Traité de chimie générale [electronic resource]
Les figures de cristallographie qui se trouvent sur les planches I, Il et ni ont été décrites tome I, pages 78 jusqu’à 9/i.
PLANCHE IV
Les figures de cristallographie 1 et 2 ont été décrites tome I. page 96.
Fig. 3. — Goniomètre par application (goniomètre de Haüv).
Cet instrument a été décrit tome I, page 93.
Fig. l\ . — Préparation de V acide azotique.
Cet appareil a été décrit tome I, page 289.
Fig. 5. Eudiomètre à eau.
Cet instrument a été décrit tome I, page 2/j/i.
Fig. 6, 7, 8, 9, 10. — Eudiomètre de M. Peynmdt.
Cet instrument a été décrit tome f, pages 2j7 et suivantes.
PLANCHE V
Fig. 1. — Préparation de l’oxygène par la calcination clu peroxyde de manganèse .
A, cornue de grès contenant le peroxyde de manganèse. B, fourneau. C, laboratoire du fourneau. 1), réverbère du fourneau. K, tube de sûreté. F, cloche remplie d’eau, dans laquelle vient se rendre l’oxvgène. G, cuve à eau.
La cornue de grès doit être de la capacité d’un litre environ ; on la remplit à moitié de peroxyde de manganèse réduit en poudre. On adapte à son col un bouchon de liège dans lequel on perce un trou qui laisse pénétrer le tube de dégagement F. On introduit dans le tube de sûreté de 11 en I une certaine quantité d’eau.
Pour remplir d’eau les éprouvettes destinées à recevoir l’oxygène, il suffit de les plonger dans la cuve à eau, et de renverser vers le bas de la cuve leur extrémité fermée ; l’air qu’elles contiennent se dégage et se trouve remplacé par de l’eau.
L’appareil se trouvant disposé comme le représente la figure 1, on chauffe la cornue de terre avec quelques charbons préalablement allumés, et qui ne doivent pas toucher d’abord les parois de la cornue; on les approche ensuite lentement, et l’on finit par entourer la cornue de charbons incandescents : sans ces précautions, la cornue, chauffée trop brusquement, pourrait se briser.
La cornue doit être portée au rouge vif; il faut avoir le soin d’éloigner autant que possible les charbons du col de la cornue, pour éviter que le bouchon ne se trouve à une température qui déterminerait sa combustion ; car alors le liège brû-
2 EXPLICATION DES PLANCHES
lanl dans l’oxygène déterminerait la fusion du tube de verre, le col de la cornue serait obstrué, et l’oxygène, se produisant en quantité considérable dans l’appareil fermé, ne tarderait pas à déterminer une violente explosion.
Fig. 2. — Préparation du l'oxygène au moyen du peroxyde de manganèse et de l'acide sulfurique.
A, cornue de verre de la capacité d’un litre, contenant un mélange de
100 grammes d’acide sulfurique concentré et de 100 grammes de peroxyde de manganèse. B, petit fourneau. C, tube à dégagement communiquant avec le col de la cornue au moyen d’un bouchon. D, têt percé qui porte une ouverture centrale, par laquelle le gaz pénètre à l’éprouvette F, et une ouverture latérale qui laisse passer le tube de dégagement. E, terrine remplie d’eau.
La terrine n’étant pas assez profonde pour qu’on puisse renverser l’éprouvette F, onia remplit jusqu’au bord au moyen d’une carafe; on applique la main sur l’ouverture, on la porte dans la terrine pleine d’eau , et l’on ôte alors la main. L’éprouvette reste pleine, en raison de la pression atmosphérique qui s’exerce à la surface de l’eau contenue dans la terrine. On place alors l’éprouvette sur la partie plane d’un têt percé D. Quelques charbons suffisent pour déterminer la réaction de l’acide sulfurique sur le peroxyde de manganèse.
Fig. 3. — Briquet à hydrogène.
A, vase de cristal, contenant de l’acide sulfurique étendu d’eau, dans la proportion de 100 grammes d’acide et de 1000 grammes d’eau. D, cloche de verre dans laquelle doit se rendre l’hydrogène. B, houle de zinc supportée par la tige de laiton Y. E, robinet communiquant avec la cloche D, laissant dégager, lorsqu’il est ouvert, l’hydrogène par le tube capillaire F. G, support métallique contenant la mousse de platine destinée à enflammer le jet d’hydrogène qui se dégage par le tube F lorsque le robinet E est ouvert. Le support G peut être recouvert par un couvercle métallique H.
