SULFATE DE PROTOXYDE DE CUIVRE
trappe avec un marteau sur un tas d’acier, l’étain s’oxyde avec ignition et se transforme en acide stannique.
On prépare l’azotate de cuivre en attaquant le cuivre par l’acide azotique étendu d’eau : 3Cu + 4Az05= 3 (CuO, AzO5) -f AzO2.
L’azotate de cuivre n’est pas connu à l’état anhydre : ce sel contient ordinairement 4 équivalents d’eau, et cristallise en prismes d’un bleu foncé. Quelquefois les cristaux sont d’un bleu plus clair, et contiennent 6 équivalents d’eau.
, Le sous-azotate de cuivre (CuO)4, AzO5 contient toujours 3 équivalents d’eau, soit qu’on le prépare en décomposant l’azotate neutre par la chaleur, soit en précipitant la dissolution de ce même sel par l’ammoniaaue. (M. Gerhard t.)
Le sous-azotate de cuivre, mis en digestion, pendant quelques minutes, avec de 1 ammoniaque caustique, se décompose en produisant de l’azotate de cuivre ammoniacal et un précipité d’hydrate de deutoxyde de cuivre d un bleu d’azur. Cet hydrate retient quelques traces d’ammoniaque qu’il perd à 130° en devenant vert ; il a alors pour formule : CuO, HO.
Lorsqu on fait passer un courant de gaz ammoniac dans une dissolu-
tion très concentrée d’azotate de cuivre, on obtient par l’évaporation ou le refroidissement de la dissolution, des cristaux d’un bleu d’azur qu’on peut considérer comme formés d ’amidure de cuivre et d’azotate d’ammoniaque . CuAzH2,AzH3,HO, AzO5 (M. Kane.) On avait cru d’abord que ces ciistaux étaient composés d’oxyde de cuivre ammoniacal et d’azotate d’ammoniaque.
Ce t>el est soluble dans l’eau, et cristallise par évaporation de la liqueur sans avoir éprouvé d’altération.
SULFATE DE PROTOXYDE DE CUIVRE. Cu20,S03.
Lorsqu on attaque le cuivre par de l’acide sulfurique concentré, il se dépose une poudre brune qui est considérée par quelques chimistes comme du sulfate de protoxyde de cuivre.
Cette poudre, lavée et séchée rapidement, se dissout dans l’acide azo- %ue , en produisant un dégagement de vapeurs rutilantes ; elle se dédoublé facilement en cuivre et en sulfate de deutoxyde de cuivre : Gu20,S03 = Cu -f Cu0,S03.
Le sulfate de cuivre du commerce contient quelquefois une petite quanhté de sulfate de protoxyde de cuivre.
CUIVRE
SULFATE DE DEUTOXYDE DE CUIVRE. Cu0,S03,5H0.
CuO
so3
Le sulfate de bi-oxyde de cuivre est le plus important des sels de cuivre; on lui donne souvent, dans le commerce, les noms de vitriol bleu , couperose bleue.
Ce sel est d’un très beau bleu; il cristallise en parallélipipèdes obliques, contenant 5 équivalents d’eau. Sa densité est 2,19. Il se dissout dans U parties d’eau froide, et dans 2 parties d’eau bouillante ; sa dissolution est bleue. Il est complètement insoluble dans l’alcool. Exposé à l’air sec , il s’effleurit , perd 2 équivalents d’eau et devient opaque ; à 100°, il ne retient plus qu’un seul équivalent d’eau; vers 200°, il se transforme en une poudre presque blanche, qui est du sulfate de cuivre anhydre : cette poudre redevient bleue , et se redissout lorsqu’on la met en contact avec l’eau. Le sulfate de cuivre, porté à une température plus élevée, se décompose complètement et laisse un résidu de deutoxyde de cuivre ou d’oxyde intermédiaire.
Le sulfate de cuivre hydraté peut se combiner en toutes proportions avec les sulfates de cobalt, de nickel et de zinc.
Lorsqu’on mêle à une dissolution de sulfate de cuivre un grand excès de sulfate de fer, on obtient, par l’évaporation et le refroidissement, des parallélipipèdes obliques d’un sulfate double, dans lequel le sulfate de cuivre, au lieu de contenir 5 équivalents d’eau, en renferme 7 comme le sulfate de fer lui-même. Réciproquement, les cristaux formés par un mélange de ces deux sels , dans lequel le sulfate de cuivre est en excès , contiennent, comme le sulfate de cuivre à l’état de liberté, 5 équivalents d’eau.
Le sulfate de cuivre anhydre absorbe le gaz ammoniac sec , et forme le composé suivant : (Cu0,S03)2,(AzH3)5. Dissous dans î ammoniaque liquide, ce sel laisse déposer des cristaux qui ont poui formule : Cu0,S03,(AzH3)2,H0. Il perd 1 équivalent d’eau et 1 équivalent d’ammoniaque, à 150°. A une température plus élevée, il se décompose complètement ; il se dégage de l’ammoniaque et du sulfite d’ammoniaque ; le résidu paraît formé de sulfates de bi-oxyde et de protoxyde de cuivre.
Lorsqu’on fait bouillir une dissolution de sulfate de cuivre avec du zinc métallique, on obtient un précipité de cuivre très divisé , qui doit être séché dans un courant d’hydrogène, car il s’oxyde très facilement quand il est humide (M. Bœttger.) Le métal très divisé obtenu de cette