‹ Traité de chimie générale [electronic resource]Chapitre 313 sur 369 · T J, T AME · texte numérisé non relu

T J, T AME

Dosage. — Le titane est toujours dosé à l’état d’acide titanique anhydre. Cet acide est précipité par l’ammoniaque de ses dissolutions dans différents acides; il faut avoir soin de ne pas ajouter un grand excès d’ammoniaque qui dissoudrait une petite quantité d’acide titanique. On obtient ainsi un précipité volumineux qui a l’apparence de l’alumine en gelée; ce précipité diminue beaucoup de volume et prend une légère teinte brunâtre par la calcination.

Séparation «In titane et des métaux précédents. — Les titanatcs alcalins se dissolvent sans résidu dans l’acide chlorhydrique ; la dissolution s’opère plus facilement quand on chauffe légèrement ; mais il faut avoir soin de ne pas trop élever la température, car il se formerait un précipité d’acide titanique qui ne pourrait plus se dissoudre. On sépare, au moyen de l’ammoniaque, l’acide titanique contenu dans les dissolutions qu’on obtient en traitant les titanates alcalins par l’acide chlorhydrique.

On sépare la baryte et la strontiane de l’acide titanique au moyen de l’acide sulfurique.

La séparation de l’acide titanique et de la chaux s’opère par l’ammoniaque; le même réactif peut servir à isoler l’acide titanique de la magnésie ; on a soin d’ajouter à la dissolution une quantité de sel ammoniac suffisante pour que la magnésie ne soit pas précipitée.

Séparation du titane , de V aluminium, du glucinium, de V yttrium et du cérium. — On fait bouillir la dissolution qui contient ces métaux avec de l’acide sulfurique étendu; l’acide titanique se précipite après une ébullition suffisamment prolongée.

On ne connaît jusqu’à présent aucune méthode qui permette de séparer exactement l’acide titanique de la zircone et de la thorine.

Séparation du titane , du manganèse , du fer , du nickel , du cobalt et du zinc. — On ajoute à la dissolution un excès d’acide târtrique que l’on sature par un excès d’ammoniaque; on y verse ensuite du sulfhydrate d’ammoniaque qui ne précipite que les métaux autres que le titane. Les sulfures métalliques sont séparés par filtration; on évapore à sec la liqueur filtrée, et on calcine le résidu au contact de l’air de manière à brûler complètement le charbon de l’acide târtrique ; si la dissolution ne contient pas d’autre matière fixe que l’acide titanique, le poids du résidu sera le poids même de cet acide.

On a souvent à analyser des combinaisons d’acide titanique et de protoxyde ou de peroxyde de fer qu’on trouve dans la nature. Ces composés peuvent être réduits par l’hydrogène à la température rouge; les oxydes

de fer sont ramenés à l’état métallique et l’acide titanique n’est pas altéré; on isole ce dernier acide en traitant le mélange par l’acide chlorhydrique étendu qui enlève complètement le fer métallique par une digestion prolongée à chaud. L’acide titanique reste à l’état insoluble. (M. I\|osander.)

L’analyse des titan ates de fer pourrait aussi être faite en séparant le fer par le sulfhydrate d’ammoniaque.

Séparation du titane , du cadmium et de V étain. — On effectue cette séparation au moyen de l’acide sulfhydrique qui ne précipite pas le titane des dissolutions acides où il entre sous la forme d’acide titanique.

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