ir
itnil de rarlicle Thermochimie^ de M. Bcilbclot, dans Y Annuaire du Bureau de$ Mdei pour F année 1878.
CHIMIE GÉNfiRALE.
Protochlorure d'éUin. . .
Bichlorure d'étaÎD. . . .
Protochlorure d or. . . .
Trichlorurc d'or
Protochlonire de cuivre Bichlorure de cuirre. . .
Protochlonire de mercure.
Bichlorure de mercure. .
Chlorure d'argent. . . •
(Sn.CP)*. +
(Sn.Cl*)/. +
(Au.CI)«. 4-
(Aa.CP)«. 4-
(eu«.Cl«)f. 4-
(i5u.CP)«. +
(ag«.CP)*. +
(Hg.Cl«)*. 4-
(Ag.a)t. 4-
iS7S00 22800 05800 51600 82600 63200 20400
ThoBscn.
Le chlore décompose la vapeur d*eau au rouge ayee la plus ( facilité, et met en liberté de l'oxygène avec production d acide eh drique :
[ci«4-u»e=2cin4-ejci4-Ho = ciH-f-o.
L'expérience se fait avec l'appareil de la figure 185. Le chlore p travers de Teau portée à rébuUition dans une petite cornue eii n de là dans un tube en porcelaine chauffé au rouge et rempli de ments de porcelaine ; l'oxygène est recueilli dans une éprouvette si cuve à eau ; l'acide chlorhydrique est absorbé par le liquide de la
Une réaction analogue se produit à la température ordinaire l'influence de la lumière; aussi convient-il de conserver l'eau de< dans des flacons à parois opaques ou en verre coloré en jaune ve foncé. L'oxygène mis en liberté forme ou de l'eau oxygénée ou de I hypochlorcux. Les quantités de chaleur mises en liberté pour des équivalentes d'acide chlorhydrique (22 000 cal.) et d'eau (23'60( sont trcs-rapprochées ; il y a peu d'énergie exigée pour convei système Cl 4- 110 en CIH4-O; ceci explique le passage facile d à l'autre. On comprend aussi qu'en ajoutant au mélange de chl d'eau une substance oxydable, telle que l'acide ai'sénieux, racid( phorcux, Tacide sulfureux, l'iode, le phosphore, l'indigo et d'autr ticses organiques colorées ou non, Toxydation puisse se produire diatcmcnt et complètement à froid.
Le système
[ici 4- 2IP0 4- As'O'l ; 2CI 4- IPO* 4- AsO*
dégage de la chaleur en passant au système
[4C1H4-As«e*l; 2CIIl4-AsO».
C'est par des phénomènes do ce genre que l'on explique Tactioi lorante du chlore en présence de l'eau.
La faible différence entre la chaleur de formation de l'enii el de chlorhydrique permet de prévoir la réaction inverse. En eflel» loi
s rUlLLE. — CHU)RE.
k mélange d'oxjgène et d'acide chlorhydriqiie à travers on au rouge, on obtient du clilore.
qu'il agil sur l'eau, le elilore jipiit décompuscr k's oxydes ïiu les hj-
3(J CHllIIE GÉNÉRALE.
Tarscnic, le soufre, le sélénium, le tellure, de leurs combinaiMOi l
rhydrogène et les métaux.
Hydrate de chlore. — Très-peu d'éléments possèdent la propriW s'unir à l'eau pour former des hydrates ; le chlore est du nombre, f ce point de vue ce caractère exceptionnel mérite de fixer ratteotil L'hydrate de chlore prend naissance lorsqu'on dirige un courut chlore dans de l'eau de chlore refroidie à 2 ou 5 degrés au-dessoi zéro. On voit alors se produire un magma cristallin jaune-verdàtat | envahit tout le liquide et finit par obstruer les tubes adducteurs. Ci facile production de l'hydrate de chlore solide est même une géoedi la préparation et le lavage du chlore lorsqu'on opère en hiver ; ilconti alors de chauffer l'eau du flacon laveur au bain-marie à 10 ou 15*. I cristaux se dissocient dès que la température s'élève dans le voisinage 10^. En les exprimant à basse température pendant les froids de l'hii entre des doubles de papier à filtre, et en les introduisant dans ua ti en verre à parois résistantes que l'on ferme à la lampe, ils peuveal conserver indéfiniment, même en été. Il arrive alors que la masse cris Une confuse se convertit en cristaux volumineux baignés dans de 1' de chlore saturée à la pression de l'intérieur du tube.
Ce résultat s'explique si l'on tient compte des lois de la dissociatioi des conditions présidant à la cristallisation.
La tension de dissociation de Thydrate de chlore croît avec la tem rature. Tant qu'elle est inférieure à la force élastique maximum du pour la température correspondante, elle pourra toujours être atlei dans un tube fermé contenant une quantité suffisante d'hydrate ; de S( qu'une fraction seulement du corps subira la décomposition. Une fois ( la tension de dissociation tend à dépasser la force élastique limite, chlore provenant de la dissociation se liquéfie et la décomposition complote.
Ainsi, à 50 degrés, le tube ne contient plus que du chlore liquide gazeux et de l'eau de chlore.
La composition de l'hydrate de chlore correspond à la formule
[Cl. 511*0] ou Cl.lOHO.
Sa forme est celle d'octaèdres rhomhiques.
Equivalent du chlore. — La méthode suivie pour la détermina^ de Téquivalent du chlore a déjà été développée au chapitre v, livr nous la rappelons brièvement ici. Les procédés employés par di auteurs se rapprochent beaucoup.
On cherche successivement par expérience : 1* le poidf do diki
issiam fourni par un poids connu de chlorate de potasse ; 2^ le le chlorure d*argent que donne un poids connu de chlorure de um ajouté à un excès de solution argentique ; 3"* la quantité de re de potassium nécessaire pour précipiter un poids connu d*arissous ; 4* le poids de chlorure d'argent fourni par la combinaison I d*uo poids connu d'argent avec le chlore. Cette dernière donnée I rigueur superflue et sert de contrôle.
prenant comme pomt de départ la formule du chlorate de potasse k [C16*K] CIO'KO, les réactions précédentes s'expriment en équi- ) par les équations :
[Cie»K = e»-4-ClK]; C10»K0 = 0«-+-C1K. [\]
[aK-f-Aze*Ag=ClAg-f-AzO'K]; ClKH-AzO»AgO
=CIAg-HAzO»KO. [2
ClH-Ag = ClAg. [3]
simples règles de trois permettent de calculer :
La valeur de CIK fournie par Cl O'KO, puisqu'on connaît celle qui
ipond au poids de chlorate employé dans l'expérience ; on a trouvé :
Bcnéliut. Marignac Slas.
C1K = 74,600 ; 74,525 ; 74,59. Le poids de chlorure d'argent con^cspondant à CIK :
Berxélius. Marignac.
ClAg= 143,4; 143,55.
Le poids d'argent correspondant à CIK :
Stas.
Ag = 107,94.
' Le poids de chlorure d'argent correspondant à Ag :
Dumas.
ClAg = 143,5.
^tire de là
Cl=ClAg — Ag=143,5 — 108 = 35,5.
►'après les expériences de Slas, l'équivalent du chlore est 35,45 *.
