PLANCHE VIII
Fig. 1, 2. — Procédé de carbonisation des forets.
Ce procédé a été décrit tome I, page 522.
Fig. 3. — - Meule représentant une carbonisation incomplète.
Cette figure a été expliquée tome I, page 526.
Fig. U. — Appareil de Lavoisier pour l’analyse de l’air.
Nous reproduisons ici textuellement la description que Lavoisier a donnée luimême de son appareil :
« J’ai pris un matrasde 36 pouces cubiques environ de capacité, dont le col était très long et avait 6 ou 7 lignes de grosseur intérieurement. Je l’ai courbé, comme on le voit dans la figure ô, de manière qu’il pût être placé dans un fourneau AIN, tandis que l’extrémité O de son col irait s’engager sous la cloche PQ, placée dans un bain de mercure RS. J’ai introduit dans ce matras/t onces de mercure très pur ; puis, en suçant avec un siphon que j’ai introduit sous la cloche PQ, j’ai élevé le
EXPLICATION DEb PLANCHES.
mercure jusqu’à LL ; j’ai marqué soigneusement cette hauteur avec une bande de papier collé, et j’ai observé exactement le baromètre et le thermomètre.
» Les choses ainsi préparées, j’ai allumé du feu dans le fourneau MN, et je l’ai entretenu presque entièrement pendant douze jours, de manière que le mercure fût échaudé au degré nécessaire pour le faire bouillir.
» 11 ne s’est rien passé de remarquable pendant tout le premier jour ; le mercure, quoique un peu bouillant, était dans un état d’évaporation continuelle ; il tapissait l’intérieur des vaisseaux de gouttelettes, d’abord très fines, qui allaient ensuite en augmentant, et qui, lorsqu’elles avaient acquis un certain volume, retombaient d’elles-mêmes au fond du vase, et se réunissaient au reste du mercure. Le second jour, j’ai commencé à voir nager sur la surface du mercure de petites parcelles rouges qui, pendant quatre ou cinq jours, ont augmenté en nombre et en volume, après quoi elles ont cessé de grossir et sont restées absolument dans le même état. Au bout de douze jours, voyant que la calcination du mercure ( oxydation du mercure) ne faisait plus aucun progrès, j’ai éteint le feu et j’ai laissé refroidir les vaisseaux. Le volume de l’air, contenu tant dans le matras que dans son col et sous la partie vide de la cloche, réduit à une pression de 28 pouces et à 19° du thermomètre, était, avant l’opération, de 50 pouces cubiques environ. Lorsque l’opération a été faite, ce même volume, à pression et à température égales, ne s’est plus trouvé que de Zi2 à Zi8 pouces-. Il y avait eu, par conséquent, une diminution de volume d’un sixième environ. D’un autre côté, ayant rassemblé soigneusement les parcelles rouges qui s’étaient formées, et les ayant séparées, autant qu’il était possible, du mercure coulant dont elles étaient baignées, leur poids s’est trouvé de Z|5 grains.
» L’air qui restait après cette opération, et qui avait été réduit aux cinq sixièmes de son volume par la calcination du mercure, n’était plus propre à la respiration ni à la combustion; car les animaux qu’on y introduisait y périssaient en peu d’instants. et les lumières s’y éteignaient sur-le-champ comme si on les eût plongées dans de l’eau.
» D’un autre côté, j’ai pris les ô5 grains de matière rouge qui s’était formée pendant l’opération, je les ai introduits dans une très petite cornue de verre à laquelle était adapté un appareil propre à recevoir les produits liquides et aériformes qui pourraient se séparer ; ayant allumé du feu dans le fo.u neau, j’ai observé qu’à mesure que la matière rouge était chauffée, sa couleur augmentait d’intensité. Lorsque ensuite la cornue a approché de l’incandescence, la matière rouge a commencé à perdre un peu de son volume, et en quelques minuteselle a disparu entièrement; en même temps il s’est condensé dans le petit récipient /il grains et demi de mercure coulant, et il a passé sous la cloche 7 à 8 pouces cubiques d’un fluide élastique beaucoup plus propre que l’air de l’atmosphère à entretenir la combustion et la respiration des animaux.
