SELS DE DIDYME
; jaunâtre^ ; la lumière réllèclüc à sa surface ue l'uuruiL pas de sjjeclre d’absorplioii. Il esL moins fusible que le cérium et se comporte comme lui vis-à-vis de l’air, de l’eau et des acides. Densité = 0,544. Chaleur spécifique =0,04563.
1323. Chlorure de didyme Di^Cl®. — Le chlorure anhydre , est une masse rosée qu’on obtient en calcinant à l’abri de l’air le I chlorure hydraté avec du sel ammoniac en excès. Le chlorure I hydraté cristallise en prismes clinorliombiques transparents, roses, déliquescents, contenant Di^GP-f^l2H‘^0. La dessiccation le convertit en oxychlorure avec perte d’acide chlorhydrique.
Ghloroplatinate DPGl®.2PtCr' + 21IPO. — Prismes orangés non isomorphes avec le sel de lanthane (Gleve).
Le BROMURE cristallise avec 1211^0 en prismes d’un violet foncé (Gleve).
I 1324. Oxyde de didyme. — Le sesquioxyde Di^O® obtenu par la calcination de l’hydrate, du carbonate ou de l’azotate est une poudre bleuâtre de 6,85 de densité. Id hydrate, Di^(OH)® à 100°, est un précipité gélatineux d’un rose très pâle, attirant l’acide carbonique de l’air.
L’oxyde de didyme fixe de l’oxygène lorsqu’on le calcine à l’air et devient brun. D’après MM. Frerichs et Smith, il absorbe ainsi 6,4 p. 100 d’oxygène, tandis que M. Marignac n’a trouvé qu’un excédent de 0,5 p. 100 et M. Gleve, de 0,98 p. 100. M. Gleve explique ce faible excès d’oxygène en admettant dans l’oxyde de didyme la présence d’un oxyde étranger seul süroxydable ; explication vérifiée depuis par l’expérience. ' '
1325. Sels de didyme. — Ges sels sont rouges ou violacés; leur saveur est douce et astringente. Ils possèdent un spectre d’absorption très caractéristique.
Le SULFATE (SO^')'*Di'^-f-8rPO (ou -h9tPO) cristallise en grands prismes hexagonaux brillants, devenant anhydres à 200°. Sa solution concentrée laisse déposer par l’ébullition un précipité cristallin renfermant (SO^)^DP-f-2H^O. L’addition d’ammoniaque à sa solution en précipite le sel basique (SO'()^[Di^(OH)^]^
Sulfates doubles potassiques. — On en a décrit quatre ; le sel (SO'‘)^DP.3SO'K^ est une poudre cristalline blanche ou rosée, soluble dans 63 parties d’eau.
Azotate de didyme (AzO^)'^DP-[- 12IPO. Grrands cristaux tricliniques rouges, déliquescents à l’air humide et perdant 3IPO sur
SAMARIUM.
YTTRIUM.
Tacido sulfiinqiiu. Il se (léshydrale com|)lèlomoiit à dO(r. l.e .sel anhydre est très soluble dans l’eau, soluble dans l’alcool élbéré, sans résidu si l’on a cbauné avec précaution. Cbaulïe plus forl, il se transforme en sel basique avant de laisser un résidu d’oxyd(.‘.
Carronatu (C0^)^Di‘'‘-|-n-0, — Obtenu en faisant passer de l’acide carbonique dans l’bydrate de didyme en suspension dans l’eau, il forme une poudre cristalline rouge. M. Cleve a décrit une série des sels doubles avec des carbonates alcalins.
Le FORMiATE est une poudre cristalline rougeâtre, soluble dans 220 parties d’eau.
Sulfure Di'^S^ — Comme celui de cérium.
SAMARIUM. — Sm=150 (?).
1326. L’oxyde de ce métal, encore inconnu àl’état de liberté, a d’abord été trouvé par M. de Boisbaudran dans l’oxyde de didyme de la samarskite (p. 503} et accompagne aussi les minerais d’yttria. \J oxyde de samariiim^vcdO^ est une poudre blanche ou jaunâtre, infusible. Densité = 8,347. U hydrate est un précipité gélatineux blanc, insoluble dans la potasse.
Le CHLORURE forme des cristaux volumineux
jaunes. Le renferme Sm^CP. 2PtGP-j-21Il"0 comme
celui de didyme.
Sulfate (S0^')^Sm^-|-8H-0. — Prismes très solubles, d’un jaune de soufre. Le sel j:)Otassique double est un précipité blanc, dense, peu soluble dans le sulfate potassique en excès.
Azotate (AzO^)‘’’Sm -J- 1 211-0. — Prismes jaunes très solubles.
L’oxalate est un précipité cristallin jaunâtre.
YTTRIUM. — Yr=88,9 (1).
1327. Métal encore inconnu à l’état pur. Son oxyde, \ yttria, obtenu par la calcination de l’hydrate, du carbonate, de l’oxalate, etc., est une poudre jaunâtre, de 5,03 de densité, décomposant les sels ammoniacaux et se dissolvant dans les acides, non dans les bases. Les sels qu’il forme sont incolores.
