POTASSIUM
Dosage. — Le potassium est dosé à l’état de chlorure, d’azotate, de sulfate ou de chloroplatinate.
I. Dosage par le chlorure de potassium . — On emploie ce mode de dosage pour analyser un grand nombre de sels de potasse dont les acides peuvent être déplacés par l’acide chlorhydrique : tels sont les sulfures de
METAUX
potassium, les sulfite, chlorate et silicate de potasse. Le chlorure de potassium doit être calciné au rouge dans un creuset couvert; il ne faut pas opérer cette calcination à une température trop élevée, car une partie du chlorure de potassium pourrait se perdre par volatilisation. Le sel doit être desséché complètement avant la calcination, afin d’éviter les pertes par décrépitation.
IL Dosage par V azotate de potasse. — On dose, à l’état d’azotate, la potasse caustique et les sels de potasse comme le carbonate et l’acétate, dont les acides sont volatils et peuvent être facilement déplacés par l’acide azotique. L’azotate de potasse doit être calciné avec précaution jusqu’à ce qu’il soit fondu; on ne doit pas le maintenir en fusion, car il commencerait à se décomposer en dégageant de l’oxygène.
III. Dosage par le sulfate de potasse. — On se sert de ce mode de dosage pour analyser tous les sels de potasse formés par des acides énergiques et volatils, qui peuvent être déplacés par l’acide sulfurique. On calcine le sulfate de potasse au rouge après l’avoir desséché complètement pour éviter la décrépitation. Lorsqu’il contient un excès d’acide sulfurique, on peut l’amener à l’état de sulfate neutre en le maintenant pendant longtemps au rouge vif; cette transformation devient beaucoup plus facile quand on projette dans le creuset un morceau de carbonate d’ammoniaque qui forme, avec l’excès d’acide, du sulfate d’ammoniaque qui se volatilise.
IV. Dosage par le chloroplatinate de potassium. — Ce mode de dosage peut être employé pour faire l’analyse d’un grand nombre de sels de potasse, formés par des acides volatils ou par des acides fixes et solubles dans l’alcool.
Lorsque l’acide est volatil, qu’il s’agit par exemple de l’analyse de l’azotate de potasse, on ajoute à la dissolution du sel de l’acide chlorhydrique et un excès de chlorure de platine, on évapore à sec et l’on traite le résidu par de l’alcool à 80 centièmes, qui ne dissout pas sensiblement le chloroplatinate de potassium; ce dernier est recueilli sur un filtre, desséché et pesé.
Lorsque l’acide est fixe et soluble dans l’alcool comme les acides pliosphorique et borique, on verse dans la dissolution du sel de potasse aussi concentrée que possible de l’acide chlorhydrique, et un excès de chlorure de platine et d’alcool anhydre ; au bout de vingt-quatre heures le chloroplatinate de potassium est complètement précipité ; on le recueille sur un filtre et on le pèse après l’avoir desséché à 100°.