OXYDES DE FER
Outre \ oxyde ferreux FeO et V oxyde ferrique Fe^Ok il existe des oxydes intermédiaires, notamment l’oxyde magnétique Fe^O' ou feiTOso-ferrique Fe^O^FeO et Y oxyde des battitures Fe^O'-* ou Fe^O^.GFeO. On connaît en outre des composés très instables représentant les sels acide ferrique inconnu, dont l’anhydride, également inconnu, aurait pour composition FeO^
1114. Oxyde ferreuxFeO. — M. Debray l’a obtenu anhydre en cliaulfant au rouge sombre l’oxyde ferrique dans un courant d’oxyde de carbone mélangé d’anhydride carbonique. 11 se produit aussi, à l’état cristallin, par la décomposition de l’anhydride carbonique par le fer au rouge (G. Tissandier).
L’oxyde ferreux anhydre est noir, peu magnétique, très oxydable à chaud et souvent pyrophorique. Par sa combustion, il se transforme en oxyde magnétique, ce qui a aussi lieu, avec dégagement d’hydrogène, par Taction de la vapeur d’eau au rouge.
Hydrate ferrelx Fe(OH)k — Précipité blanc produit par la potasse dans les sels ferreux, à l’abri de l’air. 11 doit être lavé à l’eau bouillante puis à l’éther, dans une atmosphère d’acide carbonique, puis séché dans un courant d’hydrogène. 11 s’oxyde à l'air et devient successivement gris, vert, bleuâtre et brun. 11 est soluble dans l’ammoniaque et un peu dans l'eau. Celle-ci en dissout ; la solution, très oxydable, a une saveur ferrugineuse et une réaction alcaline.
OXYDIiS DE FER.
La potasse bouillante le convertit en oxyde ferroso-ferrique avec dégagement ddiydrogène.
On ne peut transformer Tliydrate ferreux en oxyde anhydre, à cause de l’action de ce dernier sur l’eau.
3Fe0.H20 =
1115. Oxyde ferrique Fe^O^ — C’est un des principaux minerais de fer. Anhydre il constitue les espèces minérales désignées sous les noms de feroligiste, fer spéculaire^ hématite rouge^ sanguine. Uhé)natite brune, la limonite, la gœthite sont de V oxyde hydraté ; c’est ce dernier qui colore les argiles et les ocres en jaune.
Le fer oligiste est en cristaux rliomboédriques, prismes hexagonaux ou doubles pyramides hexagonales, d’un gris métallique foncé, translucides en lames minces. Les autres variétés d’oxyde anhydre sont en masses compactes, lamellaires, granulaires, fibreuses ou terreuses, noires ou rouges.
On obtient l’oxyde ferrique cristallisé dans la forme du fer oligiste en chauffant au rouge le chlorure ferrique dans un courant de vapeur d’eau, ou en calcinant un mélange à parties égales de sulfate ferreux et de sel marin. L’oxyde cristallise au sein du sulfate de sodium formé en même temps et peut en être séparé par lavages. La poudre cristalline ténue, presque noire, qui reste est utilisée en raison de sa grande dureté pour affiler les rasoirs.
Le résidu qu’on obtient par la calcination du sulfate ferreux seul est de l'oxyde amorphe, qui porte le nom de colcothar. Il est également fourni par la calcination des azotates de fer et de l’hydrate ferrique précipité ou autre. Cette déshydratation peut se faire au sein de l’eau, sous pression, à 160-180°.
L’oxyde anhydre a pour densité o,17. Il ne se dissout que difficilement dans les acides. Chauffé au rouge blanc, il perd de l’oxygène et se transforme en oxyde magnétique Fe^Oh L’hydrogène le convertit en oxyde ferreux noir vers 280°; à 300° il y a réduction complète à l’état métallique.
Le chlore attaque lentement l’oxyde ferrique à une haute température en donnant un sublimé de chlorure ferrique. Si on chauffe l’oxyde amorphe dans un courant de gaz chlorhydrique, il se transforme en cristaux de fer oligiste par suite de la production passagère de chlorure ferrique et d’eau qui réagissent ensuite l’un sur l’autre (Deville).
FER
Oxyde feurique magnétique. — Le sesquioxyde de fer ordinaire n’est pas magné tique, que cet oxyde résulte de la calcination des hydrates précipités ou de l’oxydation d’un sel ferreux à acide minéral. Mais la calcination des sels ferreux à acides organiques, ou de carbonate ferreux à basse température, donne un oxyde attirable à l’aimant. 11 en est de même des dépôts ocracés fournis par les eaux minérales ferrugineuses. Une haute température fait disparaître ce magnétisme (Malaguti).
1116. Hydrates ferriques. — L’hydrate normal bV{011 ou Fe^0^3H^0 est le précipité gélatineux brun que forme à froid l’ammoniaque dans la solution d’un composé ferrique. Il perd facilement de l’eau et n’en retient que 14,5 p. 100 par la dessiccation dans le vide. Il renferme alors 2Fe^0^.3rP0, composition qui est aussi celle delà rouille et de la limonite et autres hydrates naturels. L’hydrate précipité à chaud et séché sur l’acide sulfurique possède la même composition. Sec, il est liygroscopique. Soumis à la calcination, il se convertit en oxyde anhydre en présentant un phénomène d’incandescence.
L'hydrate récemment précipité se dissout facilement dans les acides étendus et dans l’acide acétique bouillant ; séché, il se présente en fragments durs et cassants. Mais si on le conserve longtemps sous l’eau, ou si on le chauffe pendant quelques heures à 100” avec de l’eau, il se modifie profondément, devient rouge brique et ne renferme plus après dessiccation que Fe’^OMPO ou (Fe^)0^(0H)b il est alors 'pulvérulent et sa calcination a lieu sans incandescence. On obtient ce même hydrate modifié en précipitant un sel ferreux par du carbonate de sodium et un hypochlorite.
La gœlhite offre la composition de l’hydrate modifié. Un autre hydrate naturel, la turgite,ve^nÎQYmo, 2Fe^OMI^O, composition que prend l’hydrate ordinaire chauffé pendant plusieurs jours avec de l’eau à 100”.
L’hydrate modifié Fe20^(OH)% qui a surtout été étudié par Péan de Saint-Gilles, donne avec l’acide azotique ou l’acide acétique étendus, une liqueur limpide par transparence, mais trouble par réflexion et qui, par l’addition de certains sels ou d’un acide concentré, fournit un précipité rouge soluble dans un excès d’eau. On obtient des liqueurs analogues lorsqu’on maintient à 100” les solutions d’acétate ferrique ou d’azotates basiques, ou