IODURE DE COBALT
CHLORURE DE COBALT. CbCi.
Cb 369,00 45,43
Cl ........ . 443,20 ........ 54,57
On obtient le chlorure de cobalt en dissolvant dans Facide chlorhydrique du protoxyde, du sesqui-oxyde, ou bien du carbonate de cobalt. La dissolution est rouge ; mais lorsqu’elle est très acide ou qu’on la chauffe suffisamment après l’avoir concentrée, elle devient bleue; si elle prend une teinte verte par la concentration, c’est qu’elle contient de l’oxyde de nickel ou de l’oxyde de fer.
La dissolution donne, par l’évaporation , des cristaux de chlorure de cobalt hydraté, qui sont décomposés par la chaleur en acide chlorhydrique, en chlorure anhydre qui se sublime, et en oxyde de cobalt.
La propriété que présente le chlorure de cobalt de devenir bleu par la concentration et Faction de la chaleur, le rend propre à la préparation d’une encre de sympathie.
Une encre de cette espèce peut être faite avec du chlorure de cobalt pur, ou avec un sel de cobalt contenant une certaine quantité de fer: dans le premier cas, elle est bleue; dans le second, elle est verte. On obtient l’encre verte en dissolvant i partie de cobalt gris (arséniosulfure de cobalt) dans 3 parties d’acide azotique; on étend la dissolution de 24 parties d’eau, et l’on y ajoute du sel marin et du chlorhydrate d’ammoniaque. La liqueur que F on obtient ainsi laisse sur le papier des traces qui sont à peine visibles ; mais lorsqu’on les chauffe légèrement, elles apparaissent avec une belle couleur verte, et disparaissent peu à peu lorsqu’on expose le papier à l’influence de l’air humide.
Du reste, toutes les dissolutions métalliques ou organiques qui se colorent sous l’influence de la chaleur ou par Faction des réactifs, peuvent servir encres de sympathie .
Le chlorure de cobalt anhydre absorbe le gaz ammoniac et forme un composé qui a pour formule : GbCl,2AzH3.
Le sesquf-oxyde de cobalt se dissout à froid dans Facide chlorhydrique, et forme un sesquichlorure Cb2Cl3, qui se décompose par la plus faible élévation de température.
BROMURE DE COBALT. CbBi\ — lOBüfiË DE COBALT. CbL
Ces deux composés ressemblent beaucoup au chlorure de cobalt ; leurs dissolutions sont rouges. A l’état anhydre, ils se présentent sous la forme de cristaux d’un bleu vert , qui absorbent le gaz ammoniac et forment des composés représentés par CbBr,3AzH3 et CbI,3AzH3.
COBALT
Toutes les combinaisons de l’ammoniaque avec les sels de protoxyde de cobalt ont été étudiées particulièrement par M. H. Rose.
FLUORURE DE COBALT. CbFl.
Ce corps s’obtient en dissolvant l’oxyde de cobalt dans l’acide fluorhydrique ; il est très peu soluble dans l’eau, plus soluble dans l’acide fluorliydrique. Il cristallise avec 2 équivalents d’eau ; quand on le fait bouillir avec un grand excès d’eau , il se forme un précipité rouge pâle qui est un oxyfluorure hydraté (CbO,CbFl)2,HO.
PROTOCYANURE DE COBALT. CbCy.
Le protocyanure de cobalt est insoluble dans l’eau. Il se présente sous la forme d’un précipité brun-cannelle, qu’on peut obtenir en traitant l’acétate de cobalt par l’acide cyanhydrique. Il contient 3 équivalents d’eau qu’il perd par l’action de la chaleur en devenant bleu. Une température de 300° ne le décompose pas.
CYANURE DE COBALT INTERMÉDIAIRE. Cb5Cy6.
Ce composé s’obtient en précipitant le sulfate de cobalt par une dissolution de cyanocobaltidc de potassium. On peut le considérer comme un cyanocobaltide de cobalt : K3Cy6Cb2 + (Cb0,S03)3 = (K0,S03)3 + Cb5Cy6. Il se présente sous la forme d’un précipité rouge clair, insoluble dans l’eau et dans les acides. Ce composé se produit également en faisant agir l’acide hydrocobalticyanique sur les sels de cobalt. Il contient lâ équivalents d’eau qu’il perd complètement à une température supérieure à 100° et qu’il reprend en attirant l’humidité de l’air. A l’état anhydre, il est d’un bleu foncé; il se colore également en bleu sous l’influence des acides concentrés, qui lui enlèvent de l’eau.
CYANOCOBALTIDE DE POTASSIUM. (KCy)3Cb2Cy3 = K3Cy6Cb2.
Le sesquicyanure de cobalt n’a pas été obtenu à l’état isolé, mais il forme, avec le cyanure de potassium, un composé stable qui correspond au cyanoferride de potassium, et qui a été découvert par M. Gmelin.
Le cyanocobaltide de potassium cristallise en prismes rhomboïdaux anhydres, d’un jaune pâle, dont la forme est la même que celle des cristaux de cyanoferride de potassium. Ces cristaux peuvent subir la fusion ignée sans éprouver de décomposition.
On prépare le cyanocobaltide de potassium en saturant exactement avec de l’acide cyanhydrique une dissolution de cyanure ou de carbonate de cobalt dans la potasse caustique. La liqueur, soumise à l’évaporation, donne des cristaux de cyanocobaltide de potassium.
PHOTOSU LF ÜRE DE COBALT,
ACIDE HYDROCOBALTICYANIQUE. H3Gy6Cb2.
Cet acide se présente sous la forme de petites aiguilles incolores, déliquescentes , très solubles dans l’alcool, insolubles dans l’éther anhydre. 11 se comporte comme un acide énergique, dissout le fer et le zinc en dégageant de l’hydrogène, sature exactement les alcalis et déplace facilement l’acide carbonique des carbonates. 11 se dissout sans altération dans l’acide chlorhydrique, qui ne le décompose pas, même à la température de l’ébullition; il résiste également à l’action de l’acide azotique fumant et de l’eau régale bouillante. L’acide sulfurique étendu le dissout sans altération; l’acide concentré le décompose en oxyde de carbone, et en acides carbonique et sulfureux.
On obtient l’acide hydrocobal ticyanique à l’état de liberté en décomposant le cyanocobaltide de cuivre par l’acide sulfhydrique ou le cyanocobaltide de potassium par l’acide sulfurique ; dans ce dernier cas, on chauffe le sel à décomposer avec l’acide sulfurique et l’on ajoute au mélange de l’alcool absolu qui précipite le sulfate de potasse ; l’acide hydrocobalticyanique reste en dissolution , et on le purifie par des cristallisations répétées.
L’acide hydrocobalticyanique se combine avec les bases et forme des composés analogues aux cyanoferrides, auxquels on peut donner le nom de cyanocobaltides. Les cyanocobaltides alcalins et alcalino-terreux sont solubles et cristal lisables ; les autres sont en général insolubles et s’obtiennent en faisant agir l’acide hydrocobalticyanique ou le cyanocobaltide de potassium sur les sels métalliques. Plusieurs de ces composés, et notamment les cyanocobaltides de cuivre, de nickel, d’argent, se combinent avec l’ammoniaque.