‹ Traité de chimie générale [electronic resource] (volume 4)Chapitre 15 sur 300 · CHLORAL. C4HC · texte numérisé non relu

CHLORAL. C4HC

Cl3 ... .

Ce corps peut être considéré comme de l’aldéhyde dans lequel 3 équivalents d’hydrogène sont remplacés par 3 équivalents de chlore. Le chloral est liquide, oléagineux ; son odeur pénétrante provoque le larmoiement; sa saveur est caustique. Il bout à 9û° et distille sans altération; sa densité, prise à 18°, est égale à 1,502. Il se dissout en grande quantité dans l’eau, dans l’alcool et dans l’éther.

Lorsqu’on fait chauffer le chloral avec de l’acide azotique fumant ou bien encore avec un mélange d’acide chlorhydrique et de chlorate de potasse, il se convertit en acide trichloracétique. (M. Kolbe.)

BROMAL.

On connaît un hydrate de chlorai C4HG1302,H0 qui est cristallisé et soluble dans l’eau. Cet hydrate se décompose en présence des alcalis eu formiate et en chloroforme :

C4HC1302,H0 + KO = K0,C2tI03 + C2HC13.

P’ormiate Chloroforme, de potasse.

Dans quelques circonstances le chlorai se combine avec 2 équivalents d’eau et forme un nouvel hydrate, qui cristallise en rhomboèdres.

L’hydrate de chlorai traité par de l’acide sulfurique se change en une substance blanche et cristallisable qui a été nommée chloralide (M. Stædeler).

Le chlorai éprouve spontanément une modification isomérique et se transforme en un corps blanc amorphe, que l’on nomme chlorai insoluble.

En soumettant le chlorai insoluble à l’action de la chaleur, on reproduit le chlorai liquide.

L’acide azotique fumant convertit le chlorai insoluble en acide tri— chloracétique.

il est probable que le chlorai est un des termes de la chloruration de l’aldéhyde. On peut admettre, en effet, l’existence de corps chlorés qui viendraient se placer avant le chlorai et qui auraient pour formules G4H3G102 et C4H2C1202.

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