PARTIE AirORGAlIlQUE
osTttÉvx 441
iTOBoaàn 445
Eau 45i
tioxYBi n'nmmooisB 478
Anm « 480
Composés JtaxùU et iTastjfgéae 483
Praioxyde d'aiotOL 484
K-osyde d*axote 487
Acide azoteux. 489
Aaotitm. . • 490
Adde azotosiqoe U,
Adde azotique • 49S
Afolate hydrique * I6,
Composé etuMote et d^kfdrogkne 498
Ammoniaque ih.
Composât ammoniacaujf ,. 5o4
ViDEonin 5oS
Ih.
Dt. • • . • • • • . • . 5o7
Charboos ••••••••••••••••«•Su
Noir de fumée Jh,
Graphite 5x3
Usages des ekarious 5f4
Composés de csuéom et d^ùof gène Stfi
Acide rhodinnique , adde crocoBÎqne et adde mdlitSque 517
Oxyde de carbone ih.
Xiy T4M4I >1» lf4Ttita«
Acide oxalique • Stg
Oxalate trihydrique et oxalale i|Miioky4rîq«« Jb,
Acide carbonique 5a i
Carbonates • . • 2i«5
Composèt d hydrogène et de carbone 5^6
Prot<Mrarbure dli^drogène • • • • Ib,
Bi-carbure dMiydrogène 53o
Double bi-carbure d'hydrogène 531
Gaz de réclaîrage 535
ArravoccB a x.*HisToiai dis cobps iTuoiis PAsciDiMuiHT 537
Atmosphère terrestre Ib.
n^oBuui — ozoïns.
OxTftàn • 56i
SocraB •••.. 56i
ComposiideeouffeHdkydr^gine » • « ». 567
Sulfure hydrique Ib,
Polyiulfure hydrique . ..»• .,.571
Acide sulfo-carbottique • • . . /^.
Composés de ioufire et d*oxjgène • . 573
Acide sulfureux • 574
Sulfates S76
Acide ftulfurique . • îb.
Acide chloro-sulfunque 578
Acide iodo-fulfurique « • « i^*
Sulfates //'.
Sulfates hydriques • » 58o
Sulfate monohrdnque Jb,
Bi-'tulf aie hydrique? 5g c
Std/ate di^hydriifue, • • • « 5g%
Sulfate tri'hydrique ib.
Sulfates sulfurée • • • SqS
Bi-sulfates sulfurés «t* 594
Hypo-sulfates •«• ^gS
Hypo-sul&tes bi-sulfurés • • . 598
SàtiviuK 598
Tbllubx • 600
m* OBSU. -.CHLOROaMBI.
Cblou 6o3
Chtomres 607
Clorure hydrique ... - 609
Acide chlorazotique. • 61S
Acide hypo-chloreux 619
Hypo-cblorites 6as
Acide chloreux. ... « 61a
Chlorites 6a3
Acide dilorosique 6a4
Acide chlorique 6a6
Chlorates Ib.
Chtorate hydrique • /^>
Acide chloro-chlorique 627
Acide byper-cblorique 629
Hyper-chlorates. ib.
Hyper-ddoMin kfdriqut 699
Aeide chloro-percUIorique 63o
Chlornrc «le soufre 63 1
BtÔMs ih.
Bromures 633
Brômttrt hjdnqtit t ...•••• /^.
Aeid« bromique 634
BrômaU hydrique li,
IBM. . . , 635
lodures 638
lodure hydrique, * i6,
lodures de carbone CSg
Acide iodeox, iodales, hyper-iodates Jh,
loduie de soufre 640
Chlorates d*îode Ih,
Bràiuures d'iode. 64 1
FLvQft. » 16,
Fluorares 64a
ftmomre hydrique ■ ib,
CTABocin • 644
ParacyiLnogine 646
Cyiiuires « . 647
CyaiMire hydrique. Ib,
Poljcyinures. 65a
Triples cyanures. • • ib,
Cyanmra ferro-dihjfdrique, • • • • 653
Cyanures composés • 654
Composés oxygénés du cyanogène, •#••••••••. 655
Cyanaies ^ » • . /^.
Fulminates Ib,
Cyaourates 656
Solfo-cyanogèoe. . • « • • • /^.
