PHOSPHATES DE CUIVRE
posé cristallin rouge, insoluble dans l’eau et dans les acides étendus. ün excès d’acide sulfureux, ou bien l’acide acétique, le dissout et l’abandonne par l’évaporation en aig-uilles ou en octaèdres. Il ne renferme que 2H“0 (Rammelsberg', Péan de Saint-Gilles). 991. Hyposulfite cuivreux. — Il n’est connu qu’à l’état
de sels doubles. Le sel cupro-potassiqiie (Gu ) \s^O^K
dépose d'une solution de sulfate de cuivre additionnée d’iiyposullite de potassium. C’est un composé jaune qui ne tarde pas à noircir. Un excès d’hyposulfite de potassium le dissout et, si l’on ajoute de l’alcool à la solution, il se dépose un composé huileux qui se prend bientôt en cristaux incolores, ayant pour composition Gu■^(S^O^K)^2S^ORv“-|-3IPO (Rammelsberg).
AZOTATE DE CUIVRE (AzO'^)2Cu.
992. On le prépare en dissolvant le cuivre, son oxyde ou son carbonate dans l’acide azotique, puis faisant cristalliser. Il cristallise à 20 ou 25“ en prismes bleus renfermant (AzO^)‘^Gu -[-3H^O. A plus basse température, les cristaux renferment 6H^O. Ils sont très solubles dans l’eau et déliquescents, solubles dans l’alcool. L’addition d’acide azotique concentré à la solution précipite l’azotate sous forme d’une poudre cristalline. Ce sel fond à 114° et se décompose à 170° en donnant un sel basique (AzO^)^Cu.3Cu(OH)^ (Graliam, Gerliardt). Le sel anhydre est inconnu, et si l’on chauffe plus fort, on obtient de l’oxyde de cuivre comme résidu.
L’azotate de cuivre est un corps très caustique et un oxydant énergique. Si on l’enveloppe par exemple dans des feuilles d’étain et qu’on le frappe sur une enclume, l’étain est oxydé souvent avec incandescence.