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MINÉRAUX ARGENTIFÈRES

Argent natif.

Sulfure d’argent.

Sulfure d’argent combiné avec les sulfures de cuivre , d’antimoine, d’arsenic, de plomb, de bismuth.

Séléniure.

Séléniure cuivreux.

Tellurure simple.

Tellurures aurifères.

Arséniure.

Carbonate.

Chlorure.

Iodure.

Antimoniures.

Amalgame.

Aurure.

L’argent se trouve en outre mélangé en très petite proportion, soit à l’état métallique, soit à l’état de sulfure, dans un grand nombre de minéraux dont voici les principaux : les pyrites arsenicales, le mispickel, les cuivres gris, le bismuth et le mercure natifs, la galène, le séléniure de plomb, et plus rarement le cuivre pyriteux, le sulfure d’antimoine et la blende.

L’eau de mer contient une très petite quantité d’argent qui peut être évaluée à 0,00000001 au moins; ce fait s’explique aisément, car on sait que le sulfure d’argent est attaqué et dissous par les eaux qui tiennent du chlorure de sodium en dissolution. Le sel marin brut, et surtout les cendres des fucus , renferment une quantité d’argent plus considérable que celle qu’on trouve dans les eaux de mer ; on trouve aussi dans les fucus des traces de cuivre et de plomb. La plupart des minerais métalliques renferment de petites quantités d’argent ; les minéraux oxydés sont généralement moins riches en argent que les minéraux sulfurés ; et, parmi ces derniers, les sulfures de plomb, de cuivre, de zinc contiennent plus d’argent que les sulfures de fer. Les métaux extraits de ces minéraux (et même les métaux dont les minerais ne contiennent que des traces d’argent, comme le fer et l’étain) doivent donc renfermer des traces d’argent; en effet, on a trouvé dans le zinc et l’étain du commerce de très petites quantités d’argent. Enfin, on a signalé la présence de traces d’argent dans le sel gemme, dans les cendres des végétaux, dans le sang des animaux, etc. ; de sorte qu’on peut regarder l’argent, de même que le fer et le cuivre, comme un des corps les plus répandus dans la nature. (MM. Malaguti, Durocher et Sarzeaud.)

Les minerais d'argent appartiennent en général aux terrains anciens.

METALLURGIE DE I. ARDENT.

On les trouve en liions dans les gneiss, les schistes micacés, les schistes argileux, les calcaires intermédiaires et les porphyres : ils existent aussi en masses considérables dans les bancs calcaires.

L’argent se rencontre souvent à l’état natif; il peut être cristallisé en cubes ou en octaèdres; il se trouve aussi en fibres contournées en dendrites ou en grains de grosseur très variable : on cite des masses d’argent natif qui pèsent jusqu’à 100 kilogrammes; il n’est pas démontré cependant que ces masses soient de l’argent pur. L’argent natif contient toujours un peu de fer, de cuivre, ou d’or.

Les espèces minérales qui servent surtout de base à l’extraction de l’argent sont le sulfure d’argent, le sulfo-antimoniure d’argent, l’antimoniure d’argent et le chlorure d’argent.

La France possède des mines d’argent. On cite principalement celles de Sainte-Marie-aux-Mines, dans les Vosges, qui sont formées par des filons de cuivre sulfuré gris argentifère ; celles d’Allemont, dans le département de l’Isère.

Les principales mines d’argent de l’Europe sont celles de Saxe, de Bohême, de Hongrie et de Transylvanie.

En Norwége, on cite celle de Kongsberg, qui contient principalement de l’argent natif. L’Espagne, la Sibérie, possèdent plusieurs mines d’argent.

Les mines d’argent les plus abondantes sont celles de l’Amérique.

MÉTALLURGIE DE L’ARGENT

Parmi les différentes exploitations qui produisent de l’argent, il faut distinguer celles dans lesquelles l’extraction de ce métal est accessoire, et celles qui ont spécialement pour but l’extraction de l’argent.

Les minerais dont le traitement fournit accessoirement de l’argent sont les sulfures de plomb argentifères et les cuivres pyriteux argentifères; on les nomme minerais de plomb ou de cuivre argentifères.

On emploie deux procédés différents pour l’extraction de l’argent.

1° Le procédé d'amalgamation a pour résultat d’isoler l’argent à l’état métallique, de le combiner avec le mercure et de former ainsi un amalgame qui est liquide à la température ordinaire et très lourd, de sorte qu’il peut se séparer facilement de la masse sans qu’il soit nécessaire de la chauffer. On obtient ensuite l’argent en distillant l’amalgame.

2° Dans le procédé de fondage , on obtient des alliages d’argent et de plomb qu’on oxyde en les maintenant à une température élevée sous l’influence d’un courant d’air; il se forme ainsi de la litharge qui entre en fusion et s’écoule, et il reste de l’argent presque pur sur la sole du four-

ARGENT

neau. Ce mode de séparation de l’argent et du plomb porte le nom de coupellation.

3° Les minerais de cuivre argentifères sont quelquefois traités par liquation. Cette méthode consiste à préparer du cuivre noir , puis à fondre ce cuivre avec du plomb qui s’empare de l’argent et qu’on soumet ensuite à la coupellation.

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