SULFATE DE COBALT
santé, fusible, douée de l’éclat métallique, qui est formée de 38,5 d’arsenic et de 61,5 de cobalt. Cette composition correspond à la formule Cb3As2.
L’arsenic et le cobalt peuvent aussi se combiner directement.
On rencontre dans la nature plusieurs arséniures de cobalt dont les fieux principaux sont représentés par CbAs et Cb2As3 ; ils correspondent aux deux oxydes de cobalt. Il arrive souvent que dans le sesqui-arséniure de cobalt naturel, le cobalt est en partie remplacé par du fer ou par du nickel. L’arséniure Cb2As3se décompose lorsqu’on le chauffe en vase clos ; une partie de l’arsenic se sublime, et il reste un arséniure fusible à une température élevée, blanc, cassant, et qui n’est pas magnétique.
AZOTATE DE COBALT. CbO,Az05.
CbO 469,00 40,99
AzO5 . 675,00 59,01
Ce sel cristallise en petits cristaux rouges, déliquescents ; il se décompose par la chaleur, comme tous les azotates ; lorsqu'on le chauffe à une température modérée, il produit du sesqui-oxyde de cobalt.
Il existe un azotate de cobalt basique.
Quand on verse peu à peu une dissolution concentrée d’azotite de potasse dans de l’azotate de collait contenant un excès d’acide azotique, on obtient un précipité d’un beau jaune orangé, très peu soluble dans l’eau et d’une stabilité remarquable. Le même composé se produit quand on fait passer dubi-oxyde d’azote, au contact de l’air, dans une dissolution d’azotate de cobalt qu’on a précipitée par un excès de potasse. On peut le considérer comme une combinaison d’azotite de potasse et d’azotate de cobalt, contenant une certaine quantité d’eau, et représentée par la formule suivante : (KO, AzO3), (CbO, AzO5), 1/2 HO,
L azotite de soude forme avec l’azotate de cobalt une combinaison jaune analogue à la précédente. (M. Saint-Evre.)
SULFATE DE COBALT. GbO,S03.
CbO 469,00 48,40
Le sulfate de cobalt qui se dépose d’une dissolution aqueuse au-des-
COBALT
sous de 15°, forme des cristaux rouges semblables, quant à la forme, aux cristaux de sulfate de fer, et renfermant 7 équivalents d’eau de cristallisation (Cb0,S03,7H0).
Les cristaux qui se forment entre 15 et 2üu ressemblent au sulfate de magnésie, et ne contiennent que 6 équivalents d’eau. Ce dernier sulfate (Cb0,S03,6H0) forme des sels doubles cristaïlisables avec les sulfates de potasse et d’ammoniaque :
(Cb0,S03),(K0,S03),6H0 ;
(Cb0,S03),AzH3,H0,S03),6H0.
On voit que la composition de ces sels correspond à celle des sels doubles formés par le sulfate de magnésie avec les sulfates alcalins.
Préparation.
On obtient le sulfate de cobalt sans mélange de sulfate de nickel, en traitant un minerai qui vient de Norvège, et qui se compose principalement de soufre, d’arsenic, de cobalt et de fer. On le réduit en une poudre très fine qu’on grille dans le moufle d’un fourneau d’essayeur. On y ajoute de temps en temps de petites quantités de poussière de charbon pour décomposer les arséniates qui se forment, et l’on continue le grillage jusqu’à ce qu’on ne sente plus d’odeur alliacée. Les métaux sont oxydés en partie pendant le grillage; on les traite par de l’acide sulfurique, auquel on ajoute une petite quantité d’acide chlorhydrique qui favorise leur dissolution. La liqueur étendue d’eau est mise en ébullition avec un excès de craie qui précipite l’oxyde de fer ; on fait passer un courant de gaz acide snlfhydrique à travers la dissolution ; la liqueur filtrée abandonne, par la concentration et le refroidissement, des cristaux de sulfate de cobalt parfaitement purs.