» Ayant fait passer une portion de cet air dans un tube de verre d’un pouce de diamètre, et y ayant plongé une bougie, elle y répandait un éclat éblouissant; le charbon, au lieu de s’y consumer paisiblement comme dans l’air ordinaire, y brûlait avec une flamme et unesorle de décrépitation à la manière du phosphore, et avec une vivacité de lumière que les yeux avaient peine à supporter.
» En réfléchissant sur les circonstances de cette expérience, on voit que le mercure, en sp calcinant (en s’oxydant), absorbe la partie salubre et respirable de l’air ;
EXPLICATION DES PLANCHES
que la portion d’air qui reste est une espèce de mofette, incapable d’entretenir la combustionet la respiration. L’air de l’atmosphère est donc composé de deuxfluides élastiques de nature différente, et pour ainsi dire opposée.
» Une preuve de cette importante vérité, c’est qu’en recombinant (en mélangeant) les deux fluides élastiques qu’on a ainsi obtenus séparément, c’est-à-dire les à2 pouces de mofette ou air non respirable, et les 8 pouces cubiques d’air respirable, on reforme de l’air en tout semblable à celui de l’atmosphère, et qui est propre, à peu près au même degré, à la combustion, à la calcination des métaux et à la respiration des animaux. »
Lavoisier ajoute que « la proportion du gaz respirable, trouvée dans son expérience, est probablement un peu trop faible, parce qu’on ne parvient pas à la combiner entièrement avec le mercure. »
Fig. 5. — Analyse de Y air au moyen du phosphore à froid.
A, verre à expérience. B, tube de verre gradué, dans lequel on introduit le volume d’air à analyser. C, bâton de phosphore qui doit aller jusqu’au haut du tube.
L’expérience se fait ordinairement sur l’eau.
Fig. 6. — Analyse de Y air au moyen du cuivre.
A, verre à expérience. B, tube gradué. C, agitateur de verre, à l’extrémité duquel on a attaché une lame de cuivre que l’on trempe dans de l’acide sulfurique.
Fig. 7. — • Analyse de Y ctir au moyen du phosphore à chaud.
A, verre à expérience. B, cloche courbe de verre vert. On place en G le petit fragment de phosphore, que l’on chauffe avec la lampe à alcool D.
L’expérience se fait sur l’eau.
Fig. 8. — Eudiomètre ordinaire.
Fig. 9. — Eudiom'etre de Gay-Lussac.
Fig. 10. — Eudiomètre de M. Mitscherlich.
Ces eudiomètres ont été décrits tome I, pages 2 Ulx et 2^5.
Fig. 11. — Lampe de Davy.
La lampe de Davy se compose de trois parties principales : 1° le réservoir d’huile ; 2° l’enveloppe imperméable à la flamme; 3° la cage qui sert à fixer l’enveloppe sur le réservoir et à le garantir de tout choc.
Le réservoir A est cylindrique ; il est plus large que haut, afin que l’huile qu’il renferme puisse alimenter facilement la mèche. Le fond supérieur de ce réservoir est percé d’une ouverture circulaire qui recouvre la plaque horizontale du portemèche, et il est surmonté d’un anneau cylindrique dont la surface verticale intérieure est taillée en écrou.
Le réservoir d’huile est traversé par un tube contenant une lige métallique qui le remplit entièrement. Cette tige est recourbée en forme de crochet; elle sert à régler la mèche, l’élever, l’abaisser, la moucher ou l’éteindre, sans qu’il soit utile de démonter la lampe.
L’enveloppe C est de toile ou de gaze métallique qui contient cenl quarante ouvertures par centimètre carré ; sa forme est colle d’un cylindre un peu conique. On
EXPLICATION DES PLANCHES
recouvre souvent le liant de l'enveloppe cylindrique d’une seconde enveloppe ou d’un chapiteau cylindrique de cuivre, afin d’éviter que la partie supérieure de l’enveloppe n’atteigne une température rouge, qui altérerait rapidement le tissu métallique et ne pourrait plus garantir de l’explosion.