Le chlorure Y^CP-|- 12IPO cristallise en prismes aplatis, déliquescents, solubles dans l’alcool. La chaleur le décompose en
(1) D’après Cleve, qui avait d’abord admis le nombre 8‘J,T.
SELS D’YTTRIUM.
ois
donnant un oxychlorure insoluble blanc. Mais cbauffé en présence du sel ammoniac, il fournit le cblorure anhydre, sous forme d’une masse cristalline blanche.
Son chloroplatinate forme de grands cristaux orangés renfermant 2Y2CP. 5PtCl"-l-51tP() (Cleve et Nilson).
Le BROMURE et l’ioDURE cristalHsent en aiguilles déliquescentes ; le premier renferme 18IPO.
Le fluorure est contenu dans l’yttrocérite.
1328. Oxysels d’yttrium. Sulfate (SO'^)^Y-. — Il cristallise avec 8IPO en petits cristaux clinorhombiques incolores, isomorpbes avec le sel de didyme. Ils perdent leur eau à 110”. Ils sont plus solubles à froid qu’à cbaud. 100 parties d’eau à 15° dissolvent 15^,2 du sel anhydre, 9^,0 de sel cristallisé et seulement 4^,8 de ce dernier à 100°.
Il forme des sels doubles. Le sel double potassique est soluble, même dans une solution de sulfate potassique.
Azotate (AzO^'/Y--|-12IPO. — Grands cristaux très solubles dans l’eau, dans l’alcool et dans l’éther.
Phosphate (PO^)’^Y^ — On a rencontré le phosphate d’yttrium, accompagné d’erbium, etc., dans la nature. Celui obtenu par précipitation se transforme peu à peu à chaud en une poudre cristalline, renfermant 4IPO (Radominski). On a décrit également le métapliosphate et le pyropliosphate.
Carbonate (C0^)^Y^-|- 3IPO. — ■ Poudre cristalline obtenue comme les carbonates de cérium et de didyme.
Ifoxalate est un précipité cristallin peu soluble, même dans les acides étendus. Le formiate est très soluble et cristallise en amas d’aiguilles.
1329. Caractères généraux. — Les sels d’yttrium ont une saveur sucrée et astringente : ils sont incolores et ne fournissent pas de spectre d’absorption.
Les alcalis donnent dans les solutions d’yttria, même en présence d’acide tar Iriqife, un précipité d’hydrate, insoluble dans lapotasse. Le sulfure ammonique donne le même précipité. Le carbonate de potassium produit un précipité soluble dans un excès de réactif concentré.
Les sels d’erbium présentent les mêmes caractères généraux et, comme on l’a vu, la séparation de l’erbium de l’yttrium offre de grandes difficultés. Les oxydes de ces deux métaux se séparent simultanément du cérium, etc. , par les procédés indiqués jiliis haut.
EUOlUM.
EKBIUM. — Er = !(){; (?).
1330. Ses combinaisons, étudiées par MM. Cleve et llœglund conciiiTemment avec celles d’yttrium sont tout à fait comparables à ces dernières. Elles s'’en distinguent par leur couleur rose et parce qu elles donnent un spectre d’absorption. Celui-ci est tout différent de celui fourni par les composés de didyme.
L’erbine ou oxyde d’erbium est en fragments roses ou forme une poudre jaune ou rougeâtre. Densité = 8,9. L'hydrate Er2(OH)'^-f-3ri“0 est un précipité rose qui absorbe l’acide carbonique pour donner un carbonate basique.
Le CHLORURE Er^CE-|-12fPO est en cristaux d’un beau rose. Son chloroplatinate renferme Er-CP.2PtCP-|- 2111-0.
Les sels oxygénés ne se distinguent des sels d’yttrium que par leur couleur. L’azotate ne renferme que lOH^O.
Ce que nous venons de dire se rapporte à l’erbine telle qu’on la connaît aujourd’hui; quant à l’ancienne erbine comme nous l’avons exposé dans l’aperçu historique sur ces terres, elle est accompagnée d’oxydes de divers autres métaux dont nous allons indiquer sommairement les caractères.
1331 . Scandium Sc = 44 (Nilson). — En poussant la décomposition des azotates jusqu’à la production d’azotates basiques insolubles dans l’eau bouillante, M. Marignac avait isolé de l’erbine un nouvel oxyde, l’ytterbine. Peu après, en opérant de même, M. Nilson isola l’oxyde de scandium par le même procédé.
L’oxyde de scandium Sc-0^ est une poudre blanche infusible, de 3,8 de densité. L’hydrate est insoluble dans la potasse. Sa précipitation est empêchée par Pacide tartrique à froid, mais non à chaud. Il donne des sels incolores, sans spectre d’absorption.
Chlorure Sc^CP. — iViguilles radiées se déposant de la solution sirupeuse. Il se décompose par la dessiccation en donnant un oxychlorure insoluble.
Sulfate (S0^)^Sc-+6H-0. — Aiguilles très solubles, groupées en masses arrondies. Le sulfate double (SO^fScMv® est insoluble dans le sulfate potassique en excès.
