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CHROME

chromiquo par l’ébulliLion. La polasso redissout facilement l’hydrate de clirome qu’il précipite des sels cliromiques, verts ou violets, et l’abandonne de nouveau en totalité par l’ébullition.

Les carbonates et sulfures alcalins donnent dans les solutions cliromiques un précipité d’hydrate de chrome, avec dégagement d’anhydride carbonique dans le premier cas, d’hydrogène sulfuré dans le second cas. L’hyposulfite de sodium précipite de même à l’ébullition do l’hydrate chromique, qui est mélangé de soufre.

L’acide oxalique et les oxalates ne précipitent pas les sels chromiques et la présence de cet acide empêche les précipitations cidessus. L’acide tartrique agit de même.

Au chalumeau, avec le borax ou le sel de phosphore, les composés chromiques donnent une perle verte.

Les composés chromiques sont aisément convertis en chromâtes lorsqu’on les traite par certains agents oxydants, en présence d’un alcali. Ainsi, lorsqu’on chauffe l’hydrate chromique, dissous dans la potasse, avec du peroxyde de plomb, il se produit du chromate de plomb qui reste dissous dans la potasse et qui se précipite lorsqu’on sursature la solution par l’acide acétique.

La fusion de tous les composés de chrome avec le salpêtre fournit du chromate do potassium. On obtient en outre de l’acide chromique lorsqu’on ajoute du chlorate de potassium à la solution chaude de l’hydrate chromique dans l’acide azotique.

Inversement, les chromâtes sont très aisément convertis en composés chromiques par les agents réducteurs : les plus usités sont l’hydrogène sulfuré, l’acide sulfureux, l’acide chlorhydrique, l’alcool en présence de l’acide sulfurique ; dans ce dernier cas il se dégage de l’aldéhyde.

Les sels de chrome ne communiquent aucune coloration à la flamme.

1228. Dosage et séparation. — Le chrome se dose presque toujours dans les composés chromiques à l’état d’oxyde de chrome. On le précipite par l’ammoniaque, à l’ébullition; on lave le, précipité, on le sèche et on le calcine. La précipitation ne doit pas être faite par la potasse, à cause de la production du chromite.

Si l’on a à doser le chrome dans un chromate, on réduit celuici par l’acide chlorhydrique et l’alcool et on précipite ensuite par l’ammoniaque.

MANGANESE.

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On peut aussi doser le clirome h l’étal de chromale de plomb. A cet eiïel on ajoute de l’acide acétique à la solution du chromale, puis de l’acétate de plomb. Le précipité bien lavé et séché est calciné au rouge sombre, puis pesé.

I Le chrome se trouve contenu à l’état d’hydrate chromique dans le précipité fourni par le sulfure ammonique, après la séi paralion des métaux précipitables par l’hydrogène sulfuré en solution acide. Pour le séparer des métaux qui peuvent l’accompagner, on fond le précipité avec du salpêtre et du carbonate de potassium, pour le convertir en chromate. S’il y a du fer ou du manganèse, on peut avoir recours à la précipitation par l’hyposultite de sodium qui ne précipite que le chrome, à l état d’hydrate, en même temps que de l’alumine qu’on sépare ensuite par dissolution dans la potasse et faisant bouillir ensuite la solution; l’hydrate de chrome seul se reprécipite.

MANGANÈSE. — Mn=54,8.

1229. État naturel. — Historique. — Ce métal se rencontre dans la nature à l’état d’oxydes (pyrolusite^ hraunile^ acerdèse), plus rarement à l’état de sulfure, de carbonate, de phosphate. Il accompagne en outre très souvent en petite quantité, le fer, et est contenu dans les cendres de certaines plantes, dans beaucoup d’eaux minérales; on l’a rencontré dans le sang.

C’est en 1774 que Scheele reconnut que le minéral désigné sous le nom de magnésie noire et qui était employé dans la verrerie, renferme un métal particulier, auquel il donna le nom de magnésium, qui fut plus tard cliaugé en manganésium ou manganèse. Gahn isola le premier ce métal en réduisant l’oxyde par le charbon.

1230. Préparation. — Cette réduction ne s’effectue qu’à une température très élevée. Pour obtenir le manganèse métallique d’après le procédé indiqué par H. Deville, on mélange l’oxyde rouge de manganèse, préparé par la calcination du peroxyde pur, avec du charbon de sucre en quantité insuffisante pour la réduction totale. Le mélange est introduit dans un creuset de chaux placé dans un creuset en terre réfractaire, l’intervalle (les deux creusets étant rempli de chaux vive en poudre. Après avoir porté le creuset au blanc dans un fourneau à vent, ou trouve

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MANGANKSIi.

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flans le ci’ouseL de chaux un culul de niaugaiièse niélalli(|ue recouverL (ruuc matière cristalline violettfi qui paraît être un spinelle mangano-calcique Mn^CaOh

JU. nrnnner réduisit le lluorure de manganèse par le sodium, dans un creuset de Hesse ; mais dans ce ca"^ le manganèse renferme du silicium, provenant du creuset.

M. A. Guyard qui a cherché à obtenir le manganèse en grand a proposé le procédé suivant : On fond dans un creuset de plombagine, hrasqué avec un mélange de graphite et d’argile, un mélange malaxé avec de l’huile de 1000 parties de peroxyde de manganèse, 91 parties de noir fumée et 635 parties de flux vert. Ce flux vert est la scorie d’une opération antérieure qui consiste à fondre 11 parties de peroxyde de manganèse avec 1 partie de noir de fumée et 6 parties d’un flux composé de 20 parties de verre pilé, de 7 parties de chaux et de 7 parties de spath fluor. L’opération se fait au fourneau à vent. Le manganèse obtenu est ensuite affiné en le fondant avec du carbonate de manganèse.

1231. Propriétés. — Le manganèse est un métal ressemblant à la fonte. D’après Deville il est rosé, dur et cassant, il raie le verre. Sa densité est égale à 7,2 (Brunner). Il est très réfractaire et ne fond qu’au blanc; la présence du carbone ou du silicium le rend un peu plus fusible.

C’est un métal très oxydable à chaud ou à l’air humide et on le conserve généralement sous une couche de pétrole. Il décompose l’eau à 100” et rapidement à froid s’il est pulvérulent. Il se dissout rapidement dans les acides étendus avec dégagement d’hydrogène.

Poids atomique et atomicité. — Le poids atomique déduit de l’analyse du chlorure manganeux est égal à 54,86-54,83 {Berzelius, Dumas). M. de llauer est arrivé au nombre 55,85 par la transformation du sulfate en sulfure.

Diatomique dans ses combinaisons au premier degré, le manganèse paraît être tétratomique dans le chlorure Mn^Cl®, comme le fer, ce que justifie l’existence d’un tétralluorure. Quant aux acides manganique et permanganique MnOHP et MnOHI, ils correspondent aux acides sulfurique et perchloriquc et leurs sels sont respectivement isomorphes avec les sulfates et les perchlorates. Dans le premier de ces acides le manganèse manifeste la même atomicité que le soufre et dans le second celle du chlore ; la formule de l’acide permanganique serait donc Mn'-O-O-O-Oll.

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