La cage D est composée de cinq grosfilsdc fer recouverts d’une plaque de tôle E, assez larges pour couvrir le cylindre et le réservoir, et les préserver de l’eau.
La lampe est munie d’un crochet F, qui permet de la porter à la main ou de l’accrocher.
Les avantages de la lampe de sûreté ont été résumés dans un travail publié par M. Baillet; nous en reproduirons ici quelques passages.
La lampe de Davy présente aux ouvriers mineurs toute la sécurité désirable, elle peut servir à s’éclairer sans danger dans toutes les galeries et les excavations souterraines où l’on peut craindre la présence de l’hydrogène bicarboné. Elle a l’avantage, quand le gaz ne se renouvelle pas et ne se mêle pas continuellement dans l’atmosphère de la mine, de le brûler peu à peu et d’en réduire la quantité audessous de ce qui est nécessaire pour l’explosion. Lorsqu’au contraire le gaz combustible afflue avec une telle abondance qu’il ne peut être consumé assez vite, la lampe fournit des indices certains de l’état de l’air de la mine; elle avertit le mineur du moment où il doit se retirer.
Si le gaz inflammable commence à se mêler avec de l’air ordinaire dans de petites proportions, son premier effet est d’augmenter la longueur et la grosseur de la flamme. Si le gaz forme le douzième du volume de l’air, le cylindre se remplit d’une flamme bleue très faible, au milieu de laquelle on distingue la flamme de la mèche. Si legaz forme le sixième ou lecinquième du volume de l’air, la flamme delà mèche cesse d’être visible, elle se perd dans celle du gaz qui remplit le cylindre, et dont la lumière estassez éclatante. Enfin, si le gaz vient à former le tiers du volume de l’air, la lampe s’éteint tout à coup; mais les mineurs ne doivent pas attendre jusque-là pour se retirer. En tout cas, un fil de platine placé dans l’intérieur de la lampe, au-dessus de la mèche, deviendrait incandescent dans le mélange détonant, et servirait à guider le mineur dans l’obscurité.
Fig. 12. — Flamme d'une bougie.
On a décrit les différentes parties d’une flamme de bougie, tome I, page 273,
Fig. 13. — Chalumeau.
Cet instrument a été décrit tome l, page 27/|.
Fig. 1 h. — Dard.
La description du dard a été donnée tome l, page 27ù.
Fig. 15.
A, grand ballon de verre de 10 litres de capacité, portant un robinet !«, qui permet de faire le vide dans son intérieur.
Fig. 16. — Appareil servant à montrer que l’ hydrogène produit de l'eau en brûlant.
A, flacon à deux tubulures, dans lequel l’hydrogène se produit par la réaction de l’acide sulfurique étendu sur le zinc, L»C , tube contenant du chlorure
EXPLICATION DES PLANCHES
de calcium destiné à dessécher l’hydrogène. D, tube de. dégagement eflilé à son extrémité ; le jet d’hydrogène est enflammé à l’extrémité de ce tube, et l’eau produite vient se condenser dans la cloche E.
Fig. 17. ■ — Appareil de M. Brunner pour V analyse de l'air.
Cet appareil a été décrit tome I, pages ‘252 et 253.
PLANCHE IX
Fig. 1. - — Appareil de MM. Dumas et Boussingault pour l'analyse de l'air.
Les détails de cet appareil ont été donnés tome 1, pages 253 et 25 A
Fig. 2. — Appareil de M. Dumas pour la synthèse de l'eau.