Sttlfocyaoures • «•• 65;
QmqMfsés firmes par les chloroides et le cyanogène ^ •.•..,. Ib.
17^ ORDBB. — AZOTOiÈDES.
AauDODÎaque cblorée Ib.
Ammoniaque broméc 661
Ammoniaque iodée Ib,
Piostaoaa Ib,
Composés de phosphore et d'hydrogène » • . • 665
Pbosphammoniaque • • . • Ib,
Hydrogène perphospboré 667
Phosphure d'hydrogène 668
Composés de phospfiore et d'oSBygène Ib,
Oxyde de phosphore 6f>9
Hypophosphites .* 671
Hypophospbite d*hydrique 671
Acide phosphoreux. . 678
Phosphites . Ib.
PhospLite hydrique. • • 674
Acide phosphorique 675
Phosphates monobssiques 676
Phosphates bi-basiques. 1 Ib,
ÏVI tÂlLB bB8 MATliâCS.
Phoiphale bî-h jdriqoe ••••••• 677
Phosphatet trî-buiques ^^.
Phouphale tri-hydrique I^>
PltosphatesenproDoreionteompiiquéts» • .' 67S
Sulfures de phosphore ^79
ConiDOtét de chlore et ék pko^fkof ' * *' ^*'*
Acide ehloro-phosphoreux • /i^.
Acide cbloro-phosphorîque • • . • • • • • • • ih.
Composai de krôme ei de pkotphon 68a
Conyatéi d'iode et de phospîtore f . . ih.
AmsxviG 4 é • m 683
Composée d^anenk et JPkfdngene 684
Arséniure d'hydrogène /<^.
Anéiiaoïmoniaque • • 685
Compo$èt d^oxfgène et d'ea^emê 677
Osype d'arsenic ^^.
Aetde arsénieui • •••••••• ih,
Arscnîles ^94
Acide arsénique • 695
Anéniates 696
Compotes d'anente et de toufre 697
Sulfure d'arsenic '^•
Acide sulbméniettx. 69*
Acide raltoénique. 699
Composés formés par fortemie et par ies cMoroides • • iè.
Awnuoivm • 1^^
Antimonammoniaque 7o3
Composés d^anûmome et d'oxygène 704
Oxyde d*anlimoine • /*.
Adde antimonieux '^.
* Acide antimonosique 7o5
Acide antinonique 706
Composés d'antimoine et dé sou/re • . . 707
Acide iulfantimonieux. /^•
Crocus metatlorum • • 7^9
Ferre d^antimoitêe ••••. Ih.
Acide suUanlimonique 7><>
Kermès ^^.
Soufre doré d'antimoine ..713
Comoosésjorméspartantimoineetles chloroides U.
Acide chlorantiqnonieux • . . • . /A.
Poudre d^algaroth 7'4
Adde l'hlorantimouique ^ 7 «5
Caractères des dissolutiona d'antimoine /A.
BiSMun 7«6
Acide bismutheux ^^•
Bismutite hydrique 7"*7
Adde snllobtsmuihenx ^'*
Acide cbloro-bismutlieux • ^»
Aiotale bîsmuthique 7^3
Axolate qoadribismuthîque ^^«
Caractères des dissolutions de bismuth ih.
Observations sur l'équivalent du bismuth 7 '9
nm DB LA TAatt do fmmxtn TotmiK.
TRAITÉ
ET EXPËRIMEINTALE.
ŒIMIE GENERALE.