BenéUas, Ann. de Chim.et de Ph^i».. (2), l. XCI, p. 102.- Maii^inc, Ann.der Chcm. *««Im U ILI?, p. 14.— Dumas, Ann. de Chhn. et de Phys,, (7»). t. LV, p. 429.— Slas, ^■vciket «HT Uê rapporté réciproques det poids atomiques. Bruxelles, 1SQ0«
CBUt ctÊÛMàUf. !• — ik *
de cliitux, de [lutn^sc cl de soude, belii'cle avmt sigu di-col» railles du chiure, mais ltei'lhi)llct appi'Ia le preni iiidiisiripis sur la jw-isilûlili; de tirer paili de ce cnracl le l)laiuliiment des loilcs de cliaiivre, de lin ou de col
Au début, on Gt usage de chlore gazeux, qui sert ei pour le blanchiment de la pàtc à papier, et d'eau de c
Pour parer aux inconvénients liygicniquea rcsultan l'eau de ciilore, Bcrtliollet eut l'idée d'y ajouter des i chaux; il reconnut que le pouvoir décolorant n'était | que la liqueur perdait son odeur Tortc et irritante. Il le chlore dans une solution alcaline; le résultat fut le i vue de la disparition de Todeur, mais la puissance i semblable solution dépassait de beaucoup celle de l'eai tionnée après coup d'alcali. Les clilonires décolorai trouves. Dès J789, on fabriqua dans l'usine de Javel (mutasse et de soude; en 1798, Georges Tenant et Kuo: remplacer les alcalis en solution par de la chaux hyi et vendirent du chlorure de chaux solide sous te nom de chiment. En 1822, Labarraque, pharmacien à Paris, l'action puriiiantc et désinfectante de ces préparations.
Outre ses applications dans la préparation des chloi et désinfectants et dans le blanchiment direct, le chlore le chlorure double d'aluminium et de sodium, le c; chlorate de potasse, l'iode, le chlorure de benzylc et i divers dont l'cnumération serait trop longue.
DEUXiillE FAMILLE. - CHLORE. 571
lS6*Aq -f- ffO + 2Cl = Se^Aq -H 2 CIH], SOUq-HHOH-Cl = SœAq-f-ClH,
liner Tacide chlorhydrique en le précipitant par le nitrate d*ar-
is forme de chlorure d^argent.
[a pratique, il importe surtout d'évaluer le pouvoir oxydant du
bre ou des chlorures décolorants (hypochlorites) qui agissent
lui; dans leurs réactions les plus intéressantes les composés
; du chlore, CIO, CIO', etc.» fonctionnent comme un nombre
lents d'oxygène égal à la somme des équivalents de chlore et
e qu'ils contiennent.
ivoir oxydant d'une solution de chlore ou d'un acide oxygéné de
peut être évalué par diverses méthodes, les comprendre, il faut se rappeler que le chlore oxyde en
de l'eau, d'après l'équation
ICl«-+-ffO = 2CIH + 0]. [i]
Cl-}-HO = ClH + 0.
) vaut 0 (8).
m composé oxygéné du chlore, on a
[Ci*e4-ipe=2ciu4-0'i. [2j
CIO 4- 110 = CIH -h o\
[ci»e»-i-u«e=2ciH-hO*i. [3]
CIO» -h HO = cm +0*.
»uvoir oxydant de la solution correspondra donc à 1 , 2 ou 4 cqui-
de chlore, selon que Ton aura du chlore libre, de l'acide hypo-
X ou de l'acide chloreux, tandis que le dosage du chlore ramené
inc à l'état de chlorure métallique n'accuse dans les trois cas que
dent.
iremier procédé, connu sous le nom de procédé chlorométrique
-Lussac, est basé sur les réactions suivantes :
•n présence de l'eau, le chlore transforme l'acide arsénieux en
irséniquc
(2Cl-f-H*0-f-AsM}» = 2CUl h-As*0']. l^J
2 Cl +2nO-hAsO»=2ClH-}-AsO».
-e eMore aqueux détruit la couleur bleue de l'acide sulfindigotiquo. Si Ton verse de l'eau de chlore dans une solution arsénicusc colo- 'Cedc Y;kûà%s\iïÛDàigolique, Vactioa oxydante se porte d^ abord. va&
Applications du chlore. — Les usages du chlore sont toi portants; dans les lahoraloires, on rutilisc presque journellc comme moyen d'oxydalion en présence de l'eau, soit dans préparer Ao^ chlorures divers ou des dérivés organiques desob soit encore pour isoler le brome, l'iode.
L'industrie en consomme des quantités considérables en vof chiment, principalement sous forme de chlorures décolorants, de chaux, de potasse et de soude. Schéele avait signalé les j décolorantes du chlore, mais Berthollet appela le premier l'atti industriels sur la possibilité de tirer parti de ce caractère pcéc le blanchiment des toiles de chanvre, de lin ou de coton.
Au début, on Ct usage de chlore gazeux, qui sert encore ai pour le blanchiment de la pâte à papier, et d'eau de chlore.
Pour parer aux inconvénients hygiéniques résultant de Vi l'eau de chlore, Berthollet eut l'idée d'y ajouter desalcaliSfl chaux ; il reconnut que le pouvoir décolorant n'était pas mol que la liqueur perdait son odeur forte et irritante. Il fitensidl le chlore dans une solution alcaline ; le résultat fut le mêmeai vue de la disparition de Todeur, mais la puissance décoloni semblable solution dépassait de beaucoup celle de l'eau de d^ tionnée après coup d'alcali. Les chlorures décolorants UA trouvés. Dès 1789, on fabriqua dans l'usine de Javel des chk l^otassc et de soude; en 1798, Georges Tenant et Knox imagii remplacer les alcalis en solution par de la chaux hj^ratée a et vendirent du chlorure de chaux solide sous le nom depoudfi chiment. En 1822, Labarraque, pharmacien à Paris, mit «f l'action purifiante et désinfeclanle de ces pré|)arations.
Outre ses applications dans la pré|iaration des chlorures If ct désinfectants et dans le blanchiment direct, le chlore sert à" le chlorure double d'aluminium ct de sodium, le cyanure! chlorate de potasse, l'iode, le chlorure de benzyle et d'auM divers dont l'énumération serait lro|) longue. *
Analyse, — Le chlore libre se reconiiî,ît facilement par h:' qu'il a d'être absorbé par l'eau ou les lessives alcalines faibkl communiquant des [)ropriélés décolorantes. La solution de cMI digo convenabh ment éleiidue se prête le mieux à la recherché* dissous. La couleur jaune- verdàtre, l'odeur forte et caractère gaz, le précij)ilé blanc, soluble dans l'ammoniaque, qu'il dO une solulion de nilrate d'ar^^ent, ne laisseront aucun doutai? turc. ï
Pour le dosage, on peut transformer le clilorc, en présd en acide chlorhydrique, au moyen de l'acide sulfui'cux :
lium fourni par un poids connu de chlorate de pot<nsse ; 2^ le
de chlorure d'argent que donne un poids connu de chlorure de
mm ajouté à un excès de solution argen tique ; 3"" la quantité de
de potassium nécessaire pour précipiter un poids connu d*ar-
dissous; 4* le poids de chlorure d'argent fourni par la combinaison
d'un poids connu d'argent avec le chlore. Cette dernière donnée
h rigueur superflue et sert de contrôle.
prenant comme pomt de départ la formule du chlorate de potasse à [CIO'K] CIO'KO, les réactions précédentes s'expriment en équiper les équations :
[C16»K = e»-4-ClK]; C10»K0 = 0«H-C1K. [1]
iaK-f-Azô*Ag=ClAg-f-Aze'K]; ClKH-AzO»AgO
= ClAg-hAzO*KO. [2
Cl-HAg=ClAg. [3]
simples règles de trois permettent de calculer : La valeur de CIK fournie par Cl O'KO, puisqu'on connaît celle qui md au poids de chlorate employé dans l'expérience ; on a trouvé :
Bcnéliut. Marignac Sias.
