‹ Traité de chimie générale: comprenant les applications de cette ..., Volume 6Chapitre 118 sur 206 · HECTARE · texte numérisé non relu

HECTARE

1150 kil.de pommes

de terre saines ;

310 kil. de pommes

de terre malades.

162/1 kil. de pommes de terre saines ;

320 kil. de pommes de terre malades.

1795 kil. de pommes de terre saines;

220 kil. de pommes de terre malades.

227/1 kil. de pommes

de terre saines ;

361 kil. de pommes

de terre malades.

9871 kil. de pommes

de terre saines;

2660 kil. de pommer

de terre malades.

12588 k. de pommes

de terre saines ;

1702 kil. de pommes

de terre malades.

10659 k. de pommes

de terre saines ;

1306k{|.depommcs|

de terre malades.

11501k.de pommes de lorrc saines ;

1678lcil.depomme8| de terre malades

En comparant ces nombres entre eux, on voit que la proportion des tubercules malades est restée la même dans le soi additionné de chaux ou de cendres, et dans celui qui n'avait rien reçu.

On a recommandé aussi de plonger avant la plantation les pommes de terre dan^ un mélange formé de :

Eau 125 litres.

Chaux ^ 25 kilogrammes.

Chlorure de sodium 3 kilogrammes.

Sulfate de cuivre 125 grammes.

(M. MORREK.)

Dans le département dlndre-ot-Loire, les récoltes d'une propriété ont

398 CHIMIB VÉOiTALI«

été préservées de la maladie, en opérant la plantation entre deux coudies de charbon de bois. (M. de Romand.)

Enfin, en immergeant pendant deux heures les tubercules de semences dans une eau additionnée de 500 grammes diacide sulfurique, pour 100 kilogrammes, les roulant dans la chaux vive en poudre, et les saupoudrant, au moment de la plantation, avec quelques pincées du même alcali, oo a obtenu des récoltes entières sans germe de maladie. (MM. Masson et Brnnet.)

XiOOAinAoixs.

SPIGBLIA MAEYLANUGA {Sptgélie).

La racine de cette plante se compose de :

Huile grasse , traces

Résine acre • 3,13

Matière amère peu connue • • • MO

Acide lannique ,...•••« 10,56

Ligneux 82,60

101,27 (Wacksiirodbiu)

Les cendres laissées à l'incinération par la racine de spigélie contien* nent des carbonates de chaux et de magnésie, de l'alumine, de la silice et de l'oxyde de fer.

ABCXJËPIABiSS.

ASCLBPlAS VIN€BT0XI€IIM (Ascléfnade).

L'asclépiade présente une racine blanchâtre, acre et (oriemeni odorante, qui renferme sur 100 parties :

Résine • • 20,50

Matière élastique 12,50

Substance albumineuse. * 4,00

Matières extractives » • . • . A,00

Acide tartrique et albumine • • • . 53^00

(JOBlf.)

On trouve parmi les matières extractives que fournit cette racine un

ÉTUDE PIS fil!9at»AlJE8 BAClNfiS. 30ft

corps particulier d'un jaune pâle, qui provoque des vomissements, comme le fait Véméiine (principe actif de l'ipécacuanba).

La substance vomitive de la racine d*asclépiade est déliquescente à Tair, soluble en toutes proportions dans Teau et ralcool ; sa dissolution aqueuse précipite par le tannin, le sous-acétate de plomb et le bichlorure de mercure.

Pour l'obtenir, on précipite l'extrait aqueux de la racine d'asclépiade par l'acétate neutre de plomb; la liqueur filtrée est soumise à l'action d'un courant d'hydrogène sulfuré, qui sépare l'excès de plomb employé. Le sultiire de plomb étant recueilli sur un filtre, on évapore à sec, puis on reprend le résidu par l'alcool ; ce dissolvant enlève la substance vomitive, que l'on purifie en la faisant dissoudre à plusieurs reprises dans l'eau. (Feuneulle.)

aVBXAOiBS.

infiCAGDANBA.

Les racines d*ipécacuanha, que l'on trouve dans le commerce, sont de la grosseur d'une plume à écrire, contournées et parfois rameuses. Des anneaux saillants et inégaux sont placés à l'extérieur. Leur cassure est généralement brillante ; elle présente, chez l'ipécacuanba gris, de petits grains d'amidon que l'on aperçoit facilement à l'œil nu.

