ALLIAGES D’OR, D’ARGENT ET DE RHODIUM
M. André del Rio a fait connaître un minerai formé de 61,2 d’or, 38,6 de rhodium et 0,2 d’argent.
ASTAZalTSH SES AZ.Ï.IAGES S» OR.
La détermination approximative du titre de l’or peut être faite avec la pierre de touche , et porte le nom d’essai au touchau. Celte opération, entre des mains exercées, donne le titre d’un alliage d’or à moins d’un centième, et présente l’avantage de ne pas altérer les pièces dont on veut connaître approximativement le titre.
L’essai au touchau nécessite l’emploi : 1° de la pierre de touche ; 2° des touchaux ; 3° de Y acide pour les touchaux.
La pierre qui sert pour les essais au touchau est connue sous le nom de cornéerme lydienne , ou simplement de lydienne , parce qu’on la retirait autrefois de la Lydie. On se sert maintenant de celles qui viennent de Saxe, de Bohème ou de Silésie. Les pierres de Silésie sont des basaltes; elles sont formées de 50 de silice, 25 d’oxyde de fer, 15 d’alumine, 8 de chaux, et 2 de magnésie. Elles sont noires, très dures, inattaquables par les acides; elles sont rugueuses, et retiennent facilement les traces des alliages d’or qu’on frotte contre leur surface.
M. D’Arcet a pu obtenir artificiellement des pierres de touche qui présentent les principales propriétés des pierres naturelles.
Les touchaux sont de petites lames d’alliages d’or et de cuivre dont les titres sont connus. On s’en sert pour comparer leurs traces sur la pierre de touche avant et après l’action de l’acide, avec les traces laissées dans les mêmes circonstances par les alliages qu’on examine.
L * acide pour les touchaux se compose de 98 parties d’acide azotique de 1,340 de densité (37° Baumé), de 2 parties d’acide chlorhydrique d’une densité de 1,173 (21° Baumé), et de 25 parties d’eau. L’acide pour les touchaux peut aussi être formé de 123 parties d’acide azotique à 31° Baumé et de 2 parties d’acide chlorhydrique à 21° Baumé. (M. Levol.)
Pour essayer un alliage d’or à la pierre de touche, on fait sur cette pierre plusieurs touches de U à 5 millimètres de longueur sur 2 à 3 millimètres de largeur ; on a soin de ne pas se servir des premières touches , si l’objet a été fortement déroché ou mis en couleur, parce que sa surface se trouvant à un titre plus élevé que l’intérieur, l’essai fait sur les premières touches serait inexact.
La trace définitive étant faite, on la compare à d’autres traces laissées par des touchaux dont les titres sont connus ; on mouille ces diverses