Olêàrvation des faits et expérimentation. — Origine de la Chimie. — Tons les êtres de la natare rt5agis8ent les uns sur les autres, soit à des distances immenses, soit an contact ippaient. L'homme, placé parmi ces êtres et doué d'organes qui lui permettent d'en constater l'existence et la rda- Kté , a dû^ commencer par les comparer et les classer dans a mëmôire : de là l'origine des sciences naturelles. Mais, sa pa« tîenœ eût-elle ëté à toute épreuve, sa vie eût-elle été immense, ou Uen Peût-il en quelque sorte prolongée dans sa race , en laissant à ses successeurs le résultat de ses observations, soit par tradition, soit par écrit, il n'eût jamais connu la chimie. Les phénomènes chimiques que la nature offirc i notre observation sont d'une intelligence trop difficile pour qu'il ait jamais âé possible de les coordonner afin d'en former une science : c'est ainsi que des siècles se sont écoulés, que des philosophes, 91e des sectes philosophiques, que des peuples entiei*s même, ont cessé d'exister sans qu'on en ait signalé l'existence. Mais la sdenee ne pouvait se borner là : indépendamment de la faculté de se mettre en rapport avec ce qui l'entoure, déjuger et de coordonner, l'homme possède aussi la faculté d'inventer. La natare ne se présentant pas à lui dans des conditions qui pouvaient suffire à son imagination, et, s'abandonnant à son génie, il fit naître de nouvelles circonstances dans lesquelles il
2 oEiam vm la ghihib.
ëtudia les êtres : une foule de produits et de phénomènes nouveaux firent le résultat de cette tentative, et les sciences expérimentales furent créées. La chimie actuelle appartient à cet ordre de sciences : c est en plaçant les corps dans une foule de circonstances nouvelles, en les chaufiant, en les refroidissant^ en les soumettant à des courans électricpies, à des pressions variées, en les faisant réagir les uns sur les autres, qu'ils ont pu être modifiés, altérés jusque dans leur constitution la plus intime, qu'ils ont pu subir des transformations jusqu'alors inconnues , et donner ainsi naissance à une foule de produits nouveaux et dignes de l'intéràt le plus puissant.
Théorie. — Mais l'homme n'est point satisfait de ce qui lui tombe sous les sens j pour ce qu'il voit, pour ce qu'il palpe, il y a des conditions d'existence, il y a une cause qu'il faut qu'il cherche | qu'il faut qu'il connaisse. Le microscope ne suffit pas à son regard scrutateur ; au-delà de ce qu'il aperçoit il y a encore quelque chose à saisir, à comprendre : la raison de ce qui est, la loi générale de tous les phénomènes et faisant usage de son jugement, soit par induction, soit par analogie, soit par analyse, soit par synthèse, il cherche à remonter jusqu'à l'origine des êtres qu'il étudie, et même jusqu'à la source de sa propre existence. Bientôt, à côté des faits vient donc s'ajouter une nouvelle partie de la science : c'est Ja théorie. Mais celle-ci, fruit du génie de Thomme, dépend entièrement des facultés de celui qui la crée et ne peut offrir les mêmes garanties que les faits bien observés : c'est ainsi que Descartes imagina les tourbillons, que Huyghens conçut la matière éthérée dont il remplit l'espace , que Newton pensa que la lumière agissait à distance par une foule de corpuscules de différentes dimensions qui se mouvaient avec une extrême yitesse ; c'est ainsi que les chimistes ont pu penser que les corps étaient constitués de telle ou telle autre manière.
Il y a donc dans les sciences deux parties bien distinctes : une, toute positive, qui est dominée par l'observation directe des faits, et une, toute spéculative, qui est le fruit de l'imagination de l'homme. Autant la première de ces parties doit inspirer de confiance, lorsque les faits ont reçu la sanction du temps, autant il faut être circonspect à l'égard de la seconde, autant même il faut s'en méfier. Cependant il est consolant de penser que la connaissance de la vérité ne nous est pas néces*
oBTianrB db la. ghimu. 3
sairement lefinée, et que, parmi toutes les thÀ>rie8 ânues <m i émettre, il poofia s'en trouver une qui sera Tesqiression naturelle des faits.
Lois* -^ Avant d'aborder ces vastes théories qui peuvent comprendre toute une science, qui peuvent même relier toutes les sciences en une, et qui remontent jusqu'à la cosmo^ gonte, l'observation attentive et la comparaison des faits oon~ dnisent à des relations plus simples , mais plus rigoureuses* Lorsque ces relations sont constantes, c'est-à*dire, lorsqu'elles se représentent toujours les mêmes dans des circonstances idoitiques, et qu'elles sont de nature à être formulées» on leur donne le nom de lois.
La recherche des lois qui régissent les phénomènes des sdencei expérimentales est le principal but que se proposent les Sommes qui s'occupent de ces sciences.