Pour mettre l’appareil en activité, on remplit aux deux tiers le vase A d’eau acidulée ; on accroche dans la cloche D la tige de laiton qui supporte la boule de zinc ; on place l’appareil comme le représente la figure 3. Pour laisser dégager Pair contenu dans la cloche D, il suffit d’ouvrir le robinet E, ou mieux de dévisser le tube capillaire F. En recouvrant le support métallique de son couvercle, l’eau acidulée pénètre alors dans la cloche, réagit sur le zinc, dégage de l’hydrogène qui remplit bientôt la cloche et chasse le liquide acide qui s’y trouvait : la cloche se trouve donc ainsi pleine d’hydrogène, et le zinc est préservé de l’action de l’acide. Pour enflammer l’hydrogène, il suffit de découvrir le support qui contient le platine, et d’ouvrir le robinet E. 11 se produit aussitôt une flamme qui peut allumer une lampe à alcool placée à côté du tube capillaire.
Fig. h. — Décomposition de la vapeur d’eau par le fer.
A B est un tube de porcelaine contenant des fils de fer, placé sur un fourneau long II ; il communique par son extrémité A avec une petite cornue de verre, dans laquelle on a mis quelques grammes d’eau, et que l’on peut chauffer au moyen du fourneau D; l’extrémité B du tube de porcelaine porte un tube de dégagement E qui s’engage sous une éprouvette F pleine d’eau et placée dans une terrine G, également remplie d’eau.
EXPLICATION DES PLANCHES
On chauffe d’abord le tube de porcelaine ; lorsqu’il est rouge, on y fait passer de la vapeur d’eau en mettant quelques charbons dans le fourneau D. Si l’ébullition de l’eau placée dans la cornue C était trop rapide, le tube de porcelaine se casserait infailliblement ; l’ébullition étant une fois commencée, on doit la continuer constamment, pour éviter une absorption par le tube E, qui, en introduisant de l’eau froide dans le tube de porcelaine, déterminerait la rupture de ce tube.
On évite tous ces accidents en remplaçant, dans celte expérience, le tube de porcelaine par un canon de fusil.
Fig. 5. — Préparation de V hydrogène au moyen du zinc , de V acide sulfurique et de l’eau.
A, flacon à deux tubulures, contenant du zinc grenaillé et de l’eau. La tubulure B porte un tube à entonnoir D, qui plonge presque jusqu’au fond du flacon, et qui sert à introduire l’acide sulfurique. On adapte à la tubulure C un tube à dégagement E, qui vient s’engager sous une cloche F remplie d’eau et placée dans une terrine G ; le flacon A doit être rempli d’eau environ aux deux tiers avant qu’on y verse de l’acide sulfurique. Sa capacité est ordinairement d’un litre; on y introduit 100 grammes environ de zinc.
Le zinc que l’on emploie est en lames coupées en petits fragments ou bien grenaillé. Le zinc en lames se trouve dans le commerce. On prépare facilement le zinc grenaillé en faisant fondre dans un creuset du zinc du commerce, et en le versant lentement, lorsqu’il est fondu, dans une grande terrine pleine d’eau : les gouttes de zinc se solidifient séparément et se laissent alors attaquer facilement par l’acide sulfurique.
Le zinc le plus pur n’est pas celui qui dégage le plus facilement l’hydrogène; il arrive même quelquefois que du zinc très pur ne produit pas de traces d’hydrogène quand on le met en contact avec l’acide sulfurique étendu.
Fig. 6. — Préparation de l’azote au moyen du phosphore .
A, grande cloche remplie d’air. B, petite coupelle de plâtre contenant du phosphore et supportée par un bouchon de liège C.
Celte opération a été décrite tome f, page 238.
Fig. 7. — - Gazomètre de M. Mitscherlich.
Gel appareil est nommé souvent fontaine à gaz ; il peut servir à conserver les gaz et à déterminer les émissions de gaz.
