FER
BOIS
kil.
kil.
Argile pure . . .
Terre argileuse
Argile grasse .
Argile maigre
Terre d’Hofïwyll
Terre du Jura
Humus
Terre de jardin
Terre calcaire fine
Sable siliceux .
Sable calcaire
ÉTUDE DU SOL. 5tf
Dessiccation spontanée «lu soi. — Les sois n’abandonnent pas tous spontanément à F air, avec une égale facilité, Feau qu’ils ont absorbée, et cette aptitude à la dessiccation, jointe à Fimbibition du sol, détermine l’état de fraîcheur d’une terre, qualité importante à connaître : pour mesurer cette propriété du sol d’abandonner par évaporation Feau dont il est humecté, on met sur un plateau la terre présentant son maximum d’imbibition, et Fon mesure la perte de poids qu’a subie au bout de quatre heures ce plateau maintenu à une température de 19 degrés : une dessiccation à Fétuve fait ensuite connaître la quantité d’eau dont la terre était imbibée, et Fon en conclut facilement ce que 100 parties d’eau d’imbibition ont perdu par évaporation. C’est ainsi que Fon a trouvé les nombres rapportés dans le tableau ci-après. Nous avons établi la liste des terrains en commençant par ceux qui se dessèchent le plus facilement, et arrivant en dernier lieu à celui qui retient le plus fortement Feau ; on voit que c’est l’humus, qu’il est avantageux de mélanger aux terrains agricoles pour y maintenir une humidité convenable.
Le sol éprouve ordinairement par la dessiccation un retrait qui est la cause des crevasses qui s’y produisent : nous avons joint au tableau représentant la dessiccation du sol, les résultats obtenus en mesurant, après une dessiccation à 17 degrés, le volume d’un petit prisme qu’on avait fait avec de la terre humide et dont le volume primitif était connu : la différence des volumes donne le retrait. On remarque qu’il est très considérable pour l’humus, ce qui explique les abaissements et les gonflements qu’on observe dans les terrains tourbeux; l’argile pure éprouve aussi un retrait considérable. Ce tableau fait voir en outre qu’il n’y a pas toujours corrélation entre l’aptitude à se dessécher et le retrait produit par cette dessiccation : ainsi la terre calcaire fine, qui abandonne presque autant d’eau que l’argile, diminue pourtant très peu de volume en se desséchant. On peut comprendre, en remarquant cette grande différence de retrait entre l’argile et le calcaire, pourquoi la marne, qui est un mélange de ces deux corps, se réduit en poussière au bout de peu de temps ; cette inégalité de retrait doit séparer en effet les molécules les unes des autres.
Le sable siliceux et calcaire, ainsi que le gypse, n’éprouvent aucun retrait.
NATURE DES TERRES
PERTE d’eau pour 100
d’eau d’imbibition.