‹ Traité de chimie générale [electronic resource] (volume 2)Chapitre 69 sur 308 · CALCULS URINAIRES · texte numérisé non relu

CALCULS URINAIRES

un sel de magnésie qui ne précipite pas par le carbonate d’ammoniaque en présence du sel ammoniac, et qui donne, avec le phosphate de soude ammoniacal, un précipité de phosphate ammoniaco-magnésien.

Les calculs de phosphate de chaux sont unis et d’un brun clair. Ils se composent de lamelles régulières placées les unes sur les autres. Leur cassure est striée et offre quelquefois une apparence de cristallisation. Ils se dissolvent sans effervescence dans les acides; cette dissolution, traitée par du perchlorure de fer et d’ammoniaque, donne naissance à un dépôt de phosphate de fer, et il reste dans la liqueur de la chaux, dont on peut reconnaître la présence au moyen de l’oxalate d’ammoniaque.

Le phosphate de chaux est ordinairement mêlé au phosphate ammoniaco-magnésien. Les calculs résultant de ce mélange sont crétacés et terreux. Leur intérieur renferme parfois des cavités remplies de cristaux du dernier de ces phosphates. Us noircissent par l’action de la chaleur, dégagent de l’ammoniaque et entrent ensuite en fusion. L’acide chlorhydrique les dissout facilement ; la liqueur, neutralisée autant que possible, puis additionnée d’oxalate d’ammoniaque, laisse déposer de l’oxalate de chaux. L’ammoniaque y détermine ensuite un précipité de phosphate ammoniaco-magnésien.

Les calculs d’oxalate de chaux (calculs muraux) présentent une surface inégale, remplie de mamelons arrondis, et qui rappelle celle des mûres, ce qui leur a fait donner le nom de calculs mùraux. Leur teinte est brune ou d’un vert noirâtre. Ils laissent un résidu de carbonate de chaux à la calcination, et dégagent de l’oxyde de carbone bien reconnaissable à sa flamme bleue lorsqu’on les traite à chaud par l’acide sulfurique concentré. Ils sont, de plus, solubles dans l’acide azotique, et offrent alors tous les caractères des sels de chaux.

Les calculs de cystine sont cristallisés, d’un jaune pâle ; ils répandent une odeur alliacée quand on les jette sur des charbons ardents, ils contiennent du soufre dont on reconnaît la présence en les traitant par l’eau régale : il se produit de l’acide sulfurique.

Les calculs de xanthine sont tantôt lisses et luisants, tantôt mats et terreux; leur cassure est brunâtre; on y distingue des couches concentriques bien nettes.

Ces calculs diffèrent de ceux d’acide urique par leur insolubilité dans le carbonate de potasse et par la coloration jaune invariable que présente le résidu qu’on obtient en évaporant leur solution azotique, même en présence des vapeurs ammoniacales.

CHIMIE ANIMALE

Analyse d’un calcul uriuaire , par M. Wurtzer.

Phosphate de chaux 17,35

Acide azotique 75,33

Matière animale 6,32

Silice ; 1,00

Analyse d’un calcul urinaire , par M. Alemanie.

Magnésie 51,00

Silice 20,00

Phosphate de fer 21,8/f.

Carbonate de magnésie /i,00

Perte 3,16

Analyse d’un calcul urinaire, par M. Laugier.

Acide urique 10

Urate d’ammoniaque ZtO

Phosphate d'ammoniaque 5

Oxalate de chaux 15

Matière animale 20

Humidité et perte 10

Analyse de cumuls urinaires humains, par M. Bley.

Calcul

de Homme,

jeune femme.

Graisse . 0/250 0,0625

Carbonate de chaux 1,250 traces

Oxalate de chaux 0,750 »

Carbonate de soude 1,037 0,7500

Azotate de soude 0,125 »

Oxyde de fer et traces d’oxyde de manganèse 0,750 »

Mucosités de vessie et perte 0,338 »

Phosphate ammoniaco-magnésien .... » 0,2500

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