‹ Traité de chimie générale et expériméntale, avec les applications aux arts a la médecine et à la pharmacie;Chapitre 22 sur 102 · MC · texte numérisé non relu

MC

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La lliéorie de M. Venoi a été discutée par M» Berzélina (i). En un XDOt, cet illustre savant ne la trouve pas assez fondée, ni assez avantageuse pour qu'elle vienne remplacer les tkéo* ries reçues et en particulier celles des équivalens.

Quelle que soit Fopinion des chimistes de notre époque ma le travail de M. Persoz, on ne peut nier qu'il ne soit un pas de fait vers quelque chose de mieux que ce que nous avons. Tant de faits y assemblés d'une manière si convenable , ne peuvent être entièrement en désaccord avec la nature. Dans l'exposé qui précède il est cependant des choses que je ne puis admettre : je ne pense pas que de ce que , deux corps réduits en vapeur ont subi le même mode de condensation , ou puisse en eondnre rigoureusement que leurs élémens sont disposés de k même manière* Je ne pense pas non plus que tous les acides sont produits par le même mode de groupement \ cependant j'admets qu'ils ont tous quelque chose de commun ; c'est que les systèmes moléculaires quiles forment sont incomplets ou suscep uUes de pénétration ; les corps neutres, au contraire, sont pvo-» doits par des systèmes moléculaires dont les parties sont dans un état d'équilibre parfait* Voilà tout ce que Ton peut dire aujourd'hui et encore faut*il être sobre de pareilles conclusions.

Visomérie multiple, que les corps présentent souvent, ne pennet pas que ta théorie de M* Persoz soit réellement bien fondée. En outre, cette théorie fût-elle vraie, elle n'a point été démontrée, et elle ne remonte point jusqu'à la source des phénomènes, qui se trouve dam la constitutiçn mécanique des systèmes moléculaires et dans les circcmstances où ils peuvent prendre naissance. Toutefois | elle mérite d'être prise en considération, conmie attaquant des théories qui peuvent être fausses et comme une transition entre la théorie dite atomique et de nouvelles théories plus convenables.

Avao u

En 1819, MM. Dulong et Petit ont fait connaître qu'ils avaient trouvé une relation entre la capacité des corps pour là dulenr et les proportions pondérales des combinaisons.

tioB française; Paris, 184c, p, 7,

ttO mOtOETIOKt GSniIÇDtS.

BùuiiàDt . . . . j ;Î;|^JJJ I 3OO.O0 44,061 (i)

Phosphore de o à 3o^ 0,1887 196,14 37,ol4

Iridiani inpiir. . » o»36a3 xs33,5d 45,4iB

Manganèse impur. • o,z44k 345,89 49*^48

Brome. . . . ♦ o,x35 489,15 65,oS5 {«)

M. Regnanit a opéré ptr la méthode des mékiigeft^ et Dokmg et Petit, par œile dtt refroidissement* Les différences te* uaïquables qui existent entre les résultats obtenus de part et d'autre, pour le cobalt et le tellure, tiennent à des états moletnlaires particuliers de ces substances, plutôt qu'aux méthodes employées on à une erreur d'expérimentation* Toute errent Introduite dans la détermination de la chaleur spécifique d'an oorps, par la méthode du refroidissement, telle que la rentrée de l'air dans l'appareil, qui est à-peu-piès la seule chose s

0|oS34{ eadmiuAi 0,0576; molybdèDe, 0,0659; tongsiènei o,o35. Qes savant ont opM par la méthode du refroidiaiement (Y. «tf/i/i* eU chim. et de pfyt'f t« KXXff p« x3a et suiv.}*

(x) La pnmîèrtt chalear ipécî&iue du dUmaot a été déteimioée par M. Regnaalty la aeoonde Ta été par MM. de La Kive et Marcel. En admetUnt que Ja première soit trop forte et la seconde trop iaiblei on est conduit k accorder au dismaat un poida moléculain double de celai du charbon^ c*est-à-dire qne le oarboae présenterait riaomérie multiple et que le ditrimn serait hémi^moléeulaire relati- Tement an diamant.

