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MINÉRAUX CONTENANT BU CUIVRE

Cuivre natif.

Oxydule.

Oxyde.

Oxychlorure.

Sulfure.

Cuivre pyriteux.

Cuivres panachés.

Sulfure antimonial.

Sulfure stannifère.

Sulfure bismuthique.

Sulfure argentifère.

Sulfures arsénifères , antimonifères , plombifères (ou cuivre gris).

MÉTABX.URGIE BU CUIVRE.

Les minerais de cuivre exploités sont le cuivre natif, le cuivre oxydulé, le deutoxyde de cuivre, le cuivre carbonaté, le sulfure de cuivre, et principalement le sulfure double de cuivre et de fer, qu’on nomme pyrite cuivreuse , et qui a pour formule : Cu2S,Fe2S3.

Sulfate.

Séléniure.

Phosphate.

Arséniure.

Arséniates.

Arsénite.

Silicates hydratés.

Carbonate anhydre.

Carbonate vert.

Carbonate bleu.

Ghromate plombifère ( vauquelinite ),

CUIVRE

On a trouvé, aux environs du lac Supérieur (Amérique du Nord), des gisements abondants de cuivre natif, qui sont exploités avec succès depuis plusieurs années ; à la mine de Copper-Falls, on a rencontré une masse de cuivre pur pesant 8,000 kilogrammes.

On exploite aussi les minerais connus sous le nom de cuivre gris , qui sont des sulfures doubles d’arsenic, d’antimoine, de cuivre, contenant ordinairement du fer et du zinc. Les cuivres gris renferment en outre de l’argent en quantité exploitable.

Avant d’entrer dans les détails des procédés métallurgiques, nous donnerons la théorie des opérations auxquelles on soumet la pyrite cuivreuse pour en retirer le cuivre métallique.

Le minerai est d’abord débarrassé, par des préparations mécaniques, t de la gangue avec laquelle il est mélangé.

On le soumet ensuite au grillage. Une partie du soufre se volatilise, I tandis que l’autre se dégage à l’état d’acide sulfureux ou forme de l’acide î sulfurique qui s’unit aux oxydes de fer et de cuivre. On enlève, par des i lavages, les sulfates de fer et de cuivre ainsi formés; on laisse séjourner les eaux du lavage avec de la ferraille qui précipite le cuivre, qu’on sou= met ensuite à un raffinage.

Pendant le grillage, l’arsenic se dégage en partie à l’état d’acide arsénieux et de sulfure d’arsenic ; le reste de l’arsenic forme des arséniates métalliques. Le fer et le cuivre s’oxydent partiellement ; une certaine quantité de pyrite échappe à l’action de l’oxygène.

Le minerai grillé est fondu avec du charbon et une matière siliceuse ; une partie de l’oxyde de cuivre est réduite, et le cuivre s’unit aux sulfures non décomposés pour produire ce que l’on appelle des mattes , tandis que l’oxyde de fer se combine avec la silice, et forme un silicate irréductible par le charbon. Cette réaction est fondée sur ce que le cuivre a plus d’affinité pour le soufre que n’en a le fer, tandis que le fer a plus d’affinité pour l’oxygène, surtout en présence de l’acide silicique, le protoxyde de fer étant une base énergique.

La silice joue donc un rôle des plus importants dans la métallurgie du cuivre ; elle se combine avec le protoxyde de fer et le préserve ainsi de la réduction, tandis que le deutoxyde de cuivre est réduit et finit par abandonner tout son cuivre à la matte : ainsi, par un grillage en présence de la silice et du charbon, le cuivre reste dans les mattes, tandis que le fer passe dans les scories. C’est là le principe de la métallurgie du cuivre.

La première matte renferme déjà moins de fer et moins de soufre que le minerai de cuivre; on la soumet alors à une série de grillages, dont le nombre s’élève jusqu’à huit ou dix, quand l’opération s’exécute en tas à l’air libre, ou entre trois murs, sur une aire battue, ce qui s’appelle griller en cases.

Pendant ces grillages répétés , les mattes se débarrassent peu à peu

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