‹ Traité de chimie générale comprenant les principales applications de la chimie aux sciences biologiques et aux arts industrielsChapitre 110 sur 138 · ment à l'abri de l'air, peut âtre réuni en un culot par · texte numérisé non relu

ment à l'abri de l'air, peut âtre réuni en un culot par

^ m double creuset de cbaux à une température Irès-cicvée.

lanc avec un reflet légèrement ruugeâtre, Irès-malIéablc et ctîle que le nickel, deux fois aussi tenace que le fer. Un lil millimètre de diamètre supporte un eiïort maximum de 115 kiloâmes. Le cobalt est attii'able à l'aimant; il se laisse forger sans

jxyder sensiblement.

OeaBÎIé du métal réduit par l'hydrogène, 8,6 à 9,4 (?).

Densité du métal foudu, 8,5 à 8,7.

Lea propriétés chimiques du cobalt sont les mêmes que celles du nickel {to^aGénératiUt sur les métaux delà troisième section, p. 387).

Avec rétincellc éclatant à la surface d'une solution cobaltiquc, on • les raies suivantes: 548,3; 555,5 (très-vive); 534,0 (très-vive); 537,9; 526,5 (vivo); 521,2 (assez vivo); 48G,8 (vive); 484,0; 453,3; 411,0.

Analyse. — Le caractère le plus sensible du cobalt et de ses combinaisons est la coloration bleu intense qu'il communique aux fondants lîtreux, perins de borax ou de sel de phosphore (voyez, pour plus de dMiiU, les Composés du cobalt).

Le cobalt se dose toujours à l'état métallique, en réduisant par l'hydrogène l'oxyde précipité et calciné; en elïct, la composition de cet oxyde n'est pas assez constante pour qu'il puisse servir aux détemiimitîoiis quantitatives.

Equivalent. — En se fondant sur l'analyse et sur la synthèse du clilunire, UM. Dumas, Gibbs, BothofT, lilarignac, Russel et Erdmann ont IrouTé pour le cobalt des nombres variant de 29,55 a 29,37, et pour le nickel de 29,51 (Dumas) à 29,10 (Erdmann). On pouvait, d'après ces résollats, admettre l'égalité des équivalents des deux métaux. Plus récenimentt H. Soounaruga est arrivé pour le cobalt, par l'analyse du chlorure roHOOobaltique do H. Fremy, au nombre 29,000, \an&\« c^ tvAV ^m^

612 aiDIlE GËNfiRALB.

sulfate double de potasse et de nickel a fourni pour ce dernier le nombre 29,013. Ces résultats confirment ceux de R. Schneider et tendent à prouver que les équivalents du cobalt et du nickel sont réellement différents. En prenant comme points de départ les métaux purs et en déterminant les poids d'or que précipitent des poids connus de cobalt et de nickel mis en présence d*une solution de chlorure d*or, Winkler a, au contraire, trouvé

Co=29,496, Ni =29,527.

Enfin, Lee, en se fondant sur Tanalyse des cobalticpnures de strychnine et de brucine, donne Co = 29,55, tandis que les nickélocyanures des mêmes alcaloïdes conduisent à Ni =29.

Il résulte de là que la question de l'égalité des équivalents du cobalt et du nickel n'est pas encore définitivement résolue.

Uranium.

En 1789, Klaproth découvrit Turanium dîins la pechblende, minéral que Ton rencontre en Saxe (Johanngeorgcnstadt) et en Bohème (Johachimsllial). Jusqu'en 1840, à la suite de travaux de Richler, Bucholz, Berzclius et ArlVodson, on considérait Tun des oxydes de Turanium comme le métal lui-même. Cette confusion [trovenaitdes propriétés remarquables du protoxydc ou oxydule [UO]UO, qui est irréductible par le charbon et par Thydrogcne, s'unit directement à l'oxygène et au chlore, comme le forait un clément, pour donner des composés [B*ô" . 6] 1*0*; [U*0* . 0] U»0* ; [U«0» . Cl] U'0«C1, composés que l'on ramène facilement par les agents réducteurs au protoxyde initial [UO] UO. Ces faits importants ont été mis en lumière par M. Peligot, qui parvint, en 1840. à isoler le véritable radical des combinaisons uraniques, l'uranium métallique.

État naturel. — L'uranium est un métal relativement rare; son principal minerai est la pechblende uranique ; elle se compose essentiellement d'oxyde intermédiaire ou salin [Û*0*]U'0* = UO . U"0*, dont la proportion varie de 76 à 80,5 pour 100, et qui se trouve associé à du sulfure de plomb, à de l'arsenic, à de l'antimoine, à du bismuth, à du fer, ainsi qu'à de la silice, à de la chaux et à de la magnésie.

L'uranite d'Autun est un phosphate double de chaux et d'oxyde d'urane,

[(Phe73€a^ + 2[(Phe*)«.3U'0«]-f-24IP0] en

PhO*StaO-v-^V^VvQ» ,5U«0M4- 24110.

DEUXIÈME FAMILLE. — URANIUM. Cl 3

olialkolite ou phosphate de cuivre et d'uranc pour formule

[(PhO*)«3Cu^4- 2[(Phe*)«3ii«0'] + 8Il'e].

***• la percée d'une galerie dans une mine du Sneeberg, on a mis à lo3 nouveaux minerais d*urane suivants :

^^anosphérite : combinaison d'oxyde d'uranc et d'oxyde de bismuth,

[2U*e'.Bi*0». 311*0];

^alpurgîno : arséniate basique de bismuth et d'urane, [5(Bi«0^) . As«0» + 3e*0' . A8«0»-f- lOlPO];

Traegérite : arséniate d'urane,

[3U«e».As-0»4-l2IP0];

Zeuoérite : arséniate de cuivre et d'urane, correspondant à l'uranite ; Dranospinite : arséniate de chaux et d'urane, correspondant à l'ura- ^itc.

