PI) 129/1,50 ........ 7M
Cl M3,20 25,51
Le chlorure de plomb est blanc, à peine soluble dans l’eau ; il exige environ 33 fois son poids d’eau bouillante pour se dissoudre ; il est encore moins soluble dans l’eau froide : 1 partie de chlorure de plomb se dissout dans 135 parties d’eau froide.
Ce corps cristallise en prismes aciculaires hexaédriques ou en écailles micacées. Il se dissout dans l’acide chlorhydrique étendu de son volume d’eau et bouillant ; il est insoluble dans l’alcool.
Le chlorure de plomb entre en fusion au-dessous du rouge, et se prend par le refroidissement en une masse grise, transparente, flexible, pouvant se couper au couteau, à laquelle les anciens chimistes avaient donné le nom de plomb corné. Tl se volatilise à la chaleur rouge, et répand des vapeurs blanches abondantes.
Les alcalis et les carbonates alcalins le font d’abord passer à l’état d’oxychlorure, et le décomposent ensuite complètement.
ni.
Le chlorure de plomb absorbe le chlore en présence de l’eau et des chlorures alcalins ; on obtient ainsi une liqueur jaune qui donne avec les alcalis un précipité d’acide plombique et qui paraît contenir en dissolution un perchlorure de plomb PbCl2. (MM. Sobrero et Selon.)
Préparation.
On peut obtenir le chlorure de plomb en dissolvant le plomb ou mieux l’oxyde de plomb dans l’acide chlorhydrique bouillant ; il se forme aussi directement par l’action du chlore sur le plomb chauffé au rouge.
Le chlorure de plomb peut être préparé par double décomposition, en versant du sel marin dans une dissolution concentrée d’un sel de plomb.
On obtient le chlorure de plomb cristallisé en le faisant dissoudre à chaud dans l’acide azotique ou l’acide chlorhydrique, et en laissant refroidir lentement la liqueur.
OXYCHLORURES DE PLOMB.
L’oxyclilorure de plomb, qui a pour formule PbCî,7PbO, est connu sous les noms d e jaune minéral, jaune de Paris , jaune de Vérone, jaune de Turner, jaune de Kassler.
Ce composé possède une belle couleur d’un jaune d’or. 11 est très fusible, et passe au travers des creusets, quand il est fondu. Il peut cristalliser par le refroidissement en octaèdres volumineux.
On l’obtient par les méthodes suivantes :
1° En fondant 1 partie de chlorure de plomb avec 6 ou 8 parties de litharge ou de massicot.
2° En fondant au rouge vif un mélange de 10 parties de litharge et 7 parties de sel ammoniac, ou de h parties de minium et 1 partie de sel ammoniac.
3° En décomposant le sel marin par la litharge en présence de l’eau ; la litharge, délayée en consistance de bouillie avec le quart de son poids de sel marin, se transforme en un hydrate d'oxychlorure de plomb qui est blanc, et devient d’un très beau jaune par la calcination.
Il existe dans la nature deux oxvchlorures de plomb : PbO,PbCl et (PbO)2,PbCL
Lorsqu’on mêle des sous-sels de plomb avec des chlorures métalliques, on obtient un oxychlorure qui a pour formule (PbO)5,PbCl.
Le chlorure et l’oxyde de plomb paraissent s’unir en toutes proportions par la voie sèche.
CHLOBOBÜLFURE DE PLOMB.
On obtient une combinaison jaune rougeâtre de chlorure et de sulfure de plomb, quand on fait digérer du sulfure de plomb récemment préci-
fODÜRE T>E PLOMB.
pité avec une dissolution de chlorure de plomb, ou quand on précipite, par une petite quantité d’acide sulfhydrique, une dissolution étendue et acide de chlorure de plomb. Ce précipité présente souvent une teinte d’un rouge vif qui parait due à la formation d’un persulfure de plomb très peu stable ; cette coloration se manifeste surtout lorsque la dissolution de plomb contient un corps oxydant, comme l’acide azotique, qui décompose l’acide sulfhydrique en mettant du soufre en liberté. La dissolution du chlorure de plomb dans l’acide chlorhydrique concentré n’est pas précipitée par l’acide sulfhydrique; quand on la sature de ce gaz et qu’on la verse dans une grande quantité d’eau, on voit se former un précipité rouge qui devient noir au bout de quelques instants.
BROMURE DE PLOMB. PbBr.