La composition des racines d'ipécacuanha a été déterminée par plusieurs chimistes, particulièrement par Pelletier. Voici les résultats (jui ont été obtenus :

Ipécaeuttiilui f rlf noirâtre*

Écorce. MëdiloUiidB.

Matière grasse odorante 2 traces

are. 6 »

Émétine 16 1,15

Extrait non vomitif » 9,45

Gomme 10 5,00

Amidon 42 20,00

Perte ... » • /I 5,00

(Pelletier.)

400 CHIMIE VÊGftTALB.

IpécaeuBiilui fris rooceâire pHvé de «on Mé4ttallt«Bi.

Matière grasse. . • • • 2

Émétine. iU

Gomme 16

AmidoD • . . • 18

Ligneux kS

Perle 2

(Pelletier.)

IpéeaeuBolui frit.

Cire et matière grasse 1,2

llésine 1,2

Émétine 16,0

Gomme et substances salines *. . 2,/i

Albumine 2,^

Amidon 53,0

Acide gallique traces

Perle 11,3

100,0 (MM. Barruel et Bichard.)

ipécacoanlia f ris ceotfré.

Matière grasse 9

Émétine 12

Ligneux \

Gomme > 79

Amidon ;

( Pelletier.)

\J émétine est une base organique cristallisable, dont les propriétés ont été décrites (t. IV, p. ^56). Pour Tisolcr, on épuise successivement à chaud la racine d'ipecacuanha par Téllier et Talcool à ùO". L*extt^it alcoolique, filtré à chaud, dépose une matière blanche, qui ressemble à de la cire. La liqueur qui surnage ce dépôt, étant soumise à l'évaporation, laisse pour résidu du gallate d'émétiiie impur. Ce sel, traité par un lait de magnésie, abandonne l'émétine, que l'excès de magnésie employé

entraîne avec de la cire et une matière colorante. Le mélange de ces trois corps est lavé avec de Teau, desséché et épuisé par Talcool, auquel il cède rémétine presque pure. On achève de purifier cette base en la combinant avec un acide et en décolorant le sel par le noir animal. La dissolution de ce sel donne Témétine lorsqu'on y verse un alcali.

ftUBlA TIlf€TOftlA {Garance).

Cette racine, que Ton cultive principalement à Chypre, à Smyrne, à Ândrinople, en Hollande, en Saxe, en Siiésie, en Provence, en Alsace, etc., est cylindrique et recouverte d*une écorce striée de couleur rouge. Son odeur est très faible, sa saveur amère et astringente.

Le commerce la livre en fragments ou en poudre ; sous le premier de ces états, elle porte le nom à'alizaris; sous le second, elle reçoit les dénominations que nous avons indiquées en étudiant les principales couleurs employées en peinture.

Nous décrirons ici la fabrication des poudres de garance.

La plante, qui a pris son entier développement, est arrachée vers le mois d'octobre, et soumise immédiatement à la dessiccation. Dans les pays chauds, cette dessiccation a lieu en plein air ; on Topère à Tétuve dans les contrées froides ; aussi les garances d'Alsace et de Hollande renferment-elles environ 10 pour 100 d'eau de moins que celles d'Avignon et de Turquie. La racine que l'on emploie exclusivement pour obtenir des bains colorants est, au sortir du séchoir ou de l'étuve, battue au fléau, qui la brise en morceaux de 7 à 8 centimètres de longueur, et sépare en même temps la terre et le billon léger (partie chevelue et épiderme.) Le tout est ensuite passé à la tarare, tamisé et vanné à la main, pour obtenir un triage plus parfait des produits» Ces dernières opérations complètent le traitement que l'agriculteur fait subir à la garance. Le fabricant soumet de nouveau les racines à la dessiccation, afin de chasser l'humidité qu'elles ont absorbée. 11 les place ensuite sur un tamis à compartiments, dont les mailles, plus ou moins serrées, permettent de séparer les racines d'un petit diamètre de celles dont la grosseur est plus considérable, et qui sont plus estimées. Enfin il réduit en poudre, sous des meules, la garance ainsi robée.

Voici les caractères physiques des principales sortes de garance moulue.

La garance d' Avignon est hygrométrique. Elle présente une couleur qui varie du rose au rouge brun. Son odeur est faible, sa saveur sucrée et amère.

