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HYDRATE DE SODIUM

soit i 55,00= 27'"'^', 50, on trouve pour la chaleur de formation de ^ {Na^+O) = 50'“‘, l. D’après cela, la réaction

Na + Na0H = Na20 + H

serait endothermique et égale à — 2“^\150 (c’est-à-dire 50‘^^4, moins 17,75, la chaleur de combinaison de | Na^0,H’^0 et moins 34,50, la chaleur de combustion de 1 atome d’hydrogène). L’action inverse de l’hydrogène sur l’oxyde de sodium doit donc tendre à se produire et c’est en effet ce qu’a constaté M. Beketoff.

708. Hydrate de sodium NaOH [Soude caustique). — C’est le produit de l’action du sodium sur l’eau. Pour le préparer on a généralement recours à l’action de la chaux sur le carbonate de sodium. On dissout 3 parties de ce sel cristallisé dans 15 parties d’eau; on y ajoute 1 partie de chaux délayée dans 3 parties d’eau, et on conduit l’opération comme nous l’indiquerons pour la potasse. Pour avoir la soude pure, on la dissout dans l’alcool, on évapore la solution alcoolique et on fond le résidu dans un creuset de fer ou d’argent.

On obtient encore la soude caustique par l’action de la chaux ou de la baryte sur une solution de sulfate de sodium, mais en opérant sous une pression de quelques atmosphères si l’on emploie la chaux.

La soude fondue est une masse fibreuse blanche, opaque, de 2,0 de densité. Elle fond au-dessous du rouge et se volatilise à une température élevée. Elle est déliquescente à l’air humide; mais comme elle absorbe en même temps l’acide carbonique de l’air, elle se recouvre d’une couche de carbonate, qui est efflorescent. Elle se dissout dans l’eau avec élévation de température (9'®^‘8). La solution saturée à froid a pour densité 1,500 et renferme 36,8 p. 100 Na^O soit 47,5 d’hydrate. Cette lessive est très caustique.

Si l’on refroidit à 0° une lessive de soude de 1,385 de densité (à 35 p. 100 NaOH), elle abandonne de grands prismes orthorhombiques, fusibles à 6® et ayant pour composition 2NaOH-h7IPO. Une lessive plus faible ne fournit pas de cristaux, même à — 20° (Hermès, Lindroth).

Les réactions de la soude sont en général celles de la potasse, à laquelle elle doit dans bien des cas être préférée, car son prix est moins élevé et il faut en employer une quantité plus faible, son poids moléculaire étant moindre.

60 SELS OXYGÉNÉS DU SODIUM

La souJe caustique trouve surtout de l’emploi dans la savonnerie.

709. Peroxyde de sodium Na^O^ — Gay-Lussac et Thénard avaient assigné au peroxyde de sodium la composition Na^O* ; mais les recherches de M. Vcrnon Harcourt ont montré que c’est un bioxyde, qui correspond à Teau oxygénée. Ce peroxyde se forme par l’action de l’oxygène sec en excès sur le sodium chauffé. Il est jaune à chaud et incolore à froid; il attire l’humidité et l’acide carbonique de l’air en se décomposant. Il se dissout dans l’eau, et sa solution dégage de l’oxygène par l’ébullition. Evaporée dans le vide, elle fournit des cristaux tabulaires Na^O^-t-8IPO qui perdent 6IPO sur l’acide sulfurique. La solution est décomposée par l’oxyde d’argent avec dégagement d’oxygène. En général elle se comporte comme une solution de peroxyde d’hydrogène additionnée de soude. Quand on ajoute de l’alcool à une semblable solution mixte, il se dépose des cristaux formés par l’hydrate Na^O^^PO (Fairley).

Si l’on ajoute une solution de peroxyde de sodium à une solution de sulfate de cuivre en excès, il se précipite un peroxyde de cuivre jaune.

SELS OXYGÉNÉS DU SODIUM

HYPOCHLORITE DE SODIUM. — ClONa.

710. Il est contenu dans la liqueur de Labarraque (173) d’où il peut, suivant M. Philipps, se déposer en cristaux aciculaires par une évaporation rapide dans le vide.

CHLORATE DE SODIUM. — C103Na.

711. On l’obtient comme celui de potassium, mais sa grande solubilité rend difficile sa séparation du chlorure formé en même temps. On peut encore l’obtenir par neutralisation de l’acide chlorique ou en faisant bouillir une solution de chlorate de potassium avec du fluosilicate de sodium.