A est un vase de cuivre cylindrique, surmonté d’une cuvette B, également de cuivre, qui est soutenue par quatre supports métalliques : deux de ces suppoits, E et D, sont creux et munis de robinets. Le tube D descend jusqu’au fond du réservoir A. Le tube E débouche seulement à sa partie supérieure. 1' est une ouverture à robinet. G est une tubulure assez large, que l’on peut fermer avec un bouchon métallique, fil est un tube de verre qui permet de îcconnaîtie le niveau de 1 eau dans le réservoir A. G est un tube à entonnoir qui sert à introduire de l’eau dans ie vase A.
Pour remplir d’eau le gazomètre, on ferme la tubulure G ainsi que le robinet F ; on ouvre les robinets E, D, et l’on verse de l’eau dans la cuvette B : cette eau tombe dans le réservoir A, en déplace l’air qui s’y trouve et qui s’échappe par le tube E : quand le réservoir est plein d’eau, on ferme les deux robinets E, D.
!\ EXPLICATION DES PLANCHES
Lorsqu'on se propose d’introduire un gaz dans le réservoir A, on ouvre la tubulure Ci, l’eau du gazomètre ne peut s’écouler en raison de la pression atmosphérique, et l’on entre dans la tubulure G l’extrémité du tube de dégagement du gaz. A mesure que le gaz s’introduit dans le réservoir, il déplace l’eau qui s’écoule par la tubulure G, et que l’on reçoit dans un récipient. On ferme la tubulure G lorsque le réservoir est plein de gaz.
Pour remplir de gaz une cloche au moyen de ce gazomètre, il suffit de mettre de l’eau dans la cuvette B, de placer une cloche pleine d’eau au-dessus de l’ouverture E, et d’ouvrir les robinets E et D; l’eau s’introduit dans le réservoir A, en déplace du gaz qui se dégage par l’ouverture E et vient se rendre dans la cloche.
Si l’on se propose de déterminer un écoulement de gaz par la tubulure, on ferme le robinet E, et l’on ouvre les robinets D et F; Peau tombe dans le réservoir et produit un jet continu de gaz qui s’échappe par la tubulure F.
Fig. 8. — Préparation de l’azote au moyen de l’air et du cuivre chauffé au rouge.
A, flacon plein d’air. G, flacon rempli d’eau destiné à déplacer l’air contenu dans le flacon A. B, tube en U rempli de fragments de potasse qui doivent enlever à l’air son humidité et son acide carbonique. CD, tube de verre ou de porcelaine plein de tournure de cuivre. Il, grille de tôle qui sert à chauffer le tube CD. F, tube de dégagement. E, éprouvette remplie d’eau, dans laquelle vient se rendre l’azote.
Pour mettre l’appareil en activité, on commence par faire rougir le tube CD, et l’on ouvre ensuite le robinet I qui laisse couler l’eau dans le flacon A : l’azote vient se rendre alors dans l’éprouvette E. Pour que ce gaz soit pur, l’écoulement de l’eau doit être très lent.
Fig. 9. — Tube contenant du chlore liquéfié.
A représente le chlore liquide, et B de l’eau saturée de chlore.
Kig. 10. — P réparation du chlore gazeux.
Cet appareil a été décrit avec détail, tome 1, page 316.
PLANCHE VI
Fig. 1. — Préparation du chlore en dissolution dans l'eau ( appareil de Woulf).
Cet appareil a été décrit tome I, page 317.
Fig. 2. — Distillation du soufre en Sicile.
Cet appareil a été décrit tome J, page 377.
Fig. 3. — Distillation du phosphore dans un tube de verre.
Cet appareil a été décrit tome 1, page /PiG.
Fig. b. — Noir de fumée.
L’appareil se compose d’une grande chambre cylindrique A, dans laquelle peut se mouvoir un cône de tôle B, percé d’un trou en C ; ce cône sert ù la fois de che-
EXPLICATION DES PLANCHES
minée pendant l’opération, et de râcloire lorsqu’on se propose de recueillir le noir de fumée ; ses bords rasent les murs de la chambre de condensation et détachent le noir de fumée qui s’y est attaché lorsqu’on fait descendre le cône.
La matière goudronneuse ou la résine qui doivent produire le noir de fumée par leur combustion incomplète se trouvent dans une marmite de fonte D placée à l’extrémité de la chambre de condensation, dans un fourneau E.
Fig. 5,6. — Préparation du phosphore.
Ces deux appareils ont été décrits tome I, page ô/i9.