Signes ou nomenclature et notation* — > Pour les sâenoes naturelles, comme pour les arts les plus vulgaires, on a été dans l'obligation d'établir des signes particuliers, afin de pou* îoir transmettre les connaissances acquises. Les signes sont de deux ordres: les uns ^nt parlés et les autres sont écrits* C'est surtout dans la chimie que ces deux ordres de signes ont joué un rôle de quelque importance. Les signes parlés forment un système de langage appelé nomenclature chimique; les signes écrits peuvent être désignés sous le nom de notation chùmque*
Dans toutes les sciences, les signes, à l'époque de leur création, sont la représentation la plus fidèle possible des oonnais* sances acquises ; mais, le but de la science étant le perfection* nement) les idées que Ton s'était formées des choses venant i se modifier avec le temps et les signes demeurant invariables, ii en résulte que l'on est forcé d'en changer la valeur ou d'en créer de nouveaux, pourqu'ik ne deviennent point un obstacle au progrès. La chimie, dont la marche a été si rapide, offire de nombreux exemples de termes qui ont été tellement modifiés ^e leur signification actuelle n'a plus aucun rapport avec celle qu'ils avaient d'abord. On subit ainsi, sans y songer, Hnilnence de l'origine des connaissances, et le passé se trouve confondu avec le présent et le sera sans doute encore avec l'avenir: Aujourd'hui même , les savans les plus distingués se servent d'une foule de termes qui ne sont plus en harmonie «vec la science, et l'usage qu'ils en font continuellement ne leur
4 OBiaiKE DE LA CHIMIE.
a pas toujours permis d'en juger la valeur rëelle : cet ëtat de choses nécessitera des développemens tous particuliers de la nomenclature.
Classification. -^ L'observation continuée pendant une longue suite de siècles a tellement accumulé les faits, que l'on a senti la nécessité d'en faire une espèce de triage, et de les réunir ensuite par groupes possédant certains caractères communs : de là l'origine des classifications dont la philosophie toute moderne se perfectionne tous les jours. L'ordre est partout une preuve d'intelligence et de progrès ; dans les sciences plus qu aiileursi il annonce un certain degré de perfection. La chimie, vu les faits nombreux qu'elle embrasse , n'a point été la dernière à profiter du secours de cette heureuse innovation, mais il y a pour elle des conditions toutes particulières, qui nécessiteront une discussion dans laquelle nous serons forcé d'entrer lorsqu'il en sera temps.
Application des sciences. -— Celui qui se livre aux sciences éprouve la satisfaction de voirqu'elles s'éclairent mutuellement, et que l'étude de l'une d'elles est d'autant plus facile et plus fructueuse, que l'on connaît celles qui l'avoisinent. Elles deviennent ainsi les unes à Tégard des autres des leviers puissans pour lever une foule de difficultés. Mais dans ces applications des sciences, il y a une espèce de filiation fort remarquable : l'étude prélindnaire des sciences mathématiques est indispensable à celle de la physique, la chimie ne saurait prospérer sans les sciences mathématiques et la physique , et ces trois ordres de sciences sont indispensables à l'étude de la physiologie et de rhistoire naturelle. Les sciences n ont pas le seul avantage de s'appliquer ainsi les unes aux autres et de satisfaire le désir de pénétrer les secrets de la nature : elles ont porté leurs lumières dans tous les arts qu'elles ont perfectionnés et elles ont même été jusqu'à en créer de nouveaux. La navigation au long cours^ la poudre de guerre, employée pour lancer des projectiles ; la vapeur d'eau , utilisée comme vé^ kicule de la chaleur; sa force plastique employée comme moteur; les nombreux produits chimiques et mille autres encore sont là pour l'attester.
Résumé de Vanalyse des sciences. — Eu résumant cette courte analyse de la constitution des sciences naturelles, on voit que la chimie a sou origine dans l'expérimentation et
ÉTAT AGTintL BB LA GRIM». &
qaci comme science naturelle, elle doit comprendre t des/aits^ des théories, des signes^ des classificaiionsy et enfin qu'elle est susceptible à'applicaiions.
Enyisagée sous ce point de yue^ il sera plus facile de juger la chimie et de faire la part de chacune des parties qui la composent.