Les divers graphytes et charbons métalliques, provenant de la décomposition des gaz hydrogènes carbonés à une température élevée^ ont nue chaleur spécifique égale à environ 0,9000. On pourrait encore conclure de là, que le poids de la molécule de graphyte est à celle du charbon \: 187,5 : x5o, et qne les élémeas moléculaires de ces deui corps sont entre eux dans le même rapport, c*est4-dire : : 5 : 4. Les élémens moléculaires du graphyte sont & ceui du diamant :: 6 :B,

(2) La chaleur spécifique du brome a été déterminée par MM. de La Rive et Marcet. BUe donne un Coefficient très éloigné du coefficient ordinaire. Si l'expérieaoe a été bien faitei il est probable que le poids de la molécule de brome liquide

doit être diminué de moitié. Le eoefficient deviendrait alors — ou 3a,5f7.

€mî esaduit I un résultat fart curiitax t e*esC que la molécule de broaae liquide mitit hémi-moléculaire relativement à oelle du brome en vapeur; et oomme ta Mdtoula de brome «a vapeur est eHe-méme hémi«moléciiiaire rdativement k erils de roxygèae que Ton pent prendre pour type , il en résulte que te moleeule de brome liquide ne contient que le quart des élémens conatitutib de eelle de l^xygène. C*est-4*dire queeelle*ci est tétra*tomique , relativement h eelle*fii, et qa*!! fatit qual^ molécules de brome liquide poar en remplacer une d*oxygèae.

un M nnmiinr. ttt

cnindre, aurait donD< «n résultat contraire à ùAm <(ae DolûDg et Petit ont obtenu pour le tellure et le cobalt En effet , h rentrée de Tair eût abr^é le temps du refiroidlssement, et la chaleur spécifique en eût été d'autant plus faible. Tandis qu'au contraire^ celle qui a été observée par ces physiciens est plus forte que celle obtenue par M. Regnault.

Les «périences de M. Regnault sur le colchotar, la magné* sie, l'oxyde de zinc et l'alumine portent à penser que le co^ balt, sur lequel il a opéré, était simplement dans un état molécdaire différent de oelui sur lequd Dulong et Petit ont fait leuis expériences. Ce fait, qui se rattadie à l'isomérie, vient confirmer la pensée que les corps élémentaires, aussi bien que les corps composés, sont moléculaires et non point simplement atomiques.

Tniâiila MilûfitiH If driiuMS ihi ••■pnoMuuiéi anlst di

Bl Avogadro , de Turin , et M.Kewnuinn, de Kœnigsberg, ont dierché k réparer l'espèce d'ouUi de Dulong et Petit, et Umi deux sont parvenus k formuler des lois relatives à la caloridté spécifique des corps composés* M. Newmann, à la suite d'un nombre considérable d'expériences, est parvenu à établir que leg corps auxquels on a tout Heu de supposer une mime consiiiuiiùn ont un mime coefficient de caloricite speci- /fue, et que par conséquent ces mimes corps ont leurs poids atomiques réciproques à leurs caloricités spécifiques correspond doutes, (i)

La loi qui précède se trouve démontrée par les observations suivantes qui paraissent tout-4-fait concluantes»

rwaiiMii '

Giriisnale de dun • • , o,ao44 63t t%$,%

^* de baryte . . • 0,1080 xsBc i^<>9

**• de fer ... . o»t8x9 9t5 tSo,o

— deptoab • • . 0,oSio 1668 a35#

— de line .... o,t445 9«3 x33,« •^ dertroBtime • . o,«x6x 1167 ttS^i

On voit que le coefiicient varie peu* On < Ane k l'égard des sulfates*

(i; Amm, de Poggenimf^ iSSt, a. 9.

!l4 PAOPO&TIOHS CHIMIQUES.

