‹ Traité de chimie générale [electronic resource]Chapitre 358 sur 369 · DES DENSITÉS DES VAPEURS · texte numérisé non relu

DES DENSITÉS DES VAPEURS

La détermination de la densité de la vapeur d’une substance volatile sans décomposition peut se faire avec facilité, soit au moyen du procédé de Gay-Lussac, soit à l’aide de là méthode imaginée par M. Dumas.

Déterminer la densité de vapeur d’une substance, c’est chercher le rapport du poids d’un volume donné de la vapeur de cette substance au poids d’un égal volume d’air sec placé dans les mêmes circonstances de température et de pression.

Dans la méthode de Gay-Lussac, au lieu de chercher le poids d’un volume connu de vapeur, on se propose de déterminer au contraire le volume qu’occuperait un poids connu de vapeur.

Dans cette méthode, qui est surtout applicable aux substances très volatiles, et dont on ne peut se procurer que de très petites quantités, on introduit le corps dont on veut déterminer la densité de vapeur dans une petite ampoule de verre assez mince qu’on remplit entièrement et dont on ferme ensuite la pointe à la lampe ; la différence des poids de l’ampoule pleine et de l’ampoule vide donne le poids du liquide qu’elle contient.

On fait passer l’ampoule pleine et fermée dans la partie supérieure d’une éprouvette graduée remplie de mercure, et renversée sur une bassine de fonte contenant aussi du mercure: cette bassine est placée andessus d’un foyer ; on entoure l’éprouvette d’un manchon de verre, dans lequel on verse de l’eau ou de l’huile, suivant que le point d’ébullition de la substance est plus ou moins élevé ; tout le système s’échauffe à la fois; l’excès de la dilatation du liquide sur la dilatation du verre détermine la rupture de l’ampoule ; quand la matière est complètement vaporisée (ce qui arrive nécessairement, pourvu qu’on maintienne quelque temps la cloche à une température supérieure a la température d’ébullition du liquide), le niveau du mercure qui remplissait la cloche s’est abaissé : on note la température t au moyen d’un thermomètre plongé dans le liquide du manchon ; on observe le nombre N de divisions occupées par la vapeur, la hauteur H du baromètre, et la différence h des niveaux du mercure dans la cloche et dans la cuvette de fonte en dehors du manchon.

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