dans le fo jrneau, j'ai observé qu'à mesure que la maiière rouge était cbaufTée, sa couleur augmentait d'Intensité, tjorsque ensuite la cornue a approché de l'incandeseence, la matière Muge i eoranielleé à perdre un peu de son volume, et en quelques minutes elle a disparu entièremeet ; en même temps il s'est condensé dans le petit récipient lii grains et demi de mercure coulant, et il a passé sons la cloche 7 à 8 pouces cubiques d'un ûùïàé élasii<}ue beaucoup plus propre qtie l'air de l'atmosphère ft etitreteiiir lé eëmbustlon et Ml respiration des animaux,
» Ayant fait passer une portion de cet air dans un tube dé verre d'im pftuee êa ^mètre^ et y ayant plongé une bougie^ elle y répandait un éà»i éblouisltlit i le charbon, au lien de s'y consumer paisiblement comme dans l'air ordinairei f brt-: lait avec une flamme et une sorte de décrépitation à la manière do pbteph^rti et avec une vivacité de lumière que les yeux avaient peine à supporter.
» En réfléchissant sur les dreonstanees de cette aLpérienoe, m voit %at lé triera cnrê, en se calcinant (en s'oxydant), absorbe la partie salubre et rè^rable de l'air ;
nliPLicJifioN bis hMSfCwii. 7
qëé M pèrtiorl d^air qai reste est une espèce de mofette, incapable d'entretenir la combustion et la respiration. L'air de l*atmosphëre est donc composé de deux fluides élastiques de nature différente, et pour ainsi dire opposée.
» Une preuve de celte importante vérité, c*est qu'en recombinant (en mélangeant) les deux fltiides élastiques qu'on a ainsi obtenus séparément, c'est-à-dire le.s û2 poilces de mofette ou ai r non respirable, et les 8 pouces cubiques d'air respirable, on reforme dé i^air en tout semblable à cétui de l'atmosphère, et qui est propre, ii peu près au même degré, à la combustion, à la calcination des métaux et à la respiratioti dèâ animatix. t^
Lavdsier ajoute que « la proportion da gax respirable, trouvée dans son expérieiice, e§t probabieiiient un peu trop faible, parce qii'on ne parvient pas Si ta totnl^ner entièrement avec le mercure. »
Fig. S. — Analyse de Vair au moyen du phosphore à froid.
hi verre à expérience. B» tube de verre gradué, dans lequel on introduit le volume d'air & aBalyser. G, bâtcm de phosphore ,qai doit aller jusqu'au haut du tube.
L'eipérienee se faitordinairenent sur l'eau.
Fig. 6. — Analyse de l'air au moyen du cuivre,
Â, verre à expérience. B, tube gradué. G, agitateur de verre, à l'extrémité duquel on a attaché une lame de cuivre que l'on trempe dans de l'acide sulfurique.
Fig« 7. ' — Analyse de Vair au moyen du phosphore à chaud.
Ai verre il expérience. B, doche courbe de verre vert On place ea G te petit fragment de phosphore, que l'on chauffe avec la lampe à alcool D.
L'*ex|lériéhcé se fait sur l^eau.
Pig. 8. — Eudiomètre ordinaire, f'ig. 9. — Eudionièlre de Gay-Lussac, Fig. 10. — Eudiomètre de M, Mitscherlich.
Ges eudiomètres ont été décrits tome I, pages ^k et ihti,
Fig. 11. ^- Làmpé de Davy,
La lampe de Davy se compose de trois parties principales : l' lé réservoir d'huile ; 2* l'enveloppe imperméable à la flamme; 3* la cage qui sert à fixer l'enveloppe sur le réservoir et à le garantir de tout choc
Le réservoir A est cylindrique ; il est plus large que haut, afhi que Phtailé qu'il renferme puisse alimenter facilement la mèche. Le fond supérieur de ce réservoir est percé d'tme ouverture circulaire qui recouvre la plaque horizontale du portemèche, et il est surmonté d'un anneau cylindrique dont la surface verticale Ifltérleare est taillée en éerou.