tonipoiplui grandes que celles qui existent entre les cœfficiemie certains groupes de corps composés^ admis par M, Regnauh (i), «( çueparmices dernières différences, il jr en a qui dépassent le coefficient des corps élémentaires. Après ce qui vient d'être dit, on peut encore ajouter que rien ne prouve que les poids dits atomiques des corps, adoptés par les chimistes, soient en harmonie «yeç ceux de la nature; car les poids des corps composa, ^e Xqia obtient en igoutant simplement ceux des corps élémentai* res qui les forment, ne sont rien autre chose que des rapports liumériqaes ooiicordant avec les proportions chimiques , et Ton saH fort bien que le même résultat serait obtenu en divisant ou en multipliant les poids dits atomiques par certains facteurs i ^r il suffirait dans ce cas, pour maintenir l'ordre indispensable, d'augmenter le nombre des atomes en raison directe desdivi- ^urs et de le diminuer en raison des multiplicateurs. Enfin, l'adoption de la loi que j'ai proposée conduit exactement aux mAmes résultats que la théorie de la constitution des fluides ^Ustiquffs : elle démontre que tous les corps sont moléculaires, aussi bien ceux que l'on considère comme élémentaires que ceux qui sont bien évidemment composés, et que les molécules des corps se divisent généralement dans l'acte de la combinai- ^n. Il résulte de ces considérations que le nombre des types moléculaires est beaucoup moins grand qu'on ne serait porté à le penser, en se fondant sur les formules chimiques, parce qw des corps composés peuvent être constitués comme leurs élémens; ainsi, dans cette théorie, une demi-molécule d'oxyfène et une demi-molécule d'un métal, plomb, cuivre, etc. donnent une molécule d'oxyde métallique, comparable à une molécule d'oxygène ou à une molécule de métal; la molécule d'un sulfate calcoïdique, au lieu de contenir une molécule de soufre, une molécule de métal et quatre molécules d'oxigène, n'en contient que le quart; de telle manier? qu'elle ne renferme qu'un quart de molécule de sou&e, un quart de mplécule mé-

t(t) fian In oxydes EO, il existe, entre le ooeffident de l^wydé de nidiel et Citai de i'oiyde de aiae, nae diflrence de i3, 44 ; duileioi)pdai1i>0*, sa traaie ^ les ooemoene de Toxyde de éaàim et de l'ecide tnénEeux, «oe différence de a 1,45; dans les oxydes EO% il y a, entre la coeffidens del'adde molybdiqtie et de l'adde borique, une différence de 14, 86; dans les sulfures RS>, on W>ntfe, tenfre le coeSdent de la pyrite et celui du bisulfure d'étaiû, une fiBfatnee

laUiqne et uneinoldcole d'oxygëna : une telle qioMcale e^i een* lement ^ale à une molécule et demie d'oxygène, et on pest la eooaidërer comme étantformée d'une demi-mol^le d'oxyde ttéuUîque et d'une demi-molécule d'acide sulforique i lëaul- Uit identique eY^ celui qui eat donne par lea denaîtA dea fluides élaatiquea.

Eu jetant ka yeux aor le tableau aoivont, on pouma eeoon-* . nmcce que la loi que j'ai adoptée eit tout anaai fondée que celle qui a été admiae par M. Newmann et pa? Vu Bepianlt. Si ki documena paiaiaaent auaai puiaaana d'un e64é que de l'autre, ks bona eq>rit8 denont au moine ce9ter daaa le dmito iosqu^à ce que de nonyeaux travaux anr la oonatitution dea corps Tiennent démontrer ou que la loi de MM» Newmann et Rcguault eat insuffisante, on que celle que j'ai formulée est trop générale.

Dèa long-temps, j'ai«ispensé que lea liellea tuea théorique» que M. ÂTogadro arait publiées dis i8i3, relatitement â la constitution dea fluides élastiques, qu'Âmpire avait ensuite st lavamment défeloppéea en aéaut les premiers élémens de la statique moléoulaire, pourraient bien être applicabka ans corps solides et liquides, et il m'avait semblé que la relation trouvée par Dnkmg et Petit, entre lea chaleurs apéeifi^iea dee corps élémentaires et leurs poids moléculaires, poumit per» tteltre déjuger la question ) car, je pensais alors qae les eorpS' âéuentaires étaient formés de molécules comme les corps* composés , que cette rektion devait convenir aux vos comme sQx autres, et que, parmi les corps désignés sons le nom de éifliorpfaes , il en serait peu^ètre qui présenteraient nso^ aiérie multiple, (^est«è-dire que ces corps, ayant une même oampoeition ultime, posséderaient cependant des poids mole** cahires fort diffiérens. Malheureusement les corps que jVi pu me procurer pour expérimenter ne se sont point présentât dans cette dernière condition. Pourtant j'ai cru pouvoir jugfic la question en étudiant le beau travail de M. Newmann sur la chaleur spécifique des corps composés.

