MÉTAUX DU GROUPE DU CUIVRE
959. Les métaux qui composent ce groupe sont le cuivre^ \argent et le mercure. Les analogies du cuivre et du mercure sont nombreuses. L’argent ne s’en rapproche que sous certains rapports et s’en éloignerait totalement si l’on n’envisageait que l’atomicité. Il faudrait, dans ce cas, le ranger à côté des métaux alcalins, comme le font quelques chimistes et ce que justifient quelques cas d’isomorphisme. Le cuivre et le mercure forment deux chlorures renfermant, les premiers, le métal et le chlore dans le rapport de M à Cl comme le chlorure d’argent; les seconds constituent des bichlorures M'^CP. Mais la formule MCI dans laquelle le cuivre et le mercure seraient monoatomiques n’exprime pas réellement le poids moléculaire de ces chlorures ; la densité de vapeur du chlorure cuivreux déterminée par M. V. Meyer conduit très nettement au poids moléculaire M^CP ; la densité de vapeur du chlorure mercureux correspond à la vérité à la formule HgCl, mais cela paraît dù à une dissociation ; son analogie si marquée avec le chlorure cuivreux donne raison à cette interprétation, qui est encore appuyée par la facilité avec laquelle les composés mercureux se dédoublent en composés mercuriques et mercure métallique. Dans les composés au minimum, le métal est diatomique comme dans les autres, mais ils renferment deux alomes échangeant une atomicité : ( — Cu" — Un" — )".
MÉTALLURGIE DU CUIVRE
Quant au chlorure d’argent, AgCl, qui est le seul chlorure formé par ce métal (à part un sous-chlorure peu connu), il faudrait cloiihler sa formule si on voulait l’assimiler complètement aux chlorures cuivreux et mercureux (voir t. II, p. 13).
Le cuivre, l’argent et le mercure ne décomposent pas l’eau au rouge ; les oxydes des deux derniers métaux sont réductibles par la chaleur seule. Les métaux sont inattaquables par l’acide chlorhydrique et décomposent à chaud l’acide sulfurique concentré. La potasse est sans action.
CUIVRE. —Cu=: 63,18.