F, flacon dans lequel l’hydrogène se produit. E, entonnoir à robinet, contenant l’acide sulfurique. A. , éprouvette contenant du mercure et servant de soupape de sûreté pour l’issue du gaz, lorsque la pression est trop grande dans l’appareil. Lorsque le dégagement d’hydrogène est trop rapide, on ferme le robinet r, et le gaz se dégage alors par l’éprouvette A. T1, tube en U contenant des fragments de verre humectés d’azotate de plomb. T2, tube en U contenant des fragments de verre humectés de sulfate d’argent. T3, tube en U contenant , dans la première branche , de la ponce humectée de potasse , et dans la seconde des fragments de potasse solide ordinaire. T4T4, potasse rougie en fragments. T5T5, ponce en fragments grossiers, saupoudrés d'acide phosphorique anhydre. (Ces tubes sont entourés d’un mélange réfrigérant). T6, tube témoin contenant de la ponce et de l’acide phosphorique anhydre. B, ballon de verre dur destiné à la réduction de l’oxyde de cuivre. Ce ballon est terminé par un long col effilé ; il est garni d’un robinet r à l’une de ses extrémités ; la pointe recourbée pénètre dans l’intérieur du tube II ; la jonction entre l’appareil B et le tube H a lieu au moyen d’un tube de caoutchouc. L, lampe à alcool à double courant. B1, ballon destiné à recevoir l’eau qui s’écoule à l’état liquide ; son col I contient des fragments de chlorure de calcium. T7, tube en U contenant de la potasse rougie. T8, tube en U contenant de l’acide phosphorique anhydre ; ce tube est entouré d’un mélange réfrigérant. T9, tube témoin à acide phosphorique anhydre. T10, tube à acide phosphorique anhydre non taré, et servant seulement à préserver le témoin du contact de l’air humide. A1, éprouvette contenant de l’acide sulfurique à travers lequel se dégage l’hydrogène en excès.
PLANCHE X
Fig. 1. — Pile servant à constater la composition de Veau.
Cet instrument a été décrit tome r, page 186.
Fig. 2. — Appareil servant à constater la présence de Voir en dissolution dans Veau.
Cet appareil a été décrit tome I, pages 19 tx et 195.
Fig. 3. • — Appareil de distillation simple.
A, cornue de verre contenant l’eau qu’il s’agit de distiller. B, tubulure ser-
EXPLICATION DES PLANCHES
vant à introduire l’eau dans la cornue. F, fourneau. G, ballon condensateur à deux tubulures, plongeant dans une terrine E, remplie d’eau froide que l’on doit renouveler lorsqu’elle commence à s’échauffer. D, tube de dégagement.
Fig. h . — Alambic.
A, chaudière de cuivre que l’on nomme cucurbite , et qui est placée dans un fourneau de briques B. C, couvercle en forme de dôme, nommé chapiteau , terminé par un tube DE qui est appelé col-cle-cygne , et qui communique avec un serpentin F. Le serpentin est placé dans un réfrigérant métallique IJKL. Un robinet P» fait arriver un courant d’eau froide dans le tube MN qui se rend à la partie inférieure du réfrigérant , tandis que l’eau qui s’est échauffée sort par la partie supérieure O. L’eau chaude qui sort par la tubulure O peut servir à alimenter l’alambic ; ce qui procure une économie de combustible. L’eau qui s’est condensée dans le serpentin vient se rendre dans la terrine P.
Fig. 5. — Appareil distillât oire.
Cet appareil a été décrit tome I, page 190.
Fig. 6. — Appareil de Woulf pour la préparation de l’oxide chlorhydrique en dissolution dans l’eau.
Cet appareil a été décrit tome 1, page 337.
Fig. 7. — Appareil pour la synthèse de l’acide chlorhydrique.
Cet appareil a été décrit tome I, page 335.
Fig. 8. — Appareil pour retirer l’acide chlorhydrique gazeux de l’acide chlorhydrique du commerce.
Cet appareil a été décrit tome I, page 338.
Fig. 9. — Préparation de l’acide bromhydrique.
Cet appareil a été décrit tome I, page 3Zi9.
Fig. 10. — Pipette de M. Doyère.
Cet instrument a été décrit tome I, page 2A3.
Fig. 11. — Préparation de l’acide fluor hydrique.
Cet appareil a été décrit tome I, page 372.
PLANCHE XL