CHAPITRE XXXIV
Généralement, la quantité d'alumine renfermée dms un litre d*eau, soit douce, soit minérale, est trop minime pour qu'on puisse, non-seulement la doser, mais encore la reconnaître. S convient donc pour la recherche de cette substance d'opérer avec le résidu de plusieurs litres d'eau lorsqu'il s'agit d'une analyse quantitative, et avec les dépôts spontanés pour l'analyse qualitative.
Le procédé qui nous a toujours très-bien réussi consiste à évaporer jusqu'à siccité trois, quatre ou cinq litres d'eau. Le résidu est mis en digestion avec de l'acide chlorhydrique afin d'isoler la silice insoluble. La solution, étendue de quinze à vingt fois son volume d'eau, est neutralisée exactement par la potasse caustique, puis on y verse du sulfhydrate d'ammoniaque en léger excès, qui précipite des sulfures de fa* et de manganèse et de ralumine hydratée. Le dép6t, mis avec le filtre dans un ballon contenant de l'acide nitrique bouillant, se convertit en nitrates de fer, de manganèse et d'alumine ; on filtre après avoir étendu d'eau le liquide, on le sursature par la potasse caustique reconnue à l'avance exempte d'alumine, et on fait bouillir. Les oxydes de fer et de manganèse se dépoeeut et