‹ Traité de chimie générale [electronic resource]Chapitre 333 sur 369 · IODE · texte numérisé non relu

IODE

Dosage. — Les méthodes employées pour le dosage du chlore et du brôme s’appliquent également à la détermination de l’iode.

Séparation de l’iode et du chlore. — On peut effectuer cette séparation comme celle du chlore et du brôme. On peut aussi traiter le mélange d’iodure et de chlorure d’argent par l’ammoniaque, qui ne dissout que le premier de ces deux corps, pourvu qu’on n’emploie pas un très grand excès d’ammoniaque.

On peut aussi précipiter l’iode des composés solubles dans lesquels il entre à l’état de proto-iodure de cuivre ; on fait usage, à cet effet, d’une dissolution de sulfate de cuivre saturée d’acide sulfureux.

L’iode peut encore être précipité à l’état d’iodure de palladium au moyen d’un sel de palladium.

Lorsque de très petites quantités de bromures et d’iodures métalliques sont mélangées avec des chlorures, comme dans les eaux de la mer, on précipite d’abord la majeure partie du chlore en ajoutant de l’azotate d’argent avec précaution; on sépare le chlorure d’argent, puis on achève de précipiter la liqueur dans laquelle les bromures et iodures se sont concentrés, car ils ne commencent à se décomposer que quand tout le

chlore est précipité. De cette manière, on obtient un mélange de chlorure, de bromure et d’iodure d’argent dans lequel la proportion de ces deux derniers corps est plus considérable que si l’on n’eût pas séparé le premier précipité.

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