C1K= 74,600 ; 74,525 ; 74,59. " y Le poids de chlorure d'argent correspondant à CIK :
Berzélius. Marignac.
ClAg=143,4; 145,35.
5* Le poids d'argent correspondant à CIK :
Stas.
Ag = 107,94.
4* Le poids de chlorure d'argent correspondant à Ag :
Dilinns.
ClAg = 143,5.
On tire de là
Cl=ClAg — Ag=143,5 — 108 = 35,5.
D'iprès les eipériences de Stas, l'équivalent du chlore est 35,45 '.
*-BenéUa», Ann. de Chim.etde Phj»-. 02)i L XCI, p. 102.- Maiignnc, Ann.der Chem. «•fWm,. UILIV, p. 14.— Dumas, Ann. de Chim, et de Pfiijif., (3), t. LV, p. 129.— Slas '"^^C'tAct «HT U9 rapparié réciproque» des poids atomiques. Bruxelles, IStiO.
5(J CHllIIE GÉNÉRALE.
Tarscnic, le soufre, le sélénium, le tellure, de leurs combiiiaùooi riiydrogène et les métaux.
Hifdrate de chlore. — Très-peu d'éléments possèdent la pi s*unir à Teau pour former des hydrates ; le chlore est du nombre, ce point de vue ce caractère exceptionnel mérite de fiier Fat L*hydrate de chlore prend naissance lorsqu'on dirige un chlore dans de Tcau de chlore refroidie à 2 ou 5 degrés auzcro. On voit aloi*s se produire un magma cristallin jaune-verdàtni envahit tout le liquide et finit par obstruer les tubes adducteurs, facile production do Thydrate de chlore solide est même unegéoeà la préparation et le lavage du chlore lorsqu'on opère en hiver ; il confil alors de chaufler l'eau du flacon laveur au bain-marie à 10 ou 15M cristaux se dissocient dès que la température s*élève dans le voisinage 10^. En les exprimant à basse température pendant les froids de Thiv entre des doubles de papier à filtre, et en les introduisant dans ua ti en verre à parois résistantes que Ton ferme à la lampe, ils peuveoi conserver indéfiniment» même en été. II arrive alors que la masse cris linc confuse se convertit en cristaux volumineux baignés dans de Y de chlore saturée à la pression de Tintérieur du tube.
Ce résultat s*explique si Ton tient compte des lois de la dissociatio des conditions présidant à la cristallisation.
La tension de dissociation de l'hydrate de chlore croît avec la tooi rature. Tant qu'elle est inférieure à la force élastique maximum du pour la température correspondante, elle pourra toujours être allei dans un tube fermé contenant une quantité suilisante d'hydrate ; des< qu'une fraction seulement du corps subira la décomposition. Une fois i la tension de dissociation tend à dépasser la foi'ce élastique limite chlore provenant de la dissociation se liquéfie et la décompositiot complote.
Ainsi, à 50 degrés, le tube ne contient plus que du chlore hquiA gazeux et de l'eau de chlore.
La composition de l'hydrate de chlore correspond à la formule
[CI.SU^O] ou CI.IOIIO.
Sa forme est celle d'octaèdres rhombiques.
Equivalent du chlore. — La mélhodo suivie pour la déterminât de Téquivalent du chlore a déjà été développée au chapitre v, livH nous la ra[)pelons brièvement ici. Les procédés employés par dr auteurs se rapprochent beaucoup.
On cherche successivement par expérience : 1* le poids do chloi
nom fourni par un poids connu de chlorate de potasse ; 2^ le
de chlorure d'argent que donne un poids connu de chlorure de
nom ajouté à un excès de solution argentique ; 3^ la quantité de
de potassium nécessaire pour précipiter un poids connu d'ar-
diuous ; 4* le poids de chlorure d'argent fourni par la combinaison
d'un poids connu d'argent avec le chlore. Cette dernière donnée
Ift rigueur superflue et sert de contrôle.
prenant comme pomt de départ la formule du chlorate de potasse à [C16*K] CIO'KO, les réactions précédentes s'expriment en équipar les équations :
[C10»K = e»-4-ClK]; C10»K0 = 0«-+-C1K. [1]
[CIK -h Aze*Ag = ClAg -H AzO'K] ; CIK -h AzO'AgO
= ClAgH-AzO*KO. [2
ClH-Ag = ClAg. [5]
simples règles de trois permettent de calculer : La valeur de CIK fournie par Cl O'KO, puisqu'on connaît celle qui ind au poids de chlorate employé dans Texpérience ; on a trouvé :
Berxélitii. Marignac- Slas.
C1K = 74,600 ; 74,525 ; 74,59. ^ V Le poids de chlorure d'argent correspondant à CIK :
B«rzélius. Marigruic.
ClAg= 143,4; 143,55.
3* Le poids d'argent correspondant à CIK :
Slas.
Ag = 107,94.
4* Le poids de chlorure d'argent correspondant à Ag :
Diimns.
ClAg = 143,5.
On tire de là
Cl=ClAg — Ag=143,5 — 108 = 35,5.
ffiprès les expériences de Slas, l'équivalent du chlore est 55,45 '.
^•BenéliM, Aiin. de Chitn.etdr Phjs.. (2), l. XCI, p. 102.- Maiij,Miac, Ann.der Chcm. «•PWb,, uiUV, p. 14.— Dumas, Ann. de Chhn. et de Phijx., (5), t. LV, p. 129.— Slas, ^"^''f^ wr Uê rapporte réciprogues des poids atomiques, Bruxelles, i&ijO.
AsO* D'après réquatîon (4), 1/2 équivalent d*acide arsénieux, -g~=
^ — = 49,5, exige 1 équivalent de chlore ou d'oxygène.
On pèse un dixième de ce poids d'acide arsénieux pur (4*',95), que Ton dissout dans uneiessive alcaline de bicarbonate de soude, et Ton
forme 1 litre. Chaque centimètre cube équivaut à jtç^ de chlore ou
à Tç^ç\ d'oxygène. Avant de faire usage de la solution arsénieuse alcaline, il feut l'aciduler légèrement par une addition convenable d'acide chlorhydrique.
Pour éviter l'incertitude du point final do la réaction, résultant de l'emploi de l'indigo, on peut, comme l'a proposé M. Penot, opérer avec une solution d'acide arsénieux dans du carbonate de soude. Après chaque addition de chlore, on touche avec une baguette trempée dans le mélange un papier imprégné d'iodure de potassium et d'empois d'amidon. Dès qu'il y a excès de chlore, le trait marqué bleuit fortement.
