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MINERAIS DE TITANE

Les principaux minerais de titane sont : le fer titané, le rutile, l’anatase, le sphène ou la titanite , substance cristallisée qui se compose de titanate et de silicate de chaux.

La polymignite, qu’on trouve en cristaux noirs, est du titanate de zircone et d’yttria, contenant plusieurs autres bases.

Le rutile de Gourdon et de Villeneuve (Haute-Saône) contient 98 pour 100 d’acide titanique, et 2 pour 100 d’oxyde de fer. (M. Virlet.)

La chrictonite de la vallée du Bourg-d’Oysans, en Dauphiné, contient U1 de protoxyde de fer et 53 d’acide titanique ; sa formule est (FeO,Ti02) (M. de Marignac). Le fer titané de Washington est représenté par (Fe0)3,(Fe203)4,Ti02, et se rapproche beaucoup, par sa composition, du fer titané d’Arendal, analysé par M. Mosander.

Les fers titanés et les oxydes de fer présentent plusieurs exemples remarquables d’isomorphisme. On peut expliquer ce fait, en supposant

TITANE

que les fers titanés sont formés par le mélange de deux eorps isomorphes, c’est-à-dire de scsqui- oxyde de fer, Fe203, et de titanate de protoxyde de fer, ce composé étant considéré comme du sesqui-oxyde de fer dans lequel 1 équivalent de fer est remplacé par 1 équivalent de titane :

FeO,Ti02 = Fe,Ti,03. (M. Mosander.)

L’isomorphisme de ces composés s’expliquerait mieux en considérant les fers titanés comme un mélange de deux oxydes isomorphes, le sesquioxyde de fer (Fe203), et le sesqui-oxyde de titane : Ti203. (M. H. Rose.)

Lorsqu’on cherche à séparer le sesqui-oxyde de titane des fers titanés, ce corps passe à l’état d’acide titanique, en ramenant au minimum une certaine quantité de sesqui-oxyde de fer.

m II

Équivalent : ! M » = 129à,50.

Le plomb est un métal d’un gris bleuâtre, ordinairement terne, quand il a subi Faction de l’air, mais assez éclatant lorsqu’il est récemment coupé. Il est très mou: on sait qu’on peut ployer facilement les lames de plomb d’une grande épaisseur, et que ce métal est facilement rayé, même par l’ongle ; frotté sur le papier, il laisse des traces d’un gris métallique.

La densité du plomb pur est égale à ll,àà5 ; celle du plomb du commerce ne s’élève qu’à 11,352. La densité de ce métal, au lieu d’augmenter, semble diminuer légèrement par l’écrouissage; toutefois, lorsqu'on le comprime fortement dans une bague d’acier, sa densité devient un peu plus considérable.

Le plomb occupe le sixième rang parmi les métaux pour la malléabilité, et le huitième seulement pour la ductilité. On peut le réduire en feuilles minces; on obtient des fils de plomb extrêmement déliés qui sont très flexibles, mais qui ont peu de ténacité : un fil de plomb de 2 millimètres de diamètre se rompt sous un poids de 9 kilogrammes.

Le plomb entre en fusion à 33à°; sous l’influence d’une température plus élevée, il se volatilise sensiblement, et répand des fumées très visibles. Il possède la propriété de dissoudre, par voie de fusion, une certaine quantité d’oxyde de plomb qui lui donne de la dureté. Cette solubilité de l’oxyde de plomb dans le métal peut expliquer les modifications qu’éprouve le plomb dans quelques unes de ses propriétés physiques, lorsqu'il a été longtemps tenu en fusion au contact de l’air. Pour rendre au plomb sa mollesse, il faut l’agiter pendant qu’il est fondu, avec un peu de charbon qui réduit l’oxyde de plomb.

Le plomb refroidi lentement cristallise en pyramides à quatre faces, ou en octaèdres réguliers.

Exposé à l’air humide, le plomb se recouvre d une couche noire de sousoxyde qui préserve le reste du métal de F oxydation.

Le plomb abandonné dans de l’eau distillée, au contact de l’air, s’oxyde rapidement, et donne naissance à de l’hydrocarbonate de plomb blanc et cristallisé; la présence d’un sel étranger, et surtout du sulfate de chaux, empêche cette oxydation : aussi le plomb ne s’oxyde-t-il que superficiellement dans l’eau ordinaire qui contient toujours des sels en dissolution.

Le plomb se conserve sans altération dans de l’eau parfaitement pure et entièrement privée d’air.

Dans les constructions, lorsque des feuilles de plomb se trouvent en contact avec des pièces de bois susceptibles d’être attaquées promptement par la pourriture, ces feuilles se détruisent en peu de temps sous Vinfluence simultanée de l’acide acétique provenant de la décomposition du bois, de l’eau et de l'acide carbonique de l’air. Des expériences directes ont prouvé que le plomb exposé au contact ou même à une petite distance de la sciure de bois humectée se transforme en un mélange d’acétate et de carbonate de plomb; le zinc n’éprouve, dans ce cas, qu’une oxydation superficielle. (Ebelmen.)

L’acide sulfurique étendu et l’acide chlorhydrique n’attaquent le plomb que très difficilement; l’acide sulfurique concentré le dissout à l’aide de la chaleur en formant de l’acide sulfureux et du sulfate de plomb. Le meilleur dissolvant du plomb est l’acide azotique.

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