Le réservoir d'buile est traversé par un tube contenant une tige métallique qui le remplit entièrement. Cette tige est recourbée en forme de crpcket ; elle seçt à Mgler la mèthe, l'^léver, rabaissel-, la moucher ou l'éteindre, sans qu'il soit utile de démonter la lampe.
L'enveloppe G est de toile ou de gase métallique qui contient cent quarante ouvertures par centimètre carré ; sa forme est relie d'un cylindre un peu conique. On
8 EXPLICATION DfiS PtiNCH£S.
recouvre souvent le haut de Teuveloppe cylindrique d*ane seconde enveloppe ott d*un chapiteau cylindrique de cuivre, afin d'éviter que la partie supérieure de Tenveloppe n'atieigne une température rouge, qui altérerait rapidement le tissu métallique et ne pourrait pins garantir de l'explosion.
La cage D est composée de cinq gros fils de fer recouverts d^une plaque de tôle £» assez larges pour couvrir le cylindre et le réservoir, et les préserver de Peau.
La lampe est munie d*un crochet F, qui permet de la porter à la main ou de raccrocher.
Les avantages de la lampe de sûreté ont été résumés dans un travail publié par M» Baillet ; nous en reproduirons ici quelques passages*
La lampe de Davy présente aux ouvriers mineurs toute la sécurité désirable, elle peut servir à s'éclairer sans danger dans toutes les galeries et les excavations souterraines où l'on peut craindre la présence de Thydrogène bicarboné. Elle a l'avantage, quand le gaz ne se renouvelle pas et ne se mêle pas continuellement dans Patmosphère de la mine, de le brûler peu à peu et d'«n réduire la quantité audessous de ce qui est nécessaire pour Texplosion. Lorsqu^au contraire le gaz combustible afflue avec une telle abondance qu'il ne peut être consumé assez vite, la lampe fournit des indices certains de l'état de l'air de la mine ; elle avertit le mineur du moment où il doit se retirer.
Si le gaz inflammable commence à se mêler avecde Tair ordinaire dans de petites proportions, son premier effet est d'augmenter la longueur et la grosseur de la flamme. Si le gaz forme le douzième du volume de l'air, le cylindre se remplit d'une flamme bleue très faible, au milieu de laquelle on distingue la flamme de la mèche. Si le gaz forme le sixième ou le cinquième du volume de l'air, la flamme delà mèche cesse d*ètre visible, elle se perd dans celle du gaz qui remplit le cylindre, et dont la lumière est assez éclatante. Enfin, si le gaz vient à former le tiers du volume del'air^ la lampe s'éteint tout à coup ; mais les mineurs ne doivent pas attendre jusque-là pour se retirer. En tout cas, un fil de platine placé dans Tintérieur de la lampe, au-dessus de la mèche, deviendrait incandescent dans le mélange détonant, et servirait à guider le mineur dans l'obscurité.
Fig. 12. — Flamme d'wie bougie.
On a décrit les différentes parties d'une flamme de bougie^ tome I, page 373.
Fig. 18. — Chalumeau.
Cet instrument a été décrit tome I, page 27/j|.
Fig. 14, — Dard,
La description du dard a été donnée tome [, page 274.
Fig. 15.
A, grand ballon de verre de 10 litres de capacité, portant un roUnet R, qol permet de faire le vide dans son intérieur.
Fig. 16. — Appareil servant à montrer* que l'hydrogène produit de l'eau en brûlant,
A, flacon à deux tubulures, dans lequel l'hydrogène se produit par la réaction de l'acide sulfurîquc étendu sur le zinc. BC, tube contenant du chlorure
EXPLICATION DSS PtiiNCHJiS. 9"
4e calcium destiné à dessécher Thydrogène, D, tube de dégagement effilé à sou extrémité ; le jet d'hydrogène est enflammé à Textrémité de ce tube, et Teau produite vient se condenser dans la cloche £*
Fig. 17. — Appareil de M, Brunner pour l'analyse de l'air.
Cet appareil a été décrit tome I, pages 252 et 253.