]itat oeloel el «venîr de la
Définition de la chimie. — Si| dans les sciences abstraites, les définitions claires et précises sont d'une nécessite absolue, il n'en est pas de même dans les sciences naturelles : les êtres, les phénomènes, se définissent d'eux-mêmes; ils sont ce qu'ils sont; il faut les voir pour les connaître, et une définition ne peut jamais en être qu'une description fort incomplète. Toutes les fdences naturelles ne sont qu'une seule et même science qae l'homme divise selon ses facultés ou ses besoins; la chimie ne commence et ne finit nulle part, et, par cela même, il est fort difficile de la définir; cependant, on peut dire : ji tépoque actuelle, la chimie est une science mixte, elle s'unit à la physique pour étudier la constitution des corps y elles^oUie à t histoire naturelle pour les décrire et les coordonner; mais ton hut principal est la connaissance des modifications perma' nentes qu'ils peuvent éprouver dans leur constitution.
Avenir de la chimie. — Aujourd'hui l'immense série des êtres anorganiques est divisée en deux classes : les uns, naturels et connus sous le nom de minéraux, sont décrits dans les traités de minéralogie; les autres, artificiels et connus sous le nom de produits chimiques, sont décrits dans les traités de diimie. La difiiîrence d'origine des corps anorganiques ayant trop peu d'importance pour faire admettre une pareille divi* sien qui nuit beaucoup à la philosophie de la science, il est éîident qu'un jour ils seront réunis dans un système complet des corps anorganiques. (i)
Si la description particulière et la classification des corps se trouvent soustraites de la chimie, il est évident que, dans un avenir prochain , cette science traitera seidement des phénomènes qui lui sont propres. En cela elle se rapprochera de la
(0 BqHiis loiig-teD|M j*ai rénaî tous les nalériaiix pour entreprendra ôet on-
^ngeque \t m'efforcerai de publier incessamment. }.
a ÉTAT AGTUBL DE hA CHIMIS.
physique actuelle qui décrit les phënomènes généraux que les corps présentent, sans s'occuper de leur histoire particulière.
La physique et la chimie ne traitant pas d'une manière spéciale de la constitution des corps , il est évident que celle-ci donnera naissance à une science particulière et nouvelle que Ton peut nommer d'avance statique corpusculaire, (j)
Cette science, la chimie et la physique proprement dite constitueront la physique générale qui sera la science de la constitution des corps et des phénomènes qu'ils présentent.
Propriétés physiques et réactions chimiques. — Les corps peuvent être étudiés dans deux conditions essentiellement distinctes. Ou bien on les considère en eux* mêmes, indépendamment des êtres qui les environnent et dans un état de permanence telle que toutes les parties qui les constituent conservent les mêmes relations dans des limites très resserrées \ ou bien on recherche les modifications qu'ils éprouvent, soit par la réaction de leurs propres parties constituantes, soit par celle des corps qui sont en présence avec eux.
On donne le nom de propriétés physiques à celles qui sont observées dans la première condition, et celui de réactions chimiques à celles qui sont observées dans la seconde. Ainsi, l'état solide, liquide ou aériforme, la forme, la couleur sont des propriétés physiques; et la combustion du charbon, dans laquelle un corps solide disparaît pour donner naissance à un gaz qu'on ne saurait distinguer de l'air par le simple aspect, est une réaction chimique»
On peut à l'époque actuelle faire l'histoire complète d'un corps, en Vexaminaùt successivement sous les divers points de vue de ses propriétés physiques, des réactions chimiques auxquelles il peut donner lieu, et en cherchant à en déduire sa constitution : mais cet ordre analytique qui est celui dans lequel la science s'est formée, convient peu à l'enseignement : il est préférable d'adopter une méthode inverse, c'est-à-dire la méthode syn-* thétique qui permet de marcher avec plus de rapidité et d'exposer les généralités d'une manière beaucoup plus facile à saisir.
Dans la partie théorique de la chimie générale , il sera
(z}J)iidéjà rédigé la majeure partie d*un trayaU snrceUe matière et tout est préparé pour le continuer. Il en est donné un extrait dans la partie qui traite de la constitution des corps.
dLes i«ftctic«ksi