La méthode indirecte de Mohr obvie encore mieux à cet inconvénient. A un volume connu de la solution de chlore on ajoute un excès également mesuré de solution alcaline arsénieuse (4'%95 par litre), qui absorbe tout son pouvoir oxydant. L'excès d'acide arsénieux est déterminé par une solution normale d'iode dans Tiodure de potassium ( à 1/100 d'équivalent ou l'%27 d'iode par litre). On verse l'iode avec une burette, jusqu'à ce que la liqueur arsénieuse dans laquelle on a introduit un peu d'empois d'amidon, se colore en bleu persistant. 10 centimètres cubes d'iode au titre précédent correspondent à 1 centimètre cube d'acide arsénieux. Si donc on a employé 35 centimètres cubes d'iode normal, il faudra retrancher 3*^^,5 d'acide arsénieux du volume employé ; le reste représentera pour chaque centimètre cube 1/1000 d'équivalent de chlore ou d'oxygène.
Bunsen verse un volume connu de la liqueur chlorée à titrer dans une solution d'iodure de potassium dans l'eau (100 grammes de cristaux d'iodure de potassium pour 1 litre de solution). L'iode est mis en liberté et reste dissous à la faveur de l'iodure alcalin. On a
Cl4-IK = ClK-}-L 35,5 127
Le problème revient ensuite à déterminer l'iode libre. Avec la solution arsénieuse de Mohr, rien n'est plus facile. La solution d'iode à titrer est étendue à un volume connu (un quart de litre) et introduite dans une burette; on la verse goutte à goutte dans 20 centimètres cubes d'acide ai*sé-
DISUXIËyE FAMILLE. — BROME. 375
t alcalin, additionné d'empois d'amidon^ et l'on s'arrête au moment ^paraît la teinte bleue pei*sistante.
Brome. — Br = 79,951.
brome (^p(5(xo<;, fétidité), qui vient naturellement se pirxcr entre le
et l'iode, a été découvert, en 1826, par Balard.
raconte que Liebig avait reçu, quelques années auparavant, d'une
d'exploitation de salines allemandes, avec prière de l'examiner, un
contenant du brome ou tout au moins un produit très-riche en
\. Croyant avoir entre les mains du chlorure d'iode, il négligea
)umettre réchantillon à une étude plus approfondie. Lorsque, à la
de la découverte de Balard, il eut reconnu son erreur, il plaça
m dans une armoire spéciale, nommée V armoire des fautes ; il
mtrait volontiers à ses amis, pour leur prouver combien souvent
mvait côtoyer sans la saisir une découverte de premier ordre, en se
it guider par des idées préconçues*.
'anecdote que nous venons de rappeler est plutôt de nature à relever amoindrir le mérite de la découverte de Balard, auquel une grande ûté expérimentale permit de distinguer le nouveau corps simple du ire d'iode, si voisin de lui par ses caractères. (Test en étudiant les eaux mères des marais salants des environs de Ipellier, en vue de les soumettre à un traitement méthodique pour Totraction de leurs sels, que FiHustre savant français fut frappé par la vibration jaune-orangé intense développée par l'addition du chlore. Le lipide étant agité avec de Téther cède à ce dissolvant son principe jaune ^86 décolore; enfin l'éther surnageant, mis en contact avec une lessive alcaline, perd sa teinte. En évaporant la solution aqueuse et en calcinant le résidu, Balard obtint une masse saline assez semblable au chlorure de potassium.
Enfin, traitée à chaud par un mélange d'acide sulfurique et de peroxyde de manganèse, celte masse laissa dégager le nouvel élément sous forme f un liquide volatil, rouge foncé, à odeur forte et irritante.
Balard lui donna d'abord le nom de muride, qui fut bientôt changé «n celui de brome.
Propriétés physiques. — Le brome est liquide à la température ordinaire, d'une couleur rouge-brun foncé; opaque en couches épaisses, il est rouge-hyacinthe en couches minces vues par transparence. Son odeur est forte et irritante : elle rappelle celle du chlore ; sa saveur est acre et tmlmte. Il est trcs-vénéncux, et quelques goultes de ce corps introduites dans le sang suffisent pour donner la mort.
i. Celte tnccfiote m'a été contée par M. Stas, gui la tcDait directement do Liebig,
376 CHIMIE GfiNÉRàLE.
La densité du brome liquide à 0^ est de 3,1872 ((s. Pierre). Le brome , pur et parfaitement sec se solidifie et fond à — 24%5*.
Les points de fusion plus élevés indiqués dans divers traités ont été obtenus avec du brome humide. Le brome solide offre Tapparence d'une masse cristalline rouge-brun, et non gris-bleuâtre comme on riDdi([oe quelquefois. 11 bout à 65^ (Is. Pierre). A la température ordinaire, n tension de vapeur est très-notable. L'atmosphère d'un flacon incomplètement rempli de brome liquide est toujours fortement colorée par les vapeurs rutilantes de ce corps.
Densité de vapeur par rapport à l'air = 5,54 ;
— — à l'hydrogène = 80.
Chaleur latente de vaporisation =50,95 (Regnault).
Chaleur spécifique de la vapeur de brome j ^ îolu^e=o!2990o!
Chaleur spécifique du brome solide à — 51^ = 0,0843 (Regnault). Le brome est soluble dans l'eau. 100 parties d'eau dissolvent i
5^ 3,600 parties de brome.
Il se dissout plus abondamment dans l'alcool et Téther, mais ces solutions s'altèrent peu à peu par suite de l'action chimique exercée parle brome sur les composes organiques, avec production d'acide bromb}" drique d'autant plus rapide que la température est plus élevée.
Le brome forme, du reste, avec l'eau et l'éther des combinaisons cn^ tallisables.
Dans le tube de Plûcker, à la tension correspondant à la température ordinaire, le brome donne un spectre net dont aucune ligne ne coïncide avec celles du chlore (fig. 188). L'étincelle est jaune. Voici les longue*^'* d'onde des principales raies :
Longueur d'oiuto.
ce 635.6
fi 616.5
^ /Vivo 524,0
VViTO 518.5
ic 436, ï
i. Baumhtaer, Berichie der dettUehe Chem, Geêeil,, t. If, p. 9tl
ir de brome peut être mais celle lumière n'ofraics.
*c d^absorption du brome le à celui de l'iode et se le bandes ombrées; il répreuYO négative du Imaire.
\turel. — Le brome acgénéralement le chlore; i il se rencontre en cornlYCC les métaux alcalins ésium. La dose de brome ■s faible comparée à celle
mures alcalins, et surtout e de magnésium, se renirincipalement dans l'eau
dans les sources salines, ) des végétaux marins (fuhs) et dans les dépôts naels alcalins (chlorures de
de potassium). La proîs bromures varie beau-
l'eau de l'Océan contient 0*^,6 de bromure de ma- )ar litre, tandis que l'eau Morte en renferme, d'a- , 5'M52. accompagné de bromure de potassium, e grand réservoir naturel»
•00 mètres de profondeur, mp plus riche en brome i, d'après Terreil, 7«',93 [e cet élément ; elle repré- 3urcc la plus abondante; isement, son exploitation difficultés pratiques qui I domaine de la chimie, i tollhes du continent, et ut celles de VKWemngnB,
578 CHIMIE GÊNËRALB.
rcnrcM'mcnt (les bromures. ATheodorshalle, près Kreiiznnch, loOlilfl d'eaux mères fournissent en moyenne 66 gi^immes de brome.
