‹ Traité de chimie générale élementaire léçons professées à l'Ecole Centrale des Arts et ManufacturesChapitre 101 sur 128 · C-IPA7/0% 311-0, C^H^Az^O", 4HgO · texte numérisé non relu

C-IPA7/0% 311-0, C^H^Az^O", 4HgO

Urée et oxyde d'argent: ♦

C^H*Az*0», 3AgO.

• Urée et acides:

Chlorhydrate d'urée (7I^Az^0^ Cl H,

Azotate d'urée C^H*Az'0\ Aza\ HO,

Oxalale durée aC»H*Az»OVC«H-0^.

URÉ£S COMPOSÉES.

Vrée ei sels :

Chlorure de 80dium et urée. C' 11* Az' 0% Na Cl -h 'i HO, Chlorure de mercure et urée. h* Âz' 0% a HgCl,

Nitntfe de soude et urée...; C'H^Az'O', ÂzO^, NaO,

Nitrate de chaux et urée. . . CH^Az'O', AzO», CaO,

§ 143i. Lorsqu'on maintient de l'urée pure en fusion à la température de i5o à 170 degrés, de l'ammoniaque se dégage, et l'on obtient un résidu pâleux. Celui-ci, traité par Teau bouillante, donne une liqueur qu*on décompose par le sous-acétate de plomb et qu'on évapore à cristallisation , après avoir préalablement séparé l'excès de plomb par racide sulfhydrique. On obtient alors de pelils cristaux grenus qu'on purifie par de nouvelles cristallisations.

Ce môme produit, qu'on désigne sous le nom de biuret, et qui n*esl autre que du bicyanate d'ammoniaque, se dissout dans l'alcool et dans Teau. Sa dissolution dans le premier de ces liquides l'abandonne sous forme de longs feuillets anhydres.

Uacide sulfurique au maximum de concentrattou et l'acide azotique ordinaire le dissolvent î>«ms rallérer.

Sa dissolution n est précipitée ni par les sels de plomb ni par ceux d'argent.

Une température supérieure à 170 degrés le décompose, de l'ammoniaque se dégage, et Ton obtient on résidu d'acide cyanurique.

La composition de ce produit est représentée par la formule «

La composition de l'urée est exprimée par la formule

C'H^Az'O^».

C*H*Az^O*==Az^

UHËES COMPOSÉES.

§ 1435. On donne le nom épurées composées à des produits qui renferment les éléments de l'urée normale, demi laquelle 1 ou plu-

476 URÉES COMPOSÉES.

sieurs équivalents d'hydrogène se trouvent remplacés par des radicaux d'alcool, qui forment avec les acides des sels nettement cristallisés et se décomposent à la manière de l'urée normale sous ripfluence de Teau, donnant ainsi naissance à du carbonate d'ammoniaque et à du carbonate d'une monoamine primaire..

§ 1436. Lorsqu'au lieu de traiter t'acide cyanique par l'ammoniaque, on fait agir sur ce produit des ammoniaque^ composées (méthylamine, éthylamine, amylamine, etc.), on obtient des substances (méthylurée, élhylurée, amylurée, etc.) qui ne diffèrent de l'urée normale qu'en ce qu'une molécule d'hydrogène s'y trouve remplacée par les groupements méthy le, étb vie, amyle, etc.; c'est ce qu'indiquent les équations suivantes:

C'AzO, AzlVO = Az'0\ e AzO, D H= AzO = C* H-^ Az'0\ CAzO, G* H» AzO C'AzO, C'H^AzO

Héibiloré*.

= 0" ir Az'OS

Éthyloréa.

= C»H«*Az»0*,

Os mêmes com[)Osés s'obtiennent doués de propriétés identiques, en faisant réagir Tammoniaque sur les divers éthers cyaniques:

C'AzO, C W 0 + AzH^ = (:* ir= Az'O»,

Cyanale de mélhyki. Méthyliirée.

C'AzO, G* 0-i-AzlF = G^ H" ArO%

CytDflle d*élliyte. Élbylttrée.

GUzO, G'»H".0-t- Azir = C'ir^ArO',

Cy#ntt«d*amyl«. Amylaréa.

Si, au lieu de faire agir de l'ammoniaque sur l'élher mélhylcyanique, on fait agir lamélbylamine, l'étbylamine, Tamylamine, etc..

URÉES ÉTHVLIQUES. 477

on ob lient

La diméthylurée C" H" Az'0^

La méthyléthylurée C* H^^Az'C,

L'amylméthyluréé. ...... C" H*« Ai^O',

L'action des différentes bases ammoniacales sur Téther cyanique donne des urées analogues.

