CHAPITRE IX
TROISIÈME FAMILLE. -OLUCINIUM, ALUMINIUM, GALLIUM, CËMUN, LANTHANE, DIDYME, YTTRIUM, ERBIUM, TERBIUM ET AUTRES MÉTAUX DE LA SAMARSRITE ET DE LA GADOUNITE, THORIUI
La troisième famille, que l'on peut appeler famille Âcs métaux terreux, comprend un certain nombre d'éléments dont les oxydes apparlicinent pour la plupart au type sesquioxyde R*6'; plusieurs de ces oxydes étant irréductibles par le charbon , ou par Thydrogène et le sodiiini, même à haute température, le métal ne peut être isolé qu'en partant du chlorure anhydre coirespondant, que Ton décompose par le sodium ou par le courant électrique.
Trois d'entre eux seulement, le glucinium, Taluminium et legalliiini) ont été obtenus à Tétat de pureté et sous une forme qui se prèle à Tétude complète et exacte de leurs caractères ; Toxydabilité très-faihio de ces trois éléments, même à des températures élevées, leur résistance à Taction de Teau au rouge et à l'action du soufre, sont des caractères remarquables, en face de la stabilité de leurs oxydes.
Les métaux de la cérite, cérium, lanthane, didyme, ont été isolés par élcctrolyse ; leurs chaleurs spécifiques, déterminées par M. llillebrand» ont conduit récemment à faire adopter des poids atomiques donnant à leurs oxydes saliliablcs la forme [H' 6'], 11*0* des sesquioxydes. Ces métaux se distinguent des trois premiers par une combustibilité beaucoup plus grande et par la faculté de décomposer Teau à froid ou micus vers lUO'' ; ils sont solubles dans les acides étendus.
L'yttrium et Terbium, métaux de la gadolinite, n'ont pu être sopan'^ par l'électrolyse que sous forme de poudres noirâtres très-impures. A défaut de données certaines sur leurs chaleurs spécifiques ou sur la densité de vapeur de leurs composés, on peut invoquer l'isomérie constatée par M. Topsoê entre les combinaisons de Tyttrium et de Terbium et celles correspondantes du didyme, pour donner à l'yltria et à Terbine .fcs formules ¥*ô*, Er*0' qui fixent la valeur des poids atomiques de
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ces mélaux. Quant aux autres éléments de la saraarskite et de la gadolinite, terbium, decipium, scandium, philippium, ytterbium, c'est tout au plus si l'on est en voie d'établir avec certitude l'existence de leurs oxydes.
Le thorium accompagne les métaux de la cérite dans certains minéraux très-rares, thorite, euxinite ; il s'en rapproche beaucoup par certains caractères. L'oxyde est irréductible par la chaleur, par le charbon et par l'hydrogène; le métal, obtenu sous la forme d'une poudre grisâtre et pesante, est combustible à l'air et attaquable à chaud par les acides étendus; il ne décompose pas l'eau à 100®. Le poids atomique adopté jusqu'ici donne à son oxyde la formule Th 0*, ce qui l'éloigné des métaux de la cérite.
Il est à remarquer que dans les chtoroplatinatcs de cérium, de lanthane, de didyme, d'yttrium et d'erbium le rapport du chlore combmé au platine au chlore combiné au métal terreux est égal à 4/3, comme dans les chloroplatinates d'aluminium et de ferricum, tandis que pour le chloroplatinatc de thorium, Th Cl* . PtCl* H- 12H*0, ce rapport est égal
à j, comme pour le chloroplatinatc d'étain, SnCl* . PtCI* -4- 1211*6.
Ces résultats plaident sérieusement en faveur du poids atomique Th= 234, qui fait du thorium un métal tétratomiquc analogue àl'étain.
Glucmium
Le glucinium, appelé aussi glucium, béryllium, se rencontre comme partie constituante de divers silicates naturels plus ou moins rares. Son symbole est [61] Gl ou [Be] Bc, suivant que Ton emploie l'une ou l'autre expression. La première est usitée en France, la seconde en Allemagne. Jusqu'à ces derniers temps, et à la suite des recherches d'Affdejen, on avait adopté le poids atomique 61 = 9,4, qui correspond à la Tormule 616 pour l'oxyde. Les travaux récents de MM. Nilson et Peterson conduisent à un poids atomique 1,5 fois plus grand, 61=13,8, et d'après lequel l'ancienne formule 61"6' de l'oxyde, proposée par Berzélius, serait plus probable.
Yoici les noms des minéraux contenant de la glucine (oxyde de glucinium). Nous donnons leurs formules écrites d'après le nouveau et l'ancien poids atomique.
Émeraude ou bétn/l, aigue-marine. Silicate double d'alumine et de glucine :
[Al'6» . 6P6» . CSi6T [Al'ô» . 3610 , 6SiO»l
A1*0* G1*0» . 6SiO« A1»0« . 3GI 0 . 6Si 0«
Eudase. Silicate hydraté d'alumine et de glueine :
(2GP0» . 5A1«0» . 6SiO« . 3H»Ô1 [2010 . APÔ*. 2810* .ffO] 2G1»0» . 5AP0» . 6SiO* . 3H0 2G10 . A1«0' . 2SiO» . 110 |
Gadolinite, Silicate d*yttria» de lanthane, de fer et de glueine:
[R»o».sie*] [ofte.sie*)
R«0*.SîO* SRO.SiO»
R«e»=¥«e*,ia»e*,Fe«e»,epe» fte=¥ô,tae,FeO,6ie
Chrysobéryl ou cymophane. Aluminate de glueine :