Les eaux mères des soudes de varechs peuvent également servir L fabrication.
Berthier a trouvé parmi les minerais du Mexique du bromure d'i mélangé de chlorure.
Préparation. — L'extraction du brome, en partant de ses coi sons métalliques, se fait par des méthodes analogues à celles qui employées pour obtenir le chlore avec le sel marin.
L'acide sulfurique hydraté mis en présence d'un bromure, tel que bromure de potassium ou de sodium, donne du sulfate de potasse oa soude et de l'acide bromhydrique :
[Se*U«4-2BrK = S0^K»+2Brni.
SO»IIO-hBrK = SO»KOH-Brll.
L'acide bromhydrique dissous, en contact avec le bioxyde de inaD( ncsc, fournit du brome et du bromure de manganèse :
IMn0«-h4BrH = MnBr*4-Br*4-2H»0J.
Mn0»4-2BrH = MnBr-hBr-+.2lI0.
Au lieu de préparer isolément l'acide bromhydrique dissous di l'eau, pour le mettre en contact avec le manganèse, il est plus avantagA de réunir les deux réactions et de mélanger dans des proportions oo venables le bromure alcalin, le bioxyde de manganèse et l'acide suU riquc. Ce dernier corps est employé eu excès et étendu de son volufl d'eau. On distille dans une cornue, en ayant soin de bien condenser 1 vapeurs de brome dans un récipient refroidi et contenant de l'eau ai dessous de laquelle elles se réunissent sous forme d'un liquide déni rouge-brun. Cette méthode oflre l'avantage d'utiliser tout le brome i bromure, avantage (]ui n'est pas à dédaigner, puisqu*il s'agit d'un coq relativement rare. On a
I2SOMl«^-MnO•-l-2BrK = S{)*K»^-SO*Mn-}-Br*4-2IP0]. 2(SO»HO)4-MnO« + BrK = SO'KO-«-SO»MnO-}-Br + 2H0.
Le mélange d'acide sulfurique étendu et de peroxyde peut être rci placé par un mélange d'acide sulfurique et de bichromate do potasse.
La préparation industrielle du brome se fait avec les eaux mères ^ marais salants, avec celles provenant du trailemenl des sels deStassfiX ou bien avec les eaux mères des cendres de varechs.
DECXIËIIE FAULLE. — BROISE. 579
itres des marais salanU, — Le traitement que Ton fait subir à d'après les indications de Balard, au liquide dépouillé par éTa-
Tair libre et salinage des 8/10 du sel marin qu'il renrermait« i d*en extraire méthodiquement divers sels. On obtient ainsi : Tate de soude, formé par une double décomposition à basse re opérée entre le sel marin et le sulfate de magnésie; 2* du e sodium et du chlorure double de potassium et de magnésium, entration et refroidissement de la solution froide, qui a déposé i de soude; 5* enfin, par une nouvelle concentration suivie »idissement, du chlorure de magnésium, îau mère à 38* Baume, séparée de ces dépôts successifs, qui est 9ur Textraction du brome; elle peut également fournir une tntité d'iode, mais la proportion en est trop faible pour qu*il de s'en occuper. On évapore dans une chaudière en tôle jusqu'à température d'ébullition atteigne 125*centigr. De là le liquide is un vase en pierre siliceuse, del à 2 mètres cubes, fermé par iteur en pierre percé de deux Irous. Dans l'un est engagé un t en porcelaine, plongeant dans le liquide ; dans Tautre est fixé ecourbé en verre qui traverse un cylindre réfrigérant en verre, 3 de l'eau froide.
premier tube on introduit de l'acide sulfurique à 53^ Baume et de de manganèse tendre et facilement attaquable; en même
chauffe à la vapeur.
me mis en liberté et volatilisé se condense dans les tubes réfrii s'écoule dans un récipient qui fait suite à ce tube, été les additions d'acide sulfurique et de manganèse lorsqu'il } de production de vapeurs rutilantes.
le Stassfurt. — Les eaux mères, au sein desquelles s'est e chlorure double de potassium et de magnésium (carnallitc lMg + 6H*0), sont concentrées à 40^ Baume, en évitant de trop fortement, afin de ne pas provoquer la dissociation au contact du bromure de magnésium (Br* Mg -+- H*ô = Mg ô -f- 2 Brll) *. uide dépose par refroidissement beaucoup de chlorure de ma- ; l'eau mère de ces cristaux est riche en bromure de magné- Ile est traitée, comme dans le procédé précèdent, dans un vase , d'une seule pièce et de 3 mètres cubes de capacité; son coust formé d'une ou de plusieurs dalles également en grès. Des "es permettent l'introduction de l'acide sulfurique, de la va- ^ur chauffage et le dégagement des vapeurs de brome (voir la S3). Celles-ci se rendent par un tube en plomb dans un ser-
evt obvier à cet incooTénicnt on précipitant la inr)<;;nésic par un lait de chaux. Le ie caldnm ii*est pas ddcomposallc par Tcau,
pentin en grès refroidi et communiquant avec un flacon de Woolf i à 10 litres dans lequel 8*écoulent le brome et Teau condensés. Le ganèse (400 kilogr.) est chargé d'avance pour toute une série d*< tions.
Le brome ainsi obtenu contient du chlorure de brome, du de plomb et un liquide incolore à odeur de bromoforme booil 85 à 125 degrés. On le purifie par distillation fractionnée dans nues en veire de 15 litres, chauffées au bain de sable, commi avec des récipients en verre bien refroidis. Les premières portions gées de chlore rentrent dans la fabrication.
Les usines de Stassfurt ont produit 20 000 kilogrammes de en 1875.
Eaux mères des cendres de vareclis. — Les eaux mères des varechs dont on a précipité Tiode par un courant de chlore (voyei sont concentrées dans des vases en plomb recouverts d'un cha| Lorsque tout Tiode a disparu et qu'une nouvelle addition de fournit plus de vapem*s violettes, on adapte à l'allonge qui est chapiteau une série de récipients communiquant entre eux par des i*odés. On ajoute de l'acide sulfurique et du bioxyde de mangai proportions déterminées d'après un essai préalable. Le brome liberté est distillé par l'action de la chaleur; puis il est purifié distillation et recueilli dans des récipients sous une couche d*i sulfurique.
Le brome du commerce est suffisamment pur pour la plupart A usages auxquels on le destine. S'il s'agit de déterminations très-exacHI telles que propriétés physiques ou poids atomique, il convient de le |ri parer ad hoc en purifiant le bromate de potasse par plusieurs cristallîi tions et en le calcinant pour le convertir en bromure : celui-ci, Inil par un mélange d'acide sulfurique étendu et de bichromate de poUfl pur, fournira du brome tout à fait exempt de chlore.
Le chlorure de brome étant très-volatil et soluble dans l'eau, on pM aussi facilement l'éliminer, en fractionnant le brome par distillation M en le lavant à l'eau. Dans le premier cas les portions les plus volatik sont mises de côté, ainsi que les dernières où se concentre le corps iart lore à odeur de bromoforme (bromure de carbone).