Mes expériences étaient terminées en iÔ34, et, avant la Gtt de cette année, j^ai cru devoir les soumettre au jugement de Dulong, qui était si compétent en pareille matière. . On me pardonnera sans doute de rapporter ici quelques mois de notre conversation, car ils font connaître le motif

,,g, nOfOATIOHB CHlMIQtJM.

du travail qu'U avait entrepris avec l'aide de M. CaW r^rXleVr .pécifiquedea'ga». Apre. avo« e W kfc- "de L. rech^heî à cet illustre sav^t J n^ fit^ réDODse remarcniable : « Depuis long-temps, jai po» ï^^e vôus^e les élémern des corps composés, au Leude « ÎSdLcteïent,commeleschimbteslesuppo«mt jo^

« raient bien se diviser en entrant en «»"J>7r"' **?"!« « Lrps élémentaires pourraient être moléculaires comme 1« . l ^ composés, et ïon pas simplement atomiques. C «Un ï mS ce ^i résulterait d'expériences que j '^\^^^^ l «ciennei^ent avec Petit (0- Dans ««.rCle^tK « m'occupe à résoudre cette question, et j'en trouverai la jo « lution d'une manière plus certaine que vous, pawe qjM jol père«ttdescorpspoilesq«eUj'aiunélémentdemom»

: SLidérer.et Jél7mentestbcohésion,qmv^^^^^

« tous les résultats. Topère sur des gai ou elle est presque

a SI^^ Ainsi, lemou^dutravaa de Didongm'éUitcon»^

il était le même qui m'avait porté à étudier la ^^^^ ciûqae des corps composai. Or donc, si une pa»*!»* P«^' étéïdmise par Avogadro, par Ampère, si e\\e a dingé D«W dan. ses redierch^ sur la caloricité spécifique d«. oorp.^ Mux, si eUe a pu aussi être admise , dans ces derniers temps , Lr k Grah«St, l'un des plus célèbres chimiste. angUu,« Se conduit à de. résultats du même ordre que ceux que 1 » obtient par les poids spécifiques des fluides élasUques, onde- TOI être circonspect avant de la repouMer, etlonmep|J|; donnera d'être entré dans une si longue discussion; mauj« cru ne pouvoir m'en dispenser, vu l'importance du sujet} oc a fallait nécessairement résoudre une pareille question, .vint même de «nger à se Uvrer à l'étude de U constitution m^ nique des systèmes molécuUires , étude qui doit nécessairement précéder celle de leurs réactions muAueUes.

(0 11 eit qnesUon de ce travaU dn» k mémoire que Dulong «l Peli« oo« r bUé «nNflible sur U chaleur «pécifique des «wp» aérneataires.

CA.uttiUTE sracinqw.

Càfonàté âpéeifi^ des corps composts ei Ui€Ueatkn des rapports fui cxistmt

doîv«Bt être dmféc par 3 y pttr4»F«r 8»el]par i6.

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ÉfuiPidau divisés par %, Oxydes

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Prolo-fiiUai«|d«fflr. • . R. 0,13570 S404

Sallm do aickoL ... — o,X28i3 570.8

— de ooMt. i . • • — o,xa5i9 570^

— dowM; — o,X33o3 6o4,4

— Id. natvoL . JX. <H<x3 Id,

— do ploob. . . . . R. o,o5o86 x495»6

— galcne. K. 0.044 Id*

— donereare. . . R« 0.05x17 i467>o

— Id. 11. o,o5ao R Id.

— Id. L.etM. o,o5o7 Id.

Prolotnlfwra d'éCaio. . R. o^365 93^

76,00 38,oo

653o 3a,Qo

(i) Les fororalef qui sont en téfe des groupes indiquent la composition générale en émriTalens de chacmi des corps compris dans le groupe, et le dîtiseur indique par qod chi&e il fout diviser cette formule pour obtenir la valeur de U moM- CQlerédle.

I« première colonne donne les noms des substances.

La deuxième colonne indique les noms des observateurs. B., signifie Baudrimont; L. et M., de la Rive et Marcet; W., Newmaon, et R., Regnault.

La tivMstème colonne donne les chaleurs spécifiques observées.

La quatrième colonne indique le poids des équivalens dont les noms sont en

U cinquième colonne donne le produit de la chaleur spécifique par le poids de Téquivalent correspondant.

U sixième colonne foit connatlre le coefficient réduit à sa vérilsble valeur en k divisant par le diviseur de la formule indiquée en tète du groupe. ^

La septième et demièv^ colonne dpnne la moyenne des coefficiens rédwU d un même groupe.

Il8 PHOPOBTIONS CHIMIQUES.

^^ei Catoriehé Coefficieiii CodBe. nojem

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