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PROCÉDÉS DE DORURE ET D’ARGENTURE

carbonate de potasse qui présentait une certaine résistance au passage du courant électrique, et forçait à augmenter considérablement l’énergie de la pile. On a proposé de remplacer le cyanure de potassium par du cyanure de calcium, qui, en se décomposant, produit du carbonate de chaux insoluble, et permet d’employer des courants constants et de prolonger la durée des bains d’argent.

Les pièces argentées sont mates au sortir du bain ; on leur donne l’éclat brillant de l’argent poli en les gratte-bossant et les brunissant.

On plonge ensuite les pièces dans une dissolution de borax, et on les expose dans un moufle à une chaleur d’un rouge-cerise ; puis on les trempe dans une eau aiguisée d’acide sulfurique et on les sèche.

Cette opération, qui présente de l’analogie avec la mise en couleur que l’on exécute pour les objets dorés, a pour but de réduire un sous-sel qui s’est formé pendant l’argenture ; elle empêche que les pièces deviennent ternes et qu’elles se sulfurent au contact de l’air. (M. Barrai.)

PLATINAGE.

On peut déposer une couche de platine très mince à la surface des objets de bronze, par une méthode analogue à celle que nous avons décrite pour la dorure par immersion.

Le bain de platine se prépare en faisant chauffer du chlorure de platine avec un mélange de carbonates de potasse et de soude, auquel on ajoute une certaine quantité de chlorure d’or.

On peut aussi fixer du platine à la surface du fer, de l’acier, du cuivre, du laiton , par les procédés galvaniques.

Les bains se préparent en mélangeant du chlorure de platine avec une dissolution alcaline de cyanure de potassium ; jusqu’à présent, le platinage n’a pas été pratiqué industriellement.

Les objets de laiton, de cuivre, d’acier, de maillechort, peuvent être recouverts d’une couche de platine mince et adhérente en les plongeant pendant quelques secondes dans une dissolution de minerai de platine dans l’eau régale, à laquelle on a ajouté un léger excès de carbonate de soude. Le bain doit être maintenu à 50 ou 60°; quand l’immersion se prolonge pendant plusieurs minutes, la couche de platine devient pulvérulente. Cette méthode, qui est peu coûteuse, peut être employée pour blanchir différents objets. (M. Melly.)

En terminant l’étude des corps inorganiques, nous croyons devoir indiquer d’une manière générale la marche qu’il faut suivre pour reconnaître un corps, le séparer des autres substances avec lesquelles il peut être mélangé et le doser , c’est-à-dire déterminer la quantité de ce corps qui entre dans une combinaison ou dans un mélange.

Notre but n’est pas de traiter ici d’une manière complète de l’analyse chimique, mais plutôt d’appliquer à la recherche des principaux corps les principes de chimie générale que nous avons donnés dans cet ouvrage.

La substance que l’on soumet aux épreuves de l’analyse qualitative peut être un métalloïde, un métal, un alliage, un acide, une base, un sel ou un composé binaire formé par la combinaison de deux métalloïdes entre eux ou d’un métalloïde avec un métal ; elle peut aussi être un mélange de ces différents corps.

Nous allons montrer comment on détermine la nature des corps qui entrent dans une combinaison ou dans un mélange, en nous attachant uniquement aux exemples qui nous paraissent les plus utiles, et négligeant tout ce qui se rapporte à l’analyse des corps rares et peu usités.

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