N0SITE
INOSITE. Cl2tll2012,4H0.
. . . . IxlxM
(HO)4
M. Scherer a trouvé dans les eaux mères de la préparation de la créatine une substance sucrée qui présente la même composition que le glucose, et à laquelle il a donné le nom d 'inosite.
La présence de l’inosité a été constatée aussi dans le tissu pulmonaire. (M. Cloetta).
Propriétés.
L’inosite présente l’aspect d’aiguilles prismatiques incolores qui perdent leur transparence au contact de l’air en laissant dégager une partie de leur eau de cristallisation.
Les cristaux d’inosite deviennent anhydres à 100°, et se convertissent vers 220° en un liquide, limpide qui se solidifie par le refroidissement. Ils sont très solubles dans l’eau, peu solubles dans l’alcool et insolubles dans l’éther.
Les dissolutions aqueuses d’inosite ne paraissent pas éprouver la fermentation alcoolique, mais elles subissent les fermentations lactique et butyrique. Elles ne brunissent pas comme celles du glucose sous l’influence de la potasse caustique, et ne produisent pas de précipité d’oxyde rouge de cuivre en agissant sur une dissolution bouillante de sulfate de cuivre, qui a été préalablement additionnée dépotasse caustique.
L’acide chlorhydrique et l’acide sulfurique étendus n’altèrent pas à froid l’inosite; l’acide sulfurique concentré la charbonne.
Lorsqu’on humecte l’inosite avec de l’acide azotique, qu’on dessèche sur une lame de platine le magma qui s’est formé, et qu’après avoir mouillé légèrement le résidu de la dessiccation, d’abord avec de l’ammoniaque, puis avec du chlorure de calcium dissous, on le chauffe de nouveau, ce résidu prend une teinte rouge très vive.
Cette réaction caractéristique permet de reconnaître facilement l’inosite: la coloration rouge est encore sensible pour une quantité d’inosite moindre que 1 milligramme.
Préparation.
Pour se procurer l’inosite, il faut concentrer les eaux mères qui ont fourni la créatine, précipiter par l’acide sulfurique l’excès de baryte
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qu’elles renferment , séparer le sulfate de baryte, et chauffer la liqueur de manière à volatiliser autant que possible les acides gras volatils qui s’y trouvent. On agite ensuite le résidu avec de l’éther qui dissout les dernières traces de ces acides gras, on décante la solution éthérée, puis on verse de l’alcool dans le liquide aqueux restant. Il se dépose alors un mélange d’inosite et de sulfate de baryte que l’on sépare à l’aide d’une petite quantité d’eau bouillante. (M. Scherer.)
ACIDE INOSIQUE. C10H6Az2O10,HO.
Az2 . . .
HO
L’acide inosique existe comme l’inosite dans les eaux mères provenant de la préparation de la créatine.
Propriétés.
Cet acide est incristallisable, très soluble dans l’eau, d’une saveur de bouillon très agréable. L’alcool le précipite de la dissolution aqueuse. Il est insoluble dans l’éther; il ne forme pas de précipité dans les eaux de chaux et de baryte ; il trouble au contraire les sels de cuivre dans lesquels il produit un précipité vert bleu, insoluble dans l’eau bouillante.
Les inosates , chauffes sur une lame de platine, se décomposent en répandant une odeur de rôti .
Préparation.
On retire l’acide inosique des eaux mères qui ont déposé la créatine, en concentrant ces eaux mères par l’évaporation et en les additionnant ensuite d’alcool, jusqu’à ce que le mélange présente l’aspect du lait. Il se dépose au bout de quelques jours un mélange cristallin , formé de créatine, d’inosate de potasse, d’inosate de baryte, et de diverses matières indéterminées. On reprend ces cristaux par l’eau chaude, puis on verse du chlorure de baryum dans la dissolution, qui laisse cristalliser l’inosate de baryte par le refroidissement. Ce sel, décomposé par l’acide sulfurique, donne l’acide inosique. (M. Liebig.)
ACIDE CHOLIQUE.
kl
ACIDE CHOLIQUE. C52H42AzOn,HO.
Az. .... .
HO
, . . . l,9Zi
Propriétés.
L’acide cholique cristallise en aiguilles incolores, qui sont solubles dans l’eau, dans l’éther, et dans l’alcool. Cet acide se dissout également à froid dans l’acide chlorhydrique, l’acide sulfurique et l’acide acétique. Lorsqu’on chauffe une dissolution d’acide cholique dans l’acide sulfurique ou dans l’acide chlorhydrique concentré, la liqueur se trouble et dépose des gouttelettes huileuses d’acide cholonique C52H40Az09,H0, qui ne tardent pas à se solidifier.
Les mêmes acides, très étendus, convertissent d’abord l’acide cholique en acide choloïdique (M. Demarçay), et finalement en glycocolle et en dy si y sine.
La potasse, la soude, l’ammoniaque, la baryte, dissolvent l’acide cholique.
Quand on fait bouillir une dissolution de potasse ou de baryte, dans laquelle on a ajouté de l’acide cholique, cet acide se transforme en sucre de gélatine et en un nouvel acide , Y acide cholalique.
Préparation.
On obtient l’acide cholique en épuisant à l’ébullition par l’alcool à 85° le précipité que produit l’acétate de plomb dans la bile récente, filtrant l’extrait alcoolique pendant qu’il est chaud, et le traitant par l’hydrogène sulfuré, il se précipite du sulfure de plomb, et l’acide cholique est mis en liberté. On enlève le sulfure par filtration et on lave ce sel jusqu’à ce que le liquide filtré commence à se troubler. Ce liquide, abandonné alors à lui-même, dépose des aiguilles d’acide cholique.
L’acide cholique ainsi obtenu contient ordinairement une certaine quantité d’un corps isomérique, Y acide parackolique ; mais on le purifie en le lavant avec de l’eau froide et en le traitant ensuite par l’eau bouillante, qui ne dissout pas l’acide paracholique. (M. Strecker.)
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CHOLATES.
Les cholates ont pour formule générale : MO,C52H42AzOu. Ils sont solubles dans l’alcool. Leur saveur est à la fois amère et sucrée. Ils précipitent l’azotate d’argent, l’acétate neutre et le sous-acétate de plomb.