MM. Persoz et Schlumberger attribuent la coloration rouge sombre de cette espèce de garance à l'action des carbonates de chaux et de potasse VI. 26

£|02 CHIHUt VÉGITALI.

que renferme le terrain liaus lequel la racine a pris son accroisiMmeDt. En effet, une des garances les plus estimées, la garance palus, se trouTe sur un terrain qui contient 78 à 90 pour 100 de craie, et elle dégage de Tacide carbonique lorsqu'on la traite par un acide. . La garance de Hollande est d'un rouge brun ou orangé, grasse au toucher, d'une odeur désagréable, d'une saveur à la fois sucrée et amère. Elle attire l'humidité de l'air et prend alors une teinte d'un rouge vif.

La couleur de la garance d'Alsace est brune ou jaune ; sa saveur est très amère, son odeur plus forte que celle de la garance de Hollande.

Sous l'influence de l'humidité de l'air, la garance d'Alsace prend une teinte d'un rouge foncé.

Ou peut communiquer aux garances d'Alsace et de Hollande la teinte rouge de la garance d'Avignon, en les mélangeant avec 3 à 6 millièmes de chlorhydrate d'ammoniaque et une quantité équivalente de chaux hydratée. (M. Persoz.)

La composition de la racine de garance n'étant pas encore parfaitement connue, on ne peut déterminer par l'analyse immédiate la pureté des poudres de garance que livre le commerce.

BSSàI DBS GARANCES.

Les matières avec lesquelles on falsifie le plus ordinairement la garance sont : la brique pilée, l'ocre rouge ou jaune, les sciures de bois de pin, d'acajou, de Campéche, de santal, enfin la garance déjà épuisée par la teinture.

Pendant longtemps, on s'est contenté, pour estimer la valeur d'une garance, de placer une petite quantité de la poudre sur une ardoise que l'on abandonnait pendant douze heures dans un endroit humide. La garance absorbait de l'eau, gonflait considérablement, prenait une coloration plus foncée, et était considérée comme d'autant plus riche qu'elle avait plus augmenté de volume et qu'elle s'était plus colorée.

Ce mode d'essai ne pouvait évidemment donner qu'une valeur approximative de la garance ; en outre, il ne faisait pas connaître la nature des substances employées dans la falsification ; aussi est-il abandonné.

Maintenant, pour reconnaître la présence des matières étrangères dans les garances, on opère de la manière suivante :

Une partie de la poudre est délayée dans une grande quantité d'eau ; si elle ne renferme pas de matières minérales, elle reste totalement en suspension dans le liquide ; si elle en contient, celles-ci tombent au fond du vase.

Dans ce dernier cas, on soumet la garance à l'incinération, on pèse le

ETUDE DES PBINaPAUES BACINES. 40S

résidu et on le compare, sous le double rapport de lu quantité et de la qualité, avec les cendres fournies par les garances pures.

Voici la quantité de cendres qu'ont laissées 100 parties de diverses espèces de garances, préalablement desséchées à 100" :

Âlizaris du Levant 7,8 mi-fondues..

Garance d'Alsace. 9,5 pulvérulentes.

— (2« variété). 12,0 »

— ty variété). 13,0 »

(M. Ghxtrxul.)

Alizaris d'Avignon 8,1 4 8,3 pulvérulentes.

Alizaris d'Alsace 6,3 à 6,5 »

Garance d'Avignon, pore palus. . . 9,6 à 10,72 »

Garance d'Avignon rosée 8,^ à 8,85 »

Garance d'Alsace. 7,2 à 7,9 »

(M. Persoz.)

Lorsque les garances sont additionnées de matières inorganiques, le résidu qu'elles laissent après l'incinération s'élève souvent à 20 ou 25 pour 100. En soumettant ces cendres à l'analyse, on reconnaît facilement les substances minérales étrangères qu'elles renferment.

Pour faciliter les recherches, nous donnons ici la composition des cendres de la garance pure.

Potasse 20,39 18,07 2,73

Soude 11,0/i 7,91 20,57

Gbaux 24,00 19,84 13,01

Magnésie 2,60 2,50 2,53

Oxyde de fer 0,82 2,28 2,13

Acide phospborique 3,65 3,13 13,44

Adde sulfurique 2,56 1,45 2,28

Chlore 3,27 8,98 »

SUice 1,14 3,63 13,10

Acide carbonique 25,83 21,35 11,60

Charbon et sable. 4,13 11,48 5,93

Chlorure de sodium » » 10,04

(M. KOBGHLIN.) (M. Mât.)

Il est extrêmement difficile de reconnaître la nature des matières organiques étrangères qui ont servi à falsifier la garance ; mais on peut arriver facilement à constater leur présence par trois méthodes différentes.

