‹ Traité de chimie générale comprenant les principales applications de la chimie aux sciences biologiques et aux arts industrielsChapitre 114 sur 138 · TROISIÈME FAMILLE. — 6LCCLN1UM · texte numérisé non relu

TROISIÈME FAMILLE. — 6LCCLN1UM

sion de Tair. On ckaurfe d'abord la partie où est le sodium, qui fond et se débarrasse des dernières traces d^huile de naphle ; puis on commence à volatiliser le chlorure. La yapeur entraînée par Thydrogène arrive en contact avec le sodium fondu ; il se gonfle et sa surface se recouvre d'aspérités cristallines. La matière de la nacelle est portée par là au rouge ; bientôt ces aspérités disparaissent sous l'influence d'un courant continu de chlorure ; leur destruction est accompagnée d*un tel dégagement de chaleur, que la nacelle en porcelaine est parfois brisée. L'opération est terminée quand le chlorure de glucinium distille au delà de celle-ci. A la place du métal alcalin, on trouve une matière noirâtre, d'un volume quatre à cinq fois plus grand, formée de sel marin et de glucinium en paillettes brillantes et quelquefois en globules. La nacelle et son contenu sont introduits dans un petit creuset, que Ton porte à une température élevée. Le glucinium se réunit en globules faciles à séparer du sel marin par lévigation.

D'après M. Debray (loc. a/.), le glucinium chauffé dans des vases en porcelaine en réduit la silice et finit par donner un siliciure contenant jusqu'à 20 pour 100 de silicium. Récemment, MM. Nilson et Pettcrson (Berichte der deutschen Chemschen Gesellschafî^ 1878, p. 581) ont également montré que par cette méthode les nacelles en porcelaine étaient fortement attaquées et que le métal était souillé de silicium et d'aluminium. Ils proposent de réduire le chlorure anhydre de glucinium par le sodium dans un cylindre foré en fer, à parois épaisses de 3 centimètres, fermé par un bouchon à vis ; on emploie le sodium en léger excès ; on ferme et on chaufle au rouge vif dans un fourneau à vent. On trouve à l'ouverture une masse blanche de sel marin fondu et solidifié, au-dessus de laquelle le glucinium s'est réuni en un feutrage de crislaux microscopiques et brillants. Les parois du cylindre ne sont pas attaquées. Ce n'est qu'au rouge blanc qu'il se forme un alliage cristallin de fer et de glucinium, d'une densité égale à 4,837. A côté des cristaux on trouve aussi des globules de métal fondu.

L'analyse du métal obtenu ainsi a donne :

Glucinium 87,(K)

Oxyde de glucinium 9,84

Fer 2,08

Silice O.W

Le glucinium de M. Debray offre les mêmes propriétés chimiques que celui des chimistes suédois ; mais il en diffère par les caractères physiques. Quant au métal divisé obtenu par Wœhlcr, ses caractères chimiques sont autres ; on peut attribuer cette divergence soit à l'état de division, soit à la présence d'impm*etés.

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Propriétés physiques. — 1* Métal de M. Wœhler, poudre gris foncé, prenant de Téclat au brunissoir, très-difficilement fusible.

2* Métal de M. Debray, métal blanc ; densité 2,1 ; se laisse forger et laminer à froid sans s*écrouir, plus fusible que l'argent.

La chaleur spécifique du métal ainsi préparé est telle, d'après M. Beynold, qu'elle vérifie la loi de Dulong et Petit avec le poids atomique €1 = 9,4.

5* Métal de MM, Nikon e/Pe/er«on, cristaux microscopiques (prismes ou dendrites); couleur et éclat de l'acier; densité à 9% 1,9111. £q tenant compte des impuretés, glucine, fer, silice, et de leur densité, on calcule pour le glucinium pur la densité 1,64. Chaleur spécifique diaprés les auteurs cités, 0,4079.

Propriétés chimiques. — Le glucinium compact de Debray et Nilson peut être fondu sans ignition dans la flamme oxydante du chalumeau. Chauffé au rouge dans une atmosphère d'oxygène pur, il ne s'enflamme pas. Dans ces deux expériences le métal se couvre d'une légère couche d'oxyde, qui parait le préserver d'une oxydation ultérieure. Le métal de Wœhler, chauffé à l'air et porté au rouge sur une feuille de platine, brûle avec un grand éclat; il en est de même dans l'oxygène. Le soufre agit aussi très-différemment sur les deux produits ; le glucinium pulvérulent brûle avec éclat dans la vapeur de soufre, tandis que le glucinium compact est mattaquable.

Le glucinium compact ne décompose pas l'eau au rouge blanc ; ù une température élevée, il s'unit facilement au chlore, au brome, à l'iode, au silicium, qu'il peut même enlever aux vases contenant de la silice. L'acide chlorhydrique gazeux l'attaque à une température relativement peu élevée. Les acides sulfurique et chlorhydrique étendus le dissolvent facilement, avec dégagement d'hydrogène. L'acide azotique même concentré est sans action a Iroid et le dissout à chaud. La potasse caustique le dissout également, mais l'ammoniaque est sans effet.

Spectre, — L'étincelle éclatant dans les solutions de chlorure de glucinium donne un spectre avec deux raies peu intenses : 457,2 et 448,8.

Équivalent^ poids atomique. — On a beaucoup discuté sur l'équivalent qu'il convient d'adopter pour le glucinium ou plutôt sur la formule rationnelle de son oxyde. Se fondant sur certaines analogies de propriétés entre Talumine et la glucme, et pensant que ces deux oxydes terreux peuvent se remplacer mutuellement dans certaines espèces minérales, Berzélius avait adopté la formule GPO'.

En 1843 (Annales de Chimie et de Physique, (3), t. VII, p. 155), Affdejen montra que ces similitudes sont de second ordre; que, par exemple, il ne se (orme pas à<ii ^feùVyVA» i\>\v\ ^^ ^xj^vûr ^v^^v^^^oadant

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