L'oxalate est un précipité devenant cristallin.
Le précipité produit par le carbonate de sodium est soluble dans un excès de réactif.
METAUX TRIÂTOMIQUES.
1332. Ytterbium Yb = 172,50. — h'Ytterbine Yb^O' est une poudre blanche, de 9,175 de densité, soluble dans les acides en donnant des sels à saveur sucrée et astringente. Elle ne fournit pas de spectre d’absorption dans la partie visible du spectre (Marignac). Elle est plus abondante que l’erbine dans la gadolinite.
h'hydrate est un précipité volumineux absorbant l’acide carbonique.
SuLFATE(SO'')®Yb‘-^-(-81PO. — Cristaux incolores et brillants. Le sulfate potassique double est soluble dans le sulfate de potassium.
Azotate. — Prismes volumineux très solubles; donne un sous-sel par une calcination ménagée.
OxALATE. — Poudre cristalline très peu soluble, même dans l’eau acidulée.
1333. Thulium. — Holmium Ho = 162(?). — La thuline est caractérisée par une bande d’absorption dans le rouge. Elle donne des sels incolores encore peu étudiés (Cleve).
L’holmine Ho^O^ isolée par M. Soret et par M. Cleve de l’erbine brute est jaune ;elle donne des sels orangés et est caractérisée par un spectre d’absorption.
1334. Dysprosine Dy^O^ — A été séparée de l’holmine par des précipitations fractionnées par le sulfate de potassium et par l’ammoniaque. La terbine s’il y en a est précipitée en premier lieu, puis la dysprosine et enfin l’holmine (Lecoq de Boisbaudran). La dysprosine elle-même, d’après M. Crookes, ne serait pas homogène.
1335. Terbium. — La terbine Tr^O^ est une poudre orangée qui devient incolore par une calcination dans l’hydrogène ou à une température très élevée. Ses sels sont incolores. Le sulfate est isomorphe avec ceux de didyme, d’erhium et d’yttrium.
La Dp^O® annoncée par M. Delafontaine et dont l’exis-
tence n’est pas démontrée serait privée d’un spectre d’ahsorption.
MÉTAUX TRIATOMIQUES.
Nous ne comprenons dans ce groupe que les métaux qui fonctionnent comme triatomiques dans leurs combinaisons halogénées saturées. Ce sont l’or et le bismuth qui du reste ne présentent pas entre eux d’autre analogie. Et, à ce point de vue même, l’or se dislingue du bismuth en ce qu’il donne des combinaisons monatomiqucs et diatomiques.
iis
OR. — Au=:n)ü,2.
1336. L’or se ronconlranL généralement à l’état natif est de tous les métaux celui qui a le premier fixé l’attention de l’homme; son éclat et son inaltérabilité l’ont fait considérer comme le plus parfait, comme le roi des métaux. Les alchimistes le comparèrent au soleil et lui attribuaient les plus grandes vertus, aussi tous les efforts tendirent-ils à la transmutation des autres métaux en or. Les propriétés physiques de l’or ont été décrites par Pline etpar Vitruve qui ont aussi signalé la dorure du cuivre par amalgamation.
L’or natif est le principal minerai d’or, mais on rencontre encore ce métal, toujours accompagné déplus ou moins d’argent, à l’état de tellurure {calavérite) ou de sulfotellurure [nagyagite). On le rencontre à l’état d’alliage avec l’argent, contenant jusqu’à 36 p. 100 d’argent ; cet alliage naturel porte le nom à'électrwn. La porpézite ou oro-pudre est un alliage contenant 4 p. 100 d’argent et 10 p. 100 de palladium ; la rhodite renferme 43 à 53 p. 100 de rhodium allié à l’or.
Enfin on en trouve des traces dans beaucoup de pyrites et autres minerais métalliques; dans les micas, le gneiss, le porphyre, etc., et on a signalé sa présence dans les eaux de la mer.
L’or, quoique ne se rencontrant que rarement en masses considérables, est un métal très répandu. L’or natif se rencontre le plus souvent disséminé dans les filons de quartz, dans certains schistes argileux et autres et dans les alluvions anciennes ou modernes qui résultent de la désagrégation de ces roches. Il est en grains ou en paillettes, isolés ou en groupements dendritiques de cristaux appartenant au système régulier. La dimension de ces paillettes est très variable; tandis qu’il y en a d’imperceptibles à l’œil, il en est qui atteignent des proportions considérables et qu’on nommo, pépites ( l). L’or se rencontre sur tous les points du globe. Parmi les localités en Europe où l’on trouve des gisements aurifères, nous citerons les Alpes, la Garcette (Dauphiné), l’Oural, les Siebengebierge, le pays de Galles, l’Écosse, l’Espagne où ils étaient exploités par les Romains, comme ceux des Alpes. Les
(1) Les pépites les plus remarquables ont été trouvées en Australie; la plus considérable pesait 8'i kilogranunes; on en avait précédemment trouvé une de 8G kilogrammes dans rOurnl et une autre de -i*? kilogrammes en Californie.