‹ Traité de chimie générale et expériméntale, avec les applications aux arts a la médecine et à la pharmacie; (volume 2)Chapitre 1 sur 95 · CHEZ J.-B. BAILLIÈRE · texte numérisé non relu

CHEZ J.-B. BAILLIÈRE

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ConTainca que l'enseignement des sciences doit avoir pour but d'en &îre comprendre l'ensemble, et non point d'en développer toutes les parties, j'ai cru qu'il serait convenable de publier un Traité de cbimie dans lequel les faits utiles par leurs applications on par l'appui qu'ils prêtent à la pbilosopbie de cette science fussent enregistrés avec soin et d'une manière concise, mais aussi complète que possible; tandis que tous les faits douteux ou sans applications en seraient rejetés entièrement. Mon intention et mon désir sont que l'Elève qui aura étudié Qe Traité de cbimie, et qui en aura répété les principales expériences, puisse sans aucun autre secours consulter les annales de la science^ et se mettre ainsi au courant des laits dont il désire connaître les détails. L'enseignement que j'ai fondé pour les sciences et en particulier pour la chimie et ses applications, m'a démontré par huit années d'expérience, que ce but pouvait être atteint.

Le choix des matières, le soin que j'ai apporté à n'enregistrer que des faits authentiques, et qui, pour la plupart, ont été vérifiés dans mes laboratoires, me donnent aussi la confiance que ce livre pourra être consulté par ceux qui, connaissant déjà la chimie ou se livrant à ses applications, ont besoin de renseignemens positifs.

Les progrès rapides de la chimie, les découvertes remarquables que l'on a laites sur la constitution des corps, et sur les différons modes de réactions chimiques, m'ont donné le désir de rapprocher tous ces faits importans, de les coordonner et de les présenter sous forme d'un traité de, chimie générale. Les recherches que j'ai dû faire pour cela , les spéculations auxquelles j'ai dû me livrer, les expériences qu'il a fallu répéter, ou entreprendre même, ont exigé

un temps considérable. C'est à cela qu'il fant attribuer le retard apporté à la publication de ce premier Yolun>e.

La coordination et la comparaison des faits ont souyent donné lieu à des discussions dont j'aurais été heureux de pouvoir me dispenser. J'ose espérer que les savans dont j'ai examiné les opinions et les travaux, voudront bien demeurer convaincus que je n'ai pu avoir la pensée de diminuer en rien la considération qui leur esl si justement acquise* Je n'ai eu d'autre intention que celle d'être utile, sinon en reculant les limites de la science, au moins en ouvrant une nouvelle voie à l'expérience et à la spéculation.

Paris, le 3x octobre 1843.

A. Baubrulort.

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