Le liquide incolore qui se trouve mélangé au brome et que l'oneoB sidère comme du bromure de carbone, n'offre pas les caractères d*ai principe unique. Isolé des dernières portions au moyen d'une lessive d potasse qui dissout le brome, il commence à bouillir à 85% et le pdii d'ébullition s'élève progressivement jusque vers ISS*; il reste liîl dl|i qui charbonne.
Le brome ne peut se manier qu'avee prëeautiêtta, I àlilM de ife ^Htf
IffiOXIÈME FàMILLE. - BROME. 381
è et de Faction délétère qu'il exerce sur les muqueuses de l'œil
roies respiratoires. Dans les expériences de laboratoire, on fait
K>ur le "verser d'entonnoirs fermés en haut par un bouchon rodé
:e et en bas par un robmet en verre au-dessous duquel est soudé
te pour récoulement.
ipriélés chimiques. — L'histoire chimique du brome est l'image
fidèle de celle du chlore. Ses affinités sont les mêmes : il s'unit
ionent à l'hydrogène, au soufre, au sélénium, au tellure, au phos-
t, à l'arsenic» au bore, au silicium, au chlore, à l'iode et à la
le majorité des métaux. Avec l'oxygène, l'azote et le carbone,
m ne se fait qu'indirectement. Comme comburant électronégatif il
le pas au chlore, comme cela résulte des phénomènes de déplace-
B réciproques et des chaleurs de formation des composés binaires
tarés comparées à celles de la série chlorée. L'hydrogène ne s'unit
i la vapeur de brome sous l'influence de la lumière. Ce n'est qu'en
■t passer les deux gaz mélangés à travers un tube en porcelaine
IB au rouge que l'on provoque leur union.
■une le chlore, il décompose l'eau à froid en présence de corps
Uilcs et peut, par conséquent, agir comme oxydant et décolorant.
[As»e* -f- 2H«e H- Br* = As*e» -h 4BrIl]. AsO*-f-ffO*-hBr» = AsO»^-2BrH.
agit sur la potasse pour donner du bromure et de l'hypobromilc, hi bromure et du bromatc, suivant qu'elle est étendue ou conrée :
lBr» + 2(KHO) = BrK-4-BrKe-hH*01.
Br* -f- 2 (KOHO) = BrK 4- BrOKO -h 2 110.
( [Br«-h6(KH0) = 5BrK-hBrO'K -hSIPO].
j Br*H-6KOIIO = 5BrK^-BrO»KO-h6HO.
en présence des matières organiques, carbures ou autres, il des réactions de substitution semblables à celles que nous avons alées pour le chlore :
e-IP -f- Bi-«- = €»H«-«Br* 4- Br^IP.
tt analogies entre le brome et le chlore se poursuivent dans la possiké de produire à 0* un hydrate cristallisé, rouge, de formule 5H»61 BrlOIIO, qui ne se détruit que vers -h 20^ [a refroidissant au-dessous de zéro (vers — 10^) un mélange de Beet d'éther sec, on obtient un composé rouge, cristallisé, tusibW ^
5S2 CHIMIE GfelÉRALE.
-H 22* environ et formé de 1 molécule d'éther (G*n**0) unie à 5 éqmvalents ou atomes de brome : €*H**0 . Br*.
Ce corps est comparable à Thydrate, le brome y ayant conservé toos SCS caractères chimiques.
TABLEAU DBS COALEIAS DS POBMATIOH DES COMPOSÉS BUAIRES BROxis,
D^APBèS TOOHSBlf.
Acide bromhydriquc (Br.H)^. 4- 9500 I Bciibelot.
+ 8400 i Thomsen.
Tribroraurc de phosphore. ... (Ph . Bi»). -H 426C0 ( B«rllfc|ol«tI«»-
■^ *^ * ' J gui&me.
Bromure de potassium (Br . K) t. -{- 93000
— de plomb (Br*.Pb)t. -h 64400
Tribromure d or (Br*.Au)t. -|- 8709
Protobromure d'or (Br . Au) t. — 100
— de cuivre .... (Br*.€u*)t. + 50000 ^ ThornsGO.
Bibromure de cuivre (Br* . €u) t. -4- 40800
Prolobromurc de mercure. . . . (Br» . Bg*)M. + 64200
Bibromure de mercure (Br* . fig) t. -f 50300
Bromure d'argent (Br.Ag)«. + 22700
Équivalent, poids atomique. — L'équivalent et le poids atomique du brome se confondent. On peut les déterminer par une méthode semblable à celle qui a servi pour le chlore.
En prenant pour le bromate de potasse la formule BrO'KO(Brd'K)» Marignac a trouvé pour le poids de BrK, résultant de la dccomposition par la chaleur du poids correspondant à BrO'KO, le nombre 119t34- Le poids atomique ou l'équivalent du potassium étant connu d'après la série des expériences décrites à propos du chlore, il suffit de retrancher 39,1 de 119,24 pour avoir la valeur de Br = 80,14.
L'équivalent du bromure de potassium peut encore se déterminer ea cherchant le poids de ce sel nécessaire pour précipiter un poids connu d'argent. Ces deux quantités sont dans le rapport de Âg à BrK. On a trouvé ainsi
BrK = 119,107; BrK — K = 119,107 — 59,1 =80,07 = Br.
Enfin, en dissolvant un poids connu d'argent dans Facide nitrique, en précipitant ensuite complètement par le bromure de potassium en léger excès et en pesant le bromure d'argent, les deux quantités étant dans le rapport de Ag à BrAg. on obtient l'équivalent du bromure d'argent ; celui-ci, dimniué de l'équivalent de l'argent, fournit l'équivalent ou le poids atomique du brome :
BrAg= 187,9426 — 107,94 = 80,00.
M. Dumas a transformé uu \)olds connu de bromure d'argent en chlo-
DEUXIËUE FÂIIILLE. -- IODE. 5S5
» par Taction du chlore à chaud. Le rapport des deux données de lériencc étant celui des équivalents du bromure et du chlorure gcnt, on calcule Ja valeur de BrAg, connaissant celle de ClAg. On mibe ainsi sur le nombre 80,0 pour le brome, nombre qui paraît Ksainment confiimc par plusieurs séries d'expériences. Applications. — Le brome sert principalement en médecine sous rme de bromure de potassium et en photographie. Ses propriétés Moques et oxydantes permettraient de Tutiliser comme le chlore s'il itait pas d^un prix trop élevé. L'industrie des couleurs artificielles en Bsomme aussi des quantités notables. Ainsi il entre directement dans tabrication de Tcosine ou fluorescine tétrabromée. Pour les expcnces de laboratoire et les recherches de chimie organique, le brome est agent précieux et devenu indispensable par la facilité avec laquelle K prête aux phénomènes de substitution et de double échange. ssi intcrvienl-il dans une foule de réactions de synthèse organique. Analyse. — Le brome libre se reconnaît facilement par la couleur iVodeur de ses vapeurs et par la propriété qu'elles ont de précipiter blanc le nitrate d'argent. Les solutions aqueuses de ce corps, agitées du chloroforme, du perchlorure de carbone ou du sulfure de me, codent leur brome à ces liquides, qui se teignent en jaune . L'addition de quantités croissantes d'eau de chlore au chloroteinté de jaune fait peu à peu pâlir et disparaître la nuance. Le libre ou sous forme d'hypobromite a une action décolorante tressée vis-à-vis de l'indigo.
le produit du traitement par la potasse évaporé à sec et calciné fourles réactions des bromures.