Le chlorate de sodium cristallise dans le système cubique, le plus souvent en tétraèdres, cristaux hémièdres doués du pouvoir rotatoire; la solution en est dépourvue (Marbacli). Les cristaux sont anhydres, solubles dans leur poids d’eau à la température ordinaire, et dans la moitié de leur poids d’eau à 100**. La solu-

lODATE DE SODIUM.

lion saturée bout à i32“. Ils sont un peu solubles dans l’alcool.

Ce sel est employé pour la production du noir d’aniline.

PERCHLORATE DE SODIUM. — ClO-Na.

712. Le chlorate se convertit par la chaleur en chlorure et perchlorate, en ne dégag-eant que peu d’oxj^gène (Sclilœsing-). Le perclilorate de sodium est en lamelles déliquescentes très solubles dans l’eau et dans l’alcool.

lODATE DE SODIUM. — I03Na.

713. Ce sel existe dans le salpêtre du Chili. Il se forme par l’action de l’iode sur la soude en même temps que l’iodure et se produit exclusivement, mais à côté du chlorure, si l’on fait intervenir le chlore, ou si on traite le chlorure d’iode par la soude (205). Il est peu soluble dans l’eau froide et se dissout dans 3 parties d’eau bouillante. Il cristallise par le refroidissement en aig-uilles soyeuses renfermant une molécule d’eau qu’elles perdent à 150“.

Par l’évaporation à basse température, il cristallise avec 5IPO en prismes octogones efflorescents. Il forme des combinaisons cristallisées avec le chlorure, le bromure et l’iodure de sodium (Marignac, Rammelsberg).

PERIODATES DE SODIUM.

714. On en connaît deux: le sel neutre IO''Na-|-3IPO et un sel dit basique P0®Na^-|-3H-0. Si l’on regarde l’acide périodique normal comme renfermant I0®1P (216), ces sels sont représentés par les formules

lOfiNall^-fH^O et 10

On obtient le premier en traitant le sel basique par l’acide azotique étendu et faisant cristalliser. Il se dépose en cristaux rhomboédriques efflorescents, solubles dans 12 parties d’eau froide. Le même sel, anhydre, se dépose en cristaux quadratiques lorsqu’on a employé un excès d’acide azotique. Il se transforme en iodate à 275°.

Le second periodate, onparaperiodate, se produit lorsqu’on fait passer un courant de chlore dans une solution chaude d’iodate, additionnée de soude caustique. C’est une poudre cristalline trèspeu soluble.

SELS OXYGÉNÉS DU SODIUM

SULFITES DE SODIUM

715. Sulfite neutre. — Ou neutralise la solution de sulfite acide par une quantité de carbonate de sodium égale à celle qui a servi à la préparer. Il forme facilement des solutions sursaturées et se dépose en cristaux clinorhombiques très solubles renfermant SO^Na^-j-7lI^O. Il possède comme le sulfate de sodium un maximum de solubilité, qui est situé à 33“ (Mitscherlich). Le sel qui se sépare au-dessus de cette température est anhydre. Calciné à l’abri de l’air, il laisse un mélange de sulfure et de sulfate.

Le sulfite de sodium se dissout dans 4 parties d’eau froide ; sa solution est légèrement alcaline.

716. Sulfite acide (Bisulfite) SO^NalL — Pour le préparer on fait passer un courant de gaz sulfureux sur des cristaux de soude (carbonate). Ceux-ci abandonnent leur eau de cristallisation, et il se produit un dégagement tumultueux de gaz acide carbonique, qui ne commence que lorsque la moitié du carbonate neutre a été convertie en bicarbonate

GO^Na^ + SQ2 4- H^O = CO^NaH -h SO*NaH CO^NaH 4- SQ2 = SO^Nall -h CO^

Le bisulfite forme alors une poudre cristalline. Il cristallise en prismes brillants par le refroidissement d’une solution de carbonate de sodium concentrée et bouillante, saturée par l’acide sulfureux. Il perd facilement à l’air de l’anhydride sulfureux et est plus oxydable que le sulfite neutre. Sa réaction est acide.

Les sulfites de sodium sont employés comme antiseptiques.

Hydrosulfite de sodium. — Voir t. I, § 251.

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