BAUME DE COPAHU
Le baume de copahu s’extrait par incision de plusieurs arbres de la famille des cæsalpiniées et du genre Copaifera.
On trouve dans le commerce trois espèces de baumes de copahu : le copahu du Brésil , le copahu de Cayenne et le copahu de la Colombie.
Le copahu du Brésil est liquide, transparent, d’un jaune foncé, d’une odeur désagréable et d’une saveur repoussante. Il se dissout sans résidu dans l’alcool.
Le copahu de Cayenne est plus visqueux (pie le précédent et d’une odeur agréable de bois d’aloès.
RESINES.
Le oopaliu de la Colombie se distingue facilement des deux premiers parce qu’il dépose dans les tonneaux dont on se sert pour le transporter une résine acide et cristallisable qui a pour formule C40H28O6 (M. Fehling).
La composition chimique du baume de copahu a été déterminée avec soin par Gerber et Stolze. Cette matière contient une huile volatile, une résine acide, 1 ' acide copahuvique ou copahu résinique C40H30O4, et une résine visqueuse.
L’acide copahuvique a été étudié par MM. Rose et Schweitzer : il est inodore, soluble dans l’éther et dans l’alcool. Ses combinaisons avec les hases sont aussi solubles dans les mêmes dissolvants.
Pour obtenir l’acide copahuvique, on dissout le baume de copahu dans l’ammoniaque et l’on abandonne la liqueur à elle-même dans un endroit frais. Il se dépose bientôt de l’acide copahuvique, qu’on purifie par des cristallisations successives dans l’alcool.