CHLORURES D’OR
évaporer rapidement, mais sans la faire bouillir, la solution résultant de Taction de beau sur le bichlorure et qu’on sèche le résidu à 150”, on obtient de même le tricblorure anhydre (J. Tbomsen).
C’est alors une masse cristalline brune très liygroscopique. Si l’évaporation a lieu spontanément jusqu’à formation d’une pellicule cristalline, on obtient des aiguilles orangées renfermant x\uCP -{- 2IPO solubles dans une fois et demie leur poids d’eau.
Le chlorure d’or se décompose complètement à 200” en laissant un résidu d’or spongieux.
On prépare la solution de tricblorure d’or en dissolvant l’or dans l’eau régale et chassant l’excès d’acide à 100”, on sèche le produit jusqu’à un commencement'de décomposition, puis on reprend par l’eau et on laisse déposer la petite quantité de protocblorure d’or ou d’or réduit.
Le tricblorure d’or se combine à l’acide chlorhydrique et la solution acide abandonne par cristallisation de longs prismes quadrangulaires jaunes ou des octaèdres tronqués renfermant AuCl'H -}- 4H"0. Ces cristaux sont déliquescents.
A cette combinaison acide correspondent des chlorures doubles ou chloraurates solubles et cristallisables.
Le chlorure d’or possède une saveur amère et est vénéneux. Sa solution est très facilement réduite par un grand nombre de corps simples. Le phosphore, l’arsenic, l’antimoine, le soufre sont dans ce cas ; il en est de même du charbon et de l’hydrogène, surtout à la lumière.
Le cadmium, le cobalt, le nickel, le fer, le cuivre, etc., précipitent l’or de la solution. Le mercure en sépare un amalgame d’or. L’étain précipite du pourpre de Cassius (1341).
L’acide sulfureux, l’acide phosphoreux, les oxydes inférieurs de l’azote produisent une réduction rapide; il en est de même du trichlorure d’antimoine, des sels mercureux et cuivreux. L’agent réducteur le plus fréquemment employé est le sulfate ferreux qui précipite immédiatement de l’or métallique. Si la précipitation a lieu à froid, l’or reste en suspension et fournit une liqueur brune par réflexion, bleue par transparence.
Le précipité produit par le chlorure stanneux est une poudre brune; en présence du chlorure stannique, c’est le pourpre de Cassius qui se précipite.
L’acide oxalique est souvent aussi employé pour préparer l’or pulvérulent ;
2AuC13 + ;{G20‘11 2 = OIICI -h 0CQ2 + Au^.
La plupart des matières organiques agissent du reste d’une manière analogue, surtout sous rinduence de la lumière; la laine, la soie, la peau sont colorées en rouge pourpre.
Le chlorure d’or communique à la flamme une belle couleur verte et donne un spectre très riche. Les raies les plus caractérisliques ont pour longueurs d’onde 535, 531, 524 et 521 (Lecoq de Boisbaudran).
L’hydrogène sulfuré donne dans la solution du chlorure d’or un précipité brun de sulfure d’or, soluble dans le sulfure ammonique.
La potasse donne un précipité brun rouge, soluble dans un excès. L’ammoniaque précipite de l’or fulminant (1361).
Les carbonates alcalins donnent un précipité d’hydrate aurique, mais seulement à l’ébullition. Les bicarbonates alcalins ne précipitent la solution ni à froid ni à chaud : il en est de même du phosphate disodique.
Le cyanure de potassium donne un précipité se redissolvant facilement dans un excès de réactif.
1350. Chloraurates. — Ghloraurate de potassium. — La solution mixte des deux chlorures évaporée à une douce chaleur abandonne, si elle est très acide, des aiguilles clinorhombiques jaunes 2AuCLK-|-H^0. Si la solution est neutre ou peu acide, il se dépose de grandes tables orthorhombiques transparentes et efflorescentes AuChK -f- 2H^0.
Chauffé au delà de 100% ce sel perd du chlore et se transforme en chloraurite AuCPK, sel jaune à froid, que l’eau décompose d’après l’équation :
3AuG12K = AuGl^K + 2Au -{- 2KG1.
Ghloraurate de sodium AuCL‘Na -f-2IPO. — Tables ou prismes rhomboïdaux d’un jaune rouge.
Ghloraurate d’ammonium AuGl%'AzrL)-|-31PO. — Aiguilles orthorhombiques ou tables transparentes d’un jaune d’or. Ces cristaux perdent leur eau à 100°.
Le chlorure d’or se combine également aux chlorures des ammoniums composés et aux chlorhydrates d’alcaloïdes naturels.