‹ Traité de chimie minérale et organique (volume 2)Chapitre 64 sur 359 · Anhydre sulfate ou disulfate de potassium S^OTvb · texte numérisé non relu

Anhydre sulfate ou disulfate de potassium S^OTvb

— Jacquelain a obtenu ce sel en dissolvant une molécule de sulfate neutre dans une molécule et demie d’acide sulfurique, puis évaporant l’excès d’acide. Le bisulfate se dépose alors on aiguilles.

II est soluble dans l’eau bouillante, d’où il peut crislalliser. Une grande quantité d’eau le Iransforme en sulfale acide SOMvll.

L’anhydrosulfate de potassium fond à 300° (Scliullz-Sellack). 11 se dissout dans l’eau avec absorplioii de cliahmr ( — l'’''',9 1; mais

AZOTATE DE DÜTASSIUM.

lüO

elle ahsorplioii est suivie trun dégagement, de chaleur (+ 58)

BerIheloL).

En dissolvant ranliydrosulfate dans l’acide sulfurique fumant, \i. Schultz-Sellack a obtenu des prismes transparents, fusibles à i; 168“ de dmdfate acide S^O’^KII, sel qui a aussi été obtenu par Lescœur en dissolvant le sulfate neutre dans l’acide sulfurique diaud. Il renferme aloi‘s 2S^O'^KH +5I:PO et forme des lamelles i. déliquescentes fusibles à 61

AZOTITE DE POTASSIUM. — AzO^K.

770. L’azotile de potassium se produit dans un grand nombre de circonstances (t. I, 378). On l’isole facilement des produits qui l’accompagnent généralement en utilisant sa solubilité dans

I l'alcool. On peut l’obtenir pur en décomposant l’azotite d’argent par le chlorure de potassium (Berzelius) ou en saponifiant l’azotite d’amyle par une quantité équivalente de potasse alcoolique (Chapman).

L’azotite de potassium se présente en petits cristaux confus, déliquescents. Traité par l’alcool à 90 centièmes il lui enlève l’eau et forme une couche sirupeuse dense. Mais si l’on ajoute de l’alcool absolu à sa solution aqueuse saturée, il se dépose sous [ forme cristalline.

Ce sel est employé dans l’analyse chimique pour séparer le i nickel du cobalt. Comme l’azotite de sodium, il sert à préparer les 1 dérivés azoïques.

AZOTATE DE POTASSIUM. — Az03K.

771. L’azotate de potassium, aussi nommé salpêtre ou nitre, ' se rencontre naturellement dans certains pays chauds, en Égypte, s en Perse, au Bengale, ainsi qu’en Hongrie et en Espagne, où il i forme à la surface du sol des efflorescences d’une vaste étendue,

I lorsque la saison des pluies a fait place à la sécheresse et à la ^ chaleur; les causes nitrifiantes (388) se produisant en présence ( de feldspaths désagrégés fournissent l’azotate de potassium ;■ accompagné de plus ou moins d’autres azotates. On le préparait surtout autrefois à l’aide des matériaux salpetrés, contenant ' surtout de 1 azotate calcique, recueillis sur les murs des étables et autres constructions exposées à l’iiumidité et aux émanations ammoniacales. On provoquait même la formation des azotates

SELS OXYGÉNÉS DU l’UTASSlUM.

dans les nitnèrcs artilicie/lcs, en abandonnaiU an coiiLact de l’air des amas do matériaux divers^ leri'e, mortier, flél)ris de démolitions, cendres de bois, qu’on arrosait de temps à autre avec des urines ou du purin.

On rencontre aussi le salpêtre dans certaines plantes, ainsi que l’avait déjà observé L. Lemery en MM. Certaines variétés d’amaranthacées en sont abondamment pourvues comme VA. atropurpiireus qui, d’après M. Boutin, en renferme 22 p. 1(30 de la plante sèche.

Pour convertir en salpêtre la totalité des azotates contenus dans les matériaux salpétrés, on épuisait ceux-ci par l’eau en les soumettant à un lavage méthodique, on les concentrait et on les traitait par une lessive de cendres de bois riches en potasse. L’azotate de calcium se trouve ainsi converti partie en sulfate, partie en carbonate, et le sulfate ainsi que le carbonate potassique en salpêtre; l’azotate de magnésium est de même décomposé par le carbonate potassique. La solution ne renferme donc alors que de l’azotate de potassium accompagné d’azotate de sodium et de chlorures alcalins. On isolait le premier de ces sels par cristallisation et on le soumettait au raffinage. Ce procédé, qui avait pris en France un grand développement durant le blocus continental, a ensuite été modifié. On précipitait la magnésie par la chaux et on transformait l’azotate de calcium en azotate de sodium, puis on traitait ce sel par le chlorure de potassium comme on le fait actuellement encore.

C’est par un traitement analogue qu’on purifie le nitre des Indes, qui a en partie la même origine que les matériaux salpétrés qu’on exploitait en Europe.

Aujourd’hui la plus grande partie du salpêtre est préparée à l’aide de l’azotate de sodium naturel ou nitre du Pérou qu’on décompose par le chlorure de potassium. En concentrant la solution de ces deux sels à l’ébullition, il se dépose du cblorure de sodium, qui n’est guère plus soluble à chaud qu’à froid et qu’on enlève à l’aide d’une écumoire, tandis que le salpêtre très soluble se concentre dans la solution et cristallise par le refroidissement, le reste du chlorure do sodium demeurant presque entièrement dissous. A mesure que la concentration s’effectue, on fait arriver de nouvelle solution de manière à maintenir la cuve pleine. Quand la solution a atteint 32" Baumé, on la soutire dans des

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