La première consiste à faire en petit une opération de teinture; la

kQU CHIMIE VÉGÉTALE.

seconde, à isoler la matière colorante afin de la peser; la troisitoe, à déterminer le pouvoir colorant à Taide d'un appareil nommé colori-

mètre.

Première métkotfe.

Cette méthode, due à M. Scblumberger, consiste à teindre avec un poids constant de garance une quantité donnée de toile mordancée, et à comparer celte toile teinte et avivée à une série de toiles colorées, dont la gradation de teintes correspond à des poids connus de garance. Pour former la série des couleurs qui doivent servir à évaluer plus tard la richesse d'une garance, on teint des morceaux égaux de toile mordancée, avec 4, 2, 3... 10 grammes de garance pure, ce qui donne une sorte de gamme de teinture. La gamme obtenue, on prend 10 grammes de la garance à essayer et on les emploie à teindre un morceau de toile de la grandeur des types. 11 est facile alors d'apprécier la richesse de la garance, par réclat plus ou moins grand de la teinte que présente la toile, et par le rapport qu'elle otfre avec les couleurs types.

Benxtème méiMotfe.

Premier procédé. — La garance est épuisée à chaud par de ralcool à 36**, contenant, par litre, 12 grammes d'acide chlorhydrique concentré. La liqueur provenant de ce traitement est évaporée à siccité. Le résidu qu'elle laisse est placé sur un filtre, et lavé à l'eau distillée, jusqu'à ce que celle-ci commence à se colorer eu rose. Le nouveau résidu est épuisé par l'alcool bouillant, jusqu'à ce que ce dissolvant cesse de se colorer. La solution alcoolique, évaporée au bain-marie, laisse pour résidu la matière colorante pure. (M. Dandrillon.)

Deuxième procédé. — On fait bouillir avec la poudre de garance du vinaigre distillé. La matière colorante se dissout dans l'acide, ^ s'en sépare par le refroidissement. Elle est alors recueillie sur un filtre, lavée et pesée.

D'après M. Schlumberger, ce procédé ne donne qu'un résultat approximatif, parce qu'une certaine quantité de la matière colorante est retenue par les substances gommeuses et sucrées contenues dans la g-arance. Ce chimiste modifie le procédé de la manière suivante :

La racine soumise à l'essai est placée pendant douze heures dans de l'eau froide renfermant indifféremment de l'acide acétique, du chlorure de sodium, du sulfate de soude, ou même un mélange de ces deux sels. L'acide acétique et les divers sels précédemment nommés dissolvent les matières sucrées et gommeuses, sans agir sur la matière colorante, qui peut alors être dosée sans perte.

M. Schlumberger arrive encore au môme résultat en faisant fermenter la garance. Pour cela, il expose pendant vingt-quatre heures, à la température de 25<*, un flacon contenant 10 grammes de garance, de la levure de bière et un demi-litre d'eau. La fermentation ne tarde pas à s'établir et à marcher avec rapidité. Lorsqu'elle s'arrête, on vide le flacon sur un filtre de toile et on lave le dépôt avec de l'acide acétique très étendu. Le résidu du lavage est traité à chaud, pendant cinquante minutes, par 5 décilitres d'acide acétique à i'^yS. Au bout de ce temps, la liqueur est versée sur un filtre, le dépôt est traité de nouveau par l'acide acétique, et cette dernière liqueur, encore chaude, est réunie à la première. La dissolution acide se trouble par le refroidissement et commence à déposer des flocons orangés de matière colorante. La précipitation de cette matière n'est complète que si l'on sature la liqueur par le carbonate de soude. On jette alors le précipité sur un filtre, où après l'avoir lavé avec de l'eau, on le soumet à la dessiccation et on le pèse.

M. Persoz a fait quelques expériences qui l'ont conduit à admettre que le procédé modifié de H. Schlumberger était encore inexact.

Essai au calorimètre. — Le colorimètre est un instrument fort ingénieux, fondé sur le principe suivant : Lorsque deux substances tinctoriales de même espèce sont dissoutes à poids égaux dans les mêmes volumes d'eau ou de tout autre liquide, elles donnent des liqueurs colorées, dont la nuance est proportionnelle à la quantité de matière colorante que chacune d'elles renferme.