^ Le dosage s'effectue par les mêmes procédés que ceux décrits à prom du chlore.
^'Oans les Cîilculs il suffira de remplacer l'équivalent 55,5 du chlore firSO, équivalent du brome; de morne dans les foniiules et les équaioQs on s'iibitituera Ur à Cl.
i Iode. — I = 127.
I En 1811, Courtois, salpctrier à Paris, isola des soudes de varechs une
pnelle substance solide, se transformant par la chaleur en vapeurs
B^tes et donnant avec rammoniaque un corps détonant. Il conununi-
*» sa découverte à Clément et Désormcs. Clément soumit le nouveau
ïpa à une étude plus a|)profoudie et lit connaître le résultat de ses
*hwches à l'Académie des sciences, en novembre 1813; en même
•«i» il entretenait de ce sujet sir II. Davy, alors de passage à Paris. Clé-
ttt» dèloui'nc do ces kavaux par des occupalions impérieuses, eu couVv^
384 CUIXIE GÉNÉRALE.
la continuation à Gay-Lussac, qui publia, en 1814, un mémoire ^ndtt et remarquable sur le nouvel élément. Presque à la même époque, Davy fit connaître de nouvelles propriétés de Tiode ({uietSxiÇ, violet) ou iodioe, comme il rappelait.
Propriétés physiques. — L'iode est solide à la température ordinaire, gris de fer, à éclat demi-métallique, cristallisé en feuillets ou lames plus ou moins épaisses, cassantes et faciles à pulvériser, opaques.
Sa densité à l?"" est égale à 4,498.
Il fond à 1 13',6 et bout à 175^ d'après Stas, son point d'ébullitioii est au-dessus de 200^.
Les vapeui*s sont violettes et se condensent directement à l'état solide sous forme de lames rhomboïdales larges et brillantes ou en octaèdres allongés. A la température ordinaire, il offre déjà une tension très-marquée. Il peut se sublimer d'un endroit à l'autre dans un flacon fermé, sous l'influence d'une différence de température.
Son odeur est spéciale et caractéristique, rappelant celle du chlore ou du brome, mais moins prononcée.
Sa saveur est désagréable, amère.
Il colore la peau en jaune ; mais la nuance est passagère.
Forme cristalline, — Octaèdres rhomboïdaux, plus ou moins modifiés.
Sa chaleur spécifique est de 0,05 H2 à l'état solide, et de 0,10822 à l'état liquide.
La chaleur de fusion est égale à 11,7 calories; sa chaleur de volatilisation est de 23,95 calories.
Il est mauvais conducteur de l'électricité. Très-peu soluble dans Veau; .1 10®, 1 partie d'iode exige 5524 parties d'eau. Il est assez soluble dans l'alcool et Tcthcr, qu'il colore en brun ; dans la benzine, le chloroforflie» le sulfure de carbone, qu'il colore en violet.
L'iode en vapeur donne dans le tube à gaine et avec la machine de lloltz un spectre secondaire dont les principales raies ont les loû" gueurs d'onde suivantes (fig, 189) :
7 Vive 506
IYive 549,6
Vive 547.0
Vive 544,7
Vivo 540.7
l Vive 53*,8
" i Vive 533,8
mmÊm famille. * iodb.
d^absorption de la va* ïst un des plus beaux arité de ses maxima produits par la supcrlusieurs bandes dégra- ^ rouge. II s'étend du eu et ne coïncide pas tre électrique.
é de Tapeur est 8,716 à Tair et 126 par raprogène.
ireL — Il se rencontre «combinaison avec les liques, comme le chlore ï, qu'il accompagne gé- L'cau de mer renferme de potassium, de songnésium, mais en processivement faibles et eulement par des réacgrande sensibilité. Les ines, fucus, laminaires, issent de la propriété ie de s'assimiler les •roporlions relativement [ue les autres sels de la coiiccnlrent dans leurs résulte que la recheriction de l'iode des cenrégétaux sont plus prati* us faciles qu'avec l'eau
>mène analogue se pro- I animaux marins ; ainsi les éponges, celles de di- [ues et polypiers, l'huile morue, renferment des ciables d'iodures.
naturelles contiennent ode, et la proportion en
assez forte pour leur erdes propriétés médioénimig.
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5S6 CIIIMIK GÉNÉRALE.
ciiialcs. Telles sont les enux d'IIeilbroiiii et de Tœplitz, où Tiode dans la proportion de GO ù 98 niilligrnmincs par litre.
L'iode se trouve encore, sous forme d'iodures et d'îodâtcs. dans le pètre du Chili et du Pérou, et bien (pie cette source soit encore exploitée industriellement, on doit la considérer comme une d'avenir pour le précieux élément dont les applications devieuneol plus en plus importantes.
Il en est de même de certains phosphates naturels, tels que ceux Lot, servant à la préparation des superphosphates. Les dosages démontré la présence de 3 à 7 dix-millièmes d*iodc dans ces substai Lorsqu'on les traite par Taeide suliurique pour les convertir en phosphates, Tiode se dégage en liberté et sous forme d'acide iodliydri Jusqu'à présent on n'a pas encore réalisé l'extraction industrielle moyen de ces matières premières.
En résumé, Tiode se trouve répandu et disséminé sur une étendue et dans beaucoup de produits naturels ; mais on ne connaît de matière jtremière qui en fournisse de grandes quantités. J présent c'est de la cendre des plantes marines nommées kelp en et varech en Normandie que Ton extrait la totalité de l'iode utilisé.
Préparation. — Les cendres provenant des varechs sont épuisées l'eau, qui dissout de 30 à OU p. lUU de sels solubles. Le liquide dé est concentré; il fournit par cristallisations successives des sulfates |)otasse et de soude, du chlorure de sodium, du carbonate de soude 4 du chlorure de potassium. On finit par arriver à une eau mère conoei trée qui refuse de cristalliser. Klle renferme de l'iodure de sodium, A sulfures, des hyposullites et du sel marin.
A Glascow. on introduit les eaux mères dans un alambic formé de dev pièces en plonil): la panse est cliaulTée dans un bain de sable; lecolA chapiteau s'engage dans la douille d'un ballon bitubulé, dont le col diam' tralement opposé est fixé dans un second ballon semblable, et ainsi é suite. Cette série d'allonges rndjoîtées les unes dans les autres est coi chée horizontalement et sei( de condensateur pour les vapeui** d'io»
On connncînce par verser de l'acide sulfurique qui, réagissant sur» sulfates, sulfures et hyposullites contenus dans les eaux mèivs, donw lieu à \\n dégagement d'acitle sulfureux et à un dépôt de soufre. Lorsque la premièie elTervescence est calmée, on ajoute le peroxyde de niang»* nèse, I/IO du poids des eaux mères, par portions successives, euchauifaut avec préj'aulion. Le chlore, formé par Taclion du bioxydc et* l'acide sulluriqiie sur les chlorures, déplace Tiode des iodures. H eO>* vient donc dc^ graduer la proportion de manganèse pour éviter la nû^ en liberté d'un excès de chlore, qui entraînerait une perle d'iode en »■ terminant I" formation d'acide iodique.
bEDXIÊMB FAHlllË. — IODE. $%•]
a France, les eaux mères additîoaaées d'une quantité convenable ide sulfurique sont portées à rébuUition, afin de dégager rhjdrogcne jré et de précipiter le soufre formé par la décomposition des sulfures es hyposuIGtes. Lorsque ce premier but est complètement atteint.
