SU
so'— se
Acide hydt^'uirureui.
so»=se»
Acide tulfureas.
Sel!»
ScO'— SeO»
Adde sélénieux.
TeH»
ZnO»=Zn0 MgO»=Mgô
TeO» — TeO»
Acide tellui-eux.
D est facile de voir, d'après cela, que la valeur atomique de substitution n*est pas une donnée invariable pour un élément.
I^ phosphore donnant avec le chlore deux composés PhCl' et PhCl* «lavecToxygène deux composés correspondants PhO* (Ph* 6') et PhO* (Ph*6*), on peut passer de l'un à l'autre par voie de substitution :
ou
PhCl» Pli«Cl« H
-3(lIO) = PhO*-{-3(IICl) 3(U*0) = Ph»e*-f-6(llCI),
312 CHIMIE GÉNÉRALK.
( PhCP H- 5 (HO) = PhO* H- 5 (UCl) .ç.
ou \ vh^œ H- 5 (ipe) = Ph«ô» 4- 10 (lia). • '
Dans la réaction (I) Ph se substitue à 311 : il est trivalent; dans 1^ réaction (2) Ph se substitue à 5 H : il est quinquévalent.
Si le compose PhO' n'existait pas ou n'était pas stable, la réaction (3 ) se passerait ainsi :
PhCl» -f- 3 (HO) = PhO» + 3 (HCl) 4- CP.
C'est ce qui arrive, par exemple, dans l'action de l'acide chlorhy^— drique sur le bioxyde de manganèse. On connaît (Mn6) MnO* et (MnO* MnO^; le seul chlorure stable est MnCl*. Il en résulte que
MnO'-{-2Cin donne MnCl* + 2H0,
tandis que * *
MnO*-h4Cin donne MnCPH-Cl«-h4H0.
Ni la forme des types engendrés, ni la limite de saturation, ni la valeur de substitution de Tatome mesurée par rapport à l'hydrogène ne représentent donc des caractères absolus et spéciGques pour un élément. Leur variabilité même avec la nature des corps que l'on met en conflit ayeclui en est une preuve.
11 semble même que les éléments possèdent tous, à des degrés diyei's, la faculté de reproduire les mêmes types de combinaisons; et cette faculté se révèle d'autant plus que Ton compare chaque élément à un plus grand nombre de corps avec lesquels on cherche à l'unir. Si dans les cas particuliers nos moyens d'action ne nous permettent pas de réaliser la série complète, si celle-ci s'arrête à un, deux ou trois termes, l'insuccès doit s'expliquer par l'instabilité des autres dans les conditions où leur formation serait logiquement effectuable.
Aux acides phosphoreux PhO'(Ph*ô') et phosphorique PhO*(Ph*6*) correspondent le Irichlorure et le quintichlorure de phosphore, PhCl*, PhCl*, tandis qu'à l'acide arsénieux As 0'(As*6') seul correspond un chlorure As Cl'. Cette différence ne peut dériver que d'un défaut de stabilité du quintichlorure AsCI'* correspondant à l'acide arsénique AsO'(As'ô*), défaut qui ne lui permet pas de prendre naissance par union directe ou par double décomposition.
Les distinctions fondées sur la valence et l'atomicité, disons le encore une fois, n'ont rien d'absolu ; elles expriment des tendances plus accentuées offertes par un élément à agir dans un sens plutôt que dans uji autre. La cause de ces tendances doit être cherchée dans la nature in* time de l'élément; mais dans l'état actuel de la science il est impossible