Le colorimètre se compose de deux tubes de verre de 14 à 15 millimètres de diamètre, et de 30 à 35 centimètres de longueur, parfaitement égaux et ayant la même épaisseur. Ces deux tubes sont bouchés k l'une de leurs extrémités, et divisés, à partir de cette extrémité, dans les cinq sixièmes de leur longueur, en deux parties d'égale capacité ; la partie supérieure porte une échelle ascendante divisée en 100 parties. Ces deux tubes se fixent dans une botte, sur le couvercle de laquelle sont deux ouvertures destinées à laisser passer les tubes, qui doivent être placés près d'une des parois latérales ; celle-ci est munie de deux ouvertures carrées de même largeur que le diamètre des tubes, et placées en regard de la moitié inférieure de ceux-ci.

Pour se servir du colorimètre, on dissout des poids égaux de chaque substance tinctoriale dans une même quantité d'eau ou d'un autre liquide. Les deux tubes sont remplis à moitié de cette dissolution, et fixés dans la boîte ; plaçant alors celle-ci de façon que la lumière passant par les ouvertures carrées vienne éclairer les dissolutions colorés, on regarde par une ouverture annulaire placée en face des précédentes, et

A06 CHIMn YÉGfcTALI.

Ton compare les intensités des nuances de chacune des liqueurs. Si la teinte est la môme dans les deux tubes, les matières colorantes sont ëga* lement riches. Si, au contraire, Tune d'elles est plus foncée que l'autre, on retend d'eau jusqu'à ce que la teinte soit elactement la même dans les deux tubes. A ce moment, on lit sur le tube dans lequel on a ajouté l'eau le nombre de parties de liquide qu'il contient. Le rapport en volume des deux dissolutions est le même que le rapport des quantités de matière colorante contenues dans chaque liqueur. Si, par exemple, les deux tubes renfermant d'abord 100 parties de liqueur colorée, on a ajouté dans celui qui contenait la garance type 25 parties d'eau, le rapport 100 : 125 représente la richesse tinctoriale de la garance soumise à l'essai.

L'essai au colorimètre est donc extrêmement simple, mais il exige chez l'opérateur une certaine habitude de ce genre d'expérimentation.

11 faut en outre que les substances tinctoriales soient d'une grande pureté et de même origine, car deux matières colorantes peuvent être inégalement riches et fournir cependant des liqueurs ayant même coloration. Ainsi, par exemple, une garance d'Avignon diflière d'une garance d'Alsace parce qu'elle a été traitée par les acides, et cependant le colorimètre n'indique pas de différence entre ces deux substances tinctoriales. (M. Houton-Labillardière.)

D'après le principe sur lequel est fondé le colorimètre, on voit que cet instrument peut servir à évaluer la richesse d'une matière tinctoriale quelconque.

VALBftIANA OFFIOINALIB {Valériane).

La racine de valériane est jaunâtre, amère, d'une odeur désagréable. Elle présente la composition suivante :

Essence et acide Talériauique 1,061

Madère insolable dans Falcool 12,500

Gomme 9,375

Résine 6,250

Amidon 1,563

Ugneox. 69,271

100,000 ( TaomisDORPP.)

L'essence de valériane est formée de deux huiles volatiles, le boméène et le valérol, dont nous avons déjà décrit les propriétés. (Voy. tome V, p. 263 et 272.)

On emploie la racine de valériane en médecine, et pour préparer Vacide valériam'çué.

ÉTUDB DES PRINCIPALBS RACINES. 407

■BLiANTHtE TOBBKOttOB (Topinambour).

Le tubercule de cette plante est blanc et recouvert d'un épiderme noirâtre. On remploie comme aliment; son goût rappelle celui de Tartichaut.

Le topinambour peut acquérir un jour une grande importance au point de vue de l'alimentation ; il n'a pas été atteint, jusqu'à présent, par la maladie qui détruit souvent les récoltes de pommes de terre ; il exige peu de culture et réussit dans tous les terrains. C'est un des végétaux qui produit le plus, en consommant le moins d'engrais. Toutes les parties de la plante sont utilisées : les feuilles vertes peuvent être consommées par les bestiaux ; sèches, elles donnent un fourrage très recherché par les moutons à cause de son goût sucré : les tiges enfin sont employées comme cx)mbustible dans le chauffage des fours.

On trouve en moyenne dans les tubercules 20,8 pour 100 de matières sèches, et 79,2 pour 100 d'eau. (M. Boussingault.)