Ce composé ressemble au chlorure de plomb. 11 est presque insoluble dans l’eau froide, légèrement soluble dans l’eau bouillante, d’où il se dépose par le refroidissement en petites aiguilles blanches.
Le bromure de plomb, soumis à 1 action de la chaleur, se fond en un liquide rouge qui devient jaune-citron en se solidifiant. Il se combine avec l’oxyde de plomb, et forme ainsi un composé PbBr,PbO, qui est blanc à l’état hydraté, et jaune à l’état anhydre.
Le bromure de plomb s’obtient par double décomposition, en versant du bromure de potassium dans un sel de plomb soluble.
KODURE DE PLOMB. Pbi.
Pb. . 1294,50 ZiZi,94
On prépare ce corps par double décomposition, en précipitant un seî de plomb par l’iodure de potassium. 11 est d’un beau jaune-citron; à peine soluble dans l’eau froide, il se dissout sensiblement dans l’eau bouillante qui le laisse déposer par le refroidissement en belles écailles hexagonales d’un jaune d’or.
On connaît plusieurs combinaisons d’iodure et d’oxyde de plomb. L’iodure de plomb s’unit aussi au chlorure et au carbonate de plomb, et forme les composés PbI,2PbCl ; PbI,(PbO,G02). (M. Poggiale.)
L’acide iodhydrique étendu dissout l’iodure de plomb à l’aide de la chaleur et laisse déposer des aiguilles blanches dont la composition est représentée par PbI,HL
L’iodure de plomb se combine avec plusieurs iodures, et principalement avec les iodures alcalins, pour former des iodures doubles : la potasse caustique le dissout en le décomposant.
PLOMB
L’iodure de sodium et de plomb a pour formule NaI,2PbI.
L’iodurede plomb forme, avec le sel ammoniac, une combinaison incolore représentée par (AzH3,HCl),PbCl,2HO ; elle est décomposée par l’eau qui dissout le sel ammoniac et laisse l’iodure de plomb.
L’iodure de plomb produit, avec le chlorhydrate d’ammoniaque, un autre sel double cristallisé en longues aiguilles jaunes, qu’on obtient en abandonnant à un refroidissement lent une dissolution bouillante d’acétate de plomb, d’iodure de potassium et de sel ammoniac. Ce composé a pour formule : (PbI)2,(AzH3,HCl)3. (M. Vœlckel.)
IOD1JRE DE PLOMB BLEU.
Ce composé a été décrit par M. Berthemot. On l’obtient en précipitant une dissolution d’acétate de plomb tribasique par un mélange de biiodure de potassium et de carbonate de potasse contenant 1 équivalent de bi-iodure pour h équivalents de carbonate de potasse. Cette combinaison bleue a pour formule : PbI,(Pb0,I),(Pb0,C02)4. (M. Filhol.)
On obtient encore des combinaisons bleues contenant de l’iode et du plomb :
1° En arrosant de l’hydrate d’oxyde de plomb avec une dissolution alcoolique d’iode, en ajoutant au mélange quelques gouttes d’acétate de plomb, et en le chauffant à une douce chaleur jusqu’à ce que le composé soit devenu bleu.
2° En broyant de l’oxyde de plomb, préparé par voie humide, avec le quart de son poids d’iode, et en faisant bouillir le mélange pour volatiliser l’excès d’iode : il se forme d’abord un précipité rouge qui devient bleu par une ébullition prolongée.
FLUORURE DE PLOMB. PbFl.
Ce corps est blanc, amorphe, presque insoluble dans l’eau et dans l’acide fluorhydrique ; il se dissout dans les acides azotique et chlorhydrique. On l’obtient en précipitant l’acétate de plomb par l’acide fluorhydrique ou par un fluorure soluble. Le fluorure de plomb s’unit par voie de fusion avec les fluorures de sodium et de baryum .
Une étude récente du fluorure de plomb a permis de constater dans ce sel quelques propriétés nouvelles. (Fremy.)
Le fluorure de plomb, qui est amorphe au moment de sa précipitation, éprouve au bout d’un certain temps une modification moléculaire et devient alors cristallin. Pour l’obtenir à l’état de pureté, on doit le préparer en faisant agir directement de l’acide fluorhydrique en excès sur de l’oxyde de plomb hydraté; quand on le produit par double décomposition, il retient toujours une certaine quantité du sel qui a été employé pour le préparer.
Le fluorure de plomb est décomposé, sous l’influence d’une tempéra*