L'action de l'eau sur les cyanates de métiiyle, d'éthyle, d'à*

myle, eic, donne la diméthylurée. la diélliylurée, la diamylurée, etc., ainsi que l'expriment les équations suivantes :

«(C* H« AzO»)4-2HO = aCO*-hC« H" Az»0»,

Éther méthylcyani^iie. Diméthylurée.

^ ir Az0=')-haH0 = 2C0'+G'•H'^4z'0^

Éther cyanique. Dléthylnrée.

2 ( C ^ H" Az 0^ ) -h 2 HO 2 CO» + 0=^^ H ' ' Az^ 0\

Éctwr tmylerMiiqM. Dtamylnrée.

Ces derniers produits sont entièrement identiques à ceux qu'on obtient par la méthode précédente. Nous n'insisterons pas davantage mr ces résultats remarquables, dont on doit la découverte à M. Wurtz.

Nous n^examînerons ici d'une manière particulière que deux ou trois urées composées; ce que nous en dirons s'appliquera du reste à toutes les autres.

URÉES ÉTHYUQUfiS.

§ 1437. Véthylarée s'obtient soit en faisant agir l'éther cyanique

sur l'ammoniaque liquide, soit en faisant arriver des vapeurs cyaniques dans l elhyliaque. Elle se sépare de ses dissolutions sous la forme de beaux-prismes un peu striés. L'alcool et l'éther la dissolvent avec facilité. Une température de 200 degrés la décompose en dégageant de Tammoniaque.

La potasse la transforme à l'aide de la chaleur en carbonate, en dégageant de Féthylamine et de l'ammoniaque.

Elle n'est pas précipitée d'une dissolution concentrée par l'acide azotique, à la manière de F urée normale, mais on obtient aisément

47» URÉES ÉTHYLIQDES.

un nitrate d'étliyluréc en abandonnant dans le vide la solution acido des deux substances.

On obtient la iUéthylurée par l'action réciproque de réthylamine* et deFéther eyanique. Cette même eubstaiice prend également naissance lorsqu'on traite l'éther eyanique par Teau. C'est ce qu'exprime l'équation

•2 O WXzO' -h 2HO H- Az^ ^ ( c* ) .

£tli«r eyanique. ^ 11' )

UléUiyluKe.

Lorsqu'on évapore au bain d^^w bouillante un^ mélange de cette substance et d'acide nitrique, on obtient le nitrate de4iétbylurée sous la forme de prismes rhomboïdaux aplati^.

Fait-on agir sur l'éther eyanique la méthylamine, l'amylamine ou l'aniline, on obtient des urées mixtes, à radical d'étbyle el de méthyle, d'amyle et de phényle,

c» H'»Az»o»= Az=^ (G* H» ) (en*), .

Méihjlèlhylurée. ' H'

/ (C/ 0- )" AmyMtiiylttréer { H"

l'bônylélhylurée. (il*

L'action de la diéthyliaque sur l'éther eyanique donne è son tour naissance à de la triéthjlurée

C"IFAzOl-hG»H"Az = Az^^ K/H')' |.

Ëtlier eyaaiqoe. DlatbyUaque. ((C'li^)H)

Triéthytaréa.

Enfin lorsqu'on fait arriver des vapeurs cyaniques sur l'hydrate de tétréthylam'monium, on: obtient une substance cristalline qui ne diffère de Purée normale qu'en ce que les 4 équivalents d'hydrogène de cette substance se trouvent remplacés par 4 équivalents

URÉËS PH£>i¥LIQUES. 479

d'éthyle, c'est par conséquent la tétréthrltirée, La composition de cette substance est représentée par la ionnule

URË£S PHËNYUQUËS.

§ i 138. Ixî phénylurée, qu'on désigne oncon; sous le nom de carbanilamidc , s'obtient soit en traitant ranilmo par l'acide cyanique ou ie gaz chloroxycarbonique, soit en faisant agir de Toxyde d'argent 8ur la suirocarbanilide, ou en traitant la nitrobenzamide par le aulfocyanhydràte d'ammoniaque.

Cette substance se dissout facilement dans Teau, Falcool et Téther. Les deux dernières dÎRSolutions se colorent à Tair en s*a1télaut. La dissolution aqucMisc n'éprouve aucune altération et fournit par révaj)oralion spontanée de beaux prismes aplatis, transparents, assez volumineux et à peine colorés en jaune. Ces crislaux, qui renferment 2 atomes d'eau de cristallisation, fondent à 71^ degrés et ne perdent leur eau qu'entre 100 et lao degrés.

Chauffée avec de la potasse caustique, la phénylurée se dédouble en aniline et en ammoniaque, on retrouve dans la cornue du carbonate de potasse. Si Ton chauffe avec modération, il ne se dégage que de Tammoniaque, et l'on obtient du airlxmilatc de potasse ; c'est la décomposition de ce sel sous rintluence d'une tem[)ératuro plus élevée qui fournit l'aniline et le carbonate alcalin. Un peut iacilement se rendre compte de ces métamorphoses au moyen des équations suivantes :

Phase, C"H'*Az=0--l-KO, 110 = Azii^4-C" H' K AzO».

2« Phase. C"H«KAz0»4-K0, HO = C•»H'Az-}-!»{CO^ KO).

Les sels de phénylurée possèdent une réaction acide. Ils cristallisent en général avec facilité.

La di phénylurée, qu'on désigne sous le nom de flavinc, s obtient par l'action réciproque de la binilrobenzone et du sullliydrate d'aiiimonia(|ue :

Phéniflurée.

Carbaniiate de pelaaie.

Aailioe.

C4FAz^0'»4- 12SH =r 8H0-I- i2S4-C«H»*Az'0^

48o URÉES A BASE DE PHOSPUOlil!;.

Cette matière se présente sous la forme d'aiguilles d'un jaune pâle, presque insolubles dans Teau, solublee dans Talcool et Fé-

ther. La potasse en fusion la décompose en (iégajjeant de l'aniline. Sa constitution est exprimée par la lonnule

/(C»0»r I C*H*»A2*(y= Az* I (C"H»» Y .

URËES A BAS£ DE PHOSPHOIŒ.

§ 1439. On doit aux recherches si intéressantes de M. Hofmann

la connaissance d'urées composées à base d*azote et de phosphore, ce qui permet évidemment de prévoir la production d'urées à base de |)hospliure et d'arsenic. Ainsi, de m^me que les diverses urées peuvent être représentées par la formule générale

lIC'0=)"i

AzM X

de même on conçoit la formation d'urées repré^fées par des formules parallèles '

Or l'action du cyanatede phényle sur la triéthylamine engendrant une urée composée représentée par la formule

Az*|(CH^)' [,

on devait penser qu'en remplaçant la Iriélhylaniine par la triéthylphosphinc on obtiendrait nécessairement un résultat parfaitement semblable; c'est ce que l'expérience conQrme : on obtient en effet dans ces circonstances le composé

UKËËS Â KAUiCALX D'ÂCIDËS. 481

qui ne difièrd du précédent qu'en ce que 1 équivalent d'azote se trouve remplacé par i équivalent de phosphore.

En remplaçant le cyanate de phényle par le sulfocyanure, on

obtient avec la triéthytphosphine une urée toute semblable, représentée par la formule

La formation des composés précédents présente de TintérAt en ce qu'elle nous démontre l'existence d*urées .dans lesquelles les 4 équivalents d'hydrogène sont remplacés par.des molécules binaires. Ces urées complexes donnent naissance à des sels nettement définis qui cristallisent avec la plus grande facilité. Quoique d'une composition très-complexe, ces urées se dédoublent à la manière de Turée normale en leurs principes constituants, sous riolluence des acides et des alcalis.

URÉES A RADICAUX D'ACIDES.

g 1440. M. Zinin a découvert récemment une nouvelle classe d'urées dans lesquelles partie de l'hydrogène, au lieu d'être remplacée par des radicaux alcooliques, le serait par des radicaux d'acides (acétyle, butyryle, benzoïle, etc.). On n'a pu jusqu'à présent remplacer plus de 1 équivalent d'hydrogène par ces divers groupements. Ces produits s'obtiennent facilement par raclion des chlorures des radicaux d'acides sur l'urée,; c'est ce qu'expriment les équations suivantes :

A2' î ' .„ ' ; + C ' H ' 0-, Cl = Cl H + Az^ ) C H ' 0- !

Chiorare d'aoétyle.

Arr -t-C'Mi OMJ Clll + Az^ ; C'IPO^J-

( " ' ^ f * lia I

■ -M ctilorare de boiuOile. ^ ■> /

Iteotoïlarèe.

Ces corps cristallisent avec iacilitc, mais ils sont incapables de

48'jt UHËES A KÂmCAUX DAClDEb.

s'unir aux acides à la manière des autres urées. La chaleur lea décompose en acide cyanurique et amides primaires, ainsi que le démontre Téquation suivante :

+ 3Az

3Az'.; C*H*0'( = Az^i'^^r^-'l

AcMe eiuttriqve.

Acélyluree. Acélaiiitde.

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