PréparcUion. — M. Peligot commence par préparer le prolochlorure d'uranium par l'action du chlore sec sur un mélange intime de parties égales d'un oxyde quelconque d'uranium et de charbon. Le tube de verre qui contient le mélange doit être peu fusible ; il est placé sur une grille à analyse; le mélange en occupe la moitié et se trouve dans In portion la plus rapprochée de l'appareil qui fournit le chlore. Conmie il est presque impossible d'introduire dans ce tube le mélange d'oxyde et de charbon dans un état absolu de siccité, parce que son état de division le rend très-hygroscopique, on le dessèche dans le tube lui-même, qu'on chauffe doucement sous l'influence d'un faible courant de chlore sec. Quand l'eau cesse de se dégager, on élève la température jusqu'au rouge et on accélère le dégagement de chlore; le chlorure d'uranium se produit aussitôt et apparaît sous fonne de vapeurs rouges qui se condensent dans le tube, à une petite dislance de la portion chauflce, sous la forme d'octaèdres d'une couleur noire ou verte, et doués d^une sorte d'éclat métallique. Ce chlorure, très-avide d'eau, correspond à l'ancien uranium ou protoxyde ÇO» irréductible par le charbon et l'hydrogène, dans lequel 0 serait remplacé par CP ; sa composition est représentée par la formule [UCPjUCl. On l'obtient également en soumettant l'uranium d'Arfvedson [ÛO] à l'action simultanée du charbon et du chlore au rouge.

Les circonstances de la formation du chlorure précédent plaçant déflormais le métûl à côté du mngncMiim et des mclaux. leïvewL, \ wwîXw^^

MA CniMlK GËNËBALE.

indiquait la route à suivre pour la préparation au métal : ruranium se produit, en effet, par la décomposition de son chloruie par le potassium ou le sodium. Ou procède comme pour la préparation du magnésium: on chauffe, dans un petit creuset de platine, un mélange de deux parties environ de chlorure (f uranium et d'une partie depotassium, après avoir assujetti le couvercle avec un iil de fer.

Sous rinfluence d'une chaleur assez faible, produite par une lampe à alcool, la réaction commence brusquement ; le creuset tout entier devient incandescent. H est prudent de ne pas opérer sur plus de 8 à 10 grammes de mélange et de préserver l'opérateur des projections, en plaçant le petit creuset dans im autre plus grand. La masse est reprise par l'eau, après refroidissement, pour dissoudre le chlorure de potassium ; il se dégage un peu d'hydrogène, et l'uranium reste sous la forme de poudre noire et en partie à l'état aggloméré (Peligot, Annales de Chimie et de Physique, (ô), p. i7).

Ce procédé peut être modifié do manière à fournir le métal en globules fondus : Dans un creuset en porcelaine vernissée à l'intih'ieur, on introduit du sodium en morceaux, du chlorure de potassium et ensuite un mélange bien sec de chlorure d'uranium et de chlorure de potassium. Le creuset est placé dans un creuset de plombagine et rocouvert de charbon pour empêcher l'accès de l'oxygène. On chauffe, et lorsqu(î la réaction très-vive qui se développe est terminée, on porte au rouge blanc et l'on maintient cette température pendant environ vingt minutes.

L'addition du chlorure de potassium modère la réaction. Après refroidissement, on trouve une scorie contenant dos globules d'uranium fondu.

Propriétés. — L'uranium est un métal blanc comme le fer, dur, mais moins que l'acier par lequel il est rayé, un peu malléable. Sa densité est égale k 18,4.

Au contact de l'oir, à la température ordinaire, le métal se couvre d*un léger enduit jaune, mais ne s'altère pas profondément. Chaud, il est très-combustible et brûle avec un vif éclat en se convertissant en oxyde noir (BO), ancien uranium. Lorsqu'il est en poudre, sacombustiou a lieu à une température si basse, que quand on chauffe avec précaution un papier sur lequel on a placé quelques parcelles d'uranium, celles-ci brùlojt avant que le papier lui-même roussisse. 11 ne décompose pas l'eau \ la température ordinaire; il se combine directement et avec incandescence au chlore, au soufre. Les acides sulfurique et chlorhy drique étendus le dissolvent aisément, avec dégagement d'hydrogène et formation de liqueurs vertes.

De fortes étinccnes écAalaut à la surface du chlorure donnent les raies

DEUXIÈME FABIILLE. — CUIVRE. C15

suivantes : 552,7; 549,3; 548,1; 547,9; 547,4; 454,3 (faible); 447,2; 436,2; 434,0.

Analyse. — * Voyez les Combinaisons uraniques.

On dose généralement Turanium sous la forme d'oxyde intermédiaire

' [e»ô*] U»0*, vert.

Équivalent. — M. Peligot a déterminé l'équivalent de Turanium en se fondant sur l'analyse de Toxatate et de lacétate d'urane (Annales de Céhimie et de Physique^ (3), XX, p. 329). Ces deux sels sont préférables aux autres composés, à cause de la facilité avec laquelle on les obtient sous la forme de cristaux peu solubles dans Teau et offrant toutes les garanties de pureté. On établit le rapport qui existe entre le poids du carbone de Toxalate ou de Tacétate, ce corps étant dosé à Tétat d'acide carbonique, et le poids du métal dosé à l'état d'oxyde vert. On a trouvé ainsi

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