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FULMINATE DE MERCURE

azotique, de l’aldéhyde, des acides formique, acétique, oxalique, homolactique.

L’opération se fait dans des cornues de verre, et les produits volatils qui contiennent une grande quantité d’alcool échappé à la réaction, sont condensés avec soin. On peut les décomposer par de l’hydrate de chaux qui régénère de l’alcool, qu’on fait rentrer dans la fabrication du fulminate de mercure ; on peut aussi remplacer directement par ces produits une partie de l’alcool qui sert à décomposer la dissolution acide d’azotate de mercure.

Usages. — Fabrication des capsules fulminantes.

Le fulminate de mercure est employé en grande quantité pour la fabrication des amorces ou capsules fulminantes.

Pour faire ces capsules, on commence par laver avec soin le fulminate et on le broie, lorsqu’il est encore mêlé avec un grand excès d’eau ; on le passe à travers un tamis pour le séparer des corps étrangers qu’il pourrait contenir accidentellement. On le laisse ensuite égoutter, et quand il ne contient plus que 20 pour 100 d’eau environ* on le mêle avec les a/10 de son poids de nitre ou de pul vérin, en broyant ce mélange sur une table de marbre avec une molette de bois de gaïac.

L’addition du salpêtre présente plusieurs avantages incontestables. Elle augmente la flamme de l’amorce et empêche la combustion d’être instantanée : elle atténue la violence de l’explosion du fulminate, qui briserait rapidement les cheminées des fusils : en outre la présence du nitre ou du pulvérin diminue le danger du grenage et du séchage de la poudre fulminante.

On introduit le mélange fulminant dans des capsules de cuivre, au moyen de dispositions ingénieuses qui permettent de charger à la fois un nombre considérable de capsules.

Le poids de la charge de mille capsules destinées aux fusils d’infanterie est de 60 grammes ; chaque amorce contient donc environ U0 milligrammes de mélange. Cette quantité est moitié moindre pour les amorces des fusils de chasse, qui sont beaucoup plus petites.

Les capsules des fusils de munition sont recouvertes d’une couche mince de vernis qui les préserve de l’humidité. Ce vernis est formé de 500 grammes de gomme laque par kilogramme d’alcool à 9/i°.

Les capsules au fulminate de mercure, généralement employées aujourd’hui, doivent être préférées, surtout pour la conservation des armes, à celles qui sont faites avec un mélange de chlorate de potasse, de soufre et de charbon. Ces dernières crassent beaucoup les armes, et corrodent le fer.

La pyroxyline mêlée à la poudre, ou mieux au chlorate de potasse, peut servir à préparer des amorces fulminantes.

MERCURE

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