Braconnot, et après lui MM. Payen, Poinsot et Fery, ont analysé les tubercules de topinambour; voici les résultats que ces chimistes ont obtenus :

ABAiyié éf tuftcreolcs et îopînmwàhimr^ PM* Bmeonnot*

Ean 77,05

Gomme , 1,22

Sucre incristallisable iù,80

Inuline 3,00

Albumine « 0,99

Matières grasses 0,09

Citrates de potasse et de chaux «,,•••• 1,15

Phosphates de potasse et de chaux ....•,•.•• 0,20

Sallate de potasse t t . • 0,12

Gblorure de potassium . • . • 0,03

Malates et tartrates de potasse et de chaux 0,05

Ufneox 1,22

Slltee. 0,03

CM>nipo«tUoB été tabercnlM et lopinaoïfeoiir, par MM. Pmjtn 9 Polntot et Fery.

Eau 76,04

Glucose et autres matières sucrées 1^,70

Albumine et deux autres matières azotées. 3,12

Cellulose 1,50

Inuline 1,86

Acide pectique 0,92

PecOne 0,37

Matières grasses et traces d'huile essentielle 0,20

Matière colorante violette sotis Tépiderme . . ^ . . . . traces

i Phosphates de chaux , de magnésie, de potasse , ' sulfate de potasse, chlorure de potassium , ci- f

trate et malate de potasse , malate de chaux , ( '

traces de soude /

De son côté, M. Boussingault a établi la composition élémentaire des tubercules séchés à 100*.

Carbone /i3,02

Hydrogène 5,91

Azote 1,57

Oxygène /i3,56

Gendres • 5,9/i

Ces cendres contiennent sur 100 parties :

Potasse UU,^

Sonde '. traces

Chaux 2,3

Magnésie 1,8

Oxydes de fer et de manganèse 5,2

Acide phosphorique • 10,8

Acide sulfurique. 2,2

Acide carbonique 11,0

Chlore 1,6

Silice ; 13,0

Perte et charbon 7,6

100,0 (M. B0D8SINGAULT.)

Les vaches laitières, les moutons, les porcs et les chevaux peuvent

être nourris avec des topinambours légèrement salés et mélangés, soit

avec du fourrage, soit avec des pommes de terre ou des betteraves. La ration ordinaire d'un cheval est de 10 litres environ. (MM. Girardin et duBreuil.)

M. Payen a pu retirer 5 pour 100 d'alcool absolu des tubercules de topinambour soumis à la fermentation.

INULA HBLBNIUM (Aunée),

La racine d'année est rougeàtre, d'une odeur forte et d'une saveur désagréable. Elle renferme :

Essence traces

Hélénine 0,/i

Cire 0,6

Résine 1,7

Extrait amer 36,7

Gomme • . . /i,5

Inoline 36,7

Albumine végétale • 13,9

Fibre ligneuse • 5,5

Sels de potasse, de chaux et de magnésie • ., traces

100,0 (John.)

L'action de cette racine sur les animaux parait due à la matière résineuse.

Les propriétés de l'hélénine ont été étudiées (t. V, p. 265).

SGOISONBIA HISPANIGA {Scorsonère).

Cette racine, nouvellement récoltée, a présenté la composition suivante :

Eau 32,0

Amidon 9,0

Résine 3,0

Matières solnbles dans Teau 10,0

Ligneux /i6,0

100,0 (John.)

Digiti

&iO CHIMIB VÉGÉTàLB.

AIfTHBMIB PTRBTHKUM (Pytèthre).

V Anthémis pyrethrum présente une racine grisâtre, d*une saveur amère, d'une odeur désagréable. Cette racine contient :

ÎBësine brune .... 0,95

Huile brune 1,60

. Huile jaune 0,35

Inuline 25,00 57,70

Gomme 11,00 9,40

Tannin 0,55 traces

Matière colorante. . 12,00 »

Ligneux 45,00 19,80

Chlorure de potas- i sium, silice, oxyde [> 1,64 7,60

de fer . . .

Perte 1,81 3,60

(M. Parisel.) (M. KOBifi.)

On remploie en médecine.

AANIOA MOIITANA {Amique).

La racine d* Arnica montana est rougeâtre à l'extérieur et blanche à l'intérieur, d'une odeur forte, et d'une saveur acre. Elle se compose, en centièmes, de :

Huile Tolatile 1,5

Résine 6,0

Madères extraclives 32,0

Gomme 9,0

Ligneux. 51,2

( PTAFF.)

Nous donnerons ici, sous forme de tableau, les noms de quelques racines dont l'étude est encore fort incomplète :

ftTDDB DKS PRINCIPALIS TIGBS.

Page 1