Fïg. I9D. ~ ApfwrciLpmir la lutiUinalioa do l'iDdc.
il iinporte qu'il le soît, on dirige au sein du liquide refroidi et claléon courant de chlore gradué de façon à décomposer tout l'iodure tfotassîum sans oxyder l'iode libre par un excès de chlore. Le produit ■w dépose est bien lavé, égoutlé dans dcsvnâcscri grès à double fond, Inilîn sublimé dans dos cornues en grés chaulfécs au bniii de sable, pme le montre la ligure 190.
'Propriétés cftimiques. — Les affinités de l'iode conmic élément Mronégalif sont moins marquées que colles des trois premiers corps kgroupc, comme cela résulte des déterminations calurinictrtques sui- Ues, comparées à celles du chlore et du brome.
B'après Berthelot et Thomsen il y a absorption du chaleur lors de l;< ■binaîson de l'iode avec l'hydiogcnc et de la formation de l'actdu anx anbydre (l + Il); l'etTet theiiitique est pour une molécule on ■ équiralent égal à — 6040 (Thomsca, BericlUe der cliem. Gescll..
CaïUOK 01 FORIUTIOII DES COUFOSfS I0DÉ9 BINAIRES.
iaie iddhydriquo hjdnti! .
. (II1.A.I (l.ll.A
(I-Ab)'.
(kiniio+ 1!)2I0
— H 19>im
— t 3UI101)
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388 CUlMiE GÉNÉRALE.
On s*cxplique ainsi pourquoi le chlore et le brome déplacent Tiode (le SCS combinaisons avec les métaux et l'hydrogène.
La lumière solaire est sans ciïet, à la température ordinaire, pour provoquer la combinaison de Thydrogène avec l'iode; bien plus, l'acide iodhydriqiie gazeux est peu à peu et complètement décomposé par cet agent. Les rayons bleus et violets sont les plus actifs pour produire ee résultat.
Un mélange d'iode et d'hydrogène en proportions équÎTalentes» cbaoBe m vase clos au-dessus de 200^, donne lieu à un phénomène de combinaison limitée par une action invei*se. En eflet, l'acide iodhydnque, dans les mêmes conditions de température, subit une décomposition également incomplète, et dans les deux cas la limite est la même. Les vitesses de ces deux réactions inverses sont très-variables avec certaines conditioos et dépendent surtout de la température.
Ainsi à 265^ on ne décompose au bout d'un mois que 2 p. 100 de la masse d'acide iodhydrique. A cette température il faut compter par mois pour atteindre la limite ; à 350^ on peut compter par jours ^ à 440^ par heures. La vitesse de la réaction varie aussi beaucoup avec la pression du mélange de vapeur d'iode et d'hydrogène.
Dans les gaz condensés, la combinaison a lieu plus vite. La grandeur de la limite change avec la température comme dans tous les phénomènes de dissociation; elle dépend aussi, mais à un moindre degrés de la pression. Les corps poreux facilitent les deux phénomènes inverses et augmentent leur vitesse, de sorte qu'on atteint plus rapidement la limita pour une température donnée. Ils produisent donc les mêmes effets qu'une augmentation de pression.
A une pression moyenne de 2 atmosphères la limite est donnée f^ le nombre 0,186 à 350^ et par 0,250 à 440^
Ces nombres expriment le rapport de l'hydrogène libre à rhydrogênc total.
La présence d'un excès de l'un ou de l'autre élément donne de la stabilité au composé et augmente par conséquent la proportion Hmi^ d'acide iodhydrique formé à une température et à une pression données; mais le sens du phénomène représenté par une courbe ne permet pas de conclure qu'en augmentant indéfiniment la masse de l'un des corps par rapport à l'autre, on tendrait vers une combinaison totale.
Ces importants résultats ont été publiés par M. G. Lemoine (Ann. de Ihim. et de Phys., (5), t. XII, p. 145).
Avec l'iode, les phénomènes de substitution à l'hydrogène dans les combinaisons du carbone sont encore possibles, mais dans la plupart des cas il est nécessaire d'enlever l'hydrogène au moyen d'un agent qui possède une tendance plus marquée à se combiner avec lui.
Diirxir.Mi: famillk. — iode. 58u
C'est ainsi qu'en chauffant la benzine avec de Tiode seul on ne produit aucune réaction; mais en faisant intervenir, en outre, Tacide iodique» dont Toxygène brûle riiydrogcne du carbure, on forme des dérivés de substitution iodés de la benzine.
L'iode réagit néanmoins sur l'ammoniaque en donnant de l'acide iodhydrique. Il se comporte aussi comme oxydant en présence de l'eau et d'une substance oxydable, telle que l'acide sulfureux ou l'acide arsénieux :
j lSe*-Hffe-f-I'4-Aq = 2IH.AqH-Se'.Aq] I S 0« 4- H 0 -h I -I- Aq = 1 H . Aq -f- S 0» . Aq .
L'iode ne s'unit pas directement à l'oxygène ordinaire; mais il est brûlé par l'ozone et transformé en acides iodeux et iodique. Les corps oxydants» tels que l'acide nitrique, l'acide chlorique, lui cèdent de l'oxygène et le convertissent en acide iodique.
Parmi les métalloïdes, le soufre, le sélénium, le tellure, le phosphore, l'arsenic, l'antimoine, le silicium et le bore s'unissent directement à l'iode.
Usages. — L'iode a reçu d'importantes applications en médecine et en chirurgie, aussi bien sous forme d'élément libre que d'iodure alcalin. Oq l'emploie en photographie. Dans les laboratoires il rend des services (réquents, analogues à ceux du chlore et du brome.
L'industrie en a consommé pour la fabrication des couleurs artifidelles; mais, à cause de son haut prix, on cherche autant que possible à lui substituer d'autres agents.
Analyse, — Rien n'est plus facile que de reconnaître l'iode libre. Ii'odeur et la coloration violette de ses vapeurs, la teinte violette qu'il ^mmunique à ses solutions, même très-étendues, dans le chloroforme ou U sulfure de carbone, et surtout la coloration bleu intense qu'il développe dans une solution d'empois d'amidon, permettent d'en déceler des traces presque impondérables. On peut avoir recours aux deux derniers Caractères quand on recherche la présence de l'iode dissous en petites quantités dans l'eau : on ajoute au liquide un peu d'empois d'amidon qui le colore en bleu foncé, ou bien on agite la solution aqueuse avec quelques gouttes de chloroforme, qui se teinte en violet en se réunissant au fond.
La réaction de l'amidon ne réussit qu'à la température ordinaire ; audessus de 50* la teinte bleue tend à disparaître.
Le dosage de l'iode libre a été indiqué implicitement lorsque nous avons étudié le chlore (voir Chlore).
Équivalent ou poids atomique, — L'équivalent et le poids atomique de l'iode se confondent.
ont qiuiiite d:«iiK« d'irant.
^xan{4 d# chlore qu'en le translonnant en iodnte que Te