C-Wl^ aZn = C^ Zn Zn
1 ud u r e Zintf>néthyl«.
de iDéilivIe.
2 ( CHIU) -H 2 Zn G* 1 1" + '2 Zn I,
C*H« = C='H='-|-CMi<.
i84 10DUR£ DE MËTHYLE.
Il résulte d'expériences que j'ai faites conjointement avec M. Riche, que l'étain attaque rapidement l'iodure de méthyle dans des tubes scellés à la lampe. Il se forme un liquide qui ne
tarde pas à se concréter en une masse de cristaux magnifiques. Ce produit n'est autre chose que l'iodure d'un radical que nous désignerons sous le nom de stanméthylc et sur lequel je reviendrai plus tard. Ce radical est exprimé par la formule
c-irsn.
Il forme différents composés qu'on peut représenter par les formules
lodure de stanméthyle . . 1 «... C Sn, I,
Chlorure de stanméthyle. C^H'Sn, O, '
Oxyde de stanméthyle C'H'Sn, 0,
Sulfate de stanméthyle C'H'Sn, 0, S0\
Azotate de stanméthyle C^H^Sn, 0, AzO^
Le stanméthyle est on outre accompagné d*un second radical que je décrirai d'une manière détaillée dans un chapitre spécial.
Lorsqu'on (îxpose au soleil un niélanji^e d'iodure de métiiyle et de mercure métallique, le volume de ce métal diminue d'une manière notable, et des cristaux blancs ne tardent pas à se déposer sur les parois du vase. Au bout d'une semaine, la liqueur se prend en une masse de paillettes qu'on purifie par des cristallisations dans réther. Ce produit, dont on doit la découvwte à M. Frankland, est Fiodure d'un radical auquel il a donné le nom de mer' mro-niéth/le. Sa composition est exprimée par la formule
C^H^Hg.
Ce radical forme une série de combinaisons binaires et salines parfaitement définies.
Une dissolution alcoolique d'ammoniaque attaque rapidement Tiodure de méthyle à la température de loo d^rés. Il se forme, d'après les expériences de M. Hofmann, une série d'ammoniaques composées, sur lesquelles nous reviendrons quand nous nous occuperons de l'étude des bases organiques. La composition de l'io-
lODURE DE MÊTHYLE. i85 dure de méthyie est représentée par la formule
C'H'I=4vol. vap.
§ 1163. A riodure de méthyle se rattache un composé désigné sous le nom ô'iodoforme qui n'en diffère qu'en ce que 2 molécules d'hydrogène se trouvent remplacées par 2 molécules d'iode.
Ce produit s'obtient par l'action de l'iode et des alcalis caustiques ou carbonatés sur Tesprilrde-bois, l'alcool, l'éther, l'acétone, le sucre de canne, le glucose, la dextrine, etc. Les proportions les plus convenables pour la préparation de ce produit sont :
I partie d'iode;
a parties de carbopate de soude cristallisé; I partie d*alcool ; et 10 parties d'eau.
On commence par faire dissoudre le carbonate dans l'eau, puis on ajoute Talcool, on chauffe le mélange à Go ou 80 degrés, et l'on y projette i iode par petites portions jusqu'à ce qu'il soit complètement dissous et que la liqueur soit décolorée. L'iodoforme apparaît vers la fin et le dépôt augoiente à mesure que la liqueur se refiroidit. On filtre alors la liqueur; on chauffe de nouveau l'eau mère à 80 degrés, et, après avoir fait dissoudre une proportion de carbonate de soude égalé à la précédente et ajouté une nouvelle dose d'alcool, on feit passer un courant rapide de chlore, afin que par cette agitation continuelle l'iode, mis à nu, se mêle promptement au liquide. Lorsque l'opération est bien conduite, l'iode se trouvant en léger excès pendant toute sa durée, Tiodeforme se produit en abondance. Suivant M. Filhol, à qui Ton doit cette méthode, on peut substituer au carbonate de soude le borax ou le phosphate de soude, mais ces sels donnent de moins bons résultats.'
La composition